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  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
  • LE PORTEUR DE LUMIERE
  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 22:07

 

L'EXISTENCE DE L'INVISIBLE

 

par Sédir

 

2ème partie

1ère partie


 



Au contraire, il faut que tout notre être collabore à toutes nos activités. Quand le paysan laboure, qu'il laboure aussi avec son intelligence et avec son cœur; quand le savant pense, que l'esprit de son corps accompagne l'esprit de son cerveau; quand le saint aime, que ses pensées et ses membres collaborent à sa charité.
En un mot,
vivons dans la plénitude de l'unité; nous sommes les intendants de notre corps, non les maîtres; il faut lui donner de la nourriture, du sommeil, de l'abri, sans pour cela obéir à ses instincts.
La ménagère débarrasse chaque matin sa maison de la poussière.
La saleté, faite de décompositions et de déchets, est une créature de ténèbres; la propreté, faite de vigilance et de soins, est une créature de lumière. Le corps a besoin de celle-ci et souffre de celle-la.
Tout marche, en ce monde, par couples de contraires. C'est pourquoi il faut entretenir les poumons, l'estomac, les muscles et la peau. Une hygiène scrupuleuse peut prévenir bien des faiblesses et bien des maladies. La peau est un exutoire, il faut en tenir propres les pores; cela active la circulation, de proche en proche, jusqu'au centre cardiaque.

La propreté obtient encore d'autres résultats à plus longue échéance. Prenons quelques exemples. Voici un prolétaire qui se lève avant l'aube, après avoir dormi dans une chambre exiguë; il revêt à la hâte des habits tout imprégnés de poussière, il se lave à peine, et pourtant il se garde vigoureux et dispos; la Nature le secourt; son corps reçoit de l'atmosphère seconde le supplément de forces nécessaires pour compenser les soins qu'il n'a pas le temps matériel de prendre.
Voilà un employé qui est rentré tard d'un café-concert quelconque : première veulerie. Il se lève à grand-peine : deuxième veulerie. Il sort en courant après une toilette trop hâtive: troisième paresse; et, des années plus tard, cela fait
un pauvre corps fripé, un être vide, pusillanime, hésitant, et dont l'idéal estne rien faire.

Voyez, par contre, l'homme qui sacrifie tout aux dehors. A force de soigner sa tenue pour le plaisir d'être bien habillé, il attire l'esprit même de la banalité; il devient un être neutre, poli, inexistant,
incapable d'une pensée personnelle ni d'une préoccupation autre que celle des apparences.
Par contre, le savant, l'idéologue, l'artiste, perdus dans leur rêve, ont tort de se laisser prendre si totalement. Ils sortiraient, une demi-heure chaque matin, de leurs idées fixes pour soigner leur corps et leur tenue que tout n'en irait que mieux. Rien n'est constant dans la Nature, rien n'y est continu; les laboratoires de la Sorbonne démontrent cela: il en est de même dans le domaine des forces psychiques, Le cerveau ou le coeur toujours tendus se fatiguent et s'hallucinent.
Mais voyez enfin cet homme entre mille qui s'est voué au service de Dieu. Voilà notre idéal. Cet homme aime son corps comme un bon ouvrier aime ses outils; il soigne ce corps avec dignité, avec raison; il lui donne le nécessaire et sait parfois ajouter un peu de superflu. Un organisme, pense-t-il, n'est pas une machine de fonte et d'acier; un rendement uniforme l'épuise; il lui faut de petits excès de travail et de petits excès de repos.

De plus, notre serviteur du Père sait que l
es gens se fient aux apparences; il desservirait donc l'Idéal qu'il représente s'il montrait un extérieur négligé ou trop luxueux; il se tient dans le juste équilibre; il use de tout ce que la vie lui permet de recevoir. Aujourd'hui il a ses aises, une bonne santé, de la réussite : il est heureux et remercie le Père; demain il sera misérable, malade et guignard : il sera encore heureux et remerciera avec plus d'effusion.
Ainsi, pour le commun des mortels, la sagesse, c'est de se conformer au destin, de s'accommoder des circonstances. Un homme est-il né prolétaire, qu'il accepte gaiement; les ouvriers ont des joies que les riches ne peuvent se procurer. Un homme est-il né « fils à papa» et le vide d'une existence de luxe lui est-il fastidieux ? Qu'il le supporte, qu'il utilise sa richesse pour se cultiver et pour agir socialement.
Les riches ont des douleurs et des corvées dont les prolétaires ne se doutent pas.

