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  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
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  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 14:33

 Où il est démontré que le nom de Jehovah constient le système de la Trinité Chrétienne... ce qu'ont toujours refusé de voir les rabbins, ajoutons-nous personnellement... alors que toutes les traditions dont ce sont inspirées les Lévites n'ont jamais nié ce fait. Mais on sait très bien pourquoi le Sacerdoce préféra se débarrasser du gêneur pour garder ses privilèges et continuer de prendre le Peuple pour une vache à lait. A court terme, vu l'ère du Verseau qui se profile, tous les mensonges et toutes les faussetés vont devoir laisser à la place à la Lumière et à la Fraternité. Le temps des obscurantistes est compté.

 

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

13ème partie

12ème partie

11ème partie

10ème partie

9ème partie

  1ère partie

 CHAPITRE VIII

2ème partie

Revenons à notre histoire. Selon l'Ecriture-Sainte, les Juifs restèrent longtemps soumis aux Perses, après leur délivrance de Babylone. Certes, les doctrines théosophiques des Mages durent leur être connues, et purent même être suivies par quelques-uns d'entr'eux ; de plus, les livres bibliques eux-mêmes font foi qu'après le règne d'Alexandre-le-Grand, les Israélites furent tour-à-tour soumis à des Rois égyptiens et syriens, qui s'efforcèrent toujours de leur inculquer leurs doctrines.

Ainsi les Juifs,
changeant continuellement de maîtres, habitant un pays sujet à des invasions fréquentes, prêts à tout instant à perdre ce qu'ils avaient, soit par les tributs ordinaires et volontaires payés à leurs prêtres, soit par ceux qu'imposaient les conquérans, de pâtres et agriculteurs qu'ils étaient, devinrent commerçans, fixèrent leur domicile dans les royaumes limitrophes et lointains, et devinrent bientôt les courtiers du commerce d'Antioche, d'Alexandrie et de Rome. Ils adoptèrent également de nouvelles idées religieuses, conséquence naturelle de leur émigration chez tant de nations diverses.

Les Actes des Apôtre», ch. 1, v. 9, nous fournissent la preuve que beaucoup de Juifs qui habitaient la Grèce, la Perse et l'Arabie,
étaient arrivés à Jérusalem pour solemniser la fête de la Pentecôte (70) qui précéda la mort de Jésus.

Dans ces pays lointains, les Juifs achetaient et vendaient les parfums et les objets de luxe de l'Asie, qu'ils tiraient des Indes et de la Perse; en voyageant continuellement, ils apportèrent dans ces villes étrangères et lointaines leurs mystères et leurs dogmes, mais aussi
ils rapportèrent chez eux des principes inconnus jusqu'alors en Judée, d'où naquirent les sectes des Saducéens , des doctes Pharisiens, des Esséniens , des Thérapeutes, des Carpocratiens, des Cabalistes, Gnosticiens, Ophites, et plus tard les Basiliens, les Manichéens et autres. Ces sectes étaient imbues des principes philosophiques grecs, romains, persans, indiens, égyptiens, qui furent suivis par une quantité de nouveaux sectaires; ceux-ci, par des prestiges, c'est-à-dire, par des opérations physiques, apprises dans leurs voyages , séduisaient le peuple juif, toujours crédule et imbu de ses aciens prodiges et miracles, comme on le lit dans Joseph.

Il en résulta que
le culte du grand Jéhovah, ses mystères et allégories furent près d'être détruits, et même oubliés par l'introduction des nouveaux systèmes, et en particulier par celui des Trinitaires, que l'on avait apporté de Perse. Dans ce pays, les sages suivaient le dogme du Dieu unique avec les deux principes lumière et ténèbres, tel que Zoroastre l'avait appris et apporté d'Egypte.

Ce schisme, selon l'opinion des critiques que nous citons,
défigurait la pureté des idées de Zoroastre, en établissant que les deux principes lumière et ténèbres, que l'unique Être, Suprême et Créateur, avait produits par son intelligence, étaient aussi deux êtres supérieurs avec pouvoir de créer. A l'appui des faux principes rapportés par les Juifs de la Perse, arrivèrent de la Grèce les allégories et rêveries de Platon , à l'aide desquelles ce philosophe avait voilé sa doctrine, et qui avaient beaucoup d'analogie avec le dogme trinitaire des novateurs persans.

Platon (71) avait établi trois Hypostases, ou manières d'être de la Divinité. La première constituait
le Dieu suprême ; la seconde le Logos, ou verbe engendré du premier Dieu ; la troisième l'Esprit, ou l'âme du monde.
 

A ces causes, il faut en ajouter une autre, qui finit par fixer l'opinion sur ce nouveau dogme.

Les théologiens juifs ont voulu que le système de la Trinité fût renfermé et démontré dans le mot ineffable de Jéhovah, objet de leurs mystères comme des nôtres.

