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26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 17:30

Un très beau texte... car si Jésus fut tant aimé des femmes c'est qu'il qu'il avait lui-même l'apparence d'un homme mais un coeur féminin. C'était l'Être parfait qui possède les deux pôles -yin et yang- à égale mesure. L'Androgyne initial.

 

 

 

 

Jésus et les femmes

 

par Jacqueline Kelen

 

 

 

 

Je les imagine, ces femmes de Galilée, de Samarie, de Canaan.
Je vois leurs robes aux couleurs vives, leurs visages ensoleillés et meurtis. Il y a si longtemps qu’elles subissent l’opprobe, qu’elles portent toutes seules la blessure et l’espérance du monde. Je les entends rire, chanter, et aussi étouffer leurs plaintes dans leurs voiles. Voici celle, un peu lasse, qui puisse de l’eau et s’épuise en éphémères amours. Un passant étranger s’approche et pose sur elle un regard qui éclaire sa soif. Abandonnant sa cruche, la Samaritaine s’en va au village proche clamer sa rencontre inouïe.


Là, c’est une femme un peu courbée qui perd son âme avec son sang. Elle s’avance dans la foule pour toucher un pan du manteau de Jésus. Cela suffit à sa guérison puisque éperdue est sa confiance. Il y a cette mère qui implore Jésus pour son enfant qu’un démon malmène. Et l’épouse de Zébédée qui avec audace fait sa requête pour le salut de ses deux garçons. Aucune d’elles n’a besoin d’être convaincue par des preuves et des arguments. La préséance du cœur tient en cet abandon.


Je tremble avec celle qu’on va lapider et qu’on dit adultère (le péché de chair est toujours imputé au femme). Dans ses habits bariolés, la chevelure défaite, elle a l’air effrayée et sa bouche est muette. Les insultes pleuvent déjà avant les pierres, mais Jésus rompt le cercle de la haine, il la prend par la main et ouvre le chemin.


Et puis voici cette femme excessive qui entre en trombe dans un banquet compassé et qui devant Jésus verse son cœur avec un flot de parfum très precieux avant de se briser à ses pieds. On dit qu’elle habite une riche maison dans le port de Magdala, qu’elle est bien trop belle et trop libre pour être honnête. Jésus accueille comme il convient cette magnifique ardeur : en lui rendant hommage. La Madeleine dès lors ne quittera plus son bien- aimé, non pour se l’attacher mais pour brûler en lui. Je dénombre encore la vigilante Marthe, Salomé, l’épouse de l’intendant Chouza, sans oublier Marie la mère ni toutes celles dont le nom s'est perdu dans le vent. Elles accompagnent Jésus, non pas humbles servantes mais fidèles jusqu'à la mort, plus fières et plus tenaces que les apôtres masculins.


Certes, elles lavent aussi le linge, préparent les repas et pétrissent le pain, mais surtout elles l’écoutent, lui, et ses merveilles. Pour la première fois, elles entendent et elles voient un homme qui non seulement a des propos et des gestes pleins de respect pour elles, mais parle aussi d’un amour absolu, irréversible et fou comme elles en rêvent toutes, comme elles en meurent aussi.
Je pleure et me déchire avec les filles de Jérusalem quand le jeune homme de lumière trahi est crucifié. Je suis avec ces trois femmes, portant des aromates au matin de la Pâque. Je cours, le cœur battant. Moi, je sais qu’il m’attend, je sens qu’il est vivant. Si l’amour déroule des extravagances, il fait naître aussi des songes démesurés.
“Pourquoi pleures-tu ?” murmure le jardinier à Madeleine, décontenancée devant le tombeau vide. Il l’appelle par son nom et elle le reconnaît.
Et je suis devenue plus resplendissante que l’aurore et la grenade mûre ; plus légère qu’une aile de colombe. Et je suis tombée en adoration.
La femme est faite pour cela. À Jésus je dois ce ravissement, lui qui a rendu à jamais glorieux son corps et mon nom de femme.

Sources : Nouvelles clés

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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