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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 14:07

 Poursuivons donc le fabuleux livre de Fr.°. Reghellini de Shio. Nous avons vu que toutes les Sciences sacrées que Moïse connaissait forcément puisqu'il avait été instruit en Egypte ne se retrouve nulle part dans ce qu'il est "sensé" avoir écrit. Nous admettons sans problème qu'elle devait être orale et transmise aux Lévites qui en ont fait ce qu'ils en ont voulu. Nous savons aujourd'hui que le Pentateuque n'est pas son oeuvre. Que d'autres se sont chargés, à sa place, d'écrire son histoire ainsi que de transformer sa vie même, en puisant dans des traditions plus anciennes, notamment celle de Bacchus, ainsi que celle de Sargon, lui aussi sauvé des eaux. Alors qui est vraiment Moïse ? Pourquoi lui avoir collé sur le dos d'autres histoires que la sienne ? Il y a là, indubitablement, une volonté de dissimulation. ON a faussé son destin. ON a raconté au Peuple naïf un conte à dormir debout. Et ON lui a fait dire des choses qu'il n'a JAMAIS dites. Ca, c'est une certitude.

Cependant, Moïse connaissait la Tradition sur le monde, notamment la Genèse ainsi que la fabuleuse histoire du Déluge, commun lui aussi à tous les Peuples. Les Egyptiens la connaissaient. Mais comme vous le constaterez sur un extrait d'ouvrage que nous poserons plus tard, eux-mêmes la tenait de traditions antédiluviennes. Il faut aussi savoir que la Tradition Egyptienne est plus ou moins copiée sur celle de l'Inde. On y retrouve notamment la notion de castes. Où la troisième, la honnie, celle du Peuple à droit à des histoires à dormir debout pour la maintenir dans l'ignorance. De l'Inde à l'Egypte, cette notion est passée bien évidemment aux Lévites -scribes de la Loi de Moïse- qui ont gardé la Vérité sous le boisseau pour continuer d'asservir nos ancêtres israélites.

Ils ne se sont pas privés d'utiliser des tours de magie pour leur faire croire que c'était Dieu qui opérait des catastrophes ou des miracles. Ils avaient là-dessus copié sur la caste sacerdotale Egyptienne qui possédait tous les privilèges, y compris celui de faire les Rois et d'exiger du Peuple un tribu pour s'enrichir. Du style, "Si tu ne donnes pas une offrande, Dieu te punira..." et oui, Dieu a bon dos dans le commerce crapuleux des hommes. Leur devise était la suivante "Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes...", alors on fait dire à l'Eternel tout ce qui nous arrange. Comme vous pourrez le lire ci-dessous.

Nos ancêtres étaient tellement pressurés par l'avidité des prêtres, lévites, sacrificateurs, etc... que ne pouvant plus supporter l'imposition de cette caste odieuse, ils en vinrent à s'adonner au commerce avec tout ce que cela comporte, bien sûr, de dérives. Les émoluements de cette mafia consistait en la dime de tout ce que la Terre produisait ainsi que des animaux. Voilà un extrait pour vous mettre en bouche... "Les prêtres avaient l'offrande des premiers arbres et les premiers animaux, ainsi que les premiers nés des animaux domestiques et des hommes. Les parens rachetaient leurs premiers nés, moyennant la somme de cinq sicles. Le sicle, dit Calmet, valait 1 livre 16 s. 2 d. de France. Ainsi les parens payaient, pour leurs premiers nés, 7 liv. 1 s. 8 d. de France. Outre cela, les Israélites devaient donner une capitation au Temple, et ce tribut annuel était d'un demi-sicle. Déjà les prêtres avaient obtenu de Moïse 15 villes et les Lévites 35 en toute propriété. Les offrandes faites au Temple étaient pour les prêtres qui avaient persuadé au peuple hébreu qu'il devait trois fois l'année se présenter devant le Seigneur, et n'y paraître jamais les mains vides." On possède là déjà une partie de la Vérité sur CE qui a mis le grappin sur nos ancêtres ignorants, crédules et naïfs.

