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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 08:27

Troisième chapître sur le devoir des parents envers les enfants pour qu'ils s'intéressent aux choses de l'Invisible... quand on voit effectivement, l'éducation que l'on a reçu, il n'est pas trop de dire qu'une sérieuse réforme et innovation dans le domaine s'impose. Qui nous parle de l'Âme dès notre plus jeune âge ? Qui nous dit que c'est par rapport à Elle qu'il faut vivre et non par rapport à son corps et donc au matériel ? Personne. Je n'ai qu'à prendre l'exemple de mes voisins, il n'est question que de sapes de marques et de play station...

Là, une fois encore on dirait que Sédir a prononcé ce discours hier tellement il est d'actualité. Que ce soit dans le domaine de la politique ou de la religion... tout  fout le camp, il n'y a plus de valeurs... il va falloir que l'Humanité se réveille, pour son plus grand bien.

Je suis obligée de couper ce chapitre en deux car lorsque les articles sont trop longs, ils n'entrent pas dans leur totalité sur le blog... c'est ainsi sur Over-Blog...  

 

Le devoir spiritualiste

 

par  Sédir

 

CHAPITRE III

1ère partie

 

41. - Les devoirs familiaux.
42. - Nécessité d'y satisfaire complètement d'abord.
43. - L'état de mariage.
44. - L'âme-soeur.
45. - L'amour fraternel.
46. - Devoirs des parents.
47. - Éducation religieuse.
48. - Instruction religieuse.
49. - Bon exemple dû par les parents.
50. - Concorde et estime réciproque dans la famille.
51. - Rôles spéciaux du père et de la mère.
52. - Instruction scolaire.
53. - L'individu et la nation.

54. - La sagesse pratique.

 

- 41 L'entité la plus proche envers qui nous avons des devoirs, c'est notre famille. Que les enfants ne jugent pas leurs parents; les vieux codes religieux ont trouvé tous une formule parfaite de la conduite filiale : Honore ton père et ta mère. Et en fait, les roues des générations sont tellement enchevêtrées que celui-là qui, par extraordinaire, connaît quelque chose à l'ontologie secrète d'une famille, la prudence clôt ses lèvres, et la crainte de renverser le fragile édifice de la paix domestique lui commande de ne dire que le précepte général énoncé plus haut.


- 42 Ce n'est que plus tard, quand parents et enfants ont montré tour à tour leur affection réciproque en donnant leurs peines et jusqu'à leur vie les uns pour les autres, que commence l'application du conseil évangélique : quitter la famille pour suivre Dieu. Ne soyons pas vains; n'entreprenons pas un travail ardu parce qu'un plus commode nous est déjà insupportable; pas de présomption en nulle circonstance.

Quand les petits labeurs nous deviennent trop faciles, la Nature se charge bien de nous en apporter de moins agréables; et c'est à faux qu'une oeuvre nous paraît commune ou fastidieuse Si le Destin nous donne pour la millième fois la même tâche, il est hors de doute que les neuf cent quatre-vingt-dix-neuf premières fois, nous ne l'avons pas assez bien faite. Notre altitude morale ne se mesure pas au retentissement de nos actes, mais à l'exaltation de notre coeur.


- 43 Le mariage aussi est une oeuvre difficile; voyez-le comme une collaboration, comme un colloque, comme un mutuel dévouement. La femme doit aimer l'homme à fond, qu'elle ne craigne rien; le beau rôle lui appartient si elle fait cela; qu'elle l'aime pour lui et non pour elle; les inquiétudes, les espoirs, les triomphes, les lassitudes du mari doivent être ses inquiétudes, ses espoirs, ses triomphes et ses lassitudes. Qu'elle surmonte ses craintes; qu'elle sache que la gêne matérielle est nécessaire à la réussite spirituelle; que ce soit elle qui élève le coeur de l'époux. Quant à celui-ci, qu'il demeure fidèle à sa parole, exact à son travail, attentif aux intuitions de son épouse.


- 44 Le mariage véritable serait l'union de deux êtres dans tous les modes de leur existence, dans tous les départements de leurs esprits, dans toutes les aspirations de leur coeur; cette utopie platonicienne n'est cependant, en réalité, qu'une vue de l'intellect; car tant que nous sommes quelque part dans la création, nous avons des corps; si beaux et si sublimes soient-ils, ce sont toujours des formes matérielles qui portent, par définition, l'indestructible ferment du mal et de l'égoïsme; Platon est le suprême effort de la raison humaine haussée jusqu'au seuil de l'Amour.


- 45 Le mariage est une étape avant de parvenir à la pure concorde, où rien de particulier ne subsiste, qui est l'atmosphère même du royaume de Dieu. L'homme et la femme sont des étrangers; le Destin les assemble, pour que, se connaissant, ils deviennent amis et unis, dans la mesure où ils perdront ce qui les constitua homme et femme.


- 46 Les parents ont envers leurs enfants trois sortes de devoirs : physiques, éducatifs, instructifs. En théorie, ils devraient les leur rendre eux-mêmes tous trois; en pratique, les nécessités de l'existence font qu'ils ne peuvent s'occuper que de la première de ces séries. Le prêtre est là, ou devrait y être, pour la seconde; et l'instituteur pour la troisième. Nous ne parlerons pas de l'assistance corporelle due par un couple à sa progéniture.

