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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 11:12




Le quatrième jour de la Genèse 2/2


par André Savoret



CREATION DES LUMINAIRES


Voici d'abord le texte du Sepher ; « Et ALEYM dit : Il y aura des Luminaires (MAoRoTh) dans l'espace éthéré, pour opérer le partage entre le Jour ou lumière manifestée et la Nuit, ou ténèbre manifestée. Ils seront en signes à venir pour les « mois », les « jours » et les « années ». Et ils seront comme des sources lumineuses sensibles (MAOROTh) dans l'espace éthéré des cieux pour inciter la lumière (intellectuelle) à briller sur la terre. Et il fit cette gémination de Luminaires virtuels (MAOROTh), les grands : Le Grand Luminaire ou foyer lumineux principal pour présider symboliquement au Jour, le foyer lumineux secondaire ou Petit Luminaire, pour présider symboliquement à la Nuit, et l'ipséité des étoiles ».

    Naturellement, la tentation était grande de rendre les expression employées par Moïse, (Grand Luminaire, Petit Luminaire) par soleil et lune. On ne s'en fit pas faute, Ce point de vue terre-à-terre, géocentrique, ne pouvait être celui d'un initié de la trempe de Moïse. Fabre d'Olivet, souvent moins réticent, se cantonne ici dans un hermétisme prudent. Il faut l'avoir assez assidûment fréquenté pour se livrer au jeu périlleux de commenter à sa place. Sa pensée transparaît toutefois dans le bref passage où il explique « étoiles » (KOKaBYM) par « facultés virtuelles de l'univers ». Reprenons le fil du texte sacré. Nous y voyons l'Oeuvre de Résurrection entrer dans une nouvelle phase.

Le tourbillon chaotique de la partie de la création infernalisée, qui semblait vouée aux ténèbres immuables, va être par la sollicitude du Créateur, éclairé par des foyers lumineux sensibles (foyers virtuels et non matériellement visibles comme l'est notre soleil physique). Ces foyers virtuels, réfléchiront un peu cette Lumière intelligible (et non sensible) qui, avant la grande révolte, éclairait directement les créations spirituelles, maintenant dégradées et opacisées, tout en constituant des centres d'attraction qui atténueront le mal en transformant une chute sans terme dans un indéfini de ténèbres, en gravitation universelle. Tels sont les « luminaires » ou MAoRoTh. Si le singulier, MAOR, peut signifier « astre », c'est dans un sens bien restreint. L'auteur de la Genèse, toujours synthétique, emploie ce terme dans sa simplicité étymologique : Ma-AO.R, c'est - à - dire « foyer ou réflecteur de la Lumière du Verbe ». Et pour nous faire entendre qu'il a en vue les foyers virtuels des soleils physiques, il emploie deux fois le pluriel avec valeur collective, en ayant soin de remplacer la voyelle - mère O par le point - voyelle qui la représente « virtuellement » ; il en use de même pour la terminaison du pluriel : OTh, afin que nous sachions que cette pluralité de Luminaires n'est qu'implicite, « virtuelle », elle aussi.

Elohim déclare donc qu'il y aura des Luminaires dans l'orbe éthéré des cieux pour servir de moyen de séparation entre la lumière et les ténèbres. Ces luminaires, dit le texte, feront briller (la lumière spirituelle) sur la terre. Par « Terre » il faut entendre ici toutes les planètes prises collectivement, toutes les terres. Il est permis de supposer que ce ne sont pas seulement la chaleur et la lumière physique d'un soleil visible qui sont susceptibles de réveiller sur les globes la lumière spirituelle obnubilée par la Chute. La forme hiphil du verbe AOR « briller, éclairer », dont se sert Moïse ou ses transcripteurs en cette occasion, est dite factitive, incitative ou excitative : E-AYR. La préformante est l'affaiblissement du S- factitif de toutes les langues apparentées (3). Elle donne ici à ce verbe le sens de « rendre lumineux, inciter à briller » qui est d'ailleurs donné dans les dictionnaires les plus classiques.