Vous pourrez découvrir aussi comment ils utilisaient cette crédulité, pour tous les miséreux, les malades de la lèpre par exemple... le prêtre purificateur se livrait à toutes sortes de simulacres qui bien entendu ne guérissaient pas le malade. Mais ils le faisaient revenir avec des offrandes dix fois supérieures aux premières... on comprend mieux quand on lit tout ça pourquoi Ieschoua a été assassiné. Lui, savait la Vérité. Il savait aussi ce qu'était devenue la Loi de Moïse sous l'emprise de cette cohorte. Ils ont senti venir le danger et vu surtout l'abollition de tous leurs privilèges si le Peuple L'écoutait.

Il n'empêche que cette cohorte qui  a fondé véritablement la Première Maçonnerie. THUBALKAIN -possession du monde- est une de leurs clefs. On comprend donc l'Esprit qu'elle peut posséder, encore de nos jours... et par là-même mieux comprendre l'Esprit du Sionisme International à qui les descendants de nos ancêtres paient toujours le tribut, ainsi que les incrédules qui n'y voient pas plus loin que le bout de leur nez.

 

 

 

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

11ème partie

10ème partie

9ème partie

 

 1ère partie

CHAPITRE VII.

2ème partie


Les historiens, tant anciens que modernes, conviennent que la théocratie fut le premier gouvernement des premières sociétés civiles, et soyons bien persuadés que, de nos jours même, une grande partie de la terre lui est soumise.

Les Lévites, par leurs traditions, savaient que les prêtres égyptiens avaient gouverné l'Egypte, et que, malgré l'établissement des Rois, les prêtres avaient conservé une domination sur l'esprit public, qui les rendait en bien des choses supérieurs même aux Rois.

Le corps des prêtres égyptiens était dépositaire
des lois et des sciences, l'interprète des Dieux, le surveillant et le juge des Rois , auxquels il faisait un procès sévère après leur mort, en mettant en évidence leurs vertus et leurs faiblesses.

Ces mêmes prêtres, pour soutenir leur empire, enseignaient qu'il valait mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. Ces doctrines malheureusement passèrent chez les prêtres juifs, et de ceux-ci chez les prêtres de Rome. Il est bien aisé aujourd'hui de se convaincre que cette aveugle obéisssance prêchée aux Dieux respectifs par les plus anciens prêtres, n'était qu'une obéissance aveugle à eux-mêmes, qui avaient su se faire passer pour les interprètes et les organes de la volonté divine. Si on lit avec quelqu'attention la Bible, elle prêche à toutes les pages l'obéissance aux prophètes, à l'autorité des prêtres et des patriarches, qui est toujours comparée à l'autorité paternelle et à la divine.

Nous avons vu placer la Verge d'Aaron dans l'Arche avec les Tables de la Loi.
Les prêtres juifs surent, libres ou esclaves, profiter de ce privilège tout-puissant. De nos temps, la domination des prêtres de Rome balance en bien des pays l'autorité souveraine (57); ils veulent être comme les prêtres juifs, les conservateurs de toute science et les interprètes de la volonté divine ; ils nous démontrent par-là que les prêtres ont toujours cherché et quelquefois trouvé la solution du fameux problème d'Archimède, en s'emparant d'un point idéal dans le ciel, au moyen duquel ils remuent à leur profit leurs sectateurs et le monde entier.

L'avidité des anciens prêtres et des Lévites était poussée si loin, que les Juifs, ne pouvant plus supporter le poids des impositions sur les terres et sur les animaux, s'adonnèrent au commerce, les produits de l'agriculture étant absorbés (58) par le sacerdoce.

