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  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
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  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 10:54

Troisième chapitre de La Voie Mystique du fabuleux Sédir, la diététique selon l'Evangile... alors que peut-on manger lorsque l'on s'engage dans la voie Christique ? Ce qui est notre cas, à mes amis et à moi-même. La réponse est fort simple. Nous pouvons manger et boire de tout. Sans exception. Jésus est très clair sur le sujet...  "Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme." (Mat. 15/11) Lorsqu'Il dit cela, bien entendu les apôtres, à qui il faut tout expliquer car ce sont des gens du Peuple -mais les Pharisiens infatués de leurs certitudes n'entendent rien non plus à Son Enseignement- demandent des précisions, notamment Pierre... "Pierre, prenant la parole, lui dit: Explique-nous cette parabole." (Mat. 15/15) et Jésus répond... "Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est jeté dans les lieux secrets ?"  (Mat 15/17) On ne peut être plus explicite... puis IL rajoute... "Mais ce qui sort de la bouche vient du coeur, et c'est ce qui souille l'homme." (Mat15/18) et encore "Car c'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies." (Mat15/19) et pour finir... "Voilà les choses qui souillent l'homme; mais manger sans s'être lavé les mains, cela ne souille point l'homme." (Mat15/20) Et oui... les pharisiens sont venus lui faire tout un pataquès -comme d'habitude- parce que Lui et Ses disciples ne se lavaient pas les mains avant le repas... la sortie de Jésus est d'ailleurs à leur intention puisqu'ils  appliquent une Loi qui n'est pas la Loi originelle -donnée à Abraham- qui a été complètement dévoyée par Moïse et sa tradition égyptienne... ne l'oublions pas. Ainsi, ces imbus lui disent "Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas."  Et sa réponse au sujet de l'Enseignement dévoyé est très clair encore... "Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition?" (Mar15/3) puis il continue... "Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition." (Mat15/6) et pour leur clouer le bec, il reprend à son compte des propos tenu par le Prophète Esaïe qui prophétise sur Dieu... "Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son coeur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. (Mat15/8-9) Sous-entendu, les commandements de Moïse issus de la tradition égyptienne mais bien éloignée déjà de la loi abrahamique... ça, c'était juste une parenthèse pour aborder le thème des repas dont on peut voir dans la Loi de Moïse le vrai casse-tête... il n'y a pas à manger de ci ou de ça, ni non plus à être complètement végétarien. Votre corps sait ce dont il a besoin, il ne faut par contre ni abuser ni être gourmand pour son propre bien-être. Il faut en fait suivre l'horloge biologique de son corps. Personnellement, nous mangeons quand nous avons faim sans tenir compte de l'heure lorsque nous sommes seuls et lorsque nous invitons des amis ou sommes invités, nous nous plions bien sûr aux besoins et désirs des convives... bon appétit en ce jour de Noël qui pour nous, bien sûr, ne symbolise pas la naissance du Galiléen...

 

 

LA DIETETIQUE SELON L'EVANGILE

 

de Sédir

 

1ère partie

 



L'homme reçoit plusieurs sortes de nourritures. Chacun de ses corps, le physique, l'éthérique, l'astral, le passionnel, le mental, le spirituel, et les dizaines d'autres que personne sur terre ne connaît encore, sont des organismes qui dépensent et qui, par conséquent, ont besoin de récupérer. Tout, dans la Nature, reçoit et donne. Pour les animaux et les végétaux, cela tombe sous le sens; mais les minéraux s'assimilent des substances pondérables et impondérables et rejettent ce qui leur est superflu. De planètes à planètes, de soleils à soleils, de nébuleuses à nébuleuses vibrent sans cesse des absorptions et des rayonnements. Et la Création totale elle-même s'assimile d'une façon continue la Vie du Père, rend quelque chose au néant sur lequel elle flotte et empiète petit à petit sur sa ténèbre infinie.


Mais ne perdons pas pied. Les seuls interéchanges de l'homme animal sont déjà un phénomène tellement compliqué que la physiologie parvient tout juste à en dénombrer les éléments, sans pouvoir préciser le dernier terme du processus de la digestion.
L'homme spirituel se nourrit de douleurs; l'intellectuel, d'idées; l'animique, de sentiments; l'astral, de fluides; l'éthérique, de sensations. La volonté grandit par les actes; le corps, par la matière. Chaque créature s'alimente ainsi du milieu qui l'a engendrée.



