Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
  • LE PORTEUR DE LUMIERE
  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
  • Contact

Texte Libre

Il y a  

  personne(s) sur ce blog

Recherche

Texte libre

Archives

23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 21:01

Alors la véritable histoire des Templiers... où se trouve-t-elle ? Elle est, en partie là, dans leur alliance avec les Johannites qui révélèrent à Hugues de Payens l'histoire de Ieschoua telle que décrite dans le Talmud... à savoir que son vrai père se nommait Pandira ou Panther... qu'il abusa de Mirjam... fut adopté par le rabbin Joseph... mais derrière l'histoire des Templiers se cache aussi ce qu'ils ambitionnaient... rebâtir le Temple de Salomon, déplacer l'Eglise en Orient... nous vous laissons découvrir...

 

 Les Templiers

par Eliphas Levi

Tiré de son ouvrage Histoire de la Magie écrit en 1880

Vous pouvez le lire en entier et le télécharger ICI...

 

Les sociétés de l'ancien monde avaient péri par l'égoïsme matérialiste des castes qui, en s'immobilisant et en parquant les multitudes dans une réprobation sans espérance, avaient privé le pouvoir captif entre les mains d'un petit nombre d'élus de ce mouvement circulatoire qui est le principe du progrès, du mouvement et de la vie.

Un pouvoir sans antagonisme, sans concurrence, et par conséquent sans contrôle, avaient été funestes aux royautés sacerdotales ; les républiques, d'une autre part, avaient péri par le conflit des libertés qui, en l'absence de tout devoir hierarchiquement et fortement sanctionné, ne sont plus bientôt qu'autant de tyrannies rivales les unes des autres. Pour trouver un milieu stable entre ces deux abîmes, l'idée des hiérophantes chrétiens avait été de créer une société vouée à l'abnégation par des voeux solennels, protégés par des règlements sévères, qui se recruterait par l'initiation, et qui, seule dépositaire des grands secrets religieux et sociaux, ferait des rois et des pontifes sans s'exposer elle-même aux corruptions de la puissance. C'était là le secret de ce royaume de Jésus-Christ qui sans être de ce monde en gouvernerait toutes les grandeurs.

Cette idée présida à la fondation des grands ordres religieux, si souvent en guerre avec les autorités séculières, soit ecclésiastiques, soit civiles ; sa réalisation fut aussi le rêve des sectes dissidentes de gnostiques ou d'illuminés qui prétendaient rattacher leur foi à la tradition primitive du christianisme de saint Jean. Elle devint enfin une menace pour l'Eglise et pour la société quand un ordre riche et dissolu, initié aux mystérieuses doctrines de la kabbale, parut disposé à tourner contre l'autorité légitime les principes conservateurs de la hierarchie, et menaça le monde entier d'une immense révolution.

Les Templiers, dont l'histoire est si mal connue, furent ces conspirateurs terribles, et il est temps de révéler enfin le secret de leur chute, pour absoudre la mémoire de Clément V et de Philippe le Bel.

En 1118, neufs chevaliers croisés en Orient, du nombre desquels étaient Geoffroy de Saint-Omer et Hugues de Payen, se consacrèrent à la religion et prêtèrent serment entre les mains du patriarche de Constantinople, siège toujours secrètement ou publiquement hostile à celui de Rome depuis Photius. Le but avoué des Templiers était de protéger les chrétiens qui venaient visiter les saints lieux ; leur but secret était la reconstruction du temple de Salomon sur le modèle prophétisé par Ezechiel.

Cette reconstruction, formellement prédite par les mystiques judaïsants des  premiers siècles, était devenue le rêve secret des  patriarches d'Orient. Le temple de Salomon rebâti et consacré au culte catholique devenait, en effet, la métropole de l'univers. L'Orient l'emportait sur l'Occident, et les patriarches de Constantinople s'emparaient de la papauté.

Les historiens, pour expliquer le nom de templiers donné à cet ordre militaire, prétendent que Baudoin II, roi de Jérusalem, leur avait donné une maison située près du temple de Salomon. Mais ils commettent là un énorme anachronisme, puisqu'à cette époque non seulement le temple de Salomon n'existait plus, mais il ne restait pas pierre sur pierre du second temple bâti par Zorobabel sur les ruines du premier, et il eut été difficile d'en indiquer précisément la place.

Il faut en conclure que la maison donnée aux templiers par Baudoin était située non près du temple de Salomon, mais près du terrain sur lequel ces missionnaires secrets et armés du patriarche d'Orient avaient intention de le rebâtir.

Les templiers avaient pris pour leur modèle, dans la Bible, les maçons guerriers de Zorababel, qui travaillaient en tenant l'épée d'un main et la truelle de l'autre. C'est pour cela que l'épée et la truelle furent les insignes des templiers, qui plus tard, comme on le verra, se cachèrent sous le nom de frères maçons. La truelle des templiers est quadruple et les lames triangulaires en sont disposées en forme de croix, ce qui compose un pantacle kabbalistique connu sous le nom de croix d'Orient.

