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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 21:48

 

 

Pourquoi ne pas faire profiter les Profanes de certaines publications ou revues censées éveiller la conscience de Toutes et de Tous sur la Symbolique du Monde et de la Position de l’Homme libre et de bonnes mœurs dans celui-ci ?

Je ne suis pas de ceux qui cherchent le Secret avant tout autre chose : ce qui compte c’est de se sentir bien en nous et, si pour cela, il faut en passer par l’ouverture vers les Profanes, l’Initié que je suis en trouve une force décuplée : halte aux secrets dévoyés ! mais gare à l’Homme qui se cache sous le sceau du secret pour mener des « combines » qui ne correspondent en rien à la Maçonnerie Traditionnelle.

En Apparté, et pour vous offrir quelques textes personnels sur la Maçonnerie, voici ici une « Planche », épurée des secrets inviolables inhérant à ma Nouvelle Vie et de mes Nouveaux Devoirs. Le sujet ? Regardez plus bas :

«La sincérité, un Principe Maçonnique ?»

Constatations de la part d’un App.°. .

par Christophe Hinderchiette

 

 

Ven.°. M.°., et vous toutes et tous mes BB.°. AA.°. SS.°. et FF.°. en vos grades et qualités,

On peut toujours tenter de définir la sincérité, il restera toujours de multiples définitions de ce terme dans la vie profane car il fait appel à l’affect de chaque individu.

Mais dans l’enseignement maçonnique, ce terme a un sens profond qui rattache tous les maçons entre eux : la sincérité se doit d’être un principe de tous au service de l’enseignement maçonnique de chacun.

Quand un Profane est reçu en Loge afin de soutenir son entrée, il lui faut rapidement se rendre compte que, dès les premières questions, ses interlocuteurs ont cerné ses principales qualités et défauts. Les questions qu’ils posent ensuite sont dans ce sens une découverte autant pour le Profane que pour ses interlocuteurs de ce qu’il Est réellement.

Il est dès cet instant plus facile de répondre avec franchise qu’en tentant de masquer un comportement qui, de toute manière, sera détecté par les F.°. Maç.°.

Car si les Maçons savent reconnaître la Sincérité d’un Candidat, c’est uniquement parce que l’enseignement maçonnique prodigue la culture de la tolérance, sous couvert de savoir -sous forme de symbolisme et d‘Histoire-, et qu’un homme honnête se doit, à chaque instant, de l’être avec soi-même comme avec ses F.° en Loge.

Ce qui est primordial c’est d’arriver en Maçonnerie avec des intentions pures et aucunement pour obtenir un « carnet d’adresses » : ce genre de comportement est très vite repéré et tout profane venu chercher ce genre d’arrangement est rapidement écarté de la Chaîne d’Union unissant tous les Maçons, dignes et de bonnes mœurs.

La tenue d’Initiation : Gestation

Quel serait plus beau symbole que cette sincérité affichée par le Profane dénudé et, surtout, momentannément aveugle avec un bandeau lui couvrant les yeux ?

« Tu es venu ici en tant que Profane, les Maçons t’ont jugé digne de recevoir la Lumière : Pour entrer dans ce tunnel de la Mort vers la rennaissance, tu devras faire preuve de courage, de volonté mais aussi d’Honnêteté : la Chambre de Préparation t’as déja mise en garde : Vas-t’en si s’est la curiosité qui t’a amené ici ». Un premier travail de sincérité s’est déjà fait jour dans l’esprit du Candidat, mais si réellement il souhaite continuer son Parcours vers la Lumière, il va devoir affronter de terribles épreuves qui sont avant tout des épreuves pour l’esprit : il est nulle question ici d’être flagellé en public ou de recevoir des coups, mais uniquement de franchir certains passages, sous forme de cercles, pour tester la Volonté du Demandeur !

Ce sont des épreuves poussant le candidat à une réflexion intérieure intense où tous les sentiments traverseront son esprit à mesure de son avancée dans la cérémonie d’initiation symbolisée par l’avancée vers les cercles intérieurs.

