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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 13:44

Le Premier chapître parlait de l'Incarnation des âmes... avant d'être un enfant, nous ne sommes qu'une Âme en attente d'incarnation. L'Enfant reste en contact avec le Cosmique jusqu'à sa 7ème année. Or, pour devenir un Être Régénéré, il faut être pareil à l'Enfant. Être neuf. Refaire le chemin à l'envers et Désapprendre pour se laisser pénétrer par le Véritable Enseignement... rares sont ceux qui y parviennent.

La mystique chrétienne

 

La mystique chrétienne

 

Chapitre II

L'enfant et les choses du Ciel

 

de Sédir

1ère partie

Chapître II de La Mystique Chrétienne

 

 

     La Mère-Nature ne corporise rien qui ne soit auparavant de toute éternité, dans l'Esprit.  Nous rechercherons donc, comme pendant de notre récente étude sur la Naissance, le type éternel de l'Enfant.  Nous nous guiderons par les paroles du seul Initiateur surnaturel; nous L'écouterons dans l'humble recueillement silencieux qui seul permet de recevoir dignement les échos terrestres des verbes éternels.  Permettez que je vous recommande cette attitude.  Nous ne lisons pas l'Évangile avec cet émoi sacré tout plein d'amour qui dessillerait les yeux de l'esprit et qui rendrait notre coeur sensitif.  Songez que ces simples versets ont traversé, pour parvenir jusqu'à nous, les abîmes, les firmaments et les terribles déserts où chaque grain de sable est une étoile et chaque fauve un dieu formidable.  Les cohortes angéliques se sont crié ces proclamations divines de l'un à l'autre bord des mers astrales, d'une cime à l'autre des empyrées.  Au bruit de ces longues houles, dont l'écume étincelante féconde sans relâche les rocs planétaires, les dieux se sont prosternés, les démons se sont enfuis.  Appelons, pour recueillir ces échos infinis du Verbe tout-puissant, appelons du sanctuaire de notre coeur à notre cerveau, à nos oreilles, tout ce qui dort en nous de grave, de noble, de vénérant et d'humble. 

     Nous découvrirons, dans l'enfance extérieure terrestre, l'image le l'humanité intérieure céleste; nous considérerons de quelle dignité Jésus couvre l'enfance, de quelle gloire Il décore l'homme spirituel; enfin comment il faut faire pour être transmué en cet être neuf, pur et libre. 

« Prenez garde, dit Jésus, de mépriser aucun de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges voient sans cesse, dans les cieux, la face de mon Père qui est dans les cieux.  » Quelles avenues cette déclaration ne nous ouvre-t-elle pas dans l'inextricable fort de l'Invisible !  Oui, chaque homme est confié aux mains scrupuleuses d'un ange, lequel communique immédiatement avec Dieu.  Il ne s'agit point ici de toute cette escorte d'auxiliaires, de surveillants, de guides, attachés à nos travaux matériels.  Collaborateurs temporaires, ouvriers à la solde des dieux, l'homme ne les intéresse que par ce qu'il produit de rémunérateur à leurs maîtres, et pour les bénéfices éventuels qu'ils en peuvent tirer.  Les anges gardiens sont tout autres.  Ils ne relèvent que de Dieu.  Ils sont Sa providence et Sa sollicitude vivantes.  Ils n'ont pas d'intérêts personnels; ils ne travaillent pas pour eux-mêmes, mais pour ceux qui leur sont confiés; et cela par obéissance; en s'occupant de nous, ils servent le Seigneur.  Cette obéissance les asservit; ils vont partout avec les hommes : dans les cieux de l'idéal, dans les enfers du crime, dans les marécages de la médiocrité.  Pendant des siècles parfois, ces créatures de candeur et de pureté se condamnent à souffrir les émanations putrides des bas-lieux où se complaisent les hommes dont ils ont la garde. 

     Bien rares les gardiens que l'accomplissement de leur office ne prive pas de la vision divine.  Si nous savions par combien de douleurs se traduit un de ces misérables plaisirs que sont nos péchés habituels, comme nous deviendrions vite des saints !  Les anges des tout petits enfants conservent à peu près seuls la faculté d'être à la fois au Ciel et sur la terre; les anges des régénérés possèdent aussi ce privilège.  C'est le signe de l'innocence parfaite. 

