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  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
  • LE PORTEUR DE LUMIERE
  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 16:21

L'instruction continue avec le 4ème chapitre de La Voie Mystique de Sédir dont nous devons bien avouer qu'il avait bien saisi l'Enseignement Mystique de Ieschoua. C'est le moins que l'on puisse dire. Ce chapitre nous parle des relations mondaines. Qui devons nous "fréquenter" ? Inviter ? Voir ? Et bien, là c'est encore comme la nourriture, nous nous devons à tout le monde. Nous ne devons ostraciser personne, ni médire sur qui que ce soit. C'est là que la mise en pratique devient plus difficile. Même pour nous, aurons-nous la franchise de dire. Car qui n'éprouve pas certaines aversions pour quelques individus ? Et bien, malgré tout, il faut se forcer à les voir. Mais le mot "forcer" n'est pas approprié car, en fait, nous devons rééllement éprouver une sorte de plaisir à les rencontrer... ne serait-ce que pour leur instiller un peu de "Lumière"... quitte à ce que cela prenne du temps. Les Chevaliers de Lumière ne doivent jamais oublier ce pour quoi leur âme est missionnée. Faire fi de son Ego étant le plus ardu... car, oui, l'on préfère voir des gens que l'on aime bien et négliger ou "snober" ou "ignorer" les autres mais c'est surtout "ceux-là" qui ont besoin de nous... souvenons-nous de Jésus... il ne refusait pas de manger avec les Pharisiens...  

 

 

LES RELATIONS MONDAINES

 

 

par Sédir

 

1ère partie

 

 




Il n'y a pas d'acte indifférent, parce qu'il n'y a pas d'acte sans conséquences. Tout est grave; tout peut nous attirer vers la Lumière ou vers les Ténèbres. Le dieu que chacun sert utilise les moindres de nos gestes, parce que notre dévotion lui enchaîne réellement notre cœur. Or les dieux d'aujourd'hui ne se nomment plus Jupiter, Apollon ou Ganéça. Ils ont changé la forme de leur esprit immortel et, quoique anonymes, ils continuent de régir la puissance, la gloire, la richesse, l'amour. Ils n'ont rien perdu de leur puissance. Comme autrefois, ils exigent des offrandes; mais ils ne se contentent plus de bœufs ou de brebis; il leur faut nos forces, nos inquiétudes, nos pensées, notre vie même, en un mot.
Et c'est déjà
une grande sagesse de les quitter pour ne plus servir que le vrai Dieu. Il est entendu que vous tous, qui me faites l'honneur de m'écouter, avez déjà reçu cette sagesse; la logique veut que vous en tiriez les conséquences et que vous les appliquiez à la pratique quotidienne. Voyez de quelle façon.

Si un dieu de ténèbres, périssable et limité, prend soin de son fidèle, combien plus le Père ne S'occupera-t-Il pas de Son serviteur ? S'il vous est arrivé, un certain soir, seul dans votre chambre, de vous prosterner en esprit aux pieds de ce Père adorable et de vous offrir à Lui du fond du cœur, vous, votre famille, vos biens et tout le reste de ce dont la gestion vous est dévolue, ne pensez-vous pas qu'Il vous a entendu, que Son Fils a jeté un regard sur ces êtres que vous Lui offriez et que le tout a été purifié, réorganisé, réconforté, pour pouvoir se remettre en marche
dans la route étroite qu'il vous a été donné de découvrir? Si cela n'était pas, ce Père n'existerait pas.
Croyez donc avec une fermeté inébranlable que vous êtes dans la main de ce Père suprême, et que cette main de sollicitude et d'amour,
c'est Son Fils. Dès lors, votre existence se trouve transmuée dans ses racines les plus profondes. Vous ne dites plus une parole, vous ne vous permettez plus un geste, un sourire, un désir, une pensée ou un acte qu'avec le voeu intime que le bénéfice en revienne au Père; vous n'avez plus qu'un souci : connaître Sa volonté et lui obéir. De la sorte, toutes les manifestations de la vie qui est en vous deviennent des aliments pour votre âme et des lumières victorieuses de ténèbres correspondantes.