Les Maçons des Temps Anciens ont crée ces niveaux comme des passages volontaires que le Profane se doit de franchir lui-même pour oser espérer atteindre la Lumière.

A cet instant, il est évident que le Visiteur comprend qu’on attend de lui Courage, Abnégation, Force … et Sincérité !

Eclosion


La force de l’Esprit est, ici, durant ces épreuves initiatiques, magnifiée de façon à ce qu’une introspection proche d’une phase de poussée, tel le nouveau-né à sa sortie, l’amène à ressentir les luttes qui l’agitent pour savoir si, réellement, il est mûr et si sa motivation est assez forte pour s’exposer à l’Inconnu, pour permettre à des personnes de le mener vers un chemin dont même son imagination n‘a aucune prise : son individualisme primaire lutte dans sa conscience pour lui intimer l’ordre de tout arrêter ! « Comment ose-t-il accepter d’être dirigé de la sorte ? » Son corps veut se rebeller : l’angoisse du Noir absolu se mêle à la crainte que jamais il ne redeviendra le même : toutes ses belles vérités seront peut-être remises en question, et ceci par la « faute » d’Hommes et de Femmes sûrement bien plus intelligents que lui : l’Ego l’amène à rechercher un compromis, la Sincérité l’amène à transcender ses propres instincts animaux pour accepter le soutien de ceux qui l’entourent : « Advienne que pourra ! Ils ne me mangeront peut-être pas durant leurs Agapes !!» J .

A son arrivée…

La Sincérité jouera toujours un rôle majeur dans le cheminement du Jeune App.°. tout au long de ses tenues, au contact des Maîtres l’entourant de leur patience et, par la-même, de leur compréhension.

Cette patience n’est pas qu’une vertu maçonnique mais appartient à tous les Hommes Intelligents sachant comprendre l‘Autre. Toutefois l’expérience maçonnique rend les Maîtres bien plus ouverts et conscients des difficultés de chaque nouveau venu : eux-mêmes ont eu besoin de leurs Maîtres pour répondre à nombre de questions qu’ils ont pu se poser lors de leurs premiers pas en Maçonnerie.

Que constate un Apprenti lors de son arrivée en Maç.°.? Tout d’abord le plaisir de ces Frères et Sœurs d’accueillir un nouveau Maillon dans la Chaîne. Le visage raillonnant de ses interlocuteurs l’incite immédiatement à prendre confiance en lui, de façon à « ressembler » à ceux qui lui font face. On peut parler de mimétisme, mais je crois que c’est avant tout une marque de respect que l’App.°. tente de témoigner à l’égard de la Loge et de ses membres pour leur signifier que la gentillesse dont ils font preuve à son égard est reçue de manière délicieuse dans son cœur de Jeune Initié.

Après les tumultes des épreuves, le premier symbole de cette nouvelle vie est le sentiment de la Lumière incarnée par la douceur des regards et la gentillesse dont font preuve les Maçons : il faut immédiatement panser les plaies qui ont pu s’ouvrir durant la Tenue d’Initiation. Après le Chaos vient l’Ordre !

Constatations en Loge

Les visages radieux remplis de tendresse de toute l’Assemblée amènent immédiatement l’App.°. à ressentir une immense chaleur dans son Cœur.

Les Profanes vivent ensemble et font en sorte de se supporter, ici les Maçons vivent leur Seconde Vie en parfaite harmonie : hors de question de hausser le ton ou de s’envoyer des noms d’oiseaux lors de la Tenue. Ici prime le respect de la Parole d’Autrui, le Silence permettant aux Apprentis de percevoir avec encore plus de force cette démarcation avec la Vie Profane. Les Maçons semblent, au yeux de notre App.°., sincères en acceptant avec honneur et un plaisir, parfois non dissimulé, les échanges verbaux mêlant courtoisie et respect -et il apprendra plus tard qu‘il a raison ! Chaque phrase employée est alors importante et représente toujours un moyen d’accomplissement intellectuel dans le but avoué de remplacer la Parole des nouveaux Initiés, qui leur est confisquée à leur entrée sur le Parvis, afin que ces derniers, s’enrichissent tout autant, et même au-delà, dans le silence.