     Ces veilleurs tutélaires possèdent un triple mode de perception.  Par en haut, ils voient et entendent le Père; par en bas, ils voient et entendent nos actes et nos paroles; par la région médiane, ils voient et entendent les agents de notre destin, les clichés invisibles.  Ils ont donc en main toutes les commandes utiles à la machinerie compliquée de la Grâce.  Il nous faut donc agrandir l'idée que nous nous faisons de la vie.  Ainsi deux personnes s'entretiennent d'une troisième, absente; ce n'est pas deux interlocuteurs seuls en présence, c'en est six : car l'esprit de l'absent est là, et les trois anges gardiens aussi.  Que je méprise un enfant, son ange et le mien en seront affectés.  Ils ne le vengeront pas, ils ne tenteront rien contre moi; mais ma faute les empêchera d'avoir contact avec moi.  Le péché élève un mur entre nous et le Ciel; il nous laisse seuls en face des impitoyables ministres du Talion, lesquels prennent alors barre sur nous au moyen du germe morbide que ce mal effectué développe dans notre interne. 

     Le mépris est toujours une petitesse; et il devient grave dans la mesure où l'être que nous en accablons est humble et innocent.  Apprenons à apprécier la grandeur de l'enfance. 

* *

     Apprenons à respecter la candeur de l'enfance. 

     Jésus dit encore : « Qui scandalise un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux qu'on lui attachât au cou une meule d'âne et qu'on le jetât au fond de la mer ». 

     Les plus purs poètes et les plus sensitifs n'ont pu dire quel parfum précieux, quelle fleur de rêve, quelle aube ineffable est la foi de l'innocence.  Les élancements vers Dieu d'un coeur inapte au mal, la fervente étreinte dont il embrasse le Verbe, la joie bienheureuse dont la baignent les souffles de l'Esprit, la fixité des regards éblouis qu'il projette vers les cieux, ce sont les beautés les plus pures que la création entière puisse offrir.  Les souiller, c'est un crime presque irréparable. 

     Plus tard, quand l'Esprit nous aura initiés, nous saurons de quelle meule et de quel océan le Christ parle dans ce verset. 

     Quiconque converse avec un autre reste responsable de cet enseignement et des conséquences de cet enseignement, dans le coeur, dans l'intelligence, et dans les actes de son élève, jusqu'à la consommation des siècles.  Enseigner, ce n'est pas seulement prononcer des paroles qui frappent l'oreille physique de l'auditeur.  Tous les centres internes qui s'émeuvent chez le maître pendant sa leçon parlent à leurs correspondants chez le disciple.  Et il est impossible à l'homme de ne parler qu'avec son larynx et, en parlant, de n'émettre que des ondes acoustiques.  Nous parlons simultanément avec tout ce qui, en nous, est ému par le mobile affectif qui nous incite à parler.  Et plusieurs sortes d'oreilles recueillent les diverses espèces de paroles. 

   On parle aussi  - et de la façon la plus vivante  - par nos sentiments tacites, et surtout par nos actes.  L'éloquence de l'acte est grande, elle est terrible, si l'on en dénombre les ramifications. 

     Or, combien plus souvent nos mobiles ne sont-ils pas plus mauvais que bons ?  Et notre responsabilité persiste jusqu'à ce que la dernière ride du dernier ricochet exécuté par le caillou de l'acte à la surface de l'océan des effets soit éteinte.  C'est pourquoi nous souffrons si longtemps parfois pour réparer une seule minute de péché. 

     Celui donc qui apprend le mal à un innocent, combien son boulet ne doit-il pas être lourd ?  Il corrompt le présent, il corrompt l'avenir, il voue cet être jusqu'alors paisible à une suite indéfinie de luttes, de chutes, de salissures et de larmes.  Bien plus, il en corrompt le passé spirituel, puisqu'il tue en lui le germe de vertu.  La meule et le fond de la mer ne sont certes pas des termes exagérés. 