* *



C'est de la seule nourriture physique que je veux vous entretenir aujourd'hui et de la façon la plus simple qui me sera possible. Peut-être serai-je même trop simple et trop vague au gré de ceux qui sont des savants et qui connaissent des systèmes d'ésotérisme bien autrement nets et positifs que les notions un peu flexibles que je vous explique. Je sais que les écoles d'initiation donnent des enseignements précis, prouvant ainsi qu'elles connaissent admirablement la psychologie de la curiosité. L'auditeur avide de mystères a besoin que son avidité s'accroche à des précisions; mais celui qui n'a soif que de Dieu, les mystères de la Création ne le tentent pas.

Il me serait facile, en faisant un effort de mémoire, de vous dire des choses précises. Je pourrais vous exposer la physiologie des kabbalistes; vous énumérer
les six cent treize fonctions physiologiques découvertes par les rabbins; vous dénombrer les animaux purs et impurs; dire quand les purs deviennent impurs, quand les impurs peuvent tout de même être utilisés par l'Israélite fidèle; dire les cas où les fontaines sont souillées et les paroles que l'Israélite doit prononcer en buvant dans le creux de sa main, ou en buvant au moyen d'un récipient, et les paroles qui attirent sur chacun des repas la bénédiction de l'Ancien des jours, et celles pour le lavement des mains et ainsi de suite. je pourrais vous recenser, avec les Brahmanes, les cent huit espèces de substances cosmiques, tous les Akashas, les Apas, les Prithvis et les Lokas et les combinaisons des quarante-neuf fattwas et bien d'autres choses qui ne se trouvent dans aucun livre français ni anglais; je pourrais vous donner la pneumatologie des Taoïstes, inventorier tous les dragons, tous les tigres, toutes les tortues astrales qui vont et viennent au travers des soixante-quatre kouas; mais vous admireriez mon érudition et vous ne retireriez de cet étalage de vocabulaires exotiques aucun fruit pratique et sain.


On a toujours une tendance à croire que ce qu'on nous dit avec des mots savants et un raisonnement exact doit être vrai. Or, rien n'est plus variable que les systèmes scientifiques, si ce n'est les réalités objectives dont ils prétendent rendre compte. La Vérité, dans l'état actuel du développement de l'homme, lui est inassimilable; il ne peut pas la connaître intégralement, c'est-à-dire totalement en quantité, et purement en qualité. Une science, c'est une moyenne proportionnelle entre un sujet percipient, un objet perçu et un milieu transmetteur. Or, aucun de ces trois termes n'est fixe; ils changent à chaque seconde; de plus, nous ne pouvons pas mesurer la déformation due au milieu transmetteur; en outre, l'instrument de perception : nous-mêmes, avec nos sens, notre intelligence, notre intuition, nos nerfs, notre conscience, n'est jamais un miroir parfait. Ne croyez donc pas a priori un savant, un philosophe, un adepte, un révélateur qui vient vous affirmer que les molécules sont composées de telle façon, qu'il y a tel nombre d'éléments, de plans, de races, que tels procédés sont seuls exacts, etc. Acceptez sous bénéfice d'inventaire.

Un seul parmi les révélateurs a osé dire : «
je suis la Voie, la Vérité et la Vie », et il n'est pas possible qu'Il ait proféré là une erreur, car alors Dieu ne serait plus notre Père. En Se présentant comme la Vérité, le Verbe a exprimé une réalité littérale; et Il nous apprend du même coup qu'on ne peut parvenir à la possession de la Vérité qu'en suivant cette Voie et en vivant cette Vie qui sont Lui-même.
Ainsi ne vous rebutez pas de m'entendre vous parler en langage clair; sachez qu
e le plus haut des initiés ne connaît pas la milliardième partie de la Connaissance intégrale et comprenez enfin que savoir quelque chose, ce n'est pas en saisir la conception, mais c'est l'avoir expérimentée.
Si vous êtes d'accord avec moi sur ce point, vous ne vous étonnerez pas que la Nature ne nous donne jamais des lumières nouvelles sans que nous ayons d'abord pleinement utilisé celles précédemment reçues.




