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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 16:44

Il faut d'abord lire la 1ère partie...

 

 

L'enfant et les choses du Ciel

de Sédir

2ème partie

1ère partie

Chapître II de La Mystique Chrétienne

 

L'enfant de Dieu bénit ceux qui le maudissent.  Et il imite en cela son Père doublement.  Maudire, c'est semer la mort; bénir, c'est semer la vie.  La mort et la vie sont même ici d'une espèce plus intense; car on peut détruire sans colère et faire croître sans amour.  Mais la malédiction ne part que poussée par la haine, et la bénédiction que soutenue sur les ailes de l'Amour.  Ainsi l'enfant de Dieu trouve la méthode la plus énergique de « rendre le bien pour le mal ».  Ceci d'ailleurs est sa formule par excellence.  Dans ces six mots se trouvent indiqués tous les mystères de la grâce, toutes ses énergies, toutes ses opérations.  Chacun de ces mots est un raccourci de mystères.  Chacune des vingt et une lettres de ces six mots est une porte à des arcanes.  La terre engendrera quelque jour des lignées de grands contemplatifs, analogue aux vieux rishis de l'Agarttâ, aux visionnaires vibrants de la Petite Assemblée Sainte, que les Anges de Jésus prendront par les cheveux et transporteront dans cet univers surnaturel, inconnaissable, incompréhensible, et insoupçonné jusqu'à l'ère chrétienne, et devant les yeux ravis desquels défileront les indescriptibles merveilles de l'Amour pur.  Cet univers, l'incarnation propre du Saint-Esprit, les voyants que j'annonce l'exploreront, protégés contre l'éclat de ses soleils par les ailes de leurs guides; et, revenus ici-bas, ils entendront un sens plus clair, un sens plus vaste, un sens plus vivant, en relisant les paroles immuables de l'Évangile.  C'est alors que, dans les caractères d'une sentence connue : « Rendre le bien pour le mal », les autres hommes apprendront à découvrir toutes sortes de secrets.  Mais pas des secrets ésotériques; pas des énumérations, des subdivisions, des classifications; pas des descriptions, ni des formules.  Des secrets vivants, des secrets qui seront comme des contacts, des entrées dans l'être même de l'Esprit, des baisers de l'Esprit, des ivresses versées par l'Esprit; et les coeurs se jetteront dans ces incandescences pour y mourir, pour y renaître, infiniment, indéfiniment, selon le mode ineffable de la Vie éternelle.  

     Parvenu à « faire du bien à ceux qui le haïssent », le disciple ne trouve plus de grandes difficultés.  Il peut prêter sans attendre rien en échange; sa fortune, son temps, sa science, sa sagesse, son coeur d'ami, tout cela et bien d'autres choses encore, il sait que cela ne lui appartient pas, qu'il n'en est que l'intendant.  Dirai-je que cette abnégation devient bientôt sans mérite ?  Pourquoi n'oserai-je pas dire cela ?  Si le disciple est un enfant de Dieu, ne possède-t-il pas la pleine certitude que son Père ne le laissera jamais manquer ?  C'est d'ailleurs parce que la foi nous enlèverait le mérite de l'effort, qu'elle ne nous est pas donnée.  

     L'enfant de Dieu « prie aussi pour ceux qui l'outragent » .  Il prononce trois prières.  La plus facile, c'est : Mon Père, je vous demande de pardonner à mes insulteurs.  La seconde, c'est : Mon Père, je vous remercie de m'avoir envoyé cette humiliation; je vous demande de ne pas en punir les auteurs.  La troisième prière, ce sera : Mon Père, je vous demande pour ces ennemis, mes bienfaiteurs, qui m'ont dit mieux que des amis ce que je suis, je vous demande de leur donner vos bénédictions et vos bienfaits. 