La pensée secrète d'Hugues de Payens, en fondant son ordre, n'avait pas été précisément de servir l'ambition des patriarches de Constantinople. Il existait à cette époque en Orient une secte de chrétiens johannites, qui se prétendaient seuls initiés aux vrais mystères de la religion du Sauveur. Ils prétendaient connaître l'histoire véritable de Jésus-Christ, et, adoptant en partie les traditions juives et les récits du Talmud, ils prétendaient que les faits racontés dans les Evangiles ne sont que des allégories dont saint Jean donne la clef en disant "qu'on pourrait remplir le monde des livres qu'on écrirait sur les paroles et les actes de Jésus-Christ ;" paroles qui, suivant eux, ne serait qu'une ridicule exagération, s'il ne s'agissait, en effet, d'une allégorie et d'une légende qu'on peut varier et prolonger à l'infini.

Pour ce qui est des faits historiques et réels, voici ce que les johannites racontaient :

Une jeune fille de Nazareth, nommée Mirjam, fiancée à un jeune homme de sa tribu, nommé Jochanan, fut surprise par un certain Pandira, ou Panther, qui abusa d'elle par la force après s'être introduit dans sa chambre sous les habits et sous le nom de son fiancé. Jochanan, connaissant son malheur, la quitta sans la compromettre, puisqu'en effet, elle était innocente, et la jeune fille accoucha d'un fils qui fut nommé Josuah ou Jésus.

Cet enfant fut adopté par un rabbin du nom de Joseph qui l'emmena avec lui en Egypte ; là, il fut initié aux sciences secrètes, et les prêtres d'Osiris, reconnaissant en lui la véritable incarnation d'Horus promise depuis longtemps aux adeptes, le consacrèrent souverain pontife de la religion universelle.

Josuah et Joseph revinrent en Judée où la science et la vertu du jeune homme ne tardèrent pas à exciter l'envie et la haine des prêtres, qui lui reprochèrent un jour publiquement l'illégitimité de sa naissance. Josuah, qui aimait et vénérait sa mère, interrogea son maître et apprit toute l'histoire du crime de Pandira et des malheurs de Mirjam. Son premier mouvement fut de la renier publiquement en lui disant au milieu d'un festin de noces : "Femme qu'y-a-t-il de commun entre vous et moi ?" Mais ensuite pensant qu'une pauvre femme ne doit pas être punie d'avoir souffert ce qu'elle ne pouvait empêcher, il s'écria : "Ma mère n'a point péché, elle n'a point perdu son innocence ; elle est vierge, et cependant elle est mère ; qu'un double honneur lui soit rendu ! Quant à moi, je n'ai point de père sur la terre. Je suis le fils de Dieu et de l'humanité !"

Nous ne pousserons pas plus loin cette fiction affligeante pour des coeurs chrétiens ; qu'il nous suffise de dire que les johannites allaient jusqu'à faire saint Jean l'Evangéliste responsable de cette prétendue tradition et qu'ils attribuaient à cet apôtre la fondation de cette Eglise secrète.

Les grands pontifes de cette secte prenaient le titre de Christ et prétendaient se succéder depuis saint Jean par une transmission de pouvoirs non interrompue. Celui qui se parait, à l'époque de la fondation de l'ordre du temple, de ces privilèges imaginaires se nommait Théoclet ; il connut Hugues de Payens, il l'initia aux mystères et aux espérances de sa prétendue Eglise ; il le séduisit par des idées de souverain sacerdoce et de suprême royauté, il le désigna enfin pour son successeur.

Ainsi l'ordre des chevaliers du temple fut entachée dès son origine de schisme et de conspiration contreles rois.

Ces tendances furent enveloppées d'un profond mystère et l'ordre faisait profession extérieure de la plus parfaite orthodoxie. Les chefs seulement savaient où ils voulaient aller ; le reste les suivait sans défiance.

Acquérir de l'influence et des richesses, puis intriguer, et au besoin combattre pour établir le dogme johannite, tels étaient le but et les moyens proposés aux frères initiés. "Voyez, leur disait-on, la papauté et les monarchies rivales se marchander aujourd'hui, s'acheter, se corrompre, et demain peut-être s'entre-détruire. Tout cela sera l'héritage du temple ; le monde nous demandera bientôt des souverains et des pontifes. Nous ferons l'équilibre de l'univers, et nous serons les arbitres des maîtres du monde."

