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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 09:16

Alors voilà la 8ème partie, chapître III du livre qui s'intéresse à "Moïse, son Peuple et le monothéisme"... on récapitule un peu... Moïse vécut sous le règne d'Akhénaton dont on sait le funeste destin qui lui fut réservé à lui et à sa religion. On ne sait pas, par contre ce qu'il est advenu. Moïse aurait-il pu être Akhénaton ? Au pire, il fut un de ses hauts dignitaires qui quitta l'Egypte suite à la condamnation de la croyance en Athon par le clergé polythéiste... il quitta l'Egypte avec ses suivants et décida d'inculquer sa religion -en plus dure- au Peuple Hébreu qui se trouvait alors en Egypte. Moïse se dirige, avec sa troupe, vers la terre de Canaan où résident d'autres Hébreux qui eux, ont gardé la religion d'Abraham mêlée à celle des Madianites qui croient en Yahvé, dieu cruel et sanguinaire des volcans... Moïse n'a pas vu la terre de Canaan, il a été assassiné par le Peuple avant. Il y a donc eu substitution d'un personnage sur un autre... et d'une religion sur une autre. Le tout savamment orchestré par les proches de Moïse et leurs descendants afin que la vérité ne se sache pas. On comprend mieux alors, pourquoi Ieschoua dérangeait. Car il venait réhabiliter la vraie Loi, le véritable Enseignement donné à Abraham, cassé par Moïse... et le Sanhédrin gardien du secret voyait cela d'un très mauvais oeil. Rien ne doit déranger l'ordre des choses... croit-ON. Mais pour celui qui cherche la Vérité et qui se bat pour Elle, il est nécessaire de rendre à Ieschoua ce qui lui appartient et à Moïse sa juste place.

 

 

Moïse et le monothéisme

 

par Sigmund Freud

1939

 

8ème partie

7ème partie

6ème partie

5ème partie

4ème partie

3ème partie

2ème partie

1ère partie

III

Moïse, son peuple et le monothéisme :

 première partie


I. Hypothèse historique

 

L'arrière-plan des événements qui nous intéressent est donc le suivant : les conquêtes de la XVIIIe dynastie ont fait de l'Égypte une puissance mondiale. Le nouvel impérialisme se reflète dans l'évolution des concepts religieux, sinon dans le peuple tout entier, du moins dans les hautes sphères intellectuellement actives. Sous l'influence des prêtres du dieu solaire d'On (Héliopolis), influence peut-être renforcée encore par des suggestions venues d'Asie, surgit l'idée d'un dieu Aton - qui n'est plus le dieu d'un seul peuple et d'un seul pays. En la personne du jeune Amenhotep IV, c'est un pharaon, aux yeux duquel l'intérêt pour le développement de l'idée divine prime tout, qui monte sur le trône. Il fait de la religion d'Aton la religion officielle et, grâce à lui, le dieu universel devient un dieu unique ; tout ce qu'on raconte des autres dieux n'est que mensonge et duperie. Il s'oppose implacablement à toutes les tentations de la pensée magique et rejette l'illusion, si particulièrement chère aux Égyptiens, d'une vie après la mort. Avec une étonnante intuition des vues scientifiques ultérieures, il proclame que l'énergie solaire constitue la source de toute vie sur la terre et doit être adorée en tant que symbole du pouvoir divin. Il est fier de jouir de la création et de sa propre vie dans Maat (vérité et justice).

C'est là le premier et sans doute le plus pur cas de religion monothéiste dans l'histoire de l'humanité ; quelle valeur inestimable aurait pour nous une connaissance plus approfondie des conditions historiques et psychologiques de sa formation! Mais on a veillé à ce que nous ne puissions avoir trop de renseignements sur la religion d'Aton. Dès le règne des faibles successeurs d'Ikhnaton, tout ce que ce dernier avait édifié fut détruit. Les prêtres qu'il avait opprimés s'attaquèrent dès lors, par vengeance, à sa mémoire. La religion d'Aton fut abolie, la résidence du pharaon, pillée et démolie. Vers 1350 av. J.-C., la XVIIIe dynastie vint à s'éteindre ; après une période d'anarchie, le chef Harembad, qui régna jusqu'en 1315, rétablit l'ordre. La réforme d'Ikhnaton sembla n'être plus qu'un épisode destiné à tomber dans l'oubli.