Le riche qui donnerait sa fortune pour être délivré des soucis qu'elle comport
e ne serait pas plus sage que le pauvre qui voudrait devenir riche pour jouir de la vie. Aucun homme ne devrait rien craindre. Riches, fixez la misère possible d'un regard calme; misérables, ne vous troublez pas devant des monceaux d'or; ne soyez esclaves ni l'un ni l'autre, non parce que ces choses ne sont que des apparences. Au contraire, tout est réel; mais tout ne doit valoir à nos yeux que comme le signe de la volonté divine; n'adorez pas les signes ni ne les craignez; aimez plutôt Celui qui les a faits.



* * *



Voilà l'essentiel de ce que je voulais vous dire. Abordons maintenant le côté curieux ou mystérieux de la question, mais très vite, et pour que vous jugiez par vous-mêmes qu'« une seule chose est nécessaire ».
Si vous avez jamais lu les lois de Manou, le Mahava Dharma Shastra, vous vous souvenez sans doute d'un fort long chapitre qui règle minutieusement les rites des ablutions quotidiennes de l'Hindou. C'est quelque chose de stupéfiant. Des centaines de dieux sont invoqués, des vingtaines de gestes sont faits; chaque goutte de l'eau dont s'asperge le brahmane nu reçoit une bénédiction; chaque partie du visage et des membres est incantée; tout l'Olympe du Mérou est mis en branle.

Ouvrez le Talmud, vous trouverez une complication aussi étonnante pour l'acte de se baigner ou de se laver les mains. Aucune religion n'a manqué de ritualiser ces soins si naturels. Notre catholicisme même donne, dans son Rituel, des formules pour consacrer, purifier, sanctifier toutes choses : le pain, les fruits, les aliments, l'eau, les maisons, les semences, les fontaines, les chemins de fer, le télégraphe, les machines . électriques, le beurre, le fromage, les chevaux, le bétail, l'étable, les habits, etc.
La trame de ces rites est la même dans toutes les religions. Une invocation au Dieu suprême, une formule expliquant la demande propre à l'objet avec mention de ce qui s'y rapporte, un acte significatif : aspersion, encensement, imposition des mains; des gestes sacrés; d'autres prières tirées des Écritures et se rapportant au même objet par allusion directe ou par symbole, des demandes à des dieux intermédiaires on à de saints personnages défunts, intercesseurs. Ainsi procède le brahmane, le rabbin ou le prêtre. je ne puis vous donner des détails; il faudrait étudier la composition du collectif invisible de chaque religion, le côté magique de la langue sacrée qu'elle emploie, le son des mots latins, hébreux ou sanscrits, leurs valeurs hiéroglyphiques, le dynamisme des gestes du sacerdote, et combien d'autres éléments encore.

Mais ce que je viens de vous dire suffit sans doute à vous faire voir que, si les théologies n'en parlent pas, les inventeurs des rites croyaient à la vie des choses.
Sur mille prêtres qui récitent : « Exorcizo te, créatura aquæ, ou « auri », ou « thuris », etc... », neuf cent quatre-vingt-dix-neuf ne voient là
qu'une formule littéraire, et non pas l'expression d'une réalité. Et combien d'officiants prononcent sur les degrés de l'autel: « Asperges me, Domine, hyssopo, et mundabor », sans se douter que, si leur prière est humble, descend, à cette seconde, des profondeurs refoulées de l'Invisible, un purificateur qui lave vraiment la forme occulte de leur âme ?