    Nos soleils ne sont que les reflets amoindris d'un des Soleils spirituels qui sont les émanations et les répartiteurs des énergies du Grand Soleil central, pivot de tous les univers visibles et invisibles. Ainsi, le « mythe solaire », si mal entendu par les modernes, recèle, bien compris, une très haute vérité : Chaque soleil est non seulement un symbole expressif du Verbe - Lumière pour les terres qui lui ont été confiées, mais constitue le « Petit Luminaire », réfléchissant le « Grand Luminaire », centre virtuel et flambeau de la Lumière du Verbe pour la sphère qu'il a charge d'illuminer et de vivifier. 

Ainsi, pour peu qu'on veuille approfondir la pensée de Moïse et celle de Fabre d'Olivet - son meilleur interprète à ma connaissance, nonobstant les erreurs de détail qu'on peut relever chez lui - réduire les « Luminaires » aux seuls soleils qu'étudie l'astronomie, c'est rétrécir presque caricaturalement cette pensée. Et c'est la méconnaître bien davantage que faire de leur cortège planétaire d'anciens anneaux solaires détachés de leur masse en cours de refroidissement. Soleils et planètes ont des origines différentes, des fonctions différentes, et sont formés d'éléments en partie semblables, en partie différents. Revenons maintenant à la Genèse. Elle nous expose qu'ALEYM fit non point deux Luminaires mais deux catégories complémentaires et inséparables, ATh-SheNI, de Luminaires (création principielle indépendante en soi de tout nombre défini) ; Le Grand, pour régner sur le « Jour », et le Petit (en réciprocité du Grand) pour dominer sur la « Nuit ». Mais quelle est cette « Nuit » ? C'est notre misérable « jour », qui, sans les soleils physiques, ne serait que ténèbres immuables !

Donc, ALEYM crée, nous dit la Genèse, le principe d'une double catégorie de foyers lumineux ; ensuite, apparaissent les étoiles, KOKaBYM, selon les besoins des mondes en perdition, Ici, la préposition ATh, que l'auteur de la Genèse emploie assez systématiquement lorsqu'il s'agit d'une création potentielle ou principielle, a été omise.
Les étoiles ou les soleils sont des faits qui se développent et se posent dans des circonstances relatives et définies de temps et d'espace. Fabre d'Olivet a donné de leur nom une étymologie séduisante, de laquelle je m'écarterai peu. Je noterai seulement que KOKaBYM est le même mot que l'akkadien KAKKABY "les étoiles", forme à redoublement expressif syncopé *KOB-KOB- dont le radical, toujours en akkadien, s'applique dans l'adjectif KAB-TU à ce qui est important, grave, auguste.

Dans l'ensemble, il m'apparaît que le Grand Soleil Virtuel, centre des créations divines dans l'ordre ici considéré, reflète, ainsi qu'un prisme les couleurs, toutes les forces divines, toutes les énergies spirituelles, et les propage indéfiniment en multiples phénomènes. Il constitue le prototype des « Grands Luminaires » qui dépendent de lui directement. Les soleils visibles les réfléchissent ainsi que des miroirs, concentrant et propageant, à leur tour, telles ou telles de ces forces, suivant le rôle particulier qu'ils sont appelés à jouer dans le monde. Les soleils « obscurs » ou virtuels, centres de forces d'origine divine, peuvent évertuer chacun plusieurs univers différents. Ils servent donc d'intermédiaires, de relais, entre le Soleil central (Trône de la Trinité créatrice et les soleils plus ou moins distants du Grand Centre.

    Quant aux planètes, quelles qu'elles soient, il semble assez évident par ce qui précède qu'elles sont l'oeuvre de Lucifer, car la matière est un résidu, inerte par lui-même. Le Verbe l'a pénétrée et vivifiée, l'Esprít a soufflé sur elle, elle a donc pu produire et produira des formes, afin d'être évoluée, transmuée, par ceux-là même qui l'ont faite ce qu'elle est. Pour les y aider, le « Petit Luminaire » (qui est notre soleil, ou tout autre du même ordre) fut créé. Et fut le Jour ! Mais le globe opaque de matière, en révoluant devant son soleil, ne peut exposer à ses rayons qu'une partie de sa surface ; l'autre est dans l'obscurité. Et fut la Nuit ! Toutefois, ces planètes, reflètent elles aussi, en proportion de leur éloignement, la lumière solaire et répandent à leur tour clarté et force : Pâles clartés, forces souvent nocives, provenant de leur sombre origine !