     Prenons garde lorsque nous nous présentons devant des enfants.  Les plus jeunes voient tout, entendent tout, remarquent tout.  Prenons garde à notre langage, à nos regards,   à nos gestes, à notre tenue, à notre physionomie.  Il n'y a pas d'observateur plus attentif et plus fin que l'enfant.  Il faudra, hélas !  puisque nous habitons la terre, il faudra que le jour vienne où cet enfant apprendra le mal.  Mais qu'au moins ce soit le plus tard possible, quand les racines de la vertu seront déjà en lui profondes et fortes. 

     Inclinons-nous maintenant devant la majesté de l'enfance.  Elle est déconcertante.  « Qui reçoit un tel enfant à cause de moi, dit Jésus, me reçoit...  ».  Sondez la profondeur de cette substitution.  Et le suprême Initiateur ajoute : « Et qui me reçoit, reçoit Celui qui m'a envoyé.  » Quoi donc !  voilà, au jardin public, un marmot qui a mal aux dents et qui pleure; je me trouve là juste pour l'empêcher de donner du nez contre la bordure du gazon; je le relève, je l'essuie, je l'amuse, pendant que sa bonne bavarde; je fais cela parce que c'est de la pauvre petite chair maladroite et souffrante, parce que mon Maître, le Christ, m'a appris à aimer la vie, parce qu'Il m'a montré la compassion, parce qu'Il a eu Lui1même mal aux dents, et qu'Il a dû trébucher souvent sur les cailloux du désert.  Je console ce petit en pensant à l'autre petit d'il y a deux mille ans, au petit enfant dont la mère était si jeune et le père grisonnant, au petit enfant blond qui ne savait pas parler encore, mais qui avait déjà lancé sur le néant de si formidables paroles; au petit enfant en chemise, jouant sur le pas de la porte, le même, le même être jouant aussi sur le seuil de l'Éternité, avec les mondes comme osselets, et les dieux immenses pour hochets. 

     Et, parce que mon imagination s'est complue à ces faciles rapprochements, parce qu'elle a soulevé en moi un peu d'attendrissement, l'insignifiante caresse que j'ai faite à ce bébé, c'est le Verbe qu'elle touche !  C'est le Père qu'elle émeut !  Effets infiniment disproportionnés à leur cause, selon la logique.  Mais l'amour n'a pas de logique; il en possède d'autant moins qu'il est davantage de l'amour, davantage éloigné de l'homme, davantage proche de Dieu. 

     Il est donc possible, Seigneur Jésus, Vous que je sais m'aimer et que j'ai cependant trahi, il est donc possible que les plus pâles lueurs sur les grisailles de mon âme Vous atteignent ?  Oui, c'est possible, oui, cela est, puisque Vous êtes tout amour.  Vous avez protesté quand on Vous a qualifié de « bon »; en effet, Vous n'êtes pas bon, Vous ne savez pas que Vous êtes bon; c'est la seule chose que Vous ignoriez, et Vous l'ignorez justement parce que vous êtes l'Amour.  Vous êtes l'Amour, et aucune des étincelles les plus fugaces de l'amour, chez les créatures les plus lointaines, les plus proches du Néant, ne peut Vous échapper. 

C'est pourquoi Vous avez promis, lorsque deux ou trois d'entres nous, nous réunirons en Votre nom, que Vous serez au milieu d'eux.  Voilà pourquoi Vous avez obtenu que Vos disciples, Vos amis, Vos enfants soient un entre eux, par là un avec Vous; et, étant un avec Vous, un avec Votre Père, ce Père que Vous nous avez fait connaître. 