De cette digression ne retenez qu'une chose :
c'est que l'Invisible existe et qu'il bouge à la voix de l'homme. Ne lui parlez donc pas en vain; gardez-vous de l'idolâtrie des formes et de la superstition de l'ésotérisme; si vous avez besoin des rites pour vous appuyer, prenez ceux du catholicisme; il n'en existe pas de meilleurs. Si vous n'en sentez pas le besoin, laissez-les; mais souvenez-vous alors, à toute minute, des graves paroles de jésus: « C'est ce qui sort de la bouche de l'homme qui le souille. »




* * *



Vous me pardonnerez d'évoquer, à propos d'un sujet aussi connu que l'hygiène, les paroles les plus vénérables, et le Type même de toute sainteté. Mais tout est dans tout; et les choses se magnifient à proportion de l'ardeur du regard qui les contemple. C'est dans les objets qu'il faut mettre de la grandeur, tandis que nous nous prosternons devant les voiles précieux des divines clartés. Ainsi nous sortirons des opinions courantes,. des philosophies, de l'empirisme, de l'expérience borgne et de la raison myope.
Aucun explorateur, aucun alpiniste, aucun aéronaute ne peut embrasser d'un coup d'oeil la moitié seulement de la surface de la terre. Le métaphysicien, le savant ne peuvent pas davantage saisir l'ensemble de la Nature. Supposez un voyant idéal, posté au centre de ce globe, et dont le regard percerait les abîmes liquides et les croûtes géologiques; il pourrait se rendre compte de la vie terrestre in toto. Cette hypothèse, impossible au matériel, est possible au spirituel;
abandonner tous les systèmes de connaissance révélés par les dieux ou inventés par les hommes, « renoncer à soi » de toutes manières, et « suivre » le Verbe Jésus jusque dans Sa résidence, on parvient ainsi à ce poste central d'observation où confluent la biologie, la métaphysique, l'ontogénie et la morphologie, où les êtres apparaissent sans voiles, où coule le sang même de la vie universelle, où enfin toute antinomie se résout dans l'équilibre de l'Etre, du Néant et du Savoir.

Cette plateforme, le coeur du monde, est aussi n
otre coeur spirituel qu'illumine l'étincelle divine, la semence de Lumière, l'âme par laquelle nous pouvons nous dire des hommes. C'est le plan de l'unité, de la vérité, de la vie, c'est l'état où notre intellect, notre sensorium et notre sentiment ne sont qu'une seule force dans la main de la volonté; c'est la Lumière que tamisent les versets évangéliques; c'est le système de canaux qui relie une créature à toutes les créatures; c est le roc de la stabilité intérieure; c'est le sentier imperceptible, le plus court de tous les chemins.
L'âme est l
'absolu au sein du relatif, l'éternel immergé dans le temps, l'infini dont se sature l'espace. De même que, en tournant le pignon central d'une horloge, tous les rouages tournent, de même modifiez l'état de votre coeur et ses mobiles; vous modifierez vos méditations, vos affections, vos actions et jusqu'à vos sensations. Ainsi a-t-on dit avec justesse : « Aime et fais ce que tu veux. » joignant ma voix inconnue aux exhortations puissantes des anciens chevaliers de Dieu, je vous adjurerai à mon tour.

Choisissez votre idéal. Il est impossible d'en trouver un plus beau que le service d'autrui; mais choisissez le mode de ce service; et ensuite mettez vous au travail; réalisez dans tous les plans, par tous les moyens; ne regardez pas en arrière, mais en avant. « Servir, servir et rien de plus. » L'Amour est le Maître, le Dieu, le Mystère suprême, le Néant, l'Ignorance, la Toute-puissance et l'Omniscience. Il est l'initiateur pour le monde et pour l'homme; il est sa propre raison, le commencement et la fin de tout; il est la souffrance et la récompense, la folie et la sagesse, la mort et la vie. je vous propose
cette pierre philosophale qui est un feu vivant, cet élixir qui guérit tout, cette arme qui brille dans les yeux des enfants et des saints. Sa présence change l'enfer en paradis; son absence glace et enténèbre les plus radieuses splendeurs.
Puissiez vous recevoir l'initiation ineffable de l'Amour ! Vous y gagneriez le sens vif de votre identité; vous mettriez à leur place les choses de ce corps, puisque c'est de lui que nous nous occupons aujourd'hui; vous n'en prendriez soin que comme d'un vêtement admirable et précieux. De même que les princes et les femmes fascinent la foule par la beauté de leurs costumes, la vue de notre corps enchante parfois certains êtres invisibles; il faut donc entretenir pur et sain ce chef-d'oeuvre de Dieu. Traitons-le, par respect pour son Auteur, avec sollicitude et fermeté; mais, si c'est la c
rainte de la fatigue, la sensualité, la vanité qui nous guident, ces déesses néfastes, évoquées par nos coeurs, viendront un jour habiter ce corps mal choyé et lui apporteront la laideur ou la maladie.