Tels sont les faits historiquement établis, ce qui va suivre est hypothétique.
Parmi les proches d'Ikhnaton se trouvait un homme, peut-être appelé, comme tant d'autres, à cette époque, Thothmes 1 ; peu importe d'ailleurs son nom véritable, mais la dernière partie en devait être « mose ». Thothmes occupait une haute situation, se montrait partisan convaincu de la religion d'Aton, mais à l'inverse du roi méditatif, il était énergique et passionné. Pour cet homme, la mort d'Ikhnaton et la chute de la nouvelle religion marquaient la fin de ses espérances. Aux yeux des Égyptiens, il n'était plus qu'un être méprisable, un renégat. Peut-être avait-il eu l'occasion, en tant que gouverneur d'une province frontière, d'entrer en contact avec une tribu sémitique installée là depuis quelques générations. Isolé, déçu, il se tourna vers ces étrangers, cherchant parmi eux une compensation à ce qu'il avait perdu. Il en fit son peuple et chercha à réaliser par eux son idéal. Après avoir avec eux, et accompagné de ses gens, quitté l'Égypte, il les consacra par la circoncision, leur donna des lois, les instruisit dans la religion d'Aton que les Égyptiens venaient justement d'abjurer. Peut-être les lois que ce Moïse donna à ses Juifs étaient-elles encore plus dures que celles de son seigneur et maître Ikhnaton, peut-être renonça-t-il aussi à s'appuyer sur le dieu du soleil d'On qu'Ikhnaton avait continué à révérer.


Nous supposons que l'Exode eut lieu à l'époque de l'interrègne, après 1350. Les périodes suivant
es, jusqu'à l'installation en Canaan, sont particulièrement obscures. Les récentes recherches historiques ont cependant permis de mettre en lumière deux faits, tous deux tirés de l'obscurité laissée ou plutôt créée dans le récit biblique. Le premier, découvert par E. Sellin, est que les Juifs, même aux dires de la Bible, se montrèrent insubordonnés et rebelles à l'égard de leur législateur, se révoltèrent, un beau jour, l'assassinèrent et abolirent, comme l'avaient déjà fait les Égyptiens, la religion d'Aton. Le second fait, trouvé par Ed. Meyer, est que ces Juifs revenus d'Égypte fusionnèrent plus tard avec d'autres tribus apparentées habitant le pays situé entre la Palestine, la péninsule de Sinaï et l'Arabie. Là, dans une région fertile appelée Quadès, ils adoptèrent sous l'influence des Midianites arabes une nouvelle religion, l'adoration du dieu des volcans, Jahvé. Peu après, ils se disposèrent à envahir la terre de Canaan.


Il n'est
guère possible de situer exactement dans le temps, ni par rapport les uns aux autres ni relativement à la fuite hors d'Égypte, ces divers événements. Un renseignement historique nous est ensuite donné par une stèle du pharaon Merneptah (qui régna jusqu'en 1215). Cette stèle relate une campagne en Syrie et en Palestine et cite Israël parmi les vaincus. Si l'on considère la date donnée par la stèle en question comme un « terminus ad quem », il s'ensuit que tous les événements à partir de la fuite d'Égypte se sont écoulés en un siècle environ, après 1350 jusque vers 1215 ; mais il est possible que le nom d'Israël ne se rapporte plus aux tribus dont nous nous occupons ici et que nous disposions, en réalité, d'un plus grand laps de temps. L'établissement en Canaan du peuple juif, plus tardif, ne constitue certainement pas une conquête rapide, mais une lente pénétration par poussées successives. Si nous négligeons le renseignement fourni par la stèle de Merneptah, il nous sera plus facile d'admettre que l'époque de Moïse 2eut la durée d'une vie d'homme (30 ans) et que deux générations au moins, mais sans doute davantage, la séparèrent de la réunion à Quadès 3. Le temps qui s'écoula entre Quadès et la conquête de Canaan peut avoir été court. Nous avons vu plus haut que la tradition juive avait de bonnes raisons d'abréger le temps qui sépare l'Exode de l'instauration à Quadès de la nouvelle religion ; nous pencherions en faveur du contraire.