Les Maîtres font preuve de Sincérité mais dans leurs discussions lors des Tenues puis des Agapes, il n’est pas question de dévoiler leur vie personnelle : Sincérité ne doit jamais être le paravent au voyeurisme et à la Curiosité malsaine mais au contraire une méthode pour faire ressentir aux App.°. que c’est en étant sincère, et en tout premier lieu avec soi-même, que naîtra l’échange fraternel.

Une Pédagogie de la naissance


L’accomplissement ne peut se faire que si nous sommes nous-mêmes !

L’Apprenti doit apprendre : l’enseignement maçonnique doit être apporté avec une pédagogie à l’image de chacun : le Maître se doit de se mettre au niveau du nouveau-né et lui faire acquérir les bases d’une compréhension qu’il construira, ensuite, seul. Mais jamais aucun enseignement ne devra se départir de la Sincérité qui guide les Enseignants à l’égard des Enseignés.

La Sincérité bouscule toutes les idées préconcues et offre un vivier fantastique de patience aux deux parties : c’est en étant sincère que les fautes sont pardonnées, c’est en suivant la route de son cœur que les embûches durant le chemin seront moins lourdes à porter. L’Apprenti apprend à étoffer ses connaissances par la patience et la démonstration de sa Sincérité : Avouer parfois sa méconnaissance nous côute peut-être beaucoup au départ, mais les réponses que l’on recoit nous enrichissent au centuple de ce que nous avons perdu. L’Apprenti comprend alors que la Sincérité paye !. Le mensonge, lui, est toujours, un jour ou l’autre, revélé.

La Reconnaissance pour Croissance

Face à la gentillesse des Maçons de toute âge et de tous niveaux, l’Apprenti, automatiquement, tentera de les remercier par les moyens qui lui sont permis d’utiliser : en premier lieu, par le respect des bornes qu’on lui intime de ne pas franchir. Ensuite, à mesure qu’il acquiert une confiance dans ce qui l‘entoure, comme pour le nouveau né s’habituant à la Lumière du Soleil, lui vient à l’esprit quelques initiatives comme se proposer à toutes sortes de travaux : il tient à montrer, ainsi, aux Maîtres l’entourant de leurs ailes, que ce qu’ils ont pû lui enseigner commence à porter ses fruits : les actes de tout ordre se veulent alors l’expression d’une gratitude magnifiée par l‘innocence du nouveau-né. Comme les Maîtres s’en doutent, les premiers gestes, qui ne sont aucunement des gestes démonstratifs d’indépendance, mais de témoignage de la part de l’Appenti et qui sont emplis de Sincérité touchante et innocente, sont gauches et empoulés : les Maîtres en prennent, sous cape, un immense ravissement : le Nouveau-Né, montre, fier, ses premiers pas et il le fait en guise de témoignage de Respect Infini pour ses Maîtres, qui lui offrent protection et enseignement.

Les premiers gestes sont assurément le signe que la Lumière a atteint le jeune App.°., mais parfois ils prennent des formes à la limite du risible. Loin de moi la croyance que tous osent faire leur premier pas en agissant avec déraison !! pourtant les premiers pas sont toujours source de comportements innocents et tendres et parfois, sont si peu Maçonniques, qu’un sourire peu subrepticement apparaître sur les lèvres d’un Maître.

Je ne suis pas de ceux qui croient qu’innocence rime obligatoirement avec sincérité, mais la gage d’une longue sincérité tient absolument au fait que l’Etre a gardé une part de naîveté généreuse, confinant à une innocence à l’égard de ses semblables.