Voici la grande leçon que je voudrais inculquer en vous jusqu'au tréfonds de vos intelligences et surtout de vos coeurs. C'est que
l'homme est l'image de Dieu; il porte le sceau de l'Unité et ne peut remplir sa fin que dans la mesure où il consomme cette Unité, en lui et autour de lui.
Mais, objecterez vous, tout est multiple dans cette création; tout se divise, s'oppose, se combat, se tue et se dévore; rien ne s'agglomère et ne s'organise que pour redevenir un peu plus tard de la décomposition et de la putréfaction.
Les êtres semblent ne s'aimer que comme s'ils se haïssaient; tous sont en fureur; la vie est une tuerie incessante; le minéral, la plante, l'animal, la société, les eaux, les montagnes, les sentiments, les idées, les religions, les peuples, les continents, les planètes, tout cela s'exècre, ne respire que la destruction et ne semble avoir d'autre but que le retour du chaos primordial.

Certainement oui,
telle est la loi de la matière. Mais la loi de l'Esprit, c'est l'unification, la synthèse et l'amour. L'un et l'autre obéissent à leur nature propre. Supprimer le corps au profit de l'intelligence, et l'intelligence au profit de la volonté, ce ne serait pas résoudre le problème de l'unification de l'homme. On obtiendrait une entité abstraite et non un organisme vivant. Ce serait un regrès et non un progrès, un meurtre et non une création.
Rendre ce corps homogène ou cette intelligence immuable n'est pas davantage une solution; ce serait créer de l'immobilité, de l'inertie, quelque chose d'antinaturel, d'antivital au premier chef.
La solution, c'est que chaque organisme coopère, dans son plan, au mouvement central, à l'évolution générale de l'être dont il fait partie. Nos corps viennent
du royaume de la multiplicité; nos coeurs viennent du royaume de l'unité. L'oeuvre à entreprendre, quant au sujet qui nous occupe aujourd'hui, est donc de rassembler en un faisceau les mouvements divers des muscles, des organes, des nerfs, de toute notre vie physique, et de les faire concourir à l'expression la plus parfaite de l'activité centrale et une de notre âme. Pratiquons la sincérité. Il faut que la propreté du corps, l'élégance de l'attitude, la netteté du vêtement ne soient pas les masques d'une intelligence obtuse, d'un coeur malsain, d'une volonté veule, mais les images vraies des vertus de l'homme intérieur.

La doctrine des Jésuites, qui est aussi la vieille doctrine de l'ésotérisme, à savoir que les actes finissent par produire en soi les sentiments qui leur correspondent, est bien vraie; mais l'application en reste délicate. Tandis que
la doctrine de Jésus peut être mise sans danger dans les mains les plus faibles ou même les plus perverses.
Elle demande
de purifier l'interne, et l'externe se purifiera de lui-même; elle conseille de ne pas mettre de pièce neuve à un vieux vêtement, et le Père fera tisser par Ses anges le vêtement nouveau; elle ordonne enfin de se soumettre par la patience et, après avoir conquis de la sorte la pleine possession de soi, le Seigneur nous donnera le gouvernement de l'un de Ses domaines.
Le soin des plus petits détails est indispensable pour la réussite de cette entreprise immense. C'est pourquoi je n'ai pas cru indignes de votre attention ces quelques rapides aperçus de l'ésotérisme de l'hygiène.

Sources Livres mystiques

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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