Les templiers avaient deux doctrines, une cachée et réservée aux maîtres, c'était celle du johannisme ; l'autre publique, c'était la doctrine catholique romaine. Ils trompaient ainsi les adversaires qu'ils aspiraient à supplanter. Le johannisme des adeptes était la kabbale des gnostiques, dégénérée bientôt en un panthéisme mystique poussé jusqu'à l'idôlatrie de la nature et la haine de tout dogme révélé. Pour mieux réussir et se faire des partisans, ils caressaient les regrets des cultes déchus et les espérances des cultes nouveaux, en promettant à tous la liberté de conscience et une nouvelle orthodoxie qui serait la synthèse de toutes les croyances persécutées. Il en vinrent ainsi jusqu'à reconnaître le symbolisme panthéistique des grands maîtres en magie noire, et, pour mieux se détacher de l'obéissance à la religion qui d'avance les condamnait, ils rendirent les honneurs divins à l'idole monstrueuse du Baphomet, comme jadis les tribus dissidentes avaient adoré les veaux d'or de Dan et de Béthel.

Des monuments récemment découverts, et des documents précieux qui remontent au XIIIe siècle, prouvent d'une manière plus que suffisante tout ce que nous venons d'avancer. D'autres preuves encore sont cachées dans les annales et sous les symboles de la maçonnerie occulte.

Frappé de mort dans son principe même, et anarchique parce qu'il était dissident, l'ordre des chevaliers du Temple avait conçu une grande oeuvre qu'il était incapable d'exécuter, parce qu'il ne connaissait ni l'humilité ni l'abnégation personnelle. D'ailleurs les templiers étant pour la plupart sans instruction, et capables seulement de bien manier l'épée, n'avaient rien de ce qu'il fallait pour gouverner et enchaîner au besoin cette reine du monde qui s'appelle l'opinion. Hugues de Payens n'avait pas eu la profondeur de vues qui distingua plus tard un militaire fondateur aussi d'une milice formidable aux rois. Les Templiers étaient des jésuites mal réussis.

Leur mot d'ordre était de devenir riche pour acheter le monde. Ils le devinrent en effet, et en 1312 ils possédaient en Europe seulement plus de 9000 seigneuries. La richesse fut leur écueil ; ils devinrent insolents et laissèrent percer leur dédain pour les institutions religieuses et sociales qu'ils aspiraient à renverser. On connait le mot de Richard Coeur de Lion à qui un ecclesiastique, à qui il permettait une grande familiarité, ayant dit : "Sire, vous avez trois filles qui vous coûtent cher et dont il serait bien avantageux de vous défaire : ce sont l'ambition, l'avarice et la luxure." "Vraiment ! dit le roi : eh bien ! marions-les. Je donne l'ambition aux templiers, l'avarice aux moines et la luxure aux evêques. Je suis sûr d'avance du consentement des parties."

L'ambition des templiers leur fut fatale ; on devinait trop leur projet et on les  prévint. Le pape Clément V et le roi Philippe le Bel donnèrent un signal à l'Europe et les templiers, enveloppés pour ainsi dire dans un immense coup de filet, furent pris, désarmés, et jetés en prison. Jamais coup d'Etat ne s'était accompli avec un ensemble plus formidable. Le monde entier fut frappé de stupeur, et l'on attendit les révélations étranges d'un procès qui devait avoir tant de retentissement à travers les âges.

Il était impossible de dérouler devant le peuple le plan de la conspiration des templiers ; c'eut été initier la multitude au secret des maîtres. On eût recours à l'accusation de magie, et il se trouva des dénonciateurs et des témoins. Les templiers, à leur réception, crachaient sur le Christ, reniaient Dieu, donnaient au grand maître des baisers obscènes, adoraient un tête de cuivre aux yeux d'escarboucle, conversaient avec un grand chat noir et s'accouplaient avec des diablesses. Voilà ce qu'on ne craignit pas de porter sérieusement sur leur acte d'accusation. On sait la fin de ce drame et comment Jacques de Molai et ses compagnons périrent dans les flammes ; mais avant de mourir, le chef du Temple institua et organisa la "maçonnerie occulte". Du fond de sa prison, le grand maître créa quatre loges métropolitaines, à Naples pour l'Orient, à Edimbourg pour l'Occident, à Stockolm pour le Nord et à Paris pour le midi. Le pape et le roi périrent bientôt d'une façon étrange et soudaine. Squin de Florian, le principal dénonciateur de l'Ordre, mourut assassiné. En brisant l'épée des templiers, on en avait fait un poignard, et leurs truelles proscrites ne maçonnaient plus que des tombeaux.

Laissons-les maintenant disparaître dans les ténèbres où ils se cachent en y tramant leur vengeance. Quand viendra la grande révolution, nous les verrons reparaître et nous les reconnaîtrons à leurs signes et à leurs oeuvres.

 Posté par Adriana Evangelizt

Partager cet article

Repost 0
Published by Adriana Evangelizt - dans TEMPLIERS
commenter cet article

commentaires

Adriana Evangelizt 28/08/2010 19:12



A Boham...


Je suis d'accord avec toi, cela ne concerne pas la vie de nos Ancêtres...



boham 24/08/2010 10:39



Cet extrait ne peut en aucun cas prétendre à l'exactitude des faits. Même si ces sujets ont longtemps remplit les romans et autre biblio, toutes ces véritées masquées ne confèrent pas notre
histoire et la vie de nos ancètres.