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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 23:54

Avant-dernière partie concernant les cinq livres secrets cachés dans la Bible. Où il est bien évidemment question de Ieschoua qui LUI connaissait la Vérité sur ce qu'il était vraiment advenu dans le désert. Et à qui s'en prend-il toujours ? Aux scribes, aux sacrificateurs, aux Pharisiens. A l'élite Sacerdotale. A ceux qui ont écrit le Pentateuque à la place de Moïse. Et qui l'ont transformé à leur gré pour saigner le Peuple et vivre comme des Princes. Il est bien évident qu'ils ont fait dire à Moïse ce qu'ils ont voulu. Ainsi qu'à Dieu. Même le pire. On prendra comme exemple le rachat des premiers nés... en se remettant bien dans le contexte et en donnant leur vraie signification aux mots...  "tu consacreras à l'Éternel tout premier-né, même tout premier-né des animaux que tu auras: les mâles appartiennent à l'Éternel./Tu rachèteras avec un agneau tout premier-né de l'âne; et, si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachèteras aussi tout premier-né de l'homme parmi tes fils." (Exode 13, 12-13) Les choses sont ici terribles pour ce qu'elles sous-entendent. Le premier-né était racheté et si l'on ne pouvait pas, il était tué. Jusqu'où ils auront été pour escroquer de l'argent à un Peuple inculte et misérable. Nous avons déjà parlé ICI du rachat du premier né pour CINQ SICLES. C'est Dieu qui l'a ordonné et l'argent est pour lui. C'est ce que les Lévites ont réussi à faire croire aux ancêtres naïfs qu'ils ont fait sortir d'Egypte, soit disant pour les sortir de l'esclavage. Sans compter tous les dons et offrandes qu'ils étaient obligés de faire à Dieu et au Temple. Là aussi, c'est le même schéma que pour les prêtres Egyptiens avec une différence. Les Lévites normalement n'avaient pas le droit d'avoir de terre. On sait que par la suite, ils ont passé outre, possédant terres et villes. Souvenons-nous de l'épisode du Temple et de la colère de Ieschoua. "Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons./Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs." (Mat. 21, 12-13) et dans Jean, on trouve "Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis./Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables;/et il dit aux vendeurs de pigeons: Otez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic." (Jean 2, 14 à 16) Croyez bien que depuis qu'IL avait fait son apparition en Palestine, la caste sacerdotale L'avait à l'oeil. IL était même sous haute surveillance. Le Sanhédrin composé de 72 sages -comme la classe des Lévites au départ dans le désert qui n'était que la recomposition du rite Egyptien- avait même diligenté une enquête sur LUI. Ils n'arrêtaient pas d'envoyer des espions et de le faire suivre. Car il est bien évident que les préceptes qu'IL prônait et les attaques virulentes dont IL accablait le clergé mettait sérieusement en danger leur avenir "financier" si le Peuple L'avait écouté. Or cette caste appartenant à Mammon tenait absolument à ses privilèges. Il leur avait d'ailleurs dit ce qu'Il pensait sur la question. Donc ils le savaient... "Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices." (Mat. 9,13) Il y a là dessus quelques  phrases sans équivoque "Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent: Que ferons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles./Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation./L'un d'eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit: Vous n'y entendez rien;/ vous ne réfléchissez pas qu'il est dans votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas"(Jean 11, 47 à 50) Or la Nation, il est bien évident que c'est eux qui la gouvernaient et qui y faisaient aussi les rois. Ils ont senti venir le péril. Il leur fallait se débarrasser du danger qu'IL représentait. "Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple" (Jean 18/14)
Ils n'ont certainement pas fait assassiner Ieschoua sous le fallacieux prétexte qu'IL s'était fait Dieu. Quand on se penche attentivement sur l'épisode du désert, on comprend vite CE qui met le grappin sur le Peuple sorti d'Egypte, nos ancêtres. Ieschoua, LUI, savait. Il avait compris ce que valait réellement ceux qui prêchaient l'Innommable. Et si ces impies avaient interdit de nommer Dieu ou le nommait l'Innommable, c'est qu'ils savaient très bien à quel Dieu ils avaient à faire mais que le peuple devait ignorer. Ceci fera l'objet d'un autre article.