* *



Or ces règles ne sont point absolues en elles-mêmes ni par rapport à nous-mêmes; elles varient, quant au premier de ces facteurs, suivant les pays, les conditions climatériques, les races et les m?urs. Elles varient, quant au second facteur, selon que l'individu croit à la science médicale ou à une église ou à un système ésotérique ou à la parole du Christ.
La diététique a fait de nos jours d'immenses progrès; et les manuels abondent qui permettent à chacun de se composer un régime alimentaire selon sa diathèse physiologique. Aussi ne dirons-nous rien de ce point de vue.
D'autant que la science de l'hygiène, ne connaissant que la matière, ses propriétés physiques et les réactions chimiques du processus de la digestion, n'entre pas dans le cadre de nos causeries.
Toutefois, ce côté purement physiologique offre à l'amateur d'hermétisme certains enseignements de première importance sur l'une des branches les plus célèbres de ce système. je veux parler de l'alchimie.
Qu'aperçoit-on dans le dépouillement des légendes alchimiques? Une certaine matière première, convenablement préparée, est soumise à l'action d'un feu secret. Elle passe par des modifications importantes, au bout desquelles « l'artiste » recueille un résidu sans valeur et une substance rouge contenant un dynamisme énorme. je ne veux pas vous fatiguer par une description technique du processus « royal ». Il existe, rien qu'en français et en latin, environ quatre mille ouvrages où vous pourrez suivre ces transformations de la matière; avec quelque constance vous apprendrez ce que sont l'aile de corbeau, la queue de paon, le lait philosophique, le gluten de l'aigle, le lion, le roi, la reine, le mercure, le rebis, et toutes ces appellations nombreuses sous lesquelles les alchimistes ont caché leur secret.

Cette étude analytique terminée, en faisant la synthèse, vous vous convaincrez que toutes les méthodes de préparation
de la pierre philosophale sont des reproductions artificielles de la marche biologique de la Nature. Entre autres, pour rester dans le sujet qui nous intéresse aujourd'hui, que voyons-nous dans la digestion? Une matière première -les aliments- préparée par la cuisine, par le travail des mâchoires et de la salive, arrive dans une cornue, l'estomac. Elle y subit un traitement mécanique et chimique; elle cuit sous l'action du feu gastrique, comme disent les Hindous, à une température constante. Dans cet alambic, dont le tube intestinal est le serpentin, elle subit des distillations minutieuses; des ferments fournis par des appareils accessoires séparent des résidus la portion assimilable.
Les vieux savants
des cryptes égyptiennes et hindoues, inventeurs de l'art hermétique, avaient admirablement saisi l'unité de méthode de la Nature dans ses innombrables opérations. Il y aurait un travail tout à fait neuf à entreprendre pour élucider les interventions des Invisibles dans ces recherches de chimie occulte. Mais ce n'est pas le moment de l'entreprendre. Reprenons plutôt le fil de notre causerie.




* *



Nous avons à répondre à trois questions: Que faut-il manger ? Comment ? Quand ?

Les réponses varient avec le lien spirituel où est placé notre c?ur. Car, il faut bien l'avouer, nos opinions diffèrent, non par le système intellectuel que nous avons élaboré pour les défendre, mais par le point de vue invisible où notre esprit est parvenu. Le raisonnement part toujours d'une intuition axiomatique; dans le positivisme expérimental, où le chercheur ne semble que constater des faits, l'aspect de ces derniers comme leur ensemble changent selon le degré de Lumière dont est capable le Moi de l'observateur.
Celui-ci peut ne saisir que la science médicale des Ecoles, ou la science ésotérique à laquelle il a été initié, ou la science religieuse de sa race. Et encore ces trois plans principaux contiennent-ils une multitude de points de vue différents. Car les ésotérismes ni les religions
ne connaissent pas plus cette unité idéale vers laquelle s'efforcent tant d'utopistes contemporains que la science purement syncrétique des expérimentateurs. Il n'existe qu'un seul moyen d'approcher, dans l'étude comme dans l'action, cette Unité suprême dont nous portons en nous-mêmes un reflet inextinguible: c'est de suivre pas à pas la méthode indiquée par le Verbe jésus.
Les trois questions indiquées plus haut peuvent donc recevoir une réponse matérialiste, une réponse ésotérique et une réponse religieuse. Les livres qui les contiennent ne manquent pas. Nous chercherons surtout à découvrir la quatrième réponse,
celle de l'unité, dans les paroles du Christ où resplendissent toute Vérité et toute Vie.