Dans Joseph, Antiq., liv. 3, c. 8, on voit que les
fonctions des prêtres juifs étaient le service du temple, l'instruction du peuple, le jugement des affaires, des causes de divorce, des eaux de jalousie (59) , la bénédiction du peuple, le droit de sonner les trompettes sacrées (60) ; que leurs émolumens consistaient dans la dîme de tout ce que la terre produisait, et des animaux qui paissaient sous la Verge du pasteur. Les prêtres avaient l'offrande des premiers arbres et les premiers animaux, ainsi que les premiers nés des animaux domestiques et des hommes. Les parens rachetaient leurs premiers nés, moyennant la somme de cinq sicles. Le sicle, dit Calmet, valait 1 livre 16 s. 2 d. de France. Ainsi les parens payaient, pour leurs premiers nés, 7 liv. 1 s. 8 d. de France. Outre cela, les Israélites devaient donner une capitation au Temple, et ce tribut annuel était d'un demi-sicle. Déjà les prêtres avaient obtenu de Moïse 15 villes et les Lévites 35 en toute propriété.

Les offrandes faites au Temple étaient
pour les prêtres qui avaient persuadé au peuple hébreu qu'il devait trois fois l'année se présenter devant le Seigneur, et n'y paraître jamais les mains vides.

Ils recevaient aussi
la peau, l'épaule et la poitrine des victimes ; outre tous ces avantages, en temps de guerre, on prélevait un cinquantième sur tout le butin, dont une moitié était allouée aux prêtres, et l'autre aux Lévites.

Nous avons dit que les Israélites étaient exposés à la lèpre. Les prêtres étaient chargés de la distinction des différentes sortes de lèpres du corps, des meubles et immeubles; ils étaient chargés de sa purification, dont voici la cérémonie cabalistique, et les profits qu'ils en tiraient.

Après que les prêtres avaient déclaré un lépreux guéri, il devait retourner à eux avec
deux oiseaux, qui ordinairement étaient des tourterelles ou des colombes. L'un était immolé, et son sang était reçu dans un vase d'argile plein d'eau de source.

Le
prêtre purificateur attachait à l'oiseau vivant deux petites branches, une de cèdre, l'autre d'hyssope, liées ensemble par un ruban de laine cramoisi. Il plongeait cet oiseau dans le vase contenant l'eau dans laquelle on avait reçu le sang du premier ; ensuite il en aspergeait le lépreux, puis laissait envoler l'oiseau.

Au bout de sept jours, le lépreux , après s'être
lavé et coupé tout le poil du corps , devait se présenter au Tabernacle, avec deux agneaux et une jeune brebis , une mesure de farine arrosée d'huile, et un pot d'huile pure. Le prêtre purificateur recevait tout cela, immolait un agneau pour le péché, l'autre pour l'holocauste, et la brebis pour le délit. Après ce sacrifice, le prêtre prenait du sang de l'hostie pour le délit, en mettait sur l'oreille droite, sur le pouce du pied et de la main droite du lépreux; ensuite le même purificateur versait dans sa main droite de l'huile offerte, en faisant sept aspersions avec les doigts vers le Tabernacle, et oignait l'oreille, les pouces de la main et du pied droit du lépreux qui, au moyen des présens qu'il faisait au prêtre et des momeries magnétiques de celui-ci, se trouvait purifié.

Les prêtres et Lévites, quoiqu'esclaves dans Babylone, se rappelaient leurs richesses et leurs droits; ils étaient aussi convaincus que c'était par les sciences acquises en Egypte ( et qu'ils avaient professées depuis Moïse), qu'ils s'étaient attiré la vénération des autres tribus d'Israël, et s'étaient rendus aussi puissans ; de semblables souhaits dirigèrent les Lévites dans leurs premières institutions secrètes, en établissant des Ordres dans le sacerdoce, comme il paraît par le mot thubalkain, qui se trouve souvent dans leurs livres sacrés : ce mot est conservé dans la première parole de passe, et d'admission dans le premier degré du rite Ec.'.Ref.'. ; il se trouve aussi dans la maîtrise du rite An.'. etAc.'., et autrement placé encore dans d'autres rites.

