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  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
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  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
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16 avril 2006 7 16 /04 /avril /2006 00:07

Il y aurait, certes, beaucoup à dire sur les douze apôtres dont on ne sait rien, il faut bien l'avouer. La première chose qui frappe c'est que l'Initié Jésus les a presque tous choisis dans un milieu fruste, plutôt rustre pour ne pas dire grossier mais certainement inculte. Et il y a bien sûr une raison à cela. Son choix était justifié. L'âme du Galiléen ne s'est pas incarnée pour pactiser avec les riches ni avec l'élite des pharisiens engoncés dans leurs privilèges et figés dans la Loi taillée à leur juste mesure à force d'être galvaudée. Ils ne faisaient que la lire et n'appliquaient rien du tout.

Matthieu

23:1 Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit:

23:2 Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse.

23:3 Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.

23:4 Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.

23:5 Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements;

23:6 ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues;

23:7 ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes Rabbi, Rabbi.

23:8 Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères.

Sa Mission précise était justement "d'ouvrir les yeux" aux plus petits comme IL les appelle lui-même...

"Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense." Matthieu 10/42

"Jésus dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux." Matthieu 19/23

"Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu"  Matthieu 19/24

Qui pouvait mieux le comprendre que les gens humbles, démunis de tout et peinant sous le joug des puissants ? Le Galiléen possédait un grand charisme. Son âme venait du 7ème plan. Le plus élevé. Or les grandes âmes vivant dans ce Plan Supérieur ne s'incarnent que pour une grande Mission visant à Eveiller l'Humanité. IL possédait dans le regard cette flamme qui apaise et Ses mots se voulaient beaume pour les coeurs tourmentés.

Ses premiers disciples furent donc des gens simples à qui IL dispenserait bien sûr quelques bribes de Son Enseignement en apparté. La tâche ne fut pas aisé car ils avaient du mal à saisir le sens de Ses paraboles, ce qui parfois Lui faisait perdre patience... et il ne se gênait pas pour leur dire Ses quatre vérités...

16:8 Jésus, l'ayant connu, dit: Pourquoi raisonnez-vous en vous-mêmes, gens de peu de foi, sur ce que vous n'avez pas pris de pains?

16:9 Etes-vous encore sans intelligence, et ne vous rappelez-vous plus les cinq pains des cinq mille hommes et combien de paniers vous avez emportés,

16:11 Comment ne comprenez-vous pas que ce n'est pas au sujet de pains que je vous ai parlé?

Le pire de tous au niveau compréhension étant certainement Pierre en qui pourtant IL avait fondé de grandes espérances...

16:23 Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre: Arrière de moi, Satan! tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes

Dans l'Enseignement qu'IL leur dispensait, se trouvait aussi les séances de magnétisme pour apprendre à guérir... or, il se trouve que là aussi, les disciples eurent quelques échecs, ce qui mit LE mit particulièrement en colère...

17:16 Je l'ai amené à tes disciples, et ils n'ont pas pu le guérir.

17:17 Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi ici.

Il guérit lui-même le malade qu'on lui amène et...

17:19 Alors les disciples s'approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier: Pourquoi n'avons-nous pu chasser ce démon?

17:20 C'est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

Le principal problème des disciples étant leur manque de foi. Ils s'extasiaient devant les guérisons ou les "miracles" de Jésus mais étaient bien incapables d'en faire autant... parce qu'ils voyaient "l'homme" mais non "Son âme"...

21:20 Les disciples, qui virent cela, furent étonnés, et dirent: Comment ce figuier est-il devenu sec en un instant?

21:21 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait.

Je passerai, pour finir, le chant du coq ou Pierre le renie trois fois... comme le lui avait prédit le Maître... décidément, jusqu'au bout, le Galiléen fut déçu par ces drôles d'apôtres...

Les douze apôtres : "Un groupe bizarre, hétéroclite..."

 

Entretien avec Daniel Marguerat

Exégète protestant, professeur de Nouveau Testament à l'Université de théologie de Lausanne.

Propos recueillis par Henri Tincq

On connaît Pierre, Jacques, Thomas ou Judas... Mais que savons-nous vraiment aujourd'hui des "compagnons" de Jésus, dont les chrétiens célèbrent ce dimanche de Pâques la Résurrection ?

 

Nous nous représentons le plus souvent les disciples sous l'image d'Epinal du cercle des douze apôtres assemblés autour de Jésus. C'était un groupe bizarre, hétéroclite, où l'on trouve des noms à consonance grecque, comme Philippe et André, et des noms hébreux comme Jacques, Barthélemy, Thaddée ou Simon. De ces douze Galiléens, les noms apparaissent dans les Evangiles dès le début de la vie publique de Jésus. Ils sont tout le contraire d'une élite. Rien ne les qualifiait, d'un point de vue intellectuel ou religieux, pour suivre un prophète itinérant, sinon qu'ils ont rompu pour lui tous leurs liens sociaux, quitté la famille, la maison.