Ce sont ces arcanes qu'exprime Jésus dans la formule de prière qu'Il nous a donnée. Ils sont difficiles à concevoir, il est vrai, et plus difficiles encore à maîtriser. Ils appartiennent à l'Absolu, à ce domaine surintellectuel qui est la Foi, puisque Dieu seul est en dehors de l'atteinte du mental; à ce monde qui seul mérite d'être nommé l'Invisible, puisqu'il n'est aucune région de la Nature que l'homme ne parvienne à explorer avec le temps.
Les arcanes de l'Hermétisme peuvent être conquis moyennant une volonté forte et sage; l'arcane réel du Royaume éternel ne peut qu'être reçu. Il est le seul Surnaturel; le surnaturel de la magie, des sciences secrètes, des religions n'est pas du surnaturel; ce sont des régions inconnues de la Nature. Seul l'Evangile annonce le vrai Surnaturel; et avoir senti cette distinction est le signe d'un enviable destin.
Si donc vous voulez aller vers le Royaume de Dieu, détachez votre coeur des liens qui le retiennent aux formes du temps et de l'espace; agissez avec l'énergie de l'ambitieux, mais
par obéissance; étudiez avec le soin du savant, mais dans les ténèbres ignorantes de la foi; aimez comme le passionné, mais dans le sacrifice constant de tout vous-mêmes.

Sur cette planète, malheureusement,
personne ne sait obéir, personne ne sait agir, personne ne sait aimer; car alors la terre ne pourrait pas nous porter; notre feu la volatiliserait. Nous n'obéissons jamais entièrement, de toutes nos forces; nous craignons l'imprévu et nous pensons que l'impossible existe; et, enfin, c'est toujours un peu nous-mêmes que nous chérissons en paraissant aimer les autres.
Or, comme le Père est bon pour nous au delà de toute mesure, Il tient compte
de nos pauvres petits efforts, Il sourit à nos puériles fiertés, Il compatit à nos pitoyables découragements; et, selon la charmante comparaison du Christ, Il ouvre Son trésor et en tire de temps à autre un beau bijou scintillant ou quelque vase précieux. L'esprit fatigué de l'homme chercheur reçoit ce joyau dans le ravissement de l'extase et, lorsqu'il a réintégré son corps physique, le mental construit avec ce souvenir lointain une religion, une initiation, un système plus ou moins spiritualiste.
Je rapetisse bien trop, direz-vous, les magnifiques monuments de l'esprit humain. Non pas; je les replace seulement à l'échelle
. Nous jugeons les choses du point de vue terrestre; il est bon de les considérer parfois du point de vue du Ciel; cela nous ramène à une certaine modestie.



* *



Me voilà fort loin, semble-t-il, du sujet de cette causerie. Point du tout. je voulais le justifier en montrant la petitesse des grandes choses et la grandeur des petites. Quoi de plus banal qu'une visite ? J'espère vous mettre à même d'entrevoir de quelle œuvre féconde et belle et divine cette banalité peut devenir le germe.
Voici un cercle de visiteurs réunis dans un salon.
Leurs fluides, leurs pensées, leurs désirs, leurs anges, leurs diables, leurs ancêtres sont là, avec ce que les taoïstes nomment les influences errantes, agents amenés en cet endroit par les convenances de leur travail personnel. Les meubles, les objets, les quatre murs même de cette pièce ajoutent, à cette assemblée déjà nombreuse, leurs génies particuliers et toutes les images antérieures qui y sont attachées; celles des habitants précédents, de leurs passions, des événements dont ces murs et ces choses ont été les témoins silencieux, des naissances, des maladies et des morts et tout le reste; cela dans les limites les plus étendues.
William Denton et Joseph Rhodes Buchanan, les inventeurs de la psychométrie, ont fait la preuve de cette quasi-perpétuité des images astrales; et, depuis, d'autres chercheurs corroborent leurs révélations, selon la mesure de leur clairvoyance.

