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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 15:29

 

 

 

Chapitres extraits des  Oeuvres complètes de Volney

Recherches Nouvelles sur l'histoire ancienne

Tome I

1821

par Constantin François Volney

CHAPITRE XV

Des personnages antédiluviens 1

 10 - Du personnage appelé Abraham 2

9 - Du personnage appelé Abraham 1

8 - De la tour de Babel

7 - Examen de la Genèse en particulier 2

 6 -  Examen de la Genèse en particulier1 

 5 Suite de "Problèmes cités par l'époque citée"

4  Problèmes résolus par l'époque citée

3 - Suite des preuves

2 - Epoque de l'apparition du Pentateuque

1 - Des temps antérieurs à Moïse

CES ANALOGIES que nous avons vues se suivre depuis le déluge, se continuent au delà, et remontent jusqu’à l’origine première, dite la création. Les anciens auteurs, chrétiens en ont tous fait la remarque, en se plaignant d’ailleurs de l’altération, c’est-à-dire de la différence des noms et des âges que les livres chaldéens donnent aux personnages antédiluviens appelés par nous patriarches, et rois par les Chaldéens. Le Syncelle(1) nous a rendu le service d’en conserver la liste, copiée d’Alexandre Polyhistor ou d’Abydène, copistes eux-mêmes de Bérose.

Patriarches antédiluviens selon la Genèse

 

 

 

 

 

 

Rois chaldéens antédiluviens selon Bérose

 

 

 

Noms

 

 

 

Âges en années

 

 

 

 

 

 

Noms

 

 

 

Âges en sares

 

 

 

En années

 

 

 

Adam

 

 

 

930

 

 

 

 

 

 

Alor

 

 

 

10

 

 

 

36 000

 

 

 

Seth

 

 

 

912

 

 

 

 

 

 

Alaspar

 

 

 

3

 

 

 

10 800

 

 

 

Énos

 

 

 

905

 

 

 

 

 

 

Amélon

 

 

 

13

 

 

 

46 800

 

 

 

Kaïnan

 

 

 

910

 

 

 

 

 

 

Aménon

 

 

 

12

 

 

 

43 200

 

 

 

Mahlaléel

 

 

 

862

 

 

 

 

 

 

Metalar

 

 

 

18

 

 

 

64 800

 

 

 

Iared

 

 

 

895

 

 

 

 

 

 

Daôn

 

 

 

10

 

 

 

36 000

 

 

 

Énoch

 

 

 

365

 

 

 

 

 

 

Evedorach

 

 

 

18

 

 

 

64 800

 

 

 

Mathusala

 

 

 

969

 

 

 

 

 

 

Amphis

 

 

 

10

 

 

 

36 000

 

 

 

Lamech

 

 

 

777

 

 

 

 

 

 

Otiartes

 

 

 

8

 

 

 

28 800

 

 

 

Noé

 

 

 

950

 

 

 

 

 

 

Xisuthrus

 

 

 

18

 

 

 

64 800

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Total

 

 

 

120

 

 

 

432 000

 

 

 

Voilà les prétendus rois que les Chaldéens disaient avoir régi le monde pendant 120 sares, équivalant à 432.000 ans. Ce calcul seul nous montre qu'il s’agit ici d’êtres astronomiques ou astrologiques ; et le Syncelle lui-même nous en avertit, lorsque, page 17, il dit que les Égyptiens, les Chaldéens et les Phéniciens se donnent une antiquité extravagante ; au moyen de certaines supputations astrologiques. L’Arménien Moïse de Chorène, environ 300 ans avant le Syncelle, avait fait les mêmes remarques. L’origine du monde, dit-il (chap. 3), n’est pas exposée par nos saints livres, de la même manière que par les historiens ; j’entends le très savant Bérose et Abydène ; dans, Abydène, les chefs de famille diffèrent quant au temps et aux noms (mais non quant au nombre qui est également de 10). Ces auteurs présentent même le chef du genre humain, Adam, sous un autre caractère que la Genèse , car ils disent : Dieu très prévoyant fit Alorus pasteur et directeur du peuple, et il régna 10 sares, qui sont 36.000 ans. De même, ils donnent à Noyi (Noé), un autre nom (Xisuthrus) et un temps immense, d’accord d’ailleurs sur la corruption des hommes, et la violence du déluge. Ils établissent dix chefs (ou rois) avec Xisuthrus ; et leurs années diffèrent, non seulement de nos années qui ont quatre saisons, et des années divines, mais encore ils ne comptent point les levers de lune comme les Égyptiens, ni les levers dont le nom se tire des dieux (les constellations personnifiées). Néanmoins les auteurs qui les prennent pour des années (ordinaires), les adaptent aux calculs grecs, etc.