     Si une telle merveille a lieu dans l'interne d'un passant quelconque, à propos d'un enfant quelconque, combien plus ne se reproduira-t-elle pas, si des époux en reçoivent un pour l'amour du Verbe, et en Sa mémoire ?  Pour l'initié, l'enfant arrive de telle sphère, par le moyen de tel aspect astrologique, en vertu de telles dispositions des phalanges spirituelles.  Pour le disciple de l'Évangile, l'enfant arrive du Ciel et parce que le Père l'a envoyé.  L'initié ne se trompe pas, pour son observatoire propre.  Mais le disciple est dans la vraie vérité; il voit les choses sous leur angle d'éternité; c'est lui qui a raison, absolument parlant.  Parents, admirer vos enfants, selon l'esprit; vénérez-les intérieurement; ce sont des êtres-précieux; ils sont translucides à la Lumière éternelle; ils ignorent tout de l'extérieur; ils sont ouverts, ils sont confiants, ils ne sont rien, et ils ont la force : un geste, un sourire, une petite plainte et tout le monde se précipite. 

     Ainsi, vu de la terre, apparaît le Verbe, et se manifeste dans le monde la Lumière.  C'est une petite lueur, qui semble courir çà et là, sans raison, sans but, sans utilité; elle va et vient, disparaissant dans cette caverne, tombant dans ce puits, voletant sur ces tourbières; personne ne peut l'atteindre; et si, d'aventure, elle touche quelqu'un, elle lui reste insaisissable.  Cependant, sans que nous, observateurs grossiers, nous en doutions, elle bouleverse, elle vivifie, elle réorganise, elle donne des ailes, et tout lui obéit. 

     Voilà pourquoi le Père aime les petits enfants.  Il a envoyé Son Fils, non pas pour augmenter la vigueur des forts, mais pour aider l'impuissance des faibles.  Le Père aime les petits.  C'est chez eux qu'Il dépose Ses dons les plus précieux.  Les médecines les plus actives s'extraient des herbes que chacun foule aux pieds, et non pas des grands arbres majestueux.  C'est pour un petit agneau que le pasteur laisse là toute sa bergerie.  C'est pour un pécheur converti qu'il éclate au Ciel plus de joie que pour le salut de cent justes.  C'est pour l'enfant prodigue que le patriarche tue le veau gras.  Et c'est l'ouvrier de la onzième heure que le maître favorise de sorte si injuste, humainement parlant. 

     Quelles explications donner à tous ces illogismes ?  Une seule, la même pour tous : c'est l'amour.  C'est le Père qui nous a tous créés; aux uns Il a donné des rôles moins ingrats qu'aux autres; ceux-ci, Il les a dirigés sur des routes plus commodes que ceux-là.  N'est-il pas évident qu'II aimera davantage ceux qui auront plus de travail, ou moins de facilités ? 

     Croyez-moi donc quand je vous affirme que, si le Père voyait l'âme innocente d'un de ces petits en danger, Il renverrait Son Fils S'incarner une seconde fois plutôt que de la laisser périr.  « La volonté de mon Père n'est pas qu'aucun de ces petits périsse.  » Et, pour concevoir toute la valeur de ce geste, souvenez-vous de l'immensité, de la complexité, de la quantité de mouvements et d'efforts que nécessita le voyage cosmique du Verbe depuis la création du monde jusqu'aux jours d'Hérode.

* *

     Les précisions ne manquent pas dans l'Évangile.  Enumérons-les au hasard des textes.  J'en trouve sept définitions. 

     D'abord, ceux qui procurent la paix.  La paix, c'est l'harmonie.  L'harmonie, c'est l'unité : non pas le un arithmétique, mais l'unité organique.  Le monde de l'unité, c'est le Royaume; et Dieu en est le roi.  Tout enfant imite son père.  L'enfant de Dieu s'efforce d'installer la paix autour de lui, comme il voit que le Ciel l'établit sur de plus vastes espaces.  Mais comment ?  Par cinq moyens dont l'emploi annoncera, proclamera précisément sa filiation divine, parce que ses moyens sont les méthodes mêmes du Verbe. 

     L'enfant de Dieu aime ses ennemis.  S'il leur rendait leur haine, il intensifierait le combat.  Mais il les aime; il ne veut pas qu'ils fassent mal plus longtemps, ni qu'ils se fassent mal davantage.  Il leur donne ce qu'ils réclament, tout ce qu'ils réclament : « Si on vous demande votre manteau, donnez encore votre tunique...  ».  Et le combat cesse faute de combattants. 

 Deuxième partie

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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