En plus, les possibilités futures flottent également dans l'atmosphère seconde de ce salon; les paroles qui vont être prononcées, les sentiments qui vont naître, les actes qui vont s'accomplir s'y trouvent déjà fixés,
dix ans quelquefois avant leur réalisation. Le voyant peut aussi s'en rendre compte. L'avenir de toutes les parties de l'Univers existe en puissance depuis le commencement; mais ces clichés innombrables ne s'attachent aux lieux précis où ils doivent prendre corps que peu de temps avant cette incarnation. Une chambre contient seulement les clichés les plus prochains ; les autres existent bien, mais au loin; le prophète les discerne, il est vrai, et aperçoit aussi l'endroit de leur arrêt temporaire; mais les facultés magnétiques de clairvoyance ne peuvent pas pénétrer aussi avant.

Tout ceci, penserez-vous, est du fatalisme; et
le libre arbitre n'existe plus. Pardon, il existe de la manière suivante. Voici un cliché qui s'approche d'un homme; pour cette rencontre, remarquez-le, ce n'est pas le cliché qui se dérange de son chemin; c'est l'homme qui vient s'y placer automatiquement, pour ainsi dire, poussé par les conséquences vivantes de ses actes antérieurs dont l'impulsion se combine avec l'influence du décret providentiel relatif à la vie présente de cet homme. Celle-ci est, vous le comprenez, moindre que celle-là; le libre arbitre a donc une tendance constante à incliner vers l'acceptation du cliché. Ceci peut permettre à l'homme de payer ses dettes spirituelles, il est vrai, comme aussi de les augmenter, puisque la force acquise, l'habitude, qui est une énergie vivante, le poussent dans la même ligne où ses actes antérieurs l'entraînent déjà, depuis des siècles peut-être. Or, en même temps que ce cliché, peuvent surgir dans cet espace invisible central deux autres influences, contraires à lui, quoique semblables entre elles. Si l'âme est jeune, si le libre- arbitre est très faible et presque fatalement entraîné à la chute, l'ange gardien l'écarte une heure de la route du cliché, comme une mère écarte son enfant du passage d'une automobile. Si l'âme a la force de combattre, elle reçoit, simultanément avec l'apparition du cliché fatidique, la vision du cliché contraire, quelque éloigné qu'il soit, et c'est alors qu'elle se décide.
Seulement ensuite ont lieu, dans la sphère consciente, les divers phénomènes de la cérébration et de la méditation, seuls connus de la psychologie.

En langage pythagoricien, le monde est un binaire, ou plutôt le champ de bataille du Binaire; la sagesse consiste à rétablir l'harmonie qui est le Ternaire. Cette opposition
, ce Lucifer, celui qui se met en travers, on le trouve dans le cœur de l'homme aussi bien que dans les plus petites parcelles du non-moi; mais la sévérité du combat se proportionne toujours à la force du moi qui en est le théâtre. Voilà comment nul n'est tenté au-delà de son énergie; la tentation constitue d'ailleurs le plus fructueux des exercices spirituels, même lorsqu'on y succombe, oserai-je dire, même quand on en triomphe à rebours, par l'orgueil. Le Destin, conçu comme entité cosmique, ressemble à un immense navire, qui emporte dans ses flancs un peuple de créatures, depuis les insectes jusqu'aux officiers. Tous sont liés, mais de chaînes plus ou moins extensibles; l'émigrant est parqué; le millionnaire peut aller et venir, sauf dans l'appartement des dieux: la chambre des machines et celle du gouvernail. Ainsi notre libre arbitre se développe à mesure que nos existences s'additionnent; mais, pour gouverner ce destin, il faut en sortir, descendre à terre , entrer à l'Ecole Navale et devenir capitaine.
Rentrons dans ce salon que nous avions quitté




