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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 18:27

Le peuple du Livre ne diffuse pas sa foi

Par Véronique Dumas



Dans le judaïsme, la conversion est rare et difficile. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : la diaspora compte 14 millions d'individus, un chiffre stable depuis bientôt vingt ans.



Selon la Bible (l'Ancien Testament pour les chrétiens), l'histoire du peuple juif commence il y a environ quatre mille ans avec Abram, un berger de la région d'Ur en Mésopotamie. Abram, devenu Abraham (qui signifie en hébreu « père d'une multitude de nations »), obéit à Dieu qui lui ordonne de tout quitter pour se rendre, avec sa famille sur l'autre rive de l'Euphrate. Le patriarche et les siens reçoivent alors le nom d'Hébreux et la protection divine. En échange, Abraham et sa descendance s'engagent à servir ce Dieu unique avec une confiance absolue. Le nom de Dieu est sacré et les Hébreux ne peuvent pas le prononcer. Plusieurs termes le désignent de manière indirecte, comme Yahvé, « Il » en hébreu. Pour la première fois de l'histoire de l'humanité, une alliance se noue entre le Créateur du ciel et de la terre et les hommes.

Elu et distinct en cela de ses voisins, le peuple hébreu doit non pas en tirer de l'orgueil et un sentiment de supériorité, mais un devoir de responsabilité envers l'autre, son égal. Moïse est considéré comme le véritable fondateur de la religion juive. Au début de l'Exode, après avoir fait sortir d'Egypte les Hébreux réduits en esclavage, Moïse, dit la Bible, reste avec Adonaï, le « Maître », quarante jours et quarante nuits sur le mont Sinaï. L'Eternel lui donne les Tables de la loi sur lesquelles sont gravés les Dix commandements (le Décalogue) qui renouvellent l'alliance avec le peuple hébreu. Selon la tradition juive, ces deux tables de pierre seront déposées dans une arche qui accompagnera les Hébreux jusqu'à la Terre promise. Cette arche sera ensuite placée dans le Saint des Saints du premier Temple de Jérusalem, édifié par Salomon, jusqu'à sa destruction en 586 av. J.-C. lors de la prise de la ville par Nabuchodonosor. La loi écrite, composée de vingt-quatre livres, est divisée en trois parties : la Torah, à la fois loi et enseignement, appelée « Pentateuque » parce qu'elle réunit les cinq premiers livres de la Bible ; les livres des prophètes ou Neviim ; les hagiographes ou Ketoubim (écrits saints), un ensemble de récits sans lien entre eux qui illustre la relation étroite entre Dieu et le peuple d'Israël.

Son complément indispensable, le Talmud, représente le code du droit judaïque, canonique et civil dont il existe deux versions, celle de Jérusalem datant du IVe siècle, et celle de Babylone, la plus diffusée, rédigée entre les IVe et VIe siècles. Il est composé de deux recueils : la Michna qui étudie les principes religieux, et la Gemara qui les commente en vue de leur application pratique. Ouvrage essentiel dans l'enseignement du judaïsme, il se réfère constamment à la Torah dans un esprit d'ouverture et de réflexion, et rassemble toutes les interprétations du texte divin faites par les rabbins au cours des siècles. En tous lieux et en tous temps, celui qui se nourrit de ce savoir traditionnel, peut se fonder sur les jugements du passé pour s'adapter aux contingences du présent, toujours dans le respect des bases de la doctrine.

La lecture, l'étude et l'observation de la Torah constituent le socle même du judaïsme. Elle dispense un modèle de conduite, un mode de vie, des valeurs que l'on doit s'efforcer de mettre en pratique au quotidien. De l'harmonie qui règne entre les hommes dépend la qualité du lien tissé avec Dieu. Une telle sagesse n'implique pas une stratégie d'expansion ou de conquête.

Les juifs se répartissent en trois principaux courants religieux : traditionaliste, libéral et orthodoxe. Les traditionalistes acceptent d'adapter certaines pratiques religieuses sans cesser de se référer aux principes de la loi juive. Les libéraux souhaitent des réformes et sont représentés en France par le MJLF (Mouvement juif libéral de France). Enfin, les juifs orthodoxes, très attachés à l'interprétation la plus stricte de la Torah, observent les règles religieuses ancestrales avec une extrême rigueur et vivent en autarcie.

Convertir n'a jamais été une préoccupation pour le judaïsme et tout candidat à la conversion doit suivre un parcours spirituel de plusieurs années, semé d'épreuves diverses destinées à tester sa motivation et le sérieux de son engagement. Il existe deux sortes de procédures. La conversion consistoriale, la plus exigeante, prônée par les autorités rabbiniques, et la conversion libérale telle que définie par le MJLF. La différence essentielle entre les deux approches concerne l'intention du candidat. Pour le judaïsme orthodoxe, celui-ci doit être totalement désintéressé. La conversion en vue d'un mariage ne constitue pas un motif acceptable. En revanche, les libéraux considèrent qu'une demande motivée par la perspective d'un mariage ou la volonté d'être inhumé aux côtés d'un conjoint, est parfaitement fondée. Quelle que soit la procédure choisie, le futur converti doit se plonger dans un programme d'étude très chargé.

Cette absence de volonté prosélyte s'explique en partie par l'histoire mouvementée et douloureuse du peuple juif. Marqué par la diaspora - la dispersion -, contraint à une ségrégation imposée, et préoccupé par sa propre survie en territoire souvent hostile, il n'a guère eu la possibilité de prêcher le prosélytisme. Cette lutte perpétuelle pour survivre est en grande partie responsable du repli sur soi des communautés, garantes de cohésion et ferment d'une identité juive construite autour de la religion. Le judaïsme puise en effet sa force dans cette identité, héritière d'une histoire plurimillénaire. Les pratiques religieuses en sont le fondement essentiel. Parmi celles-ci, figurent l'observance des 613 commandements, les mitzvoth, qui se trouvent dans la Torah, et le suivi des règles de la vie quotidienne dictées par la halakah, comprenant la loi juive, son interprétation et son application, modulable selon les conditions de vie. Les rites de passage (circoncision, bar-mitsvah pour les garçons, bat-mitsvah pour les filles, mariage, enterrement) et les fêtes religieuses, moment de réjouissances familiales et collectives où le travail, comme pour le shabbat (dernier jour de la semaine célébrant la création du monde) est interdit, ponctuent le calendrier juif et marquent le temps de la mémoire collective. Des pratiques et célébrations qui sont l'occasion de se ressourcer physiquement, moralement et spirituellement et sont toujours respectueuses du pacte républicain selon le principe talmudique « la loi du pays est la loi ».


Comprendre

Hébreux
Certains associent ce terme au verbe avar qui signifie "passer à côté", "traverser" ; d'autres interprètent ce même verbe par "séjourner", désignant ceux qui sont de passage. Enfin, une troisième hypothèse fait dériver ce mot du nom "Eber", l'arrière-petit-fils de Sem et ancêtre d'Abraham.

Sources Historia

Posté par Adriana Evangelizt





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Published by Adriana Evangelizt - dans RELIGION-INTEGRISME
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