Ouverture vers l’Indépendance


Quand les premiers gestes « indépendants » de l’App.°. se font jour, ils sont toujours marqué par le sceau de la reconnaissance envers les Maîtres qui ont été, pour lui, les plus généreux à son égard : la Mère recevra avant quiconque le premier sourire de son nouveau-né : merveilleux pour le Cœur, incommensurable douceur pour tout le travail accompli, pour tous ces mois où il a fallu donner plus que la Mère ne possédait : le sourire est le premier échange réel entre les Maçons Confirmés et l’Apprenti en quête d’un espace où affirmer son Moi.

Un Engagement vers l’Identité

Cette Sincérité du Cœur peut prendre, bien sûr, une multitude d’aspects allant, je l’ai dit, du travail à des gestes plus raffinés tels que l ‘écriture de planches innombrables, toutes dédiées à montrer à la Loge qu’elle a bien agi en acceuillant l’App.°. en son sein. Ceux qui en recoivent les premières ébauches sont également ceux dont l’Apprenti tient à montrer que, malgré le peu de richesse de son travail, tout ce que l’on peut en tirer de bénéfique leur est accordé.

C’est à ce moment là que les Maîtres devront être particulièrement vigilants quand aux actes entrepris par le jeune Maçon dans sa Nouvelle vie : ce sont les premiers actions témoignant de la fraîche assurance prise à l’aide de ses pairs, où l’App.°. va apprendre à constater les réactions de son Vénérable et des Surveillants : ses actes peuvent tout à fait être en contradiction même avec la Maçonnerie… ses premiers pas ne sont que les tatonnements de son cœur pour toucher ses F.°., une tentative de les renseigner sur l’état larvaire dans lequel il se trouve : plus vraiment profane, Solide Apprenti, par de nombreux points il reste en recherche sur l’Inconnu, sur les questionnements de son Esprit concernant le Futur. Il se cherche un espace dans lequel il pourra respirer, vivre, souffler. Ici naît ses premières actions, individuelles dans sa recherche Initiatique pour une mineure partie, communes pour une grande partie vers un Idéal qu’il juge nécessairement en rapport avec ses F.°. et S.°.. La réaction de ses Maîtres se doit d’être à la mesure des tentatives de leur App.°. : aussi sincère que droit.

L’Enseignement du symbolisme doit alors être primordial mais uniquement à partir de cette période, car avant le jeune App.°. n’est pas encore en mesure de percevoir suffisamment clairement tout ce qui l’entoure. Les premiers signes d’action de l’Apprenti doivent donc être le déclic pour les Maîtres afin d‘engager, ensemble, l’étude de l’enseignement maçonnique dans ses Traditions, son Histoire, sa Philosophie, Sa Recherche Moderne. Mais on ne doit pas oublier que l’Enseignement Maçonnique à proprement dit inclut tous ces instants « magiques » durant lesquels l’App.°. apprend…à apprendre! Nul souci vient entraver ses premières sorties vers la Tenue : il faut déjà qu’il aborde avec confiance ses F.°. et ce travail nécessite déjà beaucoup de courage : Face à la Touchante sincérité dont font preuve les S.°. et F.°. de la Loge, accepter de sortir de son cocon pour, aussi, s’engager dans une Voie de Sincérité n’est pas en soi un Défi, c’est un Combat ! Et c’est le Premier Travail de chaque Maçon : à la découverte de son Moi Intérieur par l’entremise du comportement bien « étrange » de ses Frères J !!

Un nouveau stade

Quand les premières actions visibles de l’App.°. se font jour, il est alors temps pour la Loge de réellement l’accueillir en son sein en lui ouvrant des portes jusqu’alors fermées à sa vision : je veux parler ici de la Vie Maçonnique dans son pays comme partout ailleurs : l’Histoire au service du renseignement sur le bouillonnement culturel propre à la Maçonnerie ! Beaucoup de Jeunes App.°. arrivent en Maç.°. avec toutes les connaissances d’un Maître du 33eme degré… Mais d’autres arrivent très peu vêtu : « Je ne demande qu’à apprendre, habillez mon esprit de vêtements chauds pour me permettre de passer en paix les hivers rigoureux, les printemps humides à venir… ».