Mais tout ceci n'est encore que de l'histoire et ne constitue qu'une tentative pour combler les lacunes de nos connaissances historiques et une répétition de ce que nous avons déjà dit dans notre second essai. Notre curiosité s'attache au destin de Moïse et de sa doctrine à laquelle la révolte des Juifs ne mit fin qu'en apparence. Les relations jahvistes écrites vers l'an 1000 av. J.-C. mais qui se basent certainement sur des rapports plus anciens, nous apprennent qu'après la réunion des tribus et la fondation d'une religion à Quadès, un compromis se trouva établi dont les deux parties se distinguent encore fort bien l'une de l'autre. L'un des partenaires n'avait à cœur que de dénier au dieu Jahvé son caractère nouveau et étranger et d'accroître ses droits à la soumission du peuple, l'autre refusait de renoncer à de chers souvenirs, ceux de la libération, de la fuite d'Égypte et de la grande figure de Moïse et il réussit à caser le fait et l'homme dans ce nouvel exposé de la préhistoire juive ou tout au moins à conserver le signe extérieur de la religion mosaïque : la circoncision. Peut-être imposa-t-il certaines restrictions dans l'emploi du nom de la nouvelle divinité. Nous avons déjà dit que ceux qui soutenaient ces points de vue étaient les descendants des partisans de Moïse, les Lévites ; quelques générations seulement les séparaient des contemporains et compatriotes du prophète à la mémoire duquel les attachait une vivante tradition. Les récits si poétiquement enjolivés attribués au jahviste et à son concurrent ultérieur, l'élohiste, étaient des sortes de monuments funéraires sous lesquels les récits authentiques de ces choses passées, de la nature de la religion mosaïque et de l'événement par la violence du grand homme, devaient être soustraits à la connaissance des générations futures et, pour ainsi dire, trouver eux-mêmes un repos éternel. Et si nos hypothèses sont justes, il n'y a plus rien de mystérieux dans cette histoire ; elle aurait pu cependant constituer la fin de l'épisode de Moïse dans l'histoire du peuple juif.

Ce qui est étrange c'est qu'il n'en soit rien. Les plus fortes répercussions de ces événements ne se firent sentir que bien plus tard et ne parvinrent que peu à peu, au cours des siècles, à se manifester. Il est peu probable que Jahvé se distinguât beaucoup, par son caractère, des dieux révérés par les tribus et les peuples voisins. Jahvé était en lutte contre ces dieux comme les tribus elles-mêmes étaient en lutte les unes contre les autres, mais tout porte à croire qu'à l'époque, l'adorateur de Jahvé était aussi peu enclin à nier l'existence des dieux de Canaan, de Moab, d'Amalek, etc., que l'existence des peuples qui croyaient en eux.

L'idée monothéiste, née avec Ikhnaton, était à nouveau dans l'ombre. Des trouvailles faites dans l'île Éléphantine, proche de la première cataracte du Nil, ont révélé ce fait surprenant qu'il y avait eu une colonie militaire juive établie là depuis des siècles. Dans le temple qui y était érigé on adorait, à côté du dieu principal Jahu, deux déités femelles dont l'une se nommait Anat-Jahu. Ces Juifs, il est vrai, se trouvaient séparés de la mère patrie et n'avaient pu subir la même évolution religieuse; l'empire Perse (Ve siècle av. J.-C.) leur avait communiqué les nouvelles prescriptions religieuses de Jérusalem 4. En nous reportant à des époques plus lointaines, nous avons le droit de dire que le dieu Jahvé n'avait certainement aucune ressemblance avec le dieu de Moïse. Aton avait été pacifique tout comme son représentant terrestre, ou plutôt son prototype, le pharaon Ikhnaton, qui assistait, les bras croisés, au démembrement de l'Empire immense créé par ses aïeux. Certes, pour un peuple avide de conquêtes, Jahvé était mieux indiqué. Et tout ce qui, dans le dieu de Moïse, méritait vraiment l'admiration devait naturellement échapper à la compréhension des masses primitives.


