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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 12:19

Et voici enfin la quatrième partie et dernière partie des Oraisons du Serpent, un fabuleux travail accompli par Spartakus FreeMann...

Les oraisons du Serpent

par Spartakus FreeMann

3ème partie

2ème partie

1ère partie

Gnostique : Fou cherchant la Connaissance de la divinité plutôt que la vérité figée de dieu. Gnose, ce terme dérive du grec "gnôsis" et signifie "connaissance". Et nous ne résistons pas au plaisir de citer Jean Blum, ce cathare du XXème siècle, qui en son "Mystère et message des Cathares (Editions du Rocher 1993), nous parle en ces termes de la Connaissance : "Quoique puissent en comprendre les mentalités modernes, cette Connaissance n'a rien à voir avec l'intellect... La Gnose érige en système la nature double de l'Humain. Son corps, sa pensée même, ses processus d'appréhension du monde sensible appartiennent à un monde transitoire et fantomatique, voué au temps,et, donc, à la finitude. Mais, bien caché sous la boue multiforme des apparences, l'étincelle divine est présente, endormie, captive. Elle échappe aux finitudes humaines et aux illusions. Elle "est". Voilà pour le postulat.

L'humain connaîtra nécessairement, ou bien sa finitude humaine, ou bien l'éternité qui est en lui. Ou bien il connaîtra la mort, c'est à dire qu'il mourra. Ou bien il deviendra ce qu'il est et il connaîtra l'éternité...

Comprendre intellectuellement ne sert à rien, la Connaissance dont il s'agit est question de ressortir à l'illumination par laquelle s'opère le transfert du transitoire vers l'éternel, de l'illusion vers l'Être. Dès lors, le corps pourra bien mourir, l'âme sera attouchée par son principe et, dès la présente existence, sera passée de l'autre côté de la barrière".

La Gnose est "la conception de la présence en l'Homme d'une étincelle divine [...] tombée dans le Monde soumis au Destin, à la Naissance et à la Mort, et qui doit être réveillée par la contre-partie du Soi, pour être finalement réintégrée dans le Tout Universel (66)".

Au sein du monde, on nous enseigne à nous perfectionner et à obéir à la loi. Mais la Gnose dit à l'Homme : "Purifies-toi sans trêve ni relâche et cherche en toi la divinité qui est ton centre. Ici et maintenant."

La pensée gnostique à l'imitation du serpent, n'est pas une ligne droite mais un cercle qui va de la divinité à la divinité à travers le monde issu d'elle; de l'esprit à l'esprit en passant par la matière, de la vie à la vie en passant par la mort. L'Un produisant le Tout et le Tout retournant à l'état d'Un, c'est là le sens de l'ouroborique serpent.

A notre sens, les courants gnostiques sont les tal-talim de la chevelure de dieu, des boucles noires s'accrochant à son front... Il serait fastidieux de brosser un tableau des différentes écoles gnostiques mais que l'on sache seulement que les naasènes actuels sont sans doute des gnostiques dans le sens où ils cherchent la Connaissance de la Divinité, de leur divinité.

Hérétique : Un hérétique est toujours défini comme tel par l'Autre, par celui qui pense détenir la vérité absolue, éternelle et infinie, par celui qui joue à être tel qu'il est pensé par les autres et non par lui-même. Un hérétique peut dire avec joie, "l'Enfer c'est les Autres", car il est jugé par ceux qui ne veulent comprendre ce qui sort de leur champ d'expérience et de leurs routines théologiques mortifères. En ce sens, nous, rédacteur de ce texte, sommes votre dévoué hérétique.

Manichéisme : Née au troisième siècle e.v., cette doctrine ennemie des ophiens modernes distingue deux principes, l'un bon et l'autre mauvais, et deux royaumes - celui de la Lumière et celui des Ténèbres. L'on verra par là que les ophiens ne peuvent que rejeter cette doctrine bipolaire qui ne peut mener qu'a une division supplémentaire au lieu de ramener à l'Unité.