* *



Parmi les observances de Moïse et de Manou, le plus grand nombre ne sont que des règles d'hygiène physiologique; les autres se rapportent à l'hygiène du double, du corps astral et du corps mental. Tout le cérémonial religieux était édicté dans ce dernier but. Les parfums, les boissons, les animaux offerts en sacrifice étaient choisis pour des raisons scientifiques. La grande doctrine des correspondances réglait ces immenses détails, avec celle des signatures. On retrouve dans les livres des occultistes et dans les traditions populaires les ruines de ces vastes monuments. Toutefois chaque religion, avec le système initiatique qui en était la moelle, possédait ses correspondances propres entre son collectif invisible particulier et les créatures matérielles qui en étaient l'incarnation. Mais il faut que les étudiants de l'occultisme sachent bien que, depuis vingt siècles, ces correspondances sont brisées et ces signatures faussées. Le génie éthéré dont le cheval par exemple, l'orge, l'encens ou le diamant étaient les hiéroglyphes vivants, obombre aujourd'hui d'autres animaux, d'autres plantes, d'autres pierres. C'est pour cela que les essais modernes de magie ou de spagyrie réussissent souvent fort mal.


Il faudra donc, si l'on veut poursuivre l'évolution initiatique des anciens, refaire un nouveau système de correspondances et de signatures. Nous pourrons alors, comme dans les Collèges d'autrefois, faire prédominer à notre choix, en nous, l'instinctif, le passionnel, l'intellectuel ou le volitif.
Mais ces essais, qui paraissent merveilleux à celui qui ne fait que d'entrer dans le labyrinthe des sciences occultes, deviennent totalement inutiles au disciple du Christ; ils peuvent même lui nuire.
Si, par exemple,
on s'abstient de viande et de vin pour maîtriser les appétits sensuels, en réalité on ne les maîtrise pas, on les évite. Mais pas pour toujours. Un moment viendra où ces forces se représenteront devant nous, accrues par le repos que notre précaution illusoire leur a procuré, et nous aurons alors bien des chances de succomber sous leur attaque. Telle est, au point de vue spirituel, l'inutilité du végétarisme.

Les observances religieuses, et en particulier celles du catholicisme, faites pour le commun des mortels, présentent un caractère plus équilibré. Mais, considérées dans l'Absolu, elles n'apparaissent que comme
des chemins plus commodes que d'autres.
Comme il en advient de toute Lumière divine,
l'enseignement de Jésus a subi des dénombrements et des réfractions; mais la théologie catholique demeure, de toutes les théologies passées, la plus complète et la plus vraie; les prétendus initiés qui veulent la démolir prouvent par là qu'ils n'ont pas compris la parole du Christ.



* *



Comment faut-il manger?
Pour comprendre la réponse que les anciens sages ont faites à cette demande, il faut regarder d'un peu près la pneumatologie. Nous éclairerons en même temps la troisième question: Quand faut-il prendre sa nourriture?
Le monde matériel, avec toutes ses formes et toutes ses créatures, est l'image du monde des forces. Chaque pierre, chaque plante, chaque bête, chaque lien, chaque organe, chaque heure constituent l'incarnation, le signe, la vertu d'un esprit, d'un génie, d'un dieu. De même donc qu'en saisissant le rhéostat on sent le courant, en agissant sur le signe on reçoit, on appelle ou on émeut la force qu'il représente.
Par suite, quant au sujet qui nous occupe, toutes sortes de choses étaient à considérer pour les anciens initiés. A leurs yeux, le circulus physiologique de la vie variait, dans l'individu comme dans l'année, dans la lunaison, dans la journée. Les quatre saisons de la vie cosmique terrestre se reflétaient dans les quatre tempéraments et dans les quatre grandes fonctions physiologiques comme dans les castes de la vie sociale.
Il fallait donc choisir les aliments selon les saisons, les phases de la lune, les heures du jour; selon la complexion de l'individu, le lieu où il résidait et le travail qu'il avait en vue; il fallait lui indiquer, d'après ces particularités, le rite purificatoire, les dieux à invoquer, les postures à prendre comme déterminant dans son corps tels courants magnétiques opportuns, la matière des récipients, etc.