Le mot
thubalkain veut dire possession du monde, but que bien des ordres religieux en Espagne et en France se sont proposé, mais plus que tous, l'Ordre appelé par Voltaire, les gardes du corps du Pape, les Jésuites, qui, par des sociétés secrètes (61) et des missions, cherchent à envahir la surface de la terre.

On admettait
les candidats Lévites au sacerdoce, par des préparations usitées indistinctement dans tous les mystères, ce qui est expliqué par la première parole sacrée Jàkin, que nous conservons et qui veut dire aussi préparation (62). Il est bon d'observer que la langue chaldéenne, quoique très expressive, est pauvre, et que le même mot a plusieurs significations, selon le sens et la phrase où il se trouve employé.

La Maçonnerie de Salomon avait, comme on l'a dit,
consacré les symboles de mort répandus dans tous les mystères orientaux. Nous le répétons, les Egyptiens pleuraient Osiris mort, pour le Soleil arrivé à la fin de sa course au solstice d'hiver ; les Ethiopiens Memnon , les Perses Mythras, les Grecs Bacchus, d'autres Atys, les Babyloniens Adonis ; tous ces peuples différens ont établi la passion, la mort, la résurrection de leur respective divinité, qui n'était, dans le fait, que le Soleil.

Chez les Juifs , on devait appliquer cette légende à
Hiram, constructeur du Temple de Salomon, qui jouait un si grand rôle dans la Mystagogie juive.

On doit regarder le Mythe d'Adon-Hiram, comme l'une des formes les plus anciennes de la personnification solaire introduite dans les Temples maçonniques, qui ont conservé ce mystère, comme dans son institution primitive. On est surpris de trouver le même Mythe dans la passion et le supplice de Jésus-Christ : c'est le sacrifice de son corps, de son sang ; c'est sa mort, le noeud essentiel qui unit les Chrétiens, et que ceux-ci rappellent par une cérémonie commémorative, celle de la communion ; elle existe dans les mystères des anciennes religions, et, pour un cas semblable, l'allégorie de la future rédemption figure dans les mystères maçon.'., comme on le voit par la mort mystique d'Hiram, Grand-Architecte, assassiné par trois compagnons qui voulaient lui ravir cette parole sacrée, tant vénérée par les Juifs, et qui avait occasionné la fête et la commémoration du 10 Thischri. Il est à supposer que les Lévites durent attacher à la parole perdue , par cet assassinat, une seconde allégorie, la rapportant à la liberté, aux biens, à l'autorité perdue à la suite de leurs derniers Rois.

Qu'il nous soit permis de répéter que cette parole de Jéhovah, que le Grand-Prêtre des Juifs ne pouvait prononcer qu'une seule fois par année, était
en si grande vénération prés des Lévites, que la peine de mort fut ordonnée sous l'empire de la Loi mosaïque contre les blasphémateurs de cette parole; les Israélites se servaient d'autres mots, qui se rapportaient à celui-ci, pour exprimer Dieu; néanmoins ils les respectaient tous, ils cherchaient même à les sanctifier de toute manière, ils les prononçaient avec une grande vénération, ne s'en servant (63) que dans de grands périls, ou pour un usage particulier de dévotion. Cette parole Jéhovah, dans les mystères juifs, s'étant perdue comme on a vu par la fête et cérémonie du 10 Thischri, les prêtres et Lévites firent un devoir aux initiés de la chercher, de la trouver, et de mettre tout en oeuvre pour venger l'assassinat supposé. Il est constaté que nous conservons ces pratiques, la première dans le Chevalier Ecossais, et la seconde dans les Elus.

Ainsi qu'on vient de le dire, toutes les religions de l'antiquité avaient
puisé leurs principes chez les Egyptiens, où se trouvait la commémoration par nous expliquée de la mort d'Osiris, et l'allégorie mystérieuse de sa vengeance sur ses meurtriers. Les prêtres juifs n'ont fait que substituer Hiram à Osiris; quelques rites, en place d'Hiram , ont Adon-Hiram, qui était le héros des Babyloniens.