De certains, comme Thaddée, nous ne savons que le nom. D'autres, comme Pierre et Jacques, vont devenir chefs de file de la première génération chrétienne. Pierre - qui, comme Jésus, n'a rien écrit directement - a cédé à Jacques la direction de l'Eglise de Jérusalem pour amorcer en Syrie une mission ouverte aux non-juifs (les païens). Mais le missionnaire par excellence fut Paul, un contemporain de Jésus, mais qui ne fut pas son apôtre. Il fut son persécuteur avant de devenir son propagandiste.

Quant à Judas, son surnom, "l'Iscariote" est énigmatique : signifie-t-il qu'il vient de Karioth, une ville de Judée, ou qu'il faisait partie des sicaires, les hommes au poignard, comme l'historien Flavius Josèphe appelle les zélotes ? Visiblement, Jésus a voulu rassembler des hommes dépareillés, dont le seul point commun était qu'ils faisaient confiance à celui qui les appelait.

 

Mais pourquoi l'Eglise n'a-t-elle retenu que ces Douze et gardé ses distances avec d'autres figures des Evangiles, canoniques (officiels) autant qu'apocryphes qui, comme Marie-Madeleine ou Thomas, ont aussi suivi Jésus ?

 

En réalité, il y a eu trois cercles d'adhérents autour de Jésus. Une lecture attentive des Evangiles permet de les distinguer. Le premier est formé des Douze. Au deuxième cercle appartiennent des femmes dont, pour ma part, je ne doute pas qu'elles furent disciples : Marie de Magdala, Marie, soeur de Lazare, la femme de Chouza, l'intendant d'Hérode, Marie, mère de Jacques. Les Evangiles ont scrupuleusement conservé leurs noms. Elles suivent Jésus, participent à son enseignement et assistent le groupe de leurs biens. Et, surtout, ce sont elles qu'on retrouve au pied de la Croix et devant le tombeau vide à la Résurrection - alors que le cercle des Douze s'est volatilisé, par peur ou par sentiment d'échec. Le mérite de ces femmes est d'autant plus grand - et ce fut un scandale pour les contemporains de Jésus - qu'elles ont accepté de suivre sans leur mari un maître masculin, contrairement aux habitudes rabbiniques. Jésus a délibérément transgressé les conventions sociales de son temps.

Le troisième cercle est celui des sympathisants qui ont participé ponctuellement à l'activité de Jésus. Je citerai Lazare, qu'il a réanimé, Nicodème, Zachée, le chef des collecteurs d'impôts, Joseph d'Arimathie, qui demande à Pilate de recueillir le corps du Crucifié. Ceux-là ont suivi le groupe des Douze, mais sans accomplir ce geste symbolique de rupture avec les liens sociaux et familiaux.

 

Pourquoi l'Eglise a-t-elle occulté ce rôle des femmes pourtant égal à celui des apôtres hommes ? S'agit-il déjà d'une volonté de marginalisation ?

Ce qui frappe, c'est que ces femmes ne sont jamais appelées "disciples". Or cette lacune, de mon point de vue, tient à la linguistique : le terme "disciple", que Jésus et les premiers chrétiens ont emprunté à la tradition rabbinique, n'est utilisé - et pour cause - qu'au genre masculin. Le mot "disciple", en hébreu "talmid", en araméen "talmida", n'a pas de forme féminine... Ces femmes furent donc disciples de fait, mais pas de nom !  

Et pourtant la tradition chrétienne n'a retenu que les hommes 

Ce ne fut pas ainsi au commencement. Paul, qui n'était absolument pas l'antiféministe souvent décrit - quelle injustice crasse que cette étiquette de macho qui lui colle à la peau ! - a fondé des communautés de "disciples égaux", où hommes et femmes partagent la même dignité de croyants et les mêmes fonctions en Eglise. A la lecture de sa première lettre aux Corinthiens, on constate que les femmes prient, participent au culte et prophétisent à l'égal des hommes. 

Or, déjà du temps de Paul, l'Eglise va progressivement se fixer sur le cercle des Douze...

Parce que ce cercle fait le lien entre les douze tribus d'Israël et le christianisme. Les Douze jouent dans la mémoire chrétienne un rôle idéologique premier : ils permettent à l'Eglise de revendiquer l'héritage des promesses d'Israël. Les Douze étaient un Israël en miniature, un micro-Israël, et c'est ainsi que l'a voulu Jésus : il voulait recomposer symboliquement l'Israël des douze tribus, pour signifier sa volonté de réformer la foi du peuple élu, à partir de douze individus choisis par grâce pure.

Que faire alors des personnages périphériques qu'on va redécouvrir dans les Evangiles apocryphes ?