La Sincérité des demandes que formulent les Apprentis sont à ce sujet symboliques de leur parcours de Profane : L’Homme cherche avant tout à satisfaire sa curiosité et les questions qui interpellent son intellect. Ces interrogations sont sensiblement différentes selon le parcours de l’App.°. et il est bon de se renseigner sur le parcours profane de chaque nouvel arrivant afin d’orienter ce dernier vers un Maître ayant un parcours soit à l’identique soit au plus proche des sensibilités du nouveau Maillon de la Chaîne.

Apparté

Quand je suis arrivé en Maçonnerie, tout d’abord lors de la « Séance des Questions » (que j’inclue totalement dans mon enseignement maçonnique), j’ai pu me rendre compte au fond de mon Cœur que des doutes subsistaient sur mes réelles motivations quant à mon entrée dans la Lumière : de confession chrétienne, j’ai depuis l’age de 12 ans ressenti profondément le Message de Dieu qui est celui d’apporter à tout Homme tout ce qui est possible de lui procurer, et ceci même au détriment de sa propre vie. Certains appelleront cela de la sottise, d’autres une utopie mêlée de mensonge intérieur, et encore certains diront d’une folie patentée !! Qu’importe si je suis fou, ce qui compte c’est que je ne dénature pas, ni dans mes propos ni dans mes actes, le Message de Dieu qui se veut Amour et Bienfaisance.

Lors des questions, au fond de mon Ame se mêlaient Religion, Société Secrète, Organisation Charitative… Un de mes futurs F.°. me fit rapidement remarquer que la Maçonnerie n’était aucunement une Organisation à but charitatif, mais se voulait porteuse d’idées de tolérance, de respect et, en communion avec ces principes, d’une Idée de l’Homme et de valeurs intemporelles en vue de son épanouissement personnel et sociétal. Me voilà dévoilé !! : mon principal doute se fit jour sans que, ouvertement, je n’en fasse mention. Je devais sincérement trouver une Réponse à cette mise en garde tout autant pour honorer son propos d’une réponse à son attention mais aussi pour moi. Il fallait que je fasse un choix et ce choix fût fait : j’acceptais pleinement le rôle réel de la Maçonnerie et rectifiait, en mon for intérieur, la définition erronée ou tronquée de ce qu’était pour moi la F.°. M.°.. Je fis rapidement mien cette nouvelle et réelle représentation de la Maçonnerie, souvent dénaturée par des propos de profanes se servant d‘attaques à son encontre comme moyen de pression pour des sujets à milles lieux de la Maçonnerie que nous pratiquons.

Il va sans dire qu’une fois reparti chez moi, je refis intérieurement toutes les étapes de la soirée et il me sembla que je n’avais pas été assez sincère avec moi-même : comment des Maçons accepteraient d’accueillir à leurs côtés un Profane qui se trompait si lourdement sur la F.°. M.°.?

Même si j’acceptais totalement le nouveau sens du but ultime que tout Maçons cherche dans son chemin initiatique, je m’imaginais mal d’être accepté : « Il a peut-être fait preuve de Sincérité, mais sa recherche s’établit sur des bases érronées du réel sens dont est porteur la Mac.°. !! ».

Toutefois, je fut accepté et accueilli, une fois le bandeau retiré, dans une « Confrérie » de femmes et d’hommes dotés d’une profonde patience : ce fut, pour moi, le premier exemple de l’enrichissement que peut apporter l’enseignement maçonnique à ceux qui en acceptent les bases et fondent leur comportement dans le respect des valeurs que les Anciens ont toujours souhaité perpétuer bien après leur départ vers l‘Orient Eternel.

