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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 17:01

Il faut d'abord lire la 1ère partie...

Désolée pour le dérangement, il a fallu que je coupe l'article en 3. Il y a vraiment de gros problèmes chez Over-blog aujourd'hui...

 

 

 La mystique chrétienne

Chapitre II

L'enfant et les choses du Ciel

de Sédir

3ème partie

2ème partie

1ère partie

Chapître II de La Mystique Chrétienne

 

 

A ce moment, tout ce qui pouvait subsister de mixte, de naturel, de cultivé, d'acquis dans la personnalité, toute sa mémoire, toutes ses expériences millénaires reste en deçà du voile.  Son coeur passe au delà, entre dans la Jérusalem céleste, reçoit une vie nouvelle.  Semblable au petit enfant, le régénéré ne se souvient plus de ses travaux; ses innombrables existences ne lui paraissent plus que des rêves imprécis; il a saisi la Réalité.  Il a laissé son vieux corps, ses vêtements usés; il a reçu un corps neuf, propre, pur, victorieux; il a laissé tous ses organes d'enquête et de recherches; le temps ni la distance n'existent plus.  Son lieu est dès lors le présent perpétuel; devenu incapable d'agir autrement que selon la volonté du Père, sa liberté atteint son entière vigueur.  Les obstacles, les ennemis, les retards n'existent plus pour lui.  Le mot impossible ne signifie plus rien.  Ayant achevé d'obéir au Père, le Père, en récompense, lui obéira dorénavant.  La présence divine lui est acquise, et la puissance divine aussi.  Reste-t-il dans le Royaume, son être y grandit sans arrêt, de béatitudes en béatitudes.  Demande-t-il à revenir sur l'un de ces mondes où il passa autrefois, il y apparait sur l'heure, mais en Maître et non plus en esclave.  Enfin, et pour tout dire en un mot, l'homme régénéré est un véritable Fils du Père, un nouveau Bien-aimé en qui le Seigneur met toutes Ses complaisances. 

     Quel est le chemin de ces splendeurs ?  Jésus l'indique : « Quiconque s'humilie comme un enfant sera le plus grand dans le Royaume des Cieux ».  L'humilité intérieure, non pas celle des paroles ni des attitudes; l'humilité véridique et sincère et profonde; la conviction de son propre néant; le goût de la dernière place; l'oubli de soi-même, le renoncement à soi-même, l'abnégation de soi-même.  Nous pouvons entrer dans cette voie; pour la parcourir, il faut qu'on nous y aide, qu'on nous y pousse, qu'on nous force d'y avancer.  Ce forcèment, ce sont les épreuves, les persécutions, les tentations. 

     L'humilité est l'arme des conquêtes impossibles.  C'est l'élixir qui transmue les poussières de ce monde en joyaux incorruptibles; c'est le feu qui sait extraire du mal les essences précieuses du bien; qui change les diables en anges, et les enfants de la matière en fils de l'Esprit.  L'homme humble jouit dès maintenant de la paix éternelle et du bonheur immuable des élus.  Sa charité l'aurait-elle jeté au fond même de l'Enfer, qu'il continuerait à y goûter la présence divine et, par ainsi, changerait cet enfer en paradis.  L'homme humble est omniscient, puisqu'il sait qu'il ne sait rien, et qu'il a renversé les barrières de son intelligence.  Il est omnipotent, puisqu'il se croit un zéro, et que, dès lors, Dieu est tout en lui.  Et le glaive d'aucun ennemi ne peut l'atteindre, parce qu'aucune créature ne peut en haïr une autre que dans les bornes du Créé, et que cet homme parfaitement humble a dépassé ces frontières, s'est abstrait, s'est transfiguré dans l'Incréé. 

* *

     Je vous ai parlé plusieurs fois de l'homme libre, de cet être énigmatique dont le coeur est réellement le tabernacle de Dieu, et qui n'apparaît, dans un monde ou dans l'autre, que pour y réinstaller le règne de Dieu.  Cet homme est la réalité dont Jésus nous entretient quand Il nous parle de l'enfant.  « Celui qui est né de l'Esprit, dit-il à Nicodème, à ce docteur en Israël qui L'écoute sans Le comprendre, celui1là ressemble au vent qui souffle où il veut, dont on sent le souffle, mais personne ne peut dire d'où il vient ni où il va ». 

     L'homme libre agit comme il lui plaît; il ne reçoit d'ordres de personne; il guide et n'est pas guidé; il commande, il est obéi sur l'heure; aucun être ne peut ne pas lui obéir.  Quelques-uns le voient vivre et agir, mais sans comprendre; ses motifs sont indiscernables, son point de vue est inaccessible; son habitat spirituel est infiniment éloigné du nôtre, et cependant il vit parfois au milieu de nous.  Comme le vent, il va partout, il touche à tout, il pénètre tout; mais personne ne peut l'arrêter, personne ne peut le saisir, personne ne peut le capter.  Comme l'enfant, il est spontané, il est un, il aime la vie, il est optimiste.  Comme l'enfant aussi, il paraît tout petit, faible, isolé.  Énigme indéchiffrable au psychologue, au théologien, à l'adepte, l'homme libre ne se révèle qu'à ceux qui se sont engagés sur la route étroite qui mène sans détours vers le Verbe. 