     Enfin, le dernier signe de l'enfant de Dieu, c'est qu'étant un ignorant selon la science humaine, il sache des choses « cachées aux sages et aux intelligents ».  Et ce privilège s'explique bien simplement.  Le savoir est quelque chose de substantiel.  Une notion occupe une place et dans notre pensée  - laquelle est un organisme circonscrit  - et dans notre cerveau.  Un grand nombre de notions peuvent donc remplir exactement ces organes, de sorte qu'aucune idée nouvelle ne puisse s'y insinuer.  Qu'avec cela le savant soit orgueilleux de sa science, il augmente sa pléthore mentale et ses congestions intellectuelles.  Il se rend incapable d'apprendre.  L'humble de Dieu  - il n'est pas toujours un ignorant, mais il croit l'être, cet humble se garde les yeux ouverts.  Il regarde autour de lui, et il apprend.  Le savant orgueilleux ne regarde que soi-même et son savoir.  Si, enfin, le Père veut envoyer sur la terre une idée nouvelle, elle ne pourra descendre que dans une intelligence fraîche, neuve, reposée, aérée; il faudra que cette idée s'acclimate, se nourrisse.  Pour tous ces motifs l'enfant de Dieu est apte à cet office, parce qu'il est libre, ouvert, accueillant, parce que, en rapport constant avec le Ciel, il offre les moindres chances possibles de corruption à ce mystère nouveau-venu. 

* *

     Comment devenir un tel Enfant ?  Jésus nous le dit encore : « Laissez venir à moi les petits enfants, parce que le Royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent.  » « Il faut recevoir le Royaume comme un petit enfant.  » « Pour entrer dans le Royaume, il faut devenir comme un petit enfant.  »

     Cela, ce sont des orientations lointaines encore.  Remarquez que Jésus dit « un petit enfant », un enfant qui parle à peine, qui se tient tout juste debout.  Qu'a donc de si remarquable un tel petit être ?  Il est ignorant, il est innocent.  Il a pu être, sur cette terre ou ailleurs, un savant, un chef, un homme remarquable, aujourd'hui encore son âme se souvient des grandes choses qu'il a pu accomplir; mais lui a oublié tout cela, comme il a oublié les crimes qu'a peut-être perpétrés cette même menotte incertaine, et les blasphèmes sortis peut-être de cette pure petite bouche rose.  Il ignore, il oublie.  Ni le passé, ni l'avenir n'existent pour lui; il est entier dans la minute présente; c'est ce qui fait son élan, sa spontanéité, sa confiance et sa force.  L'enfant ne s'embarrasse pas de réfléchir; il ne se soucie point de l'opinion; il a la persévérance du désir unique; il sait ne vouloir qu'une seule chose à la fois; il vit dans l'unité.  Et, par là, il est la figure de toutes les forces simples, soudaines et précieuses qui s'envolent du tréfonds de nous-mêmes vers l'Absolu.  Comment acquérir, nous autres hommes, ces qualités ?  C'est difficile; le Christ nous en avertit : « Ce qui est impossible à l'homme et possible à Dieu »; et Il nous indique en même temps la voie : « Celui qui s'humilie comme cet enfant sera le plus grand dans le Royaume de Dieu ». 

     Le Royaume, le comprenez-vous, n'est pas dans une étoile, ou par delà une nébuleuse; ce n'est pas un monde a part parmi les astres invisibles.  Il est en nous; où que vivent notre corps, notre pensée, notre volonté, nos fluides, notre coeur peut habiter ce Royaume.  La vie éternelle est l'antipode de la vie créaturelle; comme la vie psychique de l'enfant est l'antipode de la vie psychique de l'homme fait. 

     Comprenez-vous qu'il faille l'aide du Père pour arriver à bout de cette tâche ?  Il s'agit là d'une mort de l'individualité et d'une renaissance définitive.  L'eau et l'esprit qui font renaître pour l'éternité n'appartiennent pas, ne peuvent pas appartenir à aucun des domaines de la matière ou de la force.  Ce qui nous rend capables de la vie divine, ce ne peut être que des remèdes divins.  Cette eau, c'est l'eau de la fontaine éternelle; cet esprit, c'est l'Esprit Saint.  Le difficile, c'est de subir ce lavage, de recevoir ce souffle, sans être à l'instant même volatilisé par le feu ardent qui palpite au sein de toutes les formes de la vie éternelle.  C'est un grave moment que ce dernier baptême.  C'est la certitude pour l'homme de la victoire finale.  Une assistance peu nombreuse mais magnifique participe à la célébration de ce mystère.  Le Verbe est là, avec Sa Mère à côté de Lui, et celui de Ses soldats qui fit germer autrefois, dans un coin de cet immense univers, les premières graines de Lumière au coeur du disciple.  Puis les anges gardiens : puis le cortège des démons tentateurs, et les images des grands travaux et des plus dures épreuves accomplis et soutenus par le récipiendaire.  Le Verbe vient à lui, verse sur lui l'eau de la Vie et, soufflant sur son front, lui communique l'Esprit. 

Troisième partie

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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