Une autre constatation que je pus rapidement faire fut l’arrivée d’ailes protectrices qui m’enveloppèrent et me protégèrent avec beaucoup de Chaleur Humaine et d’Amour Fraternel : ce que je ressentis comme « la Protection d’un Corps au service des Plus faibles » : ceux dont l’innocence font les proies faciles des charognards, toujours prompts à profiter de la naïveté qui caractérise nos premiers pas et qui accompagnera toujours notre démarche maçonnique. La seule nuance est qu’en Maçonnerie je sais que je n’ai pas à me méfier de mes F.°. et S.°. : Jamais ils ne profiteront de cette faiblesse, ma Confiance leur est acquise.

Dans la vie profane, par opposition, tout défaut apparent est désavantage. Défaut dans la cuirasse, le Talon d’Achille dont vos ennemis prennent plaisir à imaginer son utilisation pour vous mettre à terre. Il est difficile de changer d’attitude : d’une position défensive dans la Société, on passe à une position de confiance où rien n’est omis dans les Tenues, où l’on se permet même de s’ouvrir et de faire partager parfois ses douleurs, souvent ses joies et le bonheur de participer à une Œuvre Commune, peu importe la trace quelle laissera dans l’histoire, l’Oeuvre initiatique de tous est un enrichissement formidable pour tous.

La Sincérité a toujours guidé mes pas et ce comportement restera à jamais ce que j’ose espérer être une qualité. Toutefois, pour certaines activités profanes dont je commence l‘appprentissage, cette capacité à vouloir ne jamais mentir est un comportement à proscrire. Des endroits, sujets qu’on ne peut aborder en Loge, où règnent l’hypocrisie et un individualisme exarcerbé, sont une preuve supplémentaire que notre société accepte mal l’œuvre d’Honnêteté qui doit caractériser le Chemin prit par l ‘Homme Sincère.

L’éveil de la conscience n’est possible que si nous sommes en harmonie avec nous-mêmes !

J’ai commencé très jeune la Maçonnerie et j’ai l’orgueuil de croire que je n’en connais rien. Mes pas sont toujours marqués par la peur de blesser ou de heurter. Je ne renierai jamais ma foi ni ce que me dicte ma conscience. Je suis comme tout Etre : très enclin à connaître avant de savoir.


Je ne veux pas blesser du fait de ma motivation, plutôt expréssive, mes F.°. qui peuvent, parfois, ressentir une exaspération à mon contact.

Je ne joue pas un rôle, je suis moi-même : je préfère donner que recevoir. Ceci est ma nature d’Homme, en accord avec mes Principes inculqués dans mon passé. Ne voyez pas en moi un Chrétien Propagandiste ni un Régoriste. Ne voyez pas en moi l’opportuniste ni l’Homme soucieux de son Image, mais uniquement un homme rempli de doutes sur son devenir, soucieux de trouver un pôle où trouver son Unité, en accord avec les principes qui définissent « Libre et de Bonnes moeurs ».

Juger un Homme sans le connaître totalement, c’est assurément se tromper.

Les ailes protectrices sont un bienfait dont jamais je n’oserai me départir. La Patience m’anime à mesure que les sollicitations à mon égard se font jour. Mais jamais vous ne me verrez agir en opposition avec les principes fondateurs de la Maçonnerie dont vous êtes toutes et tous, de véritables exemples :

Intégrité, Patience, Honnêteté et Sincérité.

J’ai dit, Ven.°. M.°. !



 

RITES



Tout d’abord, les RITES. Ils en existent de nombeux en Maçonnerie et chaque Loge est en droit d’en pratiquer un. Dans les faits, les Obédiences proposent à chacune de leurs loges plusieurs rites et c’est cette dernière qui, selon l’avis de leurs membres, determine sous quel rite ils ouvriront et fermeront leurs travaux.

Je vous présente ici des textes ouverts à tous sur différents rites pratiqués par nos F.°. et S.°.

Le R.E.R (pas de blagues de mauvais goût concernant notre moyen de locomotion pour les pauvres civilisés que nous sommes J ) : le Rite Ecossais Rectifié.