La commémoration de ces vengeances n'était
point instituée chez les Egyptiens, ni chez les autres peuples, ni dans nos mystères, pour des fins sanglantes, comme quelques détracteurs se sont plu à le répandre faussement, et comme on le verra par la suite (64); elle se rapporte aux simples opérations de la nature, qui n'offre que guerres continuelles entre le principe générateur et le principe destructeur, doctrines invariables que les prêtres égyptiens enseignèrent toujours à leurs néophytes.

Ainsi les anciens instituteurs des mystères, dans l'application particulière
de leurs vengeances simulées, faisaient allusion à telle histoire ou à telle légende : ce que nous avons adopté après eux dans nos différons degrés et rites : de là , des visionnaires mal instruits et malicieux ont essayé de persuader que nous voulions réellement les exécuter, et que le néophyte devait venger ces assassinats allégoriques sur leurs auteurs, soit figurativement, soit implicitement, ou sur ceux qui les représentent.

Qu'on se désabuse; ces vengeances ne sont que les allégories des effets de la nature, ou du conflit perpétuel de la Génération avec la Destruction de l'oeuvre qui produit la Régénération ou Réparation des êtres, ce qu'on a si souvent répété : vérités incontestables enseignées par les prêtres égyptiens, principes fondamentaux de tous leurs mystères et de tous leurs dogmes comme du nôtre.

Les Lévites durent se servir de la branche sacrée de l'Acacia pour figurer l'assassinat d'Hiram : nos instituteurs choisirent cette branche d'arbre, car elle était commune à tous les mystères anciens.

On verra que les Sabéens et les Chrétiens de St Jean honoraient cet arbre, et se servaient d'une de ses branches dans les initiations. Les Sabéens appelaient cet arbre Houzza; ce nom se trouve littéralement être celui de l'acclamation et du vivat des Maçons Ecossais Houzé, qu'on écrit Huzza. La Maçonnerie d'Ecosse, d'Angleterre, de France, d'Italie, d'Allemagne, a emprunté son cri de joie au rameau des initiés, et le place en tête de ses
chartes et capitulaires.

Ce symbole, au commencement de nos mystères, est un objet de tristesse, mais l'alégresse le suit de près: or, à la manifestation d'Hiram,
les Juifs durent y unir l'allégorie du bois qui donne le salut, et l'Acacia était regardé pour le Lignum salutis. On prétend que la croix de Jésus était de cet arbre (65).

Les Parsis, peuple de l'Orient, conservaient encore, dans certaines fêtes, l'emploi d'un rameau mystérieux, quelquefois végétal, le plus souvent métallique : c'est un signe qu'on retrouve partout où il y a trace d'initiation.

Nous le trouvons dans le gui des Druides et dans la fête des Rameaux des Chrétiens de Rome, laquelle précède de cinq jours la commémoration de la mort de Jésus sur le Bois de salut.

Quelques critiques ont avancé que les prêtres de Rome conservent l'emblème de l'Acacia , qu'eux aussi sont initiés (66), qu'ils ont des signes allégoriques, mais qu'ils ne les comprennent pas; ces mêmes critiques disent encore que l'usage de ces objets sacrés ne sert qu'à alimenter leur puissance, se borne chez eux à des cérémonies insignifiantes, et qu'ils ne pratiquent pas généralement les vertus que leurs emblèmes et leurs cérémonies sont destinés à leur retracer.

Un grand nombre de médailles et d'abraxaa, qui portent l'initiation, sont accompagnés d'un rameau. (Voyez Montfaucon et ses planches des 1er et 2e vol.)