 

 

 Les Cinq livres secrets dans la Bible

 

par Gérald Messadié

4ème partie

 3ème partie

 2ème partie

1ère partie

 

Documents et composition :

les conditions de la mise en forme du texte actuel

 

Quand ces documents à la fois épars et disparates qui servaient de supports aux chantres eurent été récupérés,  il fallut les colliger, puis les recopier afin d'établir une version canonique. D'où l'importance sociale des scribes, à la fois artisans et maîtres d'oeuvres. On voit bien leur statut dans la tumultueuse traversée du désert du Sinaï, lorsque les Hébreux se révoltent contre Moïse. Dieu exaspéré commande alors au prophète de réunir "soixante-dix anciens et scribes des enfants d'Israël". Les scribes étaient les gardiens de la mémoire du peuple et ses guides spirituels. Et c'est la raison pour laquelle leur importance ne cessa de croître tout au long de l'histoire d'Israël.

Ce fut alors, et pour la première fois, que des lacunes apparurent dans les documents et entre ceux-ci. Des lettrés furent chargés de les combler et ils le firent dans le style qui leur était le plus familier ou le plus plausible, tous à mille lieues d'imaginer qu'un jour des érudits exigeants se pencheraient sur leur travail et décideraient que tel texte était probablement du Xe siècle et tel autre du VIe : c'était de la composition. Pour effectuer leurs liaisons, certains imitèrent les textes yahwistes, les autres, les élohistes. Puis des préférences se manifestèrent : tel récit était plus conformes aux idées du temps et l'on constitua donc des compositions avec des documents yahwistes et élohistes à la fois, comme il en est tant le livre de la Genèse et dans celui de l'Exode. C'est ainsi que le Livres des Nombres, le Lévitique et le Deutéronome ne soufflent mot de l'histoire de Joseph, ni de celle d'Adam et Eve, comme on l'a vu.

On comprend alors que pendant près de sept siècles, du Xe au IIIe siècle avant notre ère, contradictions, doublons et anachonismes n'avaient pu être éliminés par les scribes : ils n'en avait pas pris conscience jusqu'alors. Et quand ils les découvrirent, ils n'avaient pas d'autorité pour y remédier ; ces textes avaient été sacrés par la tradition ; l'ancienneté leur prêta le prestige de la révélation, car ils remontaient à ces temps où Dieu venait s'adresser aux prophètes face à face et, parfois même écoutait leurs remontrances.

Pis, la transcription ne s'est pas effectuée de manière continue, ni cohérente, ni encore sous une autorité centrale, mais sans doute souvent sous l'influence de l'antagonisme héréditaire entre Israël et Juda, d'où de nouvelles contradictions.

 

La Nouvelle Hypothèse documentaire : des couches dans les courants...
et une clef pour comprendre le procès de Jésus

 

A la lumière de ces analyses, il fallut, vers le milieu de la décennie soixante-dix, replacer dans une nouvelle perspective non seulemente le courant yahwiste, mais les trois autres aussi bien.

En ce début du IIIe millénaire, un nouveau consensus s'est instauré sur les bases suivantes, établies grâce à des biblistes tels que Hemann Gunkel, Albrecht Alt, puis Gerhard Von Rad (24) :

        # Les grandes lignes des quatre courants, telles qu'elles ont été esquissées plus haut, demeurent inchangées ; mais ces courants sont moins homogènes dans le temps et le contenu qu'on s'en était avisé. Il faut y distinguer des couches et des ramifications. Ainsi, le courant yahwiste, J, n'a pas reproduit un document unique au Xe siècle, mais plusieurs documents jusqu'au VIIIe siècle et peut-être jusqu'au VIIe, à l'époque où Josias, roi de Juda, entreprenait de restaurer à la fois Jérusalem et la religion. J et E ont assré, dès le Xe siècle pour premier et la fin du IXe pour le second, la transmission orale de récits fondateurs. Mais les documents J et E ont été récrits à plusieurs reprises. Et même ceux de leurs éléments qui paraissaient homogènes le sont bien moins qu'ils avaient paru, et même sont parfois complètement hétérogènes.