Lucifer : Ce phosphorique fantasme est un fourre-tout qui regroupe un ensemble de croyances qui font référence plus ou moins proche à l'énergie sous sa forme prométhéenne. Rejeté par les uns, adoré par les autres, il n'en est pas moins certain qu'"aussi vrai que la pesanteur, l'électricité, le magnétisme, sont des forces qui participent aujourd'hui à la formation de la terre, l'influx luciférien est également une force sans laquelle la terre n'aurait pu poursuivre son évolution, et il faut la compter au nombre des éléments constitutifs de la terre (67)".

Les gnostiques font une grande place à Lucifer dans leur système en le faisant coïncider avec la figure du Christ. On lui adjoint parfois Lilith, et ensemble ils forment alors l'androgyne qui est invoqué lors de certains rituels sorciers.

Lucifer n'a que peu de place dans le système ophien, du moins sous cette figure spécifique aujourd'hui dénaturée. Mais, Lucifer pourrait toutefois - et si l'on oublie que les naasènes actuels refusent toute divinité inférieure - être un avatar de Na'hash dans sa fonction d'Illuminateur. Par contre, Samaël prend toute sa place comme nous l'avons vu dans la recherche de l'Unité en Adam.

Samaël : Les extraits du Bahir nous ont déjà offert un tableau assez fidèle de Samaël, l'Ange de la Mort vêtu de feu et armé d'un glaive empoisonné. On le confond souvent par erreur avec Na'hash alors qu'il n'est qu'une division de l'Adam Primordial. Il est dit aveugle et, représentant le côté Sombre de l'Anthrophos, il est le récipient de toutes les haines, envies, désirs stériles et autres mauvais penchants de l'homme. Cette "énergie" est alors invoquée par ceux qui veulent la récupérer et l'utiliser pour leurs oeuvres. Dans le cheminement de la réintégration, il s'agit de le connaître et de le dompter sans le détruire afin de reconstituer l'Adam qui doit mener à la "réunion" finale des genres et des "opposés".

 

ANNEXES

Le Bahir (68) et le Serpent

Nous donnons ici à lire la vision du serpent par les rabbins hébreux afin d'éclairer le lecteur sur les différences d'approche entre le judaïsme et le naasènisme mais aussi afin de dévoiler une partie des éléments qui couvent dans le sein de la Kabbale et que les naasènes utilisent afin de mieux comprendre leur Œuvre.

Mishnah 199

"L'âme de la femme vient du principe féminin et celle de l'homme du principe masculin. Voici pourquoi le serpent courtisait Ève. Il se disait: "puisque son âme provient du Nord, je la séduirai facilement". Et en quoi consiste cette séduction ? Ceci afin qu'elle couchât avec lui. ”

Sur l'Arbre de Vie, le féminin est conventionnellement porté du côté de la rigueur, à gauche, soit le côté Nord du Temple, ou bien l'ouverture à gauche de la lettre bet. C'est par là qu'entre le "yetser hara", le mauvais penchant.

Mishnah 200

“ Ses disciples demandèrent (il s'agit de Rabbi Amoraï): Comment cela s'est-il passé ? Il leur dit: Samaël le méchant, en accord avec toutes les armées célestes, ourdit un complot contre son Maître, car le Saint Béni Soit-Il avait dit à l'homme dans Genèse 1/28: "remplissez la terre et soumettez la ! Commandez aux poissons de la mer..."

Samaël se dit: Comment pourrions-nous inciter l'homme à commettre des péchés et le chasser ainsi de devant de D. ? Samaël descendit avec toutes ses armées et se mit à chercher sur la terre un complice. Il rencontra le serpent qui avait l'apparence d'un chameau. Il le monta et se rendit chez la femme. Il lui dit: "Est-il vrai que D. a dit "Vous ne mangerez rien de tous les arbres du jardin ?" (Genèse 3/1). Il se dit: Je vais surenchérir pour qu'elle diminue. Elle répondit: Il nous a interdit seulement de manger le fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin. Elohim a dit: "Vous n'en mangerez pas et vous n'y toucherez pas sous peine d'en mourir." Elle a ajouté deux choses. Elle a dit "du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin" et dans l'Ecriture, il est dit seulement "de l'arbre de la connaissance". Et elle a dit encore "vous n'y toucherez pas sous peine d'en mourir"

Que fit Samaël le méchant ?