 

On voit, d'un côté, la "grande Eglise", celle qui se forme au IIe siècle sous l'égide de Pierre et Paul, afficher l'image des Douze et se réclamer de cette tradition. Que restait-il, de l'autre, pour les communautés marginales, celles qui échappaient à l'orthodoxie naissante ? Je pense au judéo-christianisme crispé sur la tradition juive ou à une spiritualité gnostique axée sur le salut des âmes. Ces communautés vont, par force, exploiter les figures secondaires des Evangiles que sont Judas, Thomas, Nicodème ou les femmes disciples : Thècle, Maximilla, Marie-Madeleine. s le milieu du IIe siècle vont naître des Evangiles que la grande Eglise n'a pas reconnus et qui deviendront apocryphes (cachés) : Evangiles de Judas, de Thomas, de Marie, de Nicodème, des Hébreux, etc.

Ces personnages secondaires vont devenir des figures emblématiques dont s'emparent ces chrétientés marginales pour afficher leur compréhension du message et l'enraciner dans l'histoire de Jésus. Et nous touchons là le drame des femmes dans l'Eglise des premiers siècles. En luttant contre ce qu'elle estimait être des hérésies, la grande Eglise va non seulement lutter contre ces théologies jugées déviantes, mais elle va refuser la place éminente qu'accordaient aux femmes ces groupes marginaux. Et le cercle vicieux est amorcé : plus l'Eglise va se crisper sur des figures masculines, plus les chrétientés marginales vont mettre en avant des figures féminines, qui seront à leur tour combattues par l'orthodoxie.

D'où la fortune de Marie-Madeleine, jusqu'au Da Vinci Code...

Oui, après Marie, Marie de Magdala est la femme la plus célèbre du Nouveau Testament. Elle deviendra l'inspiratrice de nombreuses communautés dès le IIe siècle. Sa célébrité ne faiblira pas durant le Moyen Age et connaîtra une période de grâce dans la piété populaire des XVIIe et XVIIIe siècles. Ce qui lui vaut cet honneur, c'est qu'elle fait partie, avec Marie et la mère de Jacques, du groupe des trois femmes qui ont suivi Jésus au Calvaire et ont été témoins de sa crucifixion. François Bovon parle à son propos du "privilège pascal" de Marie-Madeleine. Je rappelle aussi qu'elle suit Jésus, qui l'a délivrée de sept démons.

 

Ce statut particulier justifie qu'elle ait pu avoir une relation affective particulière avec Jésus ; mais cela ne légitime pas, à son propos, les hypothèses de relations sexuelles avec lui, qui ne datent pas d'aujourd'hui - même si, je l'avoue, je ne serais nullement choqué si j'apprenais que Jésus a eu de l'attirance pour cette femme : je crois à l'Incarnation et, que je sache, l'Incarnation signifie que Dieu habite l'humanité dans son intégralité, sexualité comprise !

Revenons à Marie-Madeleine. Elle est devenue la figure de proue d'une mouvance gnostique, comme Thècle devient l'égérie d'une chrétienté missionnaire. Les gnostiques vont se greffer sur la rencontre dans le jardin racontée par l'Evangile de Jean entre Marie-Madeleine et Jésus ressuscité. Selon eux, Jésus aurait donné à Marie-Madeleine un enseignement privilégié, qui a été refusé aux premiers disciples. Mais il s'agit, comme souvent chez les apocryphes, d'une construction narrative visant à légitimer l'enseignement de ces traditions particulières. L'Evangile de Pierre, au IIe siècle, la qualifie déjà de "disciple du Seigneur". Elle est une figure de légitimité dans l'Evangile de Marie (IIe siècle), dans l'Evangile de Philippe (IVe siècle), dans l'Evangile secret de Marc. Mais, soyons clair : cette construction narrative n'a aucune prétention à l'historicité. Ces écrits ne prétendent pas reconstruire à plusieurs siècles de distance la vie du Jésus de l'histoire. Ils émanent plutôt d'une tradition chrétienne qui se cherche une légitimité et se trouve, par la fiction, une niche dans l'histoire de Jésus.

 

Comment expliquez-vous la fascination de l'homme moderne pour ces Evangiles apocryphes, non officiels ?

 

On assiste aujourd'hui à une exhumation sans précédent de la littérature apocryphe, due notamment à des recherches de réputation mondiale en France et en Suisse. Ce phénomène s'explique culturellement : il y a, d'une part, un vif intérêt pour la spiritualité dans toutes ses orientations, d'autre part un soupçon grandissant face à l'institution et au magistère. J'y vois une envie d'explorer sous leurs diverses facettes les potentialités d'interprétation qu'offre la tradition chrétienne, sans qu'un magistère vienne dicter, limiter ou interdire cette exploration.

Cette curiosité m'apparaît plutôt réjouissante, même si le soupçon systématique à l'égard de l'institution religieuse n'est guère productif. Mais il y a là une chance à saisir. Si la chrétienté parvenait à mieux accepter sa diversité, à reconnaître la part de vérité présente dans ses différentes composantes, elle serait mieux armée pour entrer dans le dialogue interreligieux que requiert urgemment le temps présent.

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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