Vous voyez que toutes les minuties de Moïse et de Manou, minuties encore accrues lorsqu'elles s'adressent à un membre de la caste sacerdotale, dont l'appareil nerveux avait à être maintenu dans un état de pureté et de sensibilité extrêmes, puisque c'est par là que le prêtre antique percevait l'Invisible et le modifiait, vous voyez que toutes ces règles étaient logiques, utiles et nécessaires.


Le catholicisme, celle des religions présentes où le formalisme tient le moins de place et où le culte véritable en esprit se sent le plus proche, le catholicisme, parce que son chef spirituel est réellement le Fils de Dieu venu en chair, a laissé de côté le plus grand nombre de ces observances. Il possède cependant son herméneutique et sa liturgie; elles sont plus vraies que celles des autres religions, parce que plus appropriées à l'état actuel de l'Invisible de notre race. Le catholicisme prévoit implicitement et non expressément trois repas par jour, et c'est là une notion d'astrologie que l'on retrouve de tous temps. Si l'année est un circulus de force à quatre périodes, la lunaison obéit à la même loi et la journée aussi. De sorte que le lever et le coucher du soleil, le milieu du jour et le milieu de la nuit sont, ainsi que les Brahmanes l'avaient remarqué il y a soixante siècles déjà, des moments où les courants magnéto telluriques changent de sens et de qualité; et le court intervalle vide pendant lequel se produit ce changement est utilisé pour faire lancer par leurs fidèles un courant d'appel d'une nature plus subtile; par le fait de cette vacuité, ce courant parviendra mieux à son but. C'est à cela que répondent les trois angélus du catholicisme. et les trois sandhyas brahmaniques et les quatre pranayamas des yogis.

Je ne vous donne ici que l'alphabet de la question; une existence entière ne suffirait pas à l'épuiser. Toutefois on peut dire quelques mots sur la signification organogénique de l'Angélus et du Bénédicité.
Régulièrement l'Angélus devrait se dire aux crépuscules du matin et du soir et à l'heure astronomique de midi. Cette prière se compose de trois parties principales : l'angélus, le verset et l'orémus. La première comporte trois versets de l'Evangile séparés chacun par un Ave Maria. Ces versets énoncent l'annonciation, la conception miraculeuse, l'acceptation par Marie et l'incarnation du Verbe. La première partie s' adresse à la Vierge comme intercédante et la seconde à Dieu.
Ainsi l'Eglise veut que ses fidèles commémorent
trois fois par jour la triple incarnation du Verbe qui s'est produite, se produit ou se produira dans le cosmos, dans le plan physique et dans le c?ur de l'individu. Chacun de ces miracles est annoncé par un ange d'une hiérarchie correspondante et reçu, soit par la Vierge de la Sagesse éternelle, dont la Nature-essence des philosophes, la Sophia de Boehme, la Shekinah des kabbalistes sont des aspects entr'aperçus, soit par une femme parfaitement humble, c'est-à-dire parfaitement pure, soit par cette partie de l'esprit humain qui comprend toutes ses facultés passives et surtout la sensibilité, la mémoire et l'imagination. Telles sont les trois vierges qui peuvent supporter la visite fulgurante de l'Esprit de Dieu.

Aucun homme ne peut envoyer sa pensée jusqu'au séjour de la Vierge cosmique; et aucun homme non plus, avant d'être rentré dans le Ciel, ne peut comprendre la génération mystique du Verbe en lui. C'est donc seulement la naissance historique de Jésus de Nazareth que nous étudierons pour comprendre quelque chose à l'incarnation du Verbe.
Que voit-on dans le récit évangélique? Une planète, avec ses quatre règnes de créatures visibles et ses règnes invisibles en nombre indéterminable, se trouve entraînée par sa faute vers l'abîme du Néant avec une accélération irrésistible. Elle ne peut s'arrêter, parce qu'il lui faudrait pour cela saisir un point d'appui en dehors d'elle-même. Il est donc nécessaire que son sauveur soit extérieur à elle. Voilà pourquoi il fallut que
le Christ ne contienne rien de terrestre, ni dans Son corps ni dans Son esprit. Ce Christ est réellement, physiologiquement, Fils de Dieu. D'autre part, le germe de Son corps humain, corps parfait en soi, aurait anéanti un organisme nourricier impur, comme les autres principes de l'Homme-Jésus, tous parfaits en eux-mêmes, auraient volatilisé les principes correspondants de la femme chez laquelle ils se seraient incarnés, si cette femme n'avait pas été préservée de cette dissociation par l'humilité et la pureté les plus grandes qui puissent subsister sur cette terre.