Il s'approcha et toucha l'arbre. L'arbre s'écria: Méchant ! Ne me touche pas !, comme il est dit dans Psaumes 36/12-13 : "Que le pied de l'orgueil ne m'atteigne point; que la min des méchants ne me mette point en fuite ! Au contraire, qu'ils tombent, les malfaiteurs; qu'ils soient renversés, sans pouvoir se relever !" Il vint vers la femme et lui dit: Vois ! J'ai touché l'arbre ! Je n'en suis pas mort ! Touche le toi aussi, tu n'en mourras pas. La femme s'approcha de l'arbre, le toucha et vit l'Ange de la mort venir à sa rencontre. Elle dit : Malheur sur moi ! Je vais peut-être mourir, et le Saint Béni Soitil va faire une autre femme pour la donner à Adam. Je vais lui donner le fuit défendu. Qu'il en mange avec moi. Si nous devons mourir, que nous mourrions ensemble, et si nous restons en vie, que nous vivions tous eux.

Elle prit des fruits de cet arbre, en mangea et donna à son mari. Alors les yeux d'Adam se dessillèrent et se dents s'émoussèrent. Il lui dit: Que m'as-tu donné là à manger ? Comme mes dents se sont émoussées, ainsi s'émousseront les dents de tous les hommes !

Alors Celui dont il est dit dans Psaumes 9/5: "Oui ! tu as fait triompher mon droit, ma cause, pris place sur ton trône en juge équitable", s'assit et appela Adam et lui dit: "Pourquoi t'es-tu enfui de devant Moi ?" Adam répondit: "Il répondit: J'ai entendu ta voix dans le jardin (et mes os se sont mis à trembler), et j'ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché (Genèse 3/10). Je suis nu devant mon créateur. Je suis "dénudé" à cause de l'interdiction que j'ai transgressée, je suis nu par suite de mes actes répréhensibles, comme il est écrit dans Genèse 3/10.

Quel était le vêtement d'Adam?

Un vêtement en corne. Aussitôt après avoir mangé des fruits de l'arbre, il s'est trouvé dépouillé de sa peau de corne, et il se vit nu, ainsi qu'il est dit dans Genèse 3/11: "Alors il dit: Qui t'a appris que tu étais nu ? Cet arbre dont je t'avais défendu de manger, tu en as donc mangé ?" Adam parla devant le Saint Béni Soit-Il : Béni soit le Maître de tous les univers ! Quand j'étais tout seul, est-ce que j'ai péché? La femme que Tu m'as donnée, c'est elle qui m'a poussé à me détourner de tes paroles, comme il est dit dans Genèse 3/12: "L'homme répondit : "La femme que tu m'as associée, c'est elle qui m'a donne du fruit de l'arbre, et j'ai mangé" Alors le Saint Béni Soit-Il lui dit: Non seulement tu as péché, amis tu as incité Adam à commettre un péché. Elle dit alors: Maître de tous les univers! C'est le serpent qui m'a incitée à pécher contre Toi !

Alors D. les fit venir tous trois et prononça contre eux neuf malédictions, ainsi que la mort. Il précipita Samaël le méchant ainsi que toute sa cohorte du lieu saint qu'il occupait aux cieux, et il amputa les pieds du serpent. Il le maudit plus que toutes les bêtes des champs et tous les animaux, et il lui ordonna de se dépouiller, tous les sept ans de sa peau.

Samaël fut puni en ce qu'il devint le "prince" d'Esaü le méchant. Aux temps à venir, avant d'extirper le royaume d'Edom; puisse l'événement se produire de nos jours -- le Saint Béni Soit-Il abaissera d'abord le prince d'Esaü le méchant, ainsi qu'il est dit dans Isaïe 24/21: "En ce jour, l'Éternel châtiera les milices du ciel au ciel, et les rois de la terre sur la terre", à cause de l'ordre transgressé et de la mort qui s'inscrit. Ce châtiment fut infligé parce qu'Ève avait ajouté à l'ordre donné par le Saint Béni Soit-Il. C'est à ce propos qu'il est dit "celui qui ajoute, ôte".

