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1 juin 2005 3 01 /06 /juin /2005 00:00

 

LE  SERPENT

DANS LA RELIGION EGYPTIENNE

 

La signification symbolique du cobra dans l’art égyptien est associé de façon très forte à la religion. Durant l'Antiquité Egyptienne, les forces dangereuses étaient vénérées soit pour gagner leur bonnes grâces, soit pour vaincre les ennemis. C'est la raison pour laquelle le serpent fut vénéré sous forme de différentes divinités.
Les artisans égyptiens représentèrent souvent le serpent en Egypte comme une déesse protectrice, symbole de la vie divine et de l’ordre.


En tant que Ouadjet, le cobra est la déesse de Bouto, l’ancien sanctuaire du Delta. Sa « contrepartie » est le vautour, symbole de Nekhbet, déesse de Nekhen ou Hierakonpolis, ancien sanctuaire de la Haute Egypte (le vautour et le cobra deviendront les symboles de l’unification du pays). Ces deux déesses furent considérées comme des protectrices et des gardiennes des peuples des deux « contrées ». A travers les temps, le cobra restera en Egypte un symbole puissant de protection royale et divine.


L’importance du cobra est en fait expliqué dans le fameux « Papyrus Bremner-Rhind », texte remontant au 4ème siècle av.J-C. Ce texte contient deux versions du mythe de la création « héliopolitaine ». Dans les deux versions, Atoum créa Shou (l’air) et Tefnout (l’humidité) en « expectorant » ou en « se masturbant » à l’intérieur des eaux primordiales. Puis il envoya son oeil pour récupérer Shou et Tefnout. Quand son oeil retrouva et ramena « l’air » et « l’humidité », l’unité primordiale de la puissance divine fut atteinte. Cependant, l’oeil du démiurge devint enragé quand il s’apperçut qu’il avait été remplaçé par « un objet plus brillant que lui » : le soleil.
L’oeil se transforma de façon magique en cobra, puissance féminine (le hiéroglyphe utilisé pour décrire le serpent se terminant par un t, déterminatif féminin) servant à protéger les dieux et les rois contre les puissances des ténèbres dans le monde crée. Le dieu de la création apaisa l’oeil, devenu cobra, en le plaçant sur son front. La pacification du cobra marqua ainsi l’établissement de la monarchie, et le serpent devint le symbole de la protection et de l’unité de la royauté légitime.


Plus tard, Apophis sera l’ennemi serpent du dieu solaire qui incarne la menace continue de désordre pour le monde organisé.
Le serpent apparait donc à l’origine de la mythologie expliquant la création du monde.


Sur une fresque de la XXIème dynastie (Papyrus « De Herub »), on voit un serpent qui se mord la queue : c’est l’Ouroboros. Que signifie ce symbole ? Le serpent qui se mord la queue est l’emblème du monde, ou plus exactement de la perpétuelle rénovation de la nature. On trouve dans le premier livre des hiéroglyphes d’Horapollon : « Quand les Egyptiens veulent représenter le monde, ils peignent un serpent qui mord sa queue. Chaque année cet animal se dépouille et perd sa vieillesse; de même, dans le monde, chaque période annuelle rajeunit en opérant un changement ».


On peut lire dans un texte égyptien traduit par G.Maspéro ceci : « le dieu Râ avec sa barque passe à travers le corps et les entrailles de ce serpent.... Le serpent qui fait peau neuve, chaque année, et semble ainsi renaître de lui-même, est indiqué pour jouer le rôle d’entrepôt de la vie divine ».


Oscar Pfouma dans « Histoire culturelle de l’Afrique » nous apprend qu’Atoum a été représenté en une forme particulière d’Ouroboros : un serpent à cinq têtes se mordant la queue. L’image sert à illustrer la multiplicité d’essences du dieu. Puis il cite un texte égyptien : « Je suis Tum, celui qui a fait le ciel, le créateur des choses qui y sont, qui sortent de terre; qui fait venir à l’existence les graines ensemencées, le seigneur des choses qui seront; qui donne naissance aux dieux; je suis le grand dieu qui se fait lui-même.... Je suis dans le ciel, dans la terre, dans l’eau, dans l’air, je suis dans les animaux, dans les plantes; dans le ventre, avant le ventre, après le ventre, partout ».


Dans le chapitre 175 du Livre des Morts, on peut lire que: « Cette terre retournera à l’eau primordiale, au flux infini qui fut son premier état. Je (Atoum) demeurerai avec Osiris après m’être transformé en un autre serpent que les hommes ne connaissent pas et que les dieux ne voient pas ». Prenons l’explication de Erik Hornung : « Seuls Atoum et Osiris sont capables de reprendre la forme durable, originale du serpent, c’est à dire la même forme-ou plûtot absence de forme-que l’ennemi éternel des dieux, Apophis, puissance du chaos; on retrouve ce symbole dans l’Ouroboros, le serpent qui se mord la queue, la non-existence régénérante qui encercle le monde. Ici, le serpent demeure, mais le monde qu’il enserre s’enfouit dans l’eau primordiale et disparait avec les dieux et tous les êtres vivants : retour à la situation d’avant la création ».


Citons un autre passage du Livre des Morts : « L’âme pénétrera dans le corps du serpent par la queue, qui est dirigée du côté des ténèbres et sortira par sa gueule, qui est toujours du côté de la lumière ». Selon Albert Champdor, l’âme, après avoir traversé le Serpent, symbole de l’éternité et de la réincarnation, acquiert de nouveaux pouvoirs magiques.


Terminons ce chapitre en disant que des momies de serpents ont été trouvées dans les nécropoles thébaines; il s’agit de serpents divinisés, nommés Pa-neb-ânkh « les maîtres de la vie ».

Sources : http://membres.lycos.fr/nebetbastet/symboleanimaux.htm

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Published by Adriana EVANGELIZT - dans LE SYMBOLISME DU SERPENT
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