J'ai déjà dit - et mon avis concorde sur ce point avec celui d'autres auteurs - que, dans l'évolution religieuse juive, on notait un fait centr
al : le dieu Jahvé, au cours des siècles, finit par perdre son caractère propre pour ressembler toujours davantage à l'ancien dieu de Moïse, Aton. Il continuait bien à en différer quelque peu, mais on ne doit pas s'empresser de surestimer ces différences qui s'expliquent facilement : le règne d'Aton avait commencé en Égypte à une époque florissante où l'intégrité de l'Empire semblait assurée. Même quand cet Empire commença à chanceler, les adorateurs d'Aton avaient pu se désintéresser de ces malheurs et continuer à louer les créations de leur dieu et à en jouir.


Le destin apporta au peuple juif une série de dures et douloureuses épreuves,
son dieu devint cruel, rigoureux et comme enveloppé de ténèbres. Il conservait son caractère d'universalité, en régnant sur tous les pays et tous les peuples, toutefois le fait que son culte ait passé des Égyptiens aux Juifs s'exprima de la façon suivante : les Juifs seraient le peuple élu dont les obligations spéciales devraient un jour trouver leur récompense spéciale aussi. Certes, le peuple dut avoir quelque peine à concevoir comment l'idée de la préférence que lui accordait son dieu pouvait se concilier avec les tristes expériences auxquelles le soumettait un malheureux sort. Mais il ne se laissait pas envahir par l'incertitude, son sentiment de culpabilité grandissait pour étouffer le doute de l'existence de Dieu. Peut-être alors les Juifs s'en remirent-ils, comme font encore de nos jours les gens pieux, aux « desseins impénétrables de la Providence ». Quand on s'étonnait de ce que Dieu permît toujours l'apparition de nouveaux tyrans oppresseurs et persécuteurs : les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, on voyait se manifester sa puissance dans le fait que ces cruels ennemis finissaient toujours tous par être vaincus et leurs royaumes par disparaître.


Enfin
le dieu ultérieur des Juifs s'égala sur trois points importants à l'ancien dieu de Moïse. En effet - et c'est là le fait le plus marquant - il fut reconnu comme dieu unique, aux côtés duquel il était impossible d'en concevoir un autre. Le monothéisme d'Ikhnaton fut pris au sérieux par tout un peuple et cela à tel point que cette idée devint l'essentiel de sa vie spirituelle et accapara tout son intérêt. Le peuple et le clergé, qui avait pris sur lui la haute main, s'accordaient sur ce point ; mais en consacrant toute leur activité à l'établissement du cérémonial religieux, les prêtres se trouvèrent opposés à l'intense courant qui poussait le peuple à faire revivre deux autres doctrines religieuses de Moïse ; les voix des prophètes proclamaient sans cesse que Dieu méprisait les rites et les sacrifices et n'exigeait que la foi et une vie de droiture et de justice. Et quand les prophètes louaient la simplicité et la sainteté de la vie dans le désert, ils étaient certainement influencés par les idéaux mosaïques.