Que le Nom éclaire nos yeux par le luminaire de sa Torah ! Qu'il mette dans notre cœur sa crainte et nous trouve dignes d'accueillir celui qui éclairera tous les cœurs, les remplira de crainte et les rendra dignes de le recevoir. Celui qui va illuminer les cœurs, réveillera l'intelligence et fera éclater la grande splendeur !"

Par ces lignes nous pouvons voir très clairement que le rabbinisme traditionnel donne toujours une image négative du Serpent en l'associant à l'image du Satan Tentateur, adversaire de Dieu. Toutefois, malgré la tradition religieuse à laquelle elle se rattache, la Kabbale hébraïque reste l'outil de base des naasènes, car celle-ci permet de découvrir ce qui est derrière le mot et derrière la lettre dans une absence de dogmatisme absolue. Du moins pour celui qui ne veut pas rester aveugle et qui "ruse" avec le texte.

LIBER 65 - Liber Cordis Cincti Serpente

Frater Perdurabo.

1. Je suis le Cœur ; et le Serpent est lové

Autour du centre invisible de l'esprit.

Redresse-toi, Ô mon serpent! C'est l'heure

De la fleur chaperonnée, sainte et ineffable!

Redresse-toi, Ô mon serpent, dans l'éclat de la floraison

Sur la dépouille d'Osiris qui flotte dedans la tombe!

Ô cœur de ma mère, de ma sœur, cœur mien,

Tu es livré au Nil, à la terreur Typhon!

Ah moi! mais la gloire de l'orage dévorant

Qui t'enveloppe et t'enclôt dans le délire de la forme.

Sois sage, Ô mon âme! que le charme se puisse dissoudre

Comme les baguettes sont dressées, et que tournent les éons.

Vois! comme Tu es joyeux en ma beauté,

Ô Serpent qui la couronne de mon cœur caresses!

Vois! nous sommes un, et la tourmente des années

S'abîme dans le crépuscule, et le Scarabée fait son apparition.

Ô Scarabée! le bourdonnement de Ta chagrine mélopée,

Qu'à jamais il soit extase de cette gorge frémissante!

J'attends le réveil! L'appel d'en haut,

L'appel du Seigneur Adonaï, du Seigneur Adonaï!

[...]

18. Idem en ce qui concerne la lumière qui est absorbée. L'on absorbe un peu, et l'on est dit blanc et étincelant ; l'on absorbe tout et l'on est dit noir.

19. Pour cela es-tu noir, Ô mon aimé.

[...]

III

4. Mais je me souvins. Oui, Than, oui, Théli, oui, Lilith! ces trois-là m'entouraient depuis longtemps. Car ils sont un.

5. Splendide étais-tu, Ô Lilith, toi femme-serpent!

6. Tu étais souple et d'une saveur exquise, et ton parfum était de musc mêlé d'ambre gris.

7. Tu enserrais fermement le cœur de tes anneaux, et c'était comme la joie de tout le printemps.

8. Or j'aperçus en toi une certaine souillure, et même d'icelle me réjouis-je.

[...]

V

61. Et le Seigneur Adonaï de moi se délecte, et j'apporte la Coupe de Son allégresse aux accablés de la vieille et morne contrée.

62. Ceux qui en boivent sont frappés de maladie ; l'abomination a prise sur eux, et leur tourment est telle l'épaisse et noire fumée de la funeste demeure.

63. Mais les élus en burent, et devinrent comme mon Seigneur, mon splendide, mon désirable. Il n'est pas de vin semblable à ce vin.

64. Ils sont ensemble réunis dans un cœur embrasé, tel Râ qui rassembla au soir ses nuées autour de Lui en une mer de joie en fusion ; et le serpent qui est la couronne de Râ les lia en gerbe par la ceinture dorée des baisers de mort.