* *



Vous voyez maintenant qu'il est un véritable champ de bataille. Choisissez votre camp. Vous rangez-vous
dans celui du Prince de ce monde, vous en observerez les ordonnances; vous intriguerez, vous cajolerez les puissants, vous essaierez d'anéantir vos compétiteurs, vous essaierez d'atteindre la première place ou, plus habilement, de vous la faire offrir.
Mais,
si vous vous enrôlez dans le parti de la Lumière, vous vous mettrez au contraire à la dernière place, vous vous effacerez, vous ferez briller les autres. Rôle de dupe, dira-t-on; oui, mais personne n'entrera au Ciel s'il n'a été bafoué sur la terre.
Le combat spirituel est quelque chose de tout à fait incroyable; il consiste à
s'exposer aux coups, à les recevoir sans les rendre, à s'y offrir même pour les éviter au voisin. La sagesse humaine nomme cela une pure folie, et combien d'entre vous partageront cette opinion si je leur annonce que le véritable soldat donnera sa fortune si on la lui demande, se laissera prendre son bonheur sentimental, sacrifiera même ce qu'on est convenu d'appeler l'honneur, si la conservation de ce bien précieux entre tous doit le faire contrevenir à la Loi du Ciel ? Vous entrevoyez, n'est-ce pas ? comment il peut se trouver des héros dans un bal, au cercle ou derrière les guichets d'une administration.
Ce combat est souvent
quelque chose d'effroyable, au dire de ceux qui en ont seulement soutenu les premières escarmouches; car le soldat, perdu au plus fort de la mêlée, ne parle plus; il agit. Nous autres ne sommes pas prêts encore à affronter ces magnifiques périls; nous ne faisons que nous mettre en route vers le champ de bataille; encore faut-il que nous marchions; c'est pourquoi je vous conjure de faire effort, de ne pas négliger les plus petits efforts; chacun d'eux est un pas.


* *



Munis de ces indications générales, examinons les détails. Et d'abord, à quelles visites faut-il s'astreindre ? A toutes celles que commandent l'amour filial, la hiérarchie sociale et la politesse mondaine. Le goût de la solitude, qui se remarque chez tous les mystiques, ne doit pas empêcher l'observation des convenances extérieures; mais, au contraire, si je me sens de l'attrait pour les parlotes et les fêtes, je ferai sagement de n'y assister que pour le strict nécessaire. Qu'est-ce, en effet, qu'avoir du goût pour quelque chose ? Cela signifie que certains êtres et certaines forces en moi vont trouver dans cette chose un aliment savoureux. Ma conscience doit donc examiner au préalable si cette chose est dans la direction de la Lumière, dans celle des Ténèbres ou à un carrefour. Dans ce dernier cas, l'aiguiller vers la voie droite. En un mot, aller de l'avant, agir coûte que coûte.

Les visites de convenance faites,
choisissez ensuite celles où vous pensez vous ennuyer; vous trouverez à cette pratique plusieurs bénéfices spirituels. Neuf fois sur dix, une difficulté que l'on aborde avec courage mais sans bravade s'évanouit et procure une satisfaction. Entretenir des importuns, des gens antipathiques, des sots même est une des formes élémentaires du jeûne moral; toutes les délicatesses qui souffrent en nous par une conversation vulgaire alimentent la flamme secrète de notre cœur; notre patience sème dans les esprits étroits ou inintelligents quelque graine de Lumière qui germera sûrement un jour, dans un mois on dans un siècle. Le moindre de nos efforts ne se perd jamais.

Une autre forme de ce jeûne caché, c'est, après avoir accompli nos devoirs nécessaires,
de rendre des visites qui nous paraissent inutiles. Souvenez-vous combien la prudence et la prévoyance humaines sont bornées; aucun sage ne peut apercevoir le millionième des suites d'un acte quelconque. Combien de fois n'avez-vous pas vu, dans votre existence, l'improbable se réaliser ? Sachons constamment que nous ne savons rien. Cette disposition intérieure, c'est l'innocence de la colombe dont parle Jésus; mais ayez aussi la prudence du serpent. De plus, comme le jeûneur de l'Evangile, qui se parfume et fait toilette afin qu'on ne s'aperçoive pas de son abstinence, prenez soin de dissimuler la gêne que vous causent de fastidieuses corvées mondaines; la bonne éducation suffit à cela, je le sais; mais essayez encore d'améliorer vos sentiments, afin que votre amabilité ne soit pas un mensonge.