- 47 Quant à l'assistance morale, dans une société synarchique, elle appartiendrait au prêtre, parce que la religion est le principe réel de l'éducation. Chez nous, les parents doivent assumer cette charge, et ceci est peut-être un bien, car ils trouvent là un motif de reprendre leur attitude essentielle de ministres de Dieu à leur foyer, et d'intermédiaires naturels entre l'Idéal et l'organisme domestique. Ils ont ici un devoir grave et sacré; leur exemple est le plus efficace des enseignements.


- 48 L'enfant est imitateur : il obéit bien plus à ce qu'il voit qu'à ce qu'on lui commande. Si donc les parents ont, par la triple loi naturelle, civile et religieuse, pouvoir sur lui, il est préférable qu'ils s'attachent en outre à acquérir de l'autorité, c'est-à-dire à faire naître en lui le respect, l'admiration et l'amour. Ils arriveront à ceci en donnant le bon exemple. Il ne faut pas que ce petit trouve jamais chez eux la moindre contradiction; il ne faut pas qu'il les voie versatiles, impatients, capricieux; leurs actes et toutes leurs paroles doivent lui sembler parfaits. Que leur tendresse ne les entraîne pas; qu'ils sachent en rester maîtres, qu'ils la mesurent, qu'elle ne dégénère pas en sensibleries; qu'ils se surveillent sans cesse, car l'enfant est observateur attentif et psychologue pratique; il possède d'instinct la patience, la simplicité de vouloir, la ténacité qui lui feront obtenir ce qu'il convoite. Donc les parents doivent se montrer devant lui ce qu'ils sont dans l'Idéal : sages, parfaits, calmes et bons.


- 49 Les premières leçons à donner à l'enfance sont des leçons de choses, des commentaires aux phénomènes quotidiens, des comparaisons extraites de la vie des animaux, des pierres, des plantes; des rappels fréquents à la cause première, à l'action de l'Invisible, de quelque nom qu'on le désigne, des conclusions de morale pratique. L'enfant ne raisonne pas, il sent. Ce n'est donc pas des théories qu'il lui faut, mais des images dont on lui extrait la signification.


- 50 " Les affections les plus pures, dit Epictète, sont celles de la famille ". Mais à condition que les membres du foyer se purifient; surtout qu'ils apprennent à se connaître; rien n'est plus rare que les parents qui voient juste les aptitudes et les ressources morales de leur progéniture; et l'inverse est aussi vrai trop souvent.


- 51 Aucun soin n'est indigne ou superflu dans l'éducation des enfants; les moindres paroles, les actes les plus minces trouvent dans cette terre vierge une merveilleuse facilité de germination; le père et la mère doivent paraître comme ces deux aspects de Dieu, dont parle la Kabbale, et qui s'expriment par la libration perpétuelle de toutes choses. Le Pouvoir et l'Autorité, la Loi et la Grâce, la Justice et la Miséricorde, tels sont le père et la mère parfaits.


- 52 L'instruction des enfants exige de profondes réformes; la tendance actuelle qui recommande l'usage des leçons de choses est excellente; il faut noter et publier les louables et ingénieux efforts de M. Laisant dans cet ordre d'améliorations. M. Barlet, dans un livre trop peu connu, l'Instruction intégrale a élaboré un admirable système d'études, en cercles synthétiques, de plus en plus complets, où les matières des examens actuels sont réparties de telle sorte que l'élève puisse toujours sentir des vues d'ensemble et des notions générales organiques. Nos gouvernants devraient aussi s'inspirer des méthodes d'instruction que la Suisse et les États-unis emploient, et connaître les soins scrupuleux que demandent ces masses scolaires qui représentent l'espérance, l'avenir et la fleur d'un pays.


- 53 La règle d'un état libre est l'égalité naturelle de tous les citoyens et de leurs droits; les gouvernants doivent, comme première obligation, prouver qu'ils respectent la liberté de leurs administrés; ils sont leurs égaux; seule, la différence occasionnelle de leurs fonctions sociales les en distingue. Aussi, nos devoirs civiques sont des offices, au sens stoïcien du mot; des fonctions réciproques, comme celle de la polarité physique, de l'équilibre moléculaire, de la balance des orbes sidéraux. Nous sommes des atomes de l'état social; ce soleil nous entraîne dans sa course, et chacun de nous influe sur sa biologie générale. C'était un lieu commun de l'école de Zénon, c'est encore un principe inné de l'âme chinoise que cette dépendance du tout avec chacune de ses parties, et de chacune de ces dernières avec l'entité collective qui les agrège. Tout acte de l'individu " qui ne se rapporte pas, soit immédiatement, soit de loin, à la vie commune, met le désordre dans notre vie, lui ôte son unité, rend le citoyen factieux ". (MARC-AURELE.)


- 54 Il vaut mieux travailler pour sa famille que pour soi seul, pour ses amis, que pour sa famille, pour ses concitoyens inconnus que pour ses amis, pour l'humanité que pour sa patrie, pour Dieu que pour l'humanité. Mais on ne peut entreprendre raisonnablement le difficile qu'après avoir accompli le facile. Donnons donc à nos devoirs une hiérarchie, ou plutôt, comme nous ne connaissons pas les rapports mystérieux des choses, et que notre système, quelque sage qu'il soit, risque fort de les altérer, obéissons à l'ordre divin qui se manifeste sans cesse à nous par l'appel des événements, des circonstances et des rencontres que le hasard apparent place devant nos pas. Ceci est la sagesse la plus universelle.


Deuxième partie

 

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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