65. Telle est aussi la fin du livre, et le Seigneur Adonaï l'entoure de toutes parts comme un Coup de Foudre, et comme un Pylône, et comme un Serpent, et comme un Phallus, et en leur milieu Il est telle la Femme qui fait gicler de ses mamelons le lait des étoiles ; oui, de ses mamelons le lait des étoiles.

Le Tonnerre : Parfait Esprit

(CG VI.2:13,1-21,32)

Extraits - Traduction libre

Le Tonnerre n'existe qu'en sa version copte trouvée à Nag Hammadi. L'auteur, la date et le lieu de sa composition nous sont inconnues. Toutefois, les spécialistes proposent comme période plausible le deuxième ou le troisième siècle et le lieu Alexandrie.

Le discours de ce texte est une révélation faite par une divinité féminine qui parle alternativement à la première et à la deuxième personne. Le texte se présente sous la forme d'un hymne et la structure antagonistique ainsi que l'utilisation de paradoxes renforcent encore cette interprétation.

Le texte est assurément gnostique et développe le mystère de la Divinité inconnue et la relation entre Elle et ceux à qui Elle s'adresse. Le Tonnerre fixe l'attention sur la relation entre ceux qui écoutent et la Divinité au travers des proclamations faites à la première et à la deuxième personne et il fait appel aux capacités intellectuelles et cognitives mais aussi au cœur de ceux à qui la Divinité s'adresse.

Na'hash, avril 2003 e.v.

J'ai été envoyée par la Puissance.

Et je suis venue à ceux qui pensent à moi.

Et j'ai été trouvée parmi ceux qui me cherchent.

Regardez-moi, vous qui pensez à moi.

Et vous ceux qui écoutez, écoutez !

Vous qui m'attendez, menez-moi à vous.

Et ne me poursuivez pas de vos visions.

Et que vos paroles ne me haïssent point, ni votre écoute.

Ne soyez pas ignorant de moi, en aucun lieu, en aucun temps.

Soyez sur vos gardes !

Ne soyez pas ignorant de moi.

Car je suis la première et la dernière.

Je suis l'honorée et l'honnie,

Je suis la putain et la sainte.

Je suis la femme et la vierge.

Je suis la mère et la fille.

Je suis les membres de ma mère.

Je suis la stérile et celle aux nombreux enfants.

Je suis celle dont les mariages sont multiples, et je n'ai pris nul époux.

Je suis la sage-femme et celle qui ne donne pas la vie.

Je suis la consolatrice de mes douleurs.

Je suis la fiancée et la jeune mariée.

C'est mon mari qui m'a engendrée.

Je suis la mère de mon père et la sœur de mon mari.

Et il est ma progéniture.

Je suis la servante de celui qui m'a apprêtée et je suis le seigneur de ma progéniture.

Mais il est celui qui m'a engendrée avant le temps et il est ma progéniture dans le temps,

et ma puissance vient de lui.

Je suis la domestique de sa puissance en sa jeunesse et il est la canne de mes vieux

jours.

Et tout ce qu'il désire m'arrive.

Je suis le silence incompréhensible et la pensée omniprésente.

Je suis la voix de multiples sons et le logos de nombreuses formes.

Je suis l'articulation de mon nom.

Pourquoi, vous qui me haïssez, m'aimez-vous ?

Et haïssez-vous ceux qui m'aiment ?

Vous qui me niez, confessez-moi,

Et vous qui me confessez, niez-moi.

Vous qui dites la vérité sur moi, dites des mensonges sur moi.

Et vous qui avez dit des mensonges sur moi, dites la vérité sur moi.

Vous qui me connaissez, devenez ignorant de moi; et puissent ceux qui étaient ignorants

de moi me connaître.

Car je suis la connaissance et l'ignorance.

Je suis la honte et la pureté.

Je suis sans honte, je suis honteuse.

Je suis la force et je suis la peur.

Je suis la guerre et je suis la paix

Faites attention à moi.

Je suis l'exilée et l'exaltée.

Prenez garde à moi en ma pauvreté et en ma richesse.

Ne soyez pas arrogant quand je suis abandonnée sur terre,

Et vous me trouverez parmi ceux qui sont à venir.

Et ne me regardez pas sur le tas d'ordures et ne partez pas en me laissant abandonnée.