Ainsi l'histoire de Joseph, que se partagent J et E, avait passé jusqu'au dernier quart du XXe siècle pour un récit fondateur très ancien, qui faisait l'unanimité de tous les milieux juifs depuis des temps anciens, car il servait de lien entre la Genèse et l'Exode. Mais sur ce point comme sur bien d'autres, un revirement intégral s'est produit à la fin du XXe siècle  : ce serait au contraire, un écrit tardif, qui daterait même selon certains, de la période suivant l'exil, c'est-à-dire du VIe siècle (25).

Le Deutéronome a également fait l'objet d'une révision fondamentale. Jusqu'à Martin Noth, l'un des plous éminents successeurs de Wellhausen, on lui avait attribué une homogénéité certaine. Mais, dans le derniers tiers du XXe siècle, il a fallu admettre qu'il se subdivisait en deux courants au moins : le premier, D, devenu Dtr 1 et antérieur au VIIe siècle, avait produit le Livre de ce nom redécouvert lors de la rénovation du Temple de Jérusalem sous le règne de Josias, vers 632 avant notre ère ; le deuxième, formé pendant le second exil à Babylone, comme le courant sacerdotal P, en 550 avant notre ère, appelé Dtr 2, avait entraîné une remise à jour de ce Livre (d'où les éloges de Josias qu'on y trouve). Il y aurait même une troisième vague, Dtr 3, qui avait prolongé son influence jusqu'à la rédaction de la version finale du Pentateuque qui nous est parvenue. Peut-être l'hypothèse de cette troisième vague n'est-elle pas indispensable à la compréhension du Deutéronome, sauf si l'on exige des textes une homognénéité parfaite. D est un courant puissant, puisqu'on en trouve des traces dans Josué, Rois, I et II Samuel, chez Jérémie... Il est possible qu'il n'ait pas été toujours homogène.

On admet aujourd'hui les trois autres points suivants :

        # L'immense haggadah ou saga des juifs, qu'on retrouve dans les Livres de la Genèse, de l'Exode et une fraction des Nombres, revient au courant J et E et à eux seuls. Ce sont eux qui ont fourni les documents de base et les premières transcriptions de traditions orales. D et P ont ensuite appelé ce peuple à suivre son Dieu dans le rappel constant de ce principe : le salut ne peut résider que dans la Loi. Là, le ton devient sévère et les rédacteurs ne sont plus soucieux que de retracer et d'exalter la protection que Dieu a accordée aux juifs de manière préférentielle, et Sa sagesse infinie.

        # A l'apparition des courants deutéronomiste et sacerdotal, D et P, respectivement aux VIIe et VIe sicèles, de nouvelles rédactions du Pentateuque ont été entreprises, incorporant les écrits J et E, mais en y ajoutant des éléments nouveaux, tels que le Jardin d'Eden. A l'évidence, ces rédactions n'ont pas été faites non plus sous une autorité centrale de coordination. D'où les contradictions qui apparaissent cette fois entre D et P et qui s'ajoutent aux contradictions précédentes.

En résumé, on peut donc considérer que tout s'est donc passé comme si le couple de courants D et P avait succédé au couple J et E dans l'établissement du Pentateuque. On ne peut donc plus s'étonner qu'à partir du chapitre XV du Livre de l'Exode, les documents yahwistes disparaissent quasiment du Pentateuque pour ne plus reparaître que par fragments épars et mineurs dans le Livre des Nombres ; admissibles à la rigueur dans les récits des origines, ils étaient trop familiers et au fond trop irrévérencieux pour figurer dans l'ensemble solennel de textes que Josias et l'établissement sacerdotal entendaient imposer aux juifs.