L



Historique RER

Le texte qui suit a été primitivement publié dans une plaquette éditée en 1995 par le Grand Prieuré des Gaules auquel nous adressons nos fraternels remerciements.

Régime Écossais Rectifié est un système maçonnique et chevaleresque chrétien qui fut constitué en France dans le troisième quart du XVIIIe siècle. Après une éclipse apparente au XIXe siècle, il connaît, à notre époque, et surtout depuis les années 1960, un fort regain de vitalité.

On notera que la notion de Régime renvoie à l’organisation structurelle du système, celle du Rite à la pratique rituelle proprement dite. Les deux expressions : Régime Écossais Rectifié et Rite Écossais Rectifié ne sont donc pas, à strictement parler, interchangeables, même si la pratique courante les confond, ce que facilite leur sigle commun : R.E.R.

Le Régime Écossais Rectifié a été organisé entre 1774 et 1782 par deux groupes de maçons strasbourgeois et lyonnais parmi lesquels on doit citer Jean et Bernard de Turckheim ainsi que Rodolphe de Salzman (tous trois de Strasbourg) et surtout le Lyonnais Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824) qui en fut l’âme pensante. L’architecture du Régime fut son œuvre et c’est lui qui mit en forme la doctrine qu’il véhicule.

Du point de vue formel, le Régime Écossais Rectifié a trois origines ; du point de vue spirituel, il a deux sources ou inspirations.

Pour ce qui est de la structure et de la symbolique tant maçonnique que chevaleresque, les trois origines du système sont :

· La maçonnerie française de l’époque avec sa prolifération de grades les plus divers [1] et qui, épurée, devait être structurée vers 1786/1787 en un système qui portera plus tard le nom de « Rite français », avec ses trois grades bleus et ses quatre ordres, sans omettre les divers grades dont la combinaison constitue ce qu’on appelle l’écossisme ;

· Le système propre à Martinez de Pasqually, personnage énigmatique mais inspiré que Willermoz, comme Louis-Claude de Saint-Martin, reconnut toujours pour son maître, c'est-à-dire l’ « Ordre des Chevaliers Maçons Élus Cohen de l’Univers » ;

· La « Stricte Observance », dite encore « Maçonnerie rectifiée » ou « Maçonnerie réformée de Dresde », système allemand où l’aspect chevaleresque primait absolument sur l’aspect maçonnique, car il se voulait non seulement l’héritier mais le restaurateur de l’ancien Ordre du Temple aboli en 1312.

Pour ce qui regarde les deux sources spirituelles dont il est un des dépositaires modernes, il a puisé à :

· La doctrine ésotérique de Martinez de Pasqually dont l’essentiel porte sur l’origine première, la condition actuelle et la destination ultime de l’homme et de l’univers ;

· La tradition chrétienne indivise, nourrie des enseignements des Pères de l’Église.

Quoi que certains aient pu affirmer, ces deux doctrines, non seulement ne se contredisent pas, mais, a contrario, se corroborent l’une l’autre.

Tous les textes prouvent la parfaite orthodoxie, au regard des confessions chrétiennes, du Régime Écossais Rectifié qui s’occupe, non de ce qui divise les chrétiens, mais de ce qui les réunit.

Partant de là, Willermoz a donné à son Système ou Régime une architecture concentrique en l’organisant en trois classes successives de plus en plus intérieures et, en même temps, de plus en plus secrètes, chacune étant inconnue de celle qui lui était extérieure.

En outre, il a doublé le parcours initiatique de grade en grade par un enseignement doctrinal progressivement de plus en plus précis et explicite, au moyen d’instructions qui font partie intégrante du rituel de chaque grade.