Et vous me trouverez dans les royaumes.

Et ne me regardez pas lorsque je suis abandonnée avec ceux qui sont en disgrâce dans

des lieux les plus pauvres.

Et alors riez de moi.

Je suis miséricordieuse et cruelle,

Soyez sur vos gardes !

Ne haïssez pas mon obéissance,

Et n'aimez pas mon contrôle dans ma faiblesse.

Ne me délaissez pas,

Et ne soyez pas effrayé de ma puissance.

Je suis celle qui existe dans toutes les peurs.

Je suis celle qui est faible et je suis à l'aise dans les lieux de plaisirs.

Je suis folle et je suis sage.

Pourquoi m'avez-vous haïe en vos conseils ?

Est-ce parce que je suis silencieuse parmi ceux qui sont silencieux,

Et que j'apparais et parle ?

Pourquoi alors m'avez-vous haïe, vous les Grecs ?

Est-ce parce que je suis une non grec parmi les non-grecs ?

Parce que je suis la Sagesse des Grecs ?

Et la Gnose des non Grecs ?

Je suis le jugement pour les Grecs et les non-Grecs.

Je suis celle dont l'image est multiple en Egypte.

Et celle qui n'a aucune image parmi les non-Grecs.

Je suis celle qui a été haïe partout et qui a été aimée partout.

Je suis celle appelée Vie et que vous avez appelé Mort.

Je suis celle qui est appelée Loi et que vous appelez Sans Loi.

Je suis celle que vous avez poursuivie et celle qui vous avez retenu.

Je suis celle que vous avez éparpillée et celle que vous avez rassemblée.

Devant moi vous avez été rendu honteux et avec moi vous avez été libéré de la honte.

Je suis celle qui n'observe aucune fête et celle dont les fêtes sont nombreuses.

Moi, je suis sans dieu et je suis celle dont le Dieu est multiple.

Je suis sans connaissance et de moi ils apprennent.

Je suis celle qui vous avez ignoré et celle à laquelle vous pensez.

Je suis celle dont vous vous êtes cachés et celle à qui vous êtes manifestés.

Mais chaque fois que vous vous cacherez, je me rendrai manifeste.

Car chaque fois que vous serez manifestés, je me cacherai de vous.

Recevez-moi en vous-même en dehors des endroits sans grâce et contrition.

Et saisissez-moi de ceux qui sont bons bien qu'en disgrâce.

Sans honte, recevez-moi en vous-mêmes sans honte.

Et sans honte et dans la honte, blâmer les membres parmi vous-mêmes.

Et venez à moi, vous qui me connaissez et connaissez mes membres.

Faites des grands parmi les moindres des créatures.

Redevenez des enfants et ne fuyez pas cela parce que c'est petit.

Et ne ramenez pas la grandeur à la petitesse,

Car la petitesse est connue à partir de la grandeur.

Pourquoi me haïssez-vous et m'honorez-vous ?

Je connais les premiers et ceux après moi me connaissent.

Je suis la gnose de mes recherches et la découverte de ceux qui me cherchent.

Et le commandement de ceux qui demandent après moi.

Et le pouvoir des pouvoirs par ma gnose des anges qui ont été envoyés par mon logos.

Et les dieux en leurs saisons par mon commandement,

Et c'est en moi qu'existent les esprits de tous les humains,

Et c'est en moi qu'existent les femmes.

Je suis celle qui est honorée et priée et celle qui est rejetée.

Je suis la paix et à cause de moi la guerre adviendra.

Et je suis une étrangère et je suis de la cité.

Je suis la substance et l'absence de substance.

Ceux qui naissent de mon corps sont ignorants de moi,

Et ceux qui sont de ma substance me connaissent.

Ceux qui sont proches de moi sont ignorants de moi

Et ceux qui sont loin de moi me connaissent.

Le jour où je suis proche de vous, vous êtes loin de moi,

Et le jour où je suis loin de vous, je suis proche de vous.

Je suis l'union et la dissolution.

Je suis le lien et l'absence de lien.

Je descends et ils montent à moi.