        # Entre 515 et 398 avant notre ère, c'est-à-dire entre l'achèvement du Second Temple et la promulgation du Pentateuque comme Loi judaïque, un travail d'harmonisation des Cinq Livres se révéla nécessaire pour imposer au peuple l'ensemble (traditionnellement attribué à Moïse) qui comprenait obligatoirement le Lévitique et le Deutéronome, Livres fondamentaux des lois et prescriptions du judaïsme. Tâche immense, d'une part rendue plus aisée par la disparition des royaumes du Nord et du Sud et les revendications de légitimité attachées, mais de l'autre compliquée par le respect que les scribes portaient aux évènements des temps anciens.

Il était déjà assez ardu d'établir une version canonique à partir de textes vieux de plusieurs siècles, de décider lequel des documents du courant yahwiste devait être préféré à celui du courant élohiste et d'effectuer les chevilles de liaison entre l'un et l'autre texte ; mais entreprendre une harmonisation en profondeur pour gommer les contradictions était impossible ; cela eût suscité d'interminables querelles d'écoles et de docteurs (26) Chaque rédacteur décida donc au cas par cas, en son âme et conscience.

Le résultat est le Pentateuque qui nous est parvenu.

Enfin, et sans entraîner de révisions aussi profondes, la Nouvelle Hypothèse a sensiblement affiné la connaissance du courant sacerdotal. Celui-ci s'est affirmé aux nouvelles analyses comme un courant de censure et de sélection autant qu'un courant théologique et un instrument de pouvoir. Dans un radicalisme sourcilleux, il élimine tout ce qui n'a pas trait à l'essence de la foi judaïque. C'est ainsi qu'il n'inclut ni l'histoire d'Adam et d'Eve, ni celle du Serpent qui parle dans le Jardin d'Eden, ni les histoires d'anges qui visitent Sodome et Gomorrhe, ni celle de l'ange qui retient la main d'Abraham au moment où celui-ci s'apprête à sacrifier son fils Isaac, ni celle de la lutte de Jacob avec l'Ange, ni la présence de Dieu aux côtés de Moïse quand celui-ci frappe le rocher. Il tend à rejeter le surnaturel, le folklorique et, en règle générale, tous les midrash dont les courants J et E sont fertiles.

Mais surtout, il met la main, et quel autre terme utiliser, sur deux des Livres qui commandent le plus étroitement l'administration juridique et politique d'Israël après les épreuves que ce peuple a traversées ; le Lévitique et les Nombres. Il entend affirmer que le pouvoir légitime suprême en Israël est détenu exclusivement par les prêtres, seuls détenteurs de la Loi, seuls maîtres des rituels et seuls intercesseurs entre le peuple et Dieu. Ils sont partisans de l'interprétation la plus fermée de la Loi. C'est à partir d'eux qu'Israël prend la tournure théocratique qui va se perpétuer jusqu'à la chute de Jérusalem en l'an 70.

La Suite... Dernière partie

Notes

(24) La recherche sur l'Hypothèse documentaire a postulé à un certain moment que le Pentateuque aurait d'abord été un Tétrateuque, sans le Deutéronome, puis un Hexateuque incluant Josué.

(25) Comme le rappelle Pierre Soisson (A propos de l'authenticité du Pentateuque, op. cit., "... pour qu'il y ait apparition d'une littérature écrite, il ne suffit pas de connaître une écriture. Il faut que cette écriture soit connue par un certain nombre de gens cultivés et assez répandue pour trouver des lecteurs...".

(26) Ronald S. Hendel a donné, dans son étude textuelle des onze premiers versets de la Genèse, The Text of Genesis 1-11 (Oxford University Press, New York - Londres, 1998) un aperçu des problèmes considérables que la version canonique de ce seul fragment peut poser aux hébraïstes.

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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