Le « Petit Luminaire », dans la pensée de Moïse, si toutefois je l'ai à peu près saisie, n'est donc nullement la lune (que nous verrons nommée en une autre occasion, comme production symbolique de YaQTaN, dans la lignée de SeM. En fait, n'y a-t-il pas autant de « lunes » que de planètes ? Toutes ne réfléchissent-elles pas la lumière de leur soleil respectif ? Pour nous, terriens, ce moindre Luminaire est notre soleil ; Moïse, parlant toujours au collectif, c'est chaque Soleil, chaque « étoile », visible ou invisible, tirant son énergie d'un Soleil virtuel. Outre ce point, il est bon de noter que chaque astre visible, stellaire ou planétaire, comporte un « double » invisible et même (pour les soleils) plusieurs. Pour notre terre, ce double n'est autre que la TheBaH ou « Arche » dont il est question dans la Genèse à propos du Déluge (ou plutôt des trois cataclysmes diluviens que Moïse confond habilement en un seul, à savoir : le Diluvium du Proche - Orient ou déluge babylonien ; l'engloutissement d'Atlantis ; et, en dernier lieu, le plus important, ce déluge très spécial, analogue au Pralaya des textes de l'Inde).

    Chacun sait que les planètes décrivent une course elliptique autour d'un double foyer. L'un d'eux est occupé par notre soleil visible. Je tenterai de m'expliquer plus loin sur l'autre et, afin de ne pas rester entièrement dans le domaine de la spéculation pure, de tirer de là une déduction touchant l'astrologie pratique.

Pour l'instant, je noterai que les centres irradiants de lumière spirituelle réfléchie par les soleils tend à réveiller nos facultés supérieures engourdies et atrophiées. Ces influences stellaires sont d'un autre ordre que les influences planétaires. Les planètes nous renvoient la lumière et les énergies qu'elles ont reçues, mais viciées par leur propre ambiance, colorées, pour ainsi dire, par leurs virtualités propres, bonnes et mauvaises - en principe, plutôt mauvaises - au regard de l'esprit. Inversement, notre inadaptabilité actuelle à la vie véritable de l'esprit, rend souvent périlleuse pour nous l'influence stellaire. C'est ce qu'expose Ptolémée, d'une façon différente, lorsqu'il nous dit que les étoiles fixes promettent souvent des chances extraordinaires, payées très cher si les promesses de l'horoscope ne s'accordent pas avec les leurs.

J'ai essayé ici, bien maladroitement sans doute, de replacer l'oeuvre du « Quatrième Jour » dans la perspective générale de cette seconde « Création » ou « Résurrection » décrite par la Genèse. J'espère n'avoir pas trop trahi la pensée de son auteur, ni trop déformé celle de Fabre d'Olivet, dont je me suis, en somme, rarement écarté.

    J'en viens maintenant au double foyer des gravitations planétaires. Ce qu'on peut désigner pour simplification sous le vocable « second foyer » n'est pas exactement le même pour toutes les planètes de notre système. Ainsi, il y aurait multiplicité de foyers virtuels. En réalité, le vrai foyer virtuel n'est pas physiquement localisé dans notre espace. Toutes les forces destinées à évertuer l'ensemble des planètes s'y trouvent bien à l'état potentiel, mais ne s'actualisent physiquement qu'en élisant chacune un centre plus particulier de manifestation et de condensation. Sédir, qui fut en contact à un certain moment avec d'authentiques porteurs de la tradition rosicrucienne, écrit dans son « Histoire et Doctrines des Rose - Croix », ceci, qui pourrait être compris comme une élucidation du problème des foyers virtuels, chaque planète dépendant plus particulièrement d'un des centres de forces composant ensemble ce foyer : 
   