Je suis la condamnation et l'acquittement

Moi, je suis sans péché et la racine du péché est en moi.

Je suis le désir dans l'apparence et le contrôle du cœur existe en moi.

Je suis l'écoute qui est par tous et une parole inaccessible.

Je suis muette et mes paroles sont multiples.

Ecoutez-moi dans la douceur et apprenez dans la dureté.

Je suis celle qui crie,

Et je suis rejetée sur la surface de la terre.

Je prépare le pain et mon esprit qui est en lui.

Je suis la gnose de mon nom.

Je suis celle qui crie et je suis celle qui écoute.

Vous qui êtes battus,

Jugez-les avant qu'ils ne vous jugent.

Car le juge et la partialité sont en vous.

Si vous êtes condamnés par cela, qui vous acquittera ?

Ou si vous êtes acquittés par lui, qui sera capable de vous condamner ?

Car ce qui est en vous est en dehors de vous.

Et celui qui vous a modelé à l'extérieur a imprimé cela à l'intérieur de vous.

Et ce que vous voyez en dehors de vous, vous le voyez à l'intérieur de vous.

Ceci est manifeste et ceci est votre joyau.

Ecoutez-moi, vous qui écoutez et soyez enseignés par les paroles, vous qui me connaissez

!

Je suis l'écoute qui est acceptable en toutes choses;

Je suis une parole qui ne peut être retenue.

Je suis le nom de la voix et la voix du nom.

Je suis le signe écrit et la manifestation de la différence.

Mais je dirai son nom.

Soyez attentif, alors, à ses paroles et à tous les signes écrits qui ont été complétés.

Faites attention vous qui écoutez et vous aussi les anges,

Et vous qui avez été envoyés,

Et vous esprits qui vous êtes relevés d'entre les morts,

Car je suis celle qui seule existe,

Et il n'y en a aucun pour me juger.

Car nombreuses sont les formes agréables qui existent en d'innombrables péchés

Et en des actes injustes et en de disgracieuses passions, et en de temporels plaisirs,

Qui sont maîtrisés jusqu'à ce qu'ils soient devenus sobres.

Et qu'ils courent vers leur lieu de repos

Et ils m'y trouveront là,

Et ils vivront et ils ne mourront plus de nouveau.

 

Les Lois de l'Amour Spirituel selon l'Ordre de la + et du S.

Suivent ici les règles à appliquer par l'aspirant de l'Ordre de la + et du S s'il veut ouvrir les Portes menant à la réintégration de la divinité.

1- Chaque aspirant à la réintégration ne doit jamais oublier la fidélité due à la Femme, suzeraine, mais se rappeler ce qu'elle est réellement : le Joyau de la Couronne de la Divinité.

2- Que l'homme le plus vulgaire devrait toujours être attentionné et doux envers la Femme. Jamais il ne devra être rude, violent, brutal, grossier, impatient ou par sa stupidité rester incapable à répondre au désir passionnel et sensuel de la Femme.

3- Se souvenir constamment et ad vitam que c'est la partie féminine de l'esprit et elle seule qui contient en puissance les germes de toute vraie Splendeur. La Sagesse de l'Amour sera alors accessible.

4- La Sophia d'Amour (Agapé) est inconditionnelle, sans limite, elle n'est plus "encerclée", limitée par les objets vers lesquels Elle peut se porter et il s'agit bien ici d'un Amour spirituel (pneumatique) et non point psychique ou physique uniquement.

5- L'homme qui ne peut aimer - spirituellement, mentalement, sensuellement ou sexuellement - est un monstre inhumain. Idem de la femme.

Ceci étant fait dans le souvenir de ces vers d'Ibn Arabi :

"L'Amant divin est Esprit sans corps;

l'Amant physique est un corps sans esprit,

l'Amant spirituel possède Esprit et Corps."

 

 

 Notes des parties 2/3/4

38 Cité par Salomon Reinach dans un article paru en 1918 dans la Revue de l'histoire des religions.

39 Bina est la troisième sephira de l'Arbre de Vie et signifie Intelligence.

40 'Hochmah est la seconde sephira de l'Arbre de Vie

41 Kether est la Couronne, première sephira de l'Arbre de Vie. Avec Bina et 'Hochmah elle constitue la triade supernelle.