Ainsi notre Sauveur ne pouvait naître que par l'opération du Saint-Esprit et dans le sein de la Vierge. Il devait naître dans ce court moment où la terre, suspendue à l'extrémité de la pente, au-dessus de l'abîme, allait subir une transformation soudaine et radicale. Notre religion, qui distribue sur le cadre de l'année liturgique la série des symboles de cosmologie, de psychologie et de théurgie dont l'Evangile contient les types réels, rappelle cette génération du Verbe non seulement à Noël, mais encore aux trois autres époques où la force solaire, par ses changements, détermine la succession des saisons. Et, dans le cycle analogue de la journée, notre religion réitère ce rappel aux intervalles qui séparent la nuit de l'aurore, l'aurore de la matinée, la matinée de la vesprée et la vesprée de la nuit. Ces quatre périodes sont quatre changements dans les roues des forces magnéto telluriques, la minute qui les sépare étant vide de la vague qui s'écoule et pas encore remplie par la vague qui avance. Or le vide ne peut exister dans la Nature; la cloche de dessous laquelle la machine pneumatique a extrait l'air se remplit d'une substance plus subtile. De même l'intervalle où une force succède à une autre force est
comblé par une essence supérieure; c'est une descente partielle d'une forme plus haute de la Vie. Cette descente s'effectue dans tous les lieux physiques, éthérés, mentaux et psychiques où s'opère n'importe quelle transformation. C'est pourquoi toutes les liturgies, ésotériques ou exotériques, célèbrent les solstices, les équinoxes, les lunaisons, les périodes du jour et, dans le royaume des âmes, les naissances, les morts et les conversions.

Voilà pourquoi on dit l'Angélus trois fois le jour et pourquoi cette prière est faite à la Vierge Marie, type humain de toute stase vitale pure, et propre, par cela même, à devenir le point de fixation où s'attache une énergie supérieure. Ainsi le catholicisme place la Vierge à tous les moments où la Nature et l'homme se modifient. En hiver, il célèbre l'Immaculée Conception (8 décembre); au printemps, l'Annonciation (25 mars); en été, la Visitation et l'Assomption; en automne, la Nativité; puis, pour l'individu, la naissance, le mariage et la mort sont spécialement recommandés à l'intercession de la mère du Christ.
Les trois repas quotidiens, pour revenir à notre sujet, se placent après les trois Angélus. Ils devraient toujours être précédés par la demande de la bénédiction divine sur nous-mêmes et sur notre nourriture. Sur nous, afin que notre être entier puisse recevoir ces aliments avec la plus grande plénitude, quant à leur matière et à leur vie, quant à notre corps et à notre esprit. En effet,
le mal peut entrer en nous par la nourriture. Au point de vue de l'Evangile,. tout est vivant; les pierres mêmes ont une intelligence et un libre arbitre; les légumes, les viandes, les boissons peuvent avoir été maudits ou bénis soit de leur propre chef, soit par contamination. Le paysan exerce, sans qu'il le veuille, une influence sur son blé; le berger, le boucher font de même sur leurs bestiaux. La vie qui est en nous peut souhaiter ces aliments pour accomplir la loi divine ou pour renforcer ses convoitises propres. Il est donc prudent de prier le Ciel qu'Il jette un coup d'?il sur tout cet ensemble compliqué.
Les Grâces sont aussi importantes que le Bénédicité. Nous ne méritons pas, en justice, le pain que nous mangeons. je veux dire que ce pain est le produit d'une somme de travail beaucoup plus importante que la somme de notre travail personnel. Le Christ a dit:
« Vous êtes des serviteurs inutiles »; et cette parole sévère est scientifiquement exacte. N'oublions donc jamais de remercier.

 

2ème partie

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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