On voit que les Chaldéens nous ont donné une sorte de logogriphe à résoudre ; il ne faut pas s’étonner s’il a été mal compris de beaucoup d’auteurs anciens et même modernes, puisque sa solution exige la connaissance d’une doctrine astrologique assez compliquée, et qui, longtemps tenue secrète, a été trop négligée depuis qu’elle a perdu son empire. Pour donner quelques idées claires sur cette énigme, il faut les reprendre à leur origine.

Lorsque l’expérience eut fait connaître aux anciens peuples agricoles, les rapports intimes qui se trouvent entre la production des substances terrestres et la marche du soleil dans le cercle céleste, un premier système astronomique et physique fut organisé, conforme aux besoins de l'agriculture, et aux phénomènes des corps célestes les plus remarquables : Ce système, inculqué dans tous les esprits, par l’éducation civile et religieuse, et par l’habitude, devint la base de tous les raisonnements, le type de toutes les hypothèses qui firent naître ensuite des idées plus étendues. Le grand cercle céleste avait été divisé en douze maisons (les douze signes du zodiaque), d’après les lunes qui se montraient tandis que le soleil le parcourait ; chacune de ces maisons était subdivisée en 30 parties (ou degrés), d’après les jours de chaque lune. Les étoiles, individuellement et en groupes, avaient reçu des noms tirés des opérations de l’homme ou de la nature pendant la révolution solaire ; et le ciel astronomique était devenu comme un miroir de réflexion de ce qui se passait sur la terre. Cet ordre de choses, si intéressant pour le peuple, en fut d’abord bien compris ; mais par le laps du temps plusieurs causes introduisirent dans les idées une confusion qui eut des suites à la fois ridicules et graves. Une classe d'hommes, livrés spécialement à l’observation des astres, était parvenue à découvrir le mécanisme des éclipses, à en prédire les retours. Le peuple, frappé d’étonnement de cette faculté de prédire, imagina qu’elle était un don divin qui pouvait s’étendre à tout : d’une part, la curiosité crédule et inquiète, qui sans cesse veut connaître l’avenir ; d’autre part, la cupidité astucieuse, qui sans cesse veut augmenter ses jouissances et ses possessions, agissant de concert, il en résulta un art méthodique de tromperie et de charlatanisme que l’on a appelé astrologie, c’est-à-dire, l’art de prédire tous les événements de la vie par l’inspection des astres et par la connaissance de leurs influences et de leurs aspects. La véritable astronomie étant la base de cet art, ses difficultés le restreignirent à un petit nombre d’initiés, qui, sous les divers noms de voyants, de devins, de prophètes, de magiciens, devinrent une corporation sacerdotale très puissante chez tous les peuples de l’antiquité. Quant aux influences des corps célestes, leur préjugé dut sa naissance aux premiers observateurs, qui, remarquant un rapport habituel entre le lever et le coucher de tel astre, avec l’apparition de tel phénomène ou de telle substance terrestre, supposèrent une action secrète de cet astre, par un fluide subtil, tel que l'air, la lumière ou l’éther. Ce préjugé devint le grand levier de toute l’astrologie ; les astres étant censés les moteurs et régulateurs de tout ce qui arrive dans le monde, le mortel qui connut leurs lois, put tout connaître, et par conséquent tout prédire.

Ces lois semblèrent d’abord assez simples, parce que l’on crut que le ciel avait un état fixe, comme il semble au premier aspect. Mais lorsque des observations séculaires eurent montré des changements considérables dans le premier ordre arrangé, il fallut inventer de nouvelles théories, que les progrès des sciences mathématiques rendirent plus savantes et plus compliquées.

La suite... Des personnages antédiluviens 2

Notes

1 Annus, annulus. En arabe, aïn désigne le rond de l’œil, le rond du soleil, le rond d’une fontaine.

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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