Mais faut-il, pour expliquer comment s'est
formée l'idée définitive du dieu juif, invoquer l'influence de Moïse ? Ne suffit-il pas d'admettre qu'il y ait eu une évolution spontanée vers une spiritualité plus haute au cours d'une civilisation s'étendant sur plusieurs siècles ? Cette possible explication mettrait un terme à l'énigme qui nous occupe, mais je ferai à son propos deux commentaires : je dirai d'abord qu'elle n'explique rien du tout. Des conditions analogues n'ont pas amené le peuple grec si hautement doué à embrasser le monothéisme, mais ont entraîné la dissolution du polythéisme et les débuts de la pensée philosophique. Pour autant que nous puissions le comprendre, le monothéisme n'était, en Égypte, qu'un effet secondaire de l'impérialisme ; Dieu n'était que le reflet d'un pharaon exerçant sans contrainte, sur un immense empire, une autorité illimitée. Chez les Juifs, les conditions politiques s'opposaient à ce que le dieu national exclusif se muât en dieu universel. D'où vint à ce misérable et impuissant petit peuple l'outrecuidance de se proclamer le fils chéri du Seigneur ? De cette façon, la question de l'origine du monothéisme chez les Juifs demeurerait irrésolue ou bien il faudrait se contenter de déclarer, comme de coutume, que les choses s'expliquent par le génie religieux particulier de ce peuple. Chacun sait que le génie est incompréhensible et étrange, c'est pourquoi il convient de ne recourir à cette explication que dans le cas où toute autre solution s'avère impossible 5.


En outre, il faut bien reconnaître que les récits et l'histoire nous montrent eux-mêmes la voie en prétendant, et cette fois sans se contredire, que
l'idée d'un Dieu unique a été donnée au peuple par Moïse. La seule objection que l'on puisse opposer à cette affirmation est que les prêtres, dans leur remaniement des texte bibliques dont nous disposons, attribuent beaucoup trop de faits à Moïse. Certaines institutions, certaines prescriptions rituelles, incontestablement bien plus tardives, sont données comme des lois de Moïse, cela dans le but évident de leur conférer plus d'autorité. C'est là pour nous un motif de nous méfier de ces données, sans toutefois les rejeter, La raison profonde, en effet, de cette exagération est claire. Les prêtres, dans leur exposé, cherchent à établir une continuité entre leur époque et celle de Moïse, ils veulent nier ce qui est pour nous justement le fait le plus saillant de l'histoire de la religion juive : a savoir qu'entre les lois de Moïse et la religion juive plus tardive se trouve une lacune qui fut tout d'abord comblée par le culte de Jahvé et ensuite seulement peu à peu et lentement supprimée. À l'aide de toutes sortes d'arguments, l'exposé des prêtres nie cette suite de faits bien que leur exactitude historique soit incontestable et que, malgré le traitement particulier qu'a subi le texte biblique, de nombreuses données viennent la confirmer. La version des prêtres obéissait à cette même tendance déformante qui avait fait du dieu nouveau, Jahvé, le Dieu des Patriarches. En tenant compte de ce motif du Code des Prêtres, il nous sera difficile de ne pas croire que c'est bien Moïse qui a donné à ses Juifs l'idée monothéiste. Nous sommes d'autant plus enclins à y croire que nous savons d'où cette idée vint à Moïse, chose que les prêtres juifs avaient certainement oubliée.


Mais, se demandera-t-on peut-être, quel intérêt y a-t-il à savoir si le monothéisme juif dérive bien du monothéisme égyptien ? Le problème ne se trouve par là déplacé que d'un cran et nous n'y gagnons presque rien en ce qui concerne la genèse de l'idée monothéiste. Nous répondrons que ce qui nous intéresse n'est pas le gain, mais bien la recherche elle-même. Peut-être aurons-nous pu, en retrouvant le véritable cours des choses, acquérir quelque connaissance nouvelle. 

 

9ème partie - Période de latence et tradition

 

 

1 Tel était aussi la nom du sculpteur dont on a retrouvé l'atelier à Tell Amarna.

2 Cela confirmerait les quarante années de séjour dans le désert dont parle la Bible.


3 Donc d'environ 1350-40 à 1320-10 pour Moïse, 1260 ou peut-être plus tard pour Quadès, la stèle de Merneptah avant 1215.

4 Auerbach, Wüste und gelobtes Land (Désert et Terre promise), vol. II, 1936.

5 On peut en dire autant du remarquable cas de William Shakespeare de Stratford.

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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