Renouvelez un effort analogue quand il s'agit de voir des gens antipathiques ou d'autres
que vous savez vous être hostiles. Ceci est pénible. Mais une victoire sur l'antipathie ou le ressentiment produit de si fructueux effets ! Tant de choses en nous s'en trouvent modifiées, harmonisées, dynamisées; tant d'êtres en bénéficient parmi ceux qui nous entourent, qui nous précédent ou qui nous suivent sur le chemin des existences ! Cette tentative nous évite tant de fondrières et raccourcit tellement notre route, que l'abondance de ces résultats mérite bien quelques heures d'agacement ou d'amertume.
Souvenez-vous, en effet, que l'homme n'est jamais seul; il ne naît, ne vit ni ne meurt seul. Chacun de ses actes est reproduit par d'autres hommes, par des invisibles, des animaux, des plantes et des pierres. La trame de notre existence, à mesure que nous en formons chaque maille, s'imprime à des milliers d'exemplaires dans la Nature universelle. Et,
chose infiniment plus grave encore, chaque parole, chaque pensée, chaque acte coupe ou consolide notre communication avec le Père, par le moyen de Son Fils.

Deux personnes se font du mal, ne serait-ce que par la moindre médisance,
elles élèvent aussitôt un mur entre leurs anges gardiens et elles-mêmes; elles interceptent la Lumière divine; seules les lumières de la Nature, des dieux leur parviennent encore; et vous savez quel mélange il y a en celles-ci.
Toutes ces préséances observées, n'oublions pas qu'il est mieux de rendre visite à un inférieur qu'à un supérieur ou à un égal. Ceci est indispensable si on veut marcher à la suite du Christ et faire descendre nos supérieurs invisibles. je ne veux pas dire
que le mystique soit un obstiné contempteur des classes dirigeantes; au contraire, il respecte toute hiérarchie, même tyrannique, comme établie par Dieu, en définitive. Dans le point de vue spirituel, tous les hommes sont frères; mais, dans le point de vue social, chacun de nous doit être respecté ou honoré à cause de sa fonction dans l'organisme collectif. Saluez en chacun l'enfant de Dieu et la charge dont il est investi.

Observez encore ceci. Il arrive qu'une relation nouvelle est près de s'établir; on vous a donné les meilleurs renseignements et, malgré cela, une crainte indéfinissable vous fait hésiter, au moment de recevoir la personne. Tous les spiritualistes vous conseilleront
d'écouter votre pressentiment obscur que quelque chose de fâcheux vous arrivera par cet individu. Si vous voulez rester dans le chemin du Ciel, allez au contraire contre cette répulsion, ne l'écoutez pas. Ne la chassez pas en pensant que vous êtes plus habile ou plus fort, mais en vous disant : Si de la douleur doit se produire par le moyen de cet homme, il vaut mieux que ce soit moi qui la supporte, plutôt que l'inconnu, mon frère, avec lequel s'établiront sûrement les relations que je suis tenté de refuser.

L'éloignement que l'on éprouve pour quelqu'un ou quelque chose vient toujours de la paresse, soit du corps, soit de l'esprit. Or le Royaume de Dieu, c'est la vie éternelle, le mouvement absolu; celui qui aime l'immobilité ne peut donc entrer dans ce Royaume.
Pour ces motifs et pour bien d'autres encore, les préférences et les attentions du disciple iront
vers ceux qui lui paraissent en retard, aux points de vue social, intellectuel et moral. La philanthropie, cette charité scientifique, rationnelle et laïque, est en progrès de nos jours; elle constitue les étais qui empêchent notre civilisation de s'effondrer. Il reste mieux à faire. Allez vers les misérables et les vicieux, en amis; ne quittez pas leurs mansardes ou leurs bouges dès que le pansement est fait ou le conseil donné; causez avec eux. Vous récolterez des railleries, des insultes, vous serez dupés pendant des mois; ne vous en formalisez pas, c'est tout naturel; continuez sans impatience; peu à peu vous les gagnerez; ils retourneront bien des fois au cabaret, sûrement. Persistez. Il vaut mieux n'améliorer qu'un seul homme que d'en laisser cinquante à mi-chemin. Le statuaire qui termine une figure la vend; celui qui en a une douzaine inachevées meurt de faim.


2ème partie

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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