     Et cependant cet être, d'apparence insignifiante, est le plus grand, le plus puissant, le plus riche des êtres créés.  Le Père met à son service autant de légions de serviteurs qu'il en désire; il suscite des enthousiasmes et des dévouements que la mort même ne peut tuer; il peut puiser à pleines mains dans tous les trésors, dans les trésors de toute espèce.  Enfin le Père lui a donné pleins pouvoirs sur le monde où il est descendu. 

     Suis-je parvenu à vous faire sentir l'intimité familière où vivent avec l'Ami Ses amis, avec le Père Ses enfants, avec l'Esprit Ses récipiendaires ?  Je crains bien que ma parole malhabile n'ait presque constamment trahi mon désir. 

     Vous souvenez-vous du Maître sorti du tombeau, tout resplendissant de Son double et immense triomphe sur la souffrance et sur la mort ?  Le Prophète S'est déjà laissé revoir à plusieurs : sous la forme du Jardinier à Madeleine, sous la forme du Pèlerin aux voyageurs d'Emmaüs.  Le voici sur le bords du lac de Tibériade; Ses disciples sont en bateau et pêchent.  Et le Ressuscité hèle Pierre : « Enfant, n'as-tu rien à manger ?  » Voyez-vous la lumière commençante du jour; le firmament rose, or et bleu; les eaux de nacres et d'opales; et les maisons sur la grève dont le premier regard du soleil transmue la chaux blanche en pierres précieuses; et la barque immobile sur le silence du lac que souligne le clapotis de toutes petites vagues ?  Voici une haute stature dont l'ombre violette sur le sable rend plus lumineuses les longues draperies.  C'est notre Jésus, notre Verbe qui, dès l'aurore du monde, donne à ce monde Sa chair pour nourriture et Son sang pour breuvage.  Et Il crie à Pierre : « Enfant, as-tu quelque chose à manger ?  » Paradoxe sublime de l'Amour, renversement inouï des rôles, révélation pathétique des rapports mutuels du Maître véritable avec Ses véritables disciples. 

     Pierre répond qu'ils n'ont rien trouvé.  Alors Jésus lui dit de jeter le filet sur la gauche; le filet se remplit de poissons; les apôtres le tirent sur le sable; et ils préparent tout de suite un repas commun. 

     Voilà bien  - pardonnez-moi de toujours dire les mêmes mots  - voilà bien le miracle de l'Amour.  C'est nous qui devrions nourrir le Verbe, en nous et hors de nous; Il pourrait bien remplir à l'instant et nous-mêmes et tout l'univers; Il ne veut pas; ce qu'Il veut, plutôt, ce qu'Il souhaite, c'est de ne grandir que par nos soins.  Et encore c'est Lui qui nous donne la force de cet effort, c'est Lui qui rend cet effort fructueux.  Nous n'avons qu'un minimum à fournir : simplement lancer le filet.  C'est Jésus qui le remplit.  Et, en Lui donnant à manger, c'est Lui qui nous nourrit, surabondamment. 

     Voyez encore ce tout petit sur les bras de sa mère; il grignote un gâteau et, d'une main hésitante, il place sur les lèvres maternelles quelques miettes de la friandise.  La mère se nourrit-elle de ces miettes ?  Non, mais c'est l'amour dont témoigne ce geste charmant du petit être qui la nourrit mystérieusement et elle y puise la force des longues veilles et de tous ces soins par quoi elle verse la vie longtemps encore après l'avoir déjà toute donnée à son enfant. 

     Voilà nos relations avec le Père.  C'est de Lui que nous tenons tout; et les miettes que nous Lui rendons, quoique salies, Le touchent tellement qu'Il nous redonne une seconde fois la vie, avec plus de magnificence et de force. 

     Dans l'oeuvre de notre salut, tous nos travaux les plus durs et les plus héroïques ne sont que des simulacres.  Nous sommes de petits enfants avec leurs jouets.  C'est Dieu qui fait tout. 

     Puissions-nous au moins acquérir les qualités vraies de l'enfance; puissions-nous, comme elle, nous attacher de tout notre être à Celui de qui nous tenons tout ! 

Chapitre III : La pratique quotidienne de la vie intérieure

Sources Livres Mystiques

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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commentaires

stéphane 05/01/2007 16:08

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UN BON TÉMOIGNAGE DES DOMMAGE DES FORCE OCCULTES SUR LA VIE DE QUELQUN VOIR VIDEO NICKY CRUZ