Les Parsis se servaient aussi dans leurs mystères
de branches sacrées de HOM , elles n'étaient propres au service religieux qu'après qu'elles étaient restées trempées pendant un an dans l'eau bénite (Voyage aux Indes, par Kleucher et Zendavesta, m, 6 ). Les rameaux des Chrétiens romains doivent être également bénis et aspergés avec de l'eau bénite par un prêtre; alors les crédules leur attribuent des pouvoirs miraculeux, même celui d'écarter la foudre.

On lit dans Herden (Philosophie de l'Histoire, tom. III, § 29), que les habitans des bords du Gange s'y baignent pour l'expiation de leurs péchés; mais il faut qu'ils tiennent à la main des brins de paille bénis par un Brama, sans quoi l'immersion est nulle.

Cette mort mystérieuse et cette branche qui la manifeste, se trouve aussi dans les mystères des anciens Romains ; nous ne faisons que rapporter ce qu'un moderne savant, l'auteur du Poème de la Maçonnerie, observe très judicieusement (ce qui avait été dit par l'Encyclopédie Maçonnique), qu'il y a
une analogie frappante entre l'initiation romaine et celle des Egyptiens, qui est la même que celle des Maçons d'aujourd'hui.

Les cérémonies maçonniques ont un rapport marqué avec plusieurs passages de Virgile, qui, non seulement les expliquent, mais même
seraient inintelligibles sans lui. Ainsi, par exemple, dans son 6e livre de l'Enéide , Enée descend aux Enfers, cherche la branche fatale et mystérieuse (qu'on a comparée au gui dont se servaient les Druides dans leurs mystères ) : là, il découvre le corps de Misène, tué par un Dieu jaloux. Virgile, après avoir décrit le mystère de la putréfaction et de la chair qui se détache du corps, nous dépeint son héros frappant de son épée des monstres terribles qui s'opposent à son passage , et triomphant enfin de tous les obstacles, même des quatre élémens qui se trouvent précisés dans ses vers.


L'incertitude qui a régné longtemps sur l'affinité des anciens mystères avec ceux des Maçons, a disparu par la comparaison et par le récit des épreuves des anciens ; l'on voit clairement qu'en elles tout est emblématique, qu'on y représentait aux initiés l'avantage des sociétés,  la nécessité des lois qui en découlaient; on y prouvait que l'initiation était un secours de plus pour parvenir à l'exercice de ses devoirs, et qu'il fallait la pureté du cœur et l'habitude des vertus pour l'obtenir. On peut se persuader et on peut dire qu'il est démontré clairement que, par l'initiation, on parvenait à la connaissance des secrets de la nature, et à la vérité ; que cette dernière toute nue ne convenait pas pour tous les yeux ; aussi pour participer à cette connaissance, exigeait-on des épreuves, des grades de mérite, en un mot, il fallait s'en rendre digne.

Ces obstacles préliminaires, que nous lisons dans Setos et dans Virgile, constituaient, à proprement parler, l'initiation ; nos sages instituteurs ont voulu, en les rendant difficiles à surmonter, ne pas rendre trop générale la connaissance des vérités, qui auraient été nuisibles aux hommes non destinés à connaître la nature dans sa pureté native : voilà pourquoi, dans les Temples égyptiens, la nature, qui ne représentait que la vérité, était voilée. Mais revenant au poème de Virgile, la Descente d'Enée aux Enfers, réunit sur l'initiation tout ce qu'on ne trouve qu'avec peine dans une multitude d'auteurs; on y voit les épreuves et les cérémonies des mystères; on y trouve les mêmes doctrines : car si l'on examine les discours de la Sybille, dans le langage qu'elle tient, nous trouvons celui des préparateurs égyptiens et juifs, qui étaient chargés d'instruire et de conduire l'initié dans les épreuves, et le discours d'Anchise nous dévoile le Hiérophante égyptien, juif et grec, qui instruit l'initié après les épreuves; il roule tout entier sur l'Etre Suprême, sur l'immortalité de l'âme, sur les récompenses et punitions futures.