Ces subtils commentateurs ont voulu que la lettre initiale j exprimât le Dieu père, car cette lettre était
la racine du nom de Dieu chez toutes les nations de l'antiquité ; que les deux hh liées ensemble par le T fussent le symbole des deux natures divine et humaine, du Fils ou Verbe; et que la double w, qui les unit, fût le symbole du saint Esprit, le Rouach Elohim, l'esprit Dieu qui débrouilla le chaos, et que nous avons vu rendre des oracles au temps de Salomon.

François Vatable, dans ses Commentaires sur la Bïble, ( Exod., ch. 28 ), prétend que
le nom de Jéhovah contient le système de la Trinité chrétienne. Voici comment il s'exprime : « Hoc autem nomen XXX Trinitatis mysteriutn continet ut veteres Judei, qui Christum proecesserunt, dixere in suis traditionibus, nam per x intelligitur Pater qui est principium, et origo omnium rerum, Per X Filius per quem omnia quae facta sunt esse coeperunt. Per X quae est conjunctio copulativa intelligitur Spiritus Sanctus, qui est amor et nexus utriusque, qui ab utroque procedit. Geminatur autem X propter duplicem naturam quae est in Christo. Per primum natura divina intelligitur ; per X postremum natura humana. »

Un auteur du 12.™" siècle, qui délaissa le culte des Juifs pour celui des Chrétiens, et continua l'Histoire des Juifs, par Joseph, dit, tom. 4, pag. 109 : «Que
la Trinité est prouvée par le nom de Jéhovah, dont la combinaison peut former trois noms, qui cependant ne forment qu'une essence : voilà sa démonstration que bien des théologues révèrent, fût-elle même un rêve. (Voyez planche II, n.° 13. )

Décrivez quatre cercles a, b, c, d, dont deux a et A, l'un enfermé dans l'autre et concentriques, et les deux autres dont les centres soient dans la circonférence du concentirique inférieur et intérieur. Dans chacun des cercles, écrivez deux lettres du nom XXXX, de manière à ce qu'il y en ait une dans chaque hémisphère ; alors, joignez le
jod au premier he, vous aurez un des noms de Dieu ; c'est le Générateur. Joignez encore le premier he avec le vaf, vous aurez un autre nom de Dieu ; c'est le nom du Verbe engendré. Joignez aussi le vaf avec le dernier he, c'est un troisième nom qui procède du premier et du second ; enfin , comme le tout est réuni dans le grand cercle , vous avez trois dans un. Au moins avec de tels principes, il y a une démonstration.

M. de St-Martin, dans son Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l'Homme et l'Univers, chap. 10
, page 197, dit : « Les Péruviens eurent des chefs visibles, lesquels, comme Orphée, se dirent enfans du Soleil, et obtinrent les hommages de leurs contrées : ils avaient aussi un idole dont le nom, selon les interprêtes, signifie trois et un. »

Les Indiens ont un emblème de la Divinité dans le mot Âum. Ils ne doivent le prononcer
qu'en secret : des trois lettres qui le composent, le A désigne le principe de tout, le Créateur Brahma ;  le U désigne le Conservateur Vichen-ou ; l'M, le Destructeur Chivam. Cette Divinité est l'alpha et Y Oméga des Chrétiens, le Jéhovah , la Trinité. ( Voyez Volney, Ruines de Palmyre , note 1ère)

On ne saurait faire trop l'éloge d'un ouvrage sorti dernièrement de la plume de M. Benjamin Constant, et qui a pour titre : De la Religion considérée dans sa source, ses formes et ses développement. Voici comme il dépeint la Trinité des Chinois (pag. 279, à la note 1ère ) : « Tao, essence triple et ineffable, qui crée le ciel et la terre, se divisant en trois personnes , dont l'une est chargée de la production, l'autre de l'arrangement, et la troisième de maintenir la succession régulière. » Voilà aussi la Trinité des Perses : Les prêtres égyptiens avaient
leur mystère de la Trinité dans la Table Isiaque (planche n.° III), qui renfermait un triangle expliqué pour les trois symboles du Monde, de l'Egypte et de Memphis. Plusieurs auteurs ont regardé cette Table comme l'explication de la Trinité chrétienne.

Les prêtres égyptiens reconnaissaient un Dieu créateur et tout-puissant avec les deux principes, l'un bon, l'autre mauvais. Isis, Osiris, Orus, représentaient le bon principe, tandis que
Typhon était le mauvais. Les prêtres égyptiens adaptèrent ces deux principes au moral de l'homme ;
Typhon était
le procréateur des passions qui se trouvent en lui ; Osiris et Orus étaient l'emblème de la raison qu'il possède. Voilà par quelles analogies, et comment les Juifs, après leur captivité en Babylone, et après eux, les Chrétiens , établirent des anges gardiens et des démons séducteurs et tentateurs, qui ne sont que le développement des bons et mauvais anges babyloniens, et du bon et mauvais principe des Egyptiens et des Chinois , etc.