Cette conception d’ensemble – architecture du Régime et doctrine – a été officiellement approuvée en deux étapes. D’abord, sur le plan national, par le Convent des Gaules (novembre-décembre 1778) lequel ratifia, entre autres, le Code maçonnique des Loges réunies et rectifiées et le code de l’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte qui demeurent les textes constitutionnels, toujours en vigueur, du régime. Puis, sur le plan européen, par le Convent de Wilhemsbad, en Allemagne, (août-septembre 1782), tenu sous la présidence du duc Ferdinand de Brunswick-Lunebourg et du prince Charles de Hesse, principaux dirigeants de la « Stricte Observance » qui se rallièrent à ce qu’on appelait à l’époque la Réforme de Lyon.

L'Organisation


Dans sa structure d’origine, le Régime Écossais Rectifié comportait trois classes, deux ostensibles et une secrète :

- la classe symbolique ou Ordre maçonnique dans laquelle est conférée et conduite à son terme l’initiation maçonnique. Cette classe est elle-même subdivisée en quatre grades :

- les grades pratiqués dans les loges de saint Jean, dites loges bleues, en raison de la couleur de leurs décors ; le grade de Maître Écossais de Saint-André ou Loges Écossaises, dites loges vertes pour les mêmes raisons. Sans ce quatrième grade, l’initiation maçonnique demeure incomplète. La cérémonie de réception à ce grade récapitule et parachève le contenu initiatique et doctrinal des trois précédents et le mène à son accomplissement. Il est donné au Maître Écossais de Saint-André de contempler tout ce qui l’attend jusqu’à sa réintégration dans la Jérusalem céleste, but de l’initiation chrétienne. Ces quatre grades sont axés sur la reconstruction intérieure de l’homme par l’approfondissement de la foi et la pratique assidue des vertus chrétiennes.

Lorsque le Maître Écossais de Saint-André a atteint le degré requis de réalisation spirituelle prouvant qu’il a effectivement mis en œuvre l’initiation maçonnique, il peut avoir accès à l’Ordre intérieur.

L’Ordre Intérieur se subdivise à son tour en deux étapes :

- une première étape préparatoire et transitoire, celle de l’Écuyer novice. Cette qualité est conférée par la cérémonie de la vestition. En effet, l’Écuyer novice a pour unique tâche de se préparer, durant un an au moins, à devenir Chevalier mais, s’il s’y révèle définitivement inapte, il peut et, même (selon la prescription du code des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte), il doit être rétrogradé et redevenir maître Écossais de Saint-André.

- La seconde étape est celle de Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte (en abrégé : C.B.C.S.). Ce n’est pas un grade, mais une qualité que confère la cérémonie d’armement. Celle-ci est en principe célébrée par le Grand Maître national et Grand Prieur en personne ou, à défaut, par un délégué désigné par lui.

Le Chevalier a le devoir d’œuvrer activement dans l’Ordre et dans le monde pour mettre en pratique les enseignements moraux, religieux et doctrinaux reçus dans les loges de saint Jean et de Saint-André, qu’il n’abandonne pas pour autant mais où il doit, à contrario, et plus que jamais, se dévouer au service de ses frères et de tous les hommes, en particulier par l’exercice de la bienfaisance.

Au XVIIIe siècle, existait en outre une classe secrète, celle de la « Profession ». Les Chevaliers qui la composaient se répartissaient en deux catégories : les Profès et les Grands Profès, réunis en un Collège métropolitain. Tenus à un engagement total envers l’Ordre, sans exercer en tant que tels des fonctions de responsabilité ou de direction administratives (ces dernières incombant aux dignitaires de l’Ordre intérieur), les Profès et les Grands Profès se vouaient à l’approfondissement, par l’étude et la méditation, de la doctrine exposée dans les textes (instructions secrètes conservées par le Collège métropolitain), à charge de vivifier l’Ordre à la fois par leurs connaissances et leur exemple de vie. Cette classe a apparemment disparu ou, si elle existe encore, poursuit, comme à l’origine, une existence très discrète.

Sources FM H

Posté par Adriana Evangelizt









 

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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commentaires

dupond 14/09/2016 14:00

Merci...