42 M. l'abbé Loisy : "Le pluriel Faisons n'est pas un pluriel de majesté; c'est plutôt l'indice d'une source plus ancienne où le Créateur n'était pas seul et parlait à son entourage" (in "Les mythes babyloniens et les premiers chapitres de la genèse", Paris, Picard, 1901).

43 Unité primordiale.

44 Il s'agit de la contraction de la Lumière divine qui est à l'origine du monde. Dieu se retire de lui-même, en lui-pour laisser place à l'Autre et à la Création.

45 Lettre sur la Sainteté (Lagrasse, Verdier, 1986)

46 Holy Guardian Angel ou Saint Ange Gardien.

47 Celse, "Discours Véritable", IV, 62-69.

48 Pan est la divinité hellénistique des bergers et des troupeaux. D'apparence mi-humaine, mi-animale, il représente l'activité sexuelle intense et exprime la ruse bestiale. Pan en grec signifie "tout" et ce nom lui fut donné car il incarne une tendance propre à tout l'univers. Il est le grand principe régulateur, le premier principe d'amour, ou créateur, incorporé dans la matière universelle et formant le monde.

49 Abrasax, Abracax ou Abraxas est une entité gnostique qui préside au 365 jours de l'année (365 étant sa valeur arithmosophique). Abrasax est un dieu polymorphe au corps d'homme à tête de coq et dont les jambes sont des serpents, il est vêtu d'une armure et tient un fouet et un bouclier.

50 Déesse de la terre, fille du ciel, épouse de Saturne. Cybèle symbolise l'énergie enfermée dans la terre et elle est la source primordiale de toute fécondité. Elle est souvent représentée coiffée d'une étoile à sept branches ou d'un croissant de lune. Cybèle est le Déesse Mère, la Magna Mater dont le culte se confond avec ceux de la fécondité.

51 [Tome 1, pp. 200 à 206 (J.J. Pauvert, 3ème édition, 1965) Livre second, la Salamandre de Lisieux, sous-titreVI].

52 Mackey's Encyclopaedia of Freemasonry

53 The Compleat Rite of Memphis by Allen H. Greenfield

54 Le symbolisme du corps humain, A. de Souzenelle

55 Sepher Yetsirah VI, 7 : "Le Dragon dans l'univers est comme un roi sur le trône."

56  La Fraternité des Fidèles d'Amour était vouéé à réussir l'harmonie entre les pôles sexuels émotionnels de la Nature, de l'Intellect et de la Mystique.Les Fidèles d'Amour, compagnons de Dante, professaient une religion secrète... l'Union qui joint l'intellect des âmes humaines avec l'Intelligence Active... L'Ange de la Connaissance, ou Sophia, est visualisé et expérimenté comme une union amoureuse" Henry Corbin.

57  Ce Désir est le désir chanté par l'hymne védique : "Le Désir tout d'abord remua en Lui. Le Désir qui fut la première semence de l'Esprit". "Du Désir est né l'Action, et de l'Action le Verbe", R. de Becker, "L'hindouisme".

58  Serge Hutin, "L'immortalité magique", Marabout, Liège, 1973.

59 Selon R.P. Knight, "Le Culte de Priape", 1786.

60 Platon, Le Banquet.

61 De laude caritatis, patrologie latine.

62Au cours de ces mystères, le myste caressait une statue d'un serpent enroulé autour de Démeter.

63 Protrept., II, 16.

64 Le Prince de ce Monde, N-N et Anubis, Editions Savoir pour Être.

65 D'autres extraits sont disponibles dans les annexes.

66 extrait du Congrès de Messine sur la Gnose, 1966, cité in "Le Prince de ce Monde"

67 Les mystères de la Création, Rudolph Steiner.

68 Le Bahir, Le Livre de la Clarté, traduction par Joseph Gottfarstein, éditions Verdier, 1983.

Sources : Morgane World

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE SYMBOLISME DU SERPENT
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