On trouve quelque rapport avec ce système de
la Trinité, dans les Rose-Croix de Kilvinning ; l'instituteur de cet Ordre a voulu cacher, dans un sens énigmatique, la vérité de ses doctrines, sans blesser les opinions introduites dans le Christianisme. On remarque à la tête de chaque colonne (72) ces mots gravés : « Au nom de la sainte et indivisible Trinité » ; mais elles finissent constamment en ces ternies : « Soit salut au Dieu éternel ; nous avons la faveur d'être dans l'unité possible des Nombres sacrés. » On remarque la même chose dans le grade de Trinitaire, où les mots sacrés sont Jéhovah, Jakin, qui sont en opposition avec le titre de ce même Ordre ; car ils signifient : « Un Dieu seul, éternel, souverain maître de tout. »

Les Trinitaires augmentant dans la Judée, ajoutèrent, par la suite, à ce nouveau dogme,
la doctrine saine de Jésus-Christ, qui était ennemi de toute question théologique.

Les critiques assurent que
Jésus n'a jamais parlé du dogme de la Trinité ; qu'il se disait le Fils de Dieu , qui, selon sa doctrine est le Père de tous les hommes.

Jésus n'admettait
que l'unité de Dieu, d'autant plus que, selon sa légende, il avait été en Egypte, dont les prêtres pratiquaient le culte d'un Dieu unique, comme il est rapporté par Lactance et Pline.

M. Alexandre Lenoir dit que Théophile, évêque d'Antioche, qui vivait l'an 176 de l'ère chrétienne, est le premier qui employa le mot
Trinité dans ses discours et instructions religieuses, ce qui prouve que ce dogme n'a été introduit dans le culte chrétien que longtemps après Jésus-Christ ; et quoique cette religion existât en France depuis l'an 260 de notre ère, Gregor. Tur., Hist., liv. 9, ch. 30 , attribue à saint Martin l'introduction de ce dogme dans la Gaule, seulement au milieu du 4.me siècle. Voici comme il s'explique : « II fit éclore les premiers germes de notre foi vénérable; car les mystères ineffables de la Trinité divine n'étaient alors encore parvenus à la connaissance que d'un très petit nombre de personnes. »

Les doctrines de Jésus-Christ étaient
simples et populaires ; elles modifiaient quelques lois sévères que Moïse avait été obligé de donner aux Juifs, en raison des circonstances. La morale de Jésus est celle de l'Ordre, de la bienveillance et de la nature.

Les
anciens Trinitaires avaient, selon lesdits critiques, une croyance aveugle pour tout ce qui était établi par la Bible ; ils s'efforçaient de persuader aux autres Juifs que Jésus ne vint au monde que pour confirmer en tout point l'ancienne Loi, quoique la nouvelle souvent la contredise; ils oublièrent que le Divin Maître, pour cette cause, eut à soutenir des débats continuels avec les Sacrificateurs , les Pharisiens et les Scribes, qui cherchaient à le surprendre et à le convaincre de faux ; mais il sut les confondre et esquiver leurs piéges. Par la suite, nous en citerons quelques traits qui se rapportent à nos Ordres et à nos rites.

Plusieurs écrivains, comme nous l'avons dit, et même l'abbé Marotti, veulent que
notre dogme soit la doctrine pure de Jésus et de la première Eglise, et nos mystères, les allégories et vertus qu'il prêcha par son exemple.

Comme notre Ordre a des Frères qui sont nés
dans le sein d'autres religions (73), et qui ne connaissent que de nom notre Divin Maître, il est utile d'entrer pour eux dans de plus grands détails : nous serons obligés, de temps à autre, de recourir aux cinquante fragmens des anciens Evangiles, dont la notice se trouve dans les Oeuvres de Voltaire , édition de Baie , vol. xxxv, pag. 65—206 , et nous donnerons des extraits des quatre Evangiles qui sont admis par l'Eglise de Rome, après le Concile de Nicée, d'autant plus qu'ils sont rappelés dans plusieurs rites et Ordres maçonniques.

Quatorzième partie

Notes

70 Quelques rites maçonniques, peut-être pour se conformer à cette ancienne pratique, ont établi une fête à cette époque. La Grande-Loge de Hollande la conserve encore de nos jours.

71 Platon vécut 348 ans avant Jésus-Christ. Les Saints-Pères ont cru voir dans ses écrits la préparation à l'Evangile, la Trinité , la Vierge-Mère, Jésus-Christ, etc.

 72 Colonne gravée signifie les actes qui émanent de cet Ordre.

73 Il y a des Loges en Turquie et aux Indes orientales et occidentales.

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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