D'après ce que nous venons d'exposer, on peut aisément conclure que les Juifs, fondateurs de ces nouveaux mystères, indépendamment de ce qu'ils choisirent, pour l'Etre allégorique, un personnage illustre, réellement figuré dans la construction du Temple de Salomon, cherchèrent encore qu'il donnât par quelque rapport une idée du sens mystérieux, de l'objet et du fond de l'allégorie cachée : ainsi, ils choisirent Hiram, parce que la Bible, liv, III des Roig, chap. 7, V. 13, le cite comme le fondeur, le ciseleur, le sculpteur de Salomon, ce qui se trouve confirmé par Joseph ; ils le choisirent par une analogie très remarquable, car il était le fils de Ur, et, ce mot chez les Juifs se prend pour le feu , qui est le principal des quatre élémens, cause de toute génération chez les Perses et chez les Egyptiens.


Il est à remarquer de plus, que chez toutes les nations qui avaient admis dans leur religion et leurs mystères, le culte du Soleil, les Hiérophantes cachaient l'objet de leur vénération par la substitution d'un des héros de leur pays; les uns établirent la légende de Phthas, les autres d'Osiris, de Bacchus, d'Hercule, de Mithras, d'Ammon, etc. Les Lévites ont dû choisir Hiram, d'après l'exercice de son art, et d'après le nom de son père, pour l'être allégorique qui représente le Grand-Architecte du Temple de Salomon ; ces Lévites, lors de leur esclavage à Babylone , durent regarder cette liturgie comme l'allégorie de leurs pouvoirs, biens et liberté perdus par leurs Rois. Nous avons souvent occasion de reproduire de pareils faits, et la nature de notre sujet nous y force.

Cette allégorie et cette légende d'Hiram varient dans nos Temples ; il en est de même de celle de ses trois assassins.

Elle est
l'allégorie de Jésus-Christ dans la Maçonnerie couronnée, et est suivie par les Bons Cousins.

Jésus-Christ, comme le Soleil,
termine sa carrière, apostrophé par le mauvais principe ou par le mauvais larron. Le bon principe suit le Christ dans sa gloire : on a même voulu faire ressortir davantage l'allégorie dans le tremblement de terre, dans les ténèbres, dans le bouleversement de la nature, qui suivent la mort du Divin Maître, de même que si réellement le Soleil s'était anéanti. Hiram , dans la Maçonnerie ancienne et acceptée dans un de nos Ordres, est l'emblème de Jésus-Christ, du Grand-Architecte, de son Eglise ; dans un autre, il représente l'ordre parfait qui se trouve dans la nature.

Douzième partie

 Notes :

(57) Voyez ce que la junte apostolique a osé en Espagne, en 1815, et ce que sont les congrégations de Jésus en France.

(58) Si on lit le Deutétonome et le Levitigue, on sera convaincu de cette assertion. On ne pouvait se présenter devant les prêtres les mains vides. Dulaure, dans son Histoire de Paris, rapporte des ordonnances des premiers évêques de la Gaule, qui établissaient les mêmes droits sur tous les Chrétiens.

(59) La cérémonie des eaux de jalousie se pratiquait de la manière suivante, Nombres, ch. 3 : «Lorsqu'une femme sera tombée en faute, et que, méprisant son mari, elle se sera approchée d'un autre homme, le mari la mènera devant le prêtre avec une offrande de la dixième partie d'une mesure de farine d'orge ; le prêtre la présentera au Seigneur, après il prendra de l'eau sainte dans un vase, il y mettra un peu de la terre du pavé du Tabernacle , il découvrira la tête de la femme et il mettra sur ses mains le sacrifice destiné pour renouveler le souvenir de son crime : le prêtre tiendra dans ses mains les eaux très-amères sur lesquelles il a prononcé des malédictions avec exécration, il donnera les eaux à boire à la femme : si son ventre n'enfle pas, e.t si elle n'en meurt pas, elle est innocente. »

(60) Les prêtres chrétiens changèrent cet usage en celui des cloches.

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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