« La vie terrestre est fille du soleil jaune qui nous éclaire. Mais il y a six autres soleils qui font vivre la terre, soleils actuellement invisibles, mais qui, tour à tour, entreront dans notre arc de visibilité. Notre soleil jaune est préposé à l'assimilation des fonctions vitales. Au-dessous, il y a le soleil rouge préposé à l'agglomération des cellules de la vie terrestre. Ce soleil dirige les groupements en cristaux dans les molécules minérales ; il régit la morphologie, les affinités physiques et chimiques. Ce soleil rouge est l'habitat du génie, de l'ange, du dieu directeur de l'Institut des Rose - Croix, Elias Artiste. »

Il faut, évidemment, des circonstances particulières, très particulières même, pour entrevoir - non par les yeux physiques - l'un de ces soleils virtuels, chacun apparaissant avec sa couleur particulière, en concordance avec l'une des couleurs attribuées aux planètes. Le soleil rouge pourrait être défini, en employant une comparaison avec nos sensations colorées physiques, comme un rouge de carmin d'intensité moyenne (5° ton). Son disque apparent peut avoir les 2/3 de celui du soleil en diamètre. Quant aux autres, n'en sachant rien de précis, je n'en dirai rien. 

    De mes différentes recherches, lesquelles ne sont pas toutes d'un intérêt actuel, je veux, pour terminer, tirer une indication promise plus haut, La voici : Dans l'espace où s'échelonnent les systèmes et les constellations, notre soleil régente effectivement une zone qu'on pourrait représenter par un ovoïde ou mieux par un ménisque. Très puissante dans sa zone équatoriale, l'influence solaire décroît assez rapidement pour être pratiquement nulle dans la zone polaire.

    Cet effet est quantitatif et non qualitatif. Il ne s'agit que de l'intensité de ce qu'on peut appeler, plus ou moins justement, son « influx ». Si cette vue est juste, il s'en déduit naturellement que la latitude des planètes joue un rôle dans le dosage, toujours délicat, de l'intensité de leur influence dans un thème. Cette intensité doit donc décroître à mesure que la planète envisagée s'écarte de la latitude nulle.

Dans son petit pamphlet contre l'astrologie, l'astronome Couderc s'autorise du fait que les planètes ont des constitutions analogues pour décréter que des corps semblables ne peuvent avoir sur les affaires humaines des actions différentes et même contradictoires. Il se gausse de ceux qui admettent « que des blocs rocheux entourés d'une atmosphère agissent différemment parce qu'ils portent des noms de personnages de contes de fées ». Si, en effet, l'influence planétaire ne pouvait s'expliquer que par des phénomènes physico-chimiques, ou se traduire en vibrations ou en potentiel électro - magnétique, il aurait raison. Et trop d'astrologues qui se veulent « scientifiques » - au sens moderne du terme - lui tendent bénévolement les verges avec lesquelles il les fustige. En étudiant de mon mieux le texte de la Genèse, celui-ci m'a transporté sur un autre terrain. Et, si je ne m'abuse pas, c'est seulement sur ce terrain-là que l'astrologie peut trouver sa justification valable. Le « caillou appelé Mars » et le « caillou appelé Jupiter », pour identique que nous apparaisse leur composition, pour identique que soit également la lumière du soleil physique qui les éclaire, n'ont pas la même affinité pour chacun des soleils virtuels qu'il est permis de soupçonner, soleils dont les énergies ne sont pas du ressort des sciences qu'étudie et pratique M. Couderc, quelle que soit sa compétence dans leur domaine. Qu'on me passe une boutade pour terminer : M. Couderc et moi, sommes formés d'éléments matériels identiques à peu de choses près. Ce qui ne nous empêche nullement d'avoir des vues « différentes et même contradictoires » sur un même sujet !...

(l)  Notons déjà ici que c'est dans cet oeuf éthéré, RaQY'a, et non dans les Cieux  proprement dits, que s'effectuera au quatrième jour la création des Luminaires. Dons le nom des Cieux (ShaMaYM) on retrouve celui des Eaux (MaYM) et la racine SheM, affectée à toute supériorité, à toute glorification. L'hermétiste Khunrath avait senti la même vérité, en l'interprétant selon ses préoccupations propres : Shamaim - écrit-il dans son Amphithéâtre - est comme Esch v' Maim (feu et eaux).

(2)  « Du commencement à la fin »... Je note que Moïse emploie une expression apparemment contraire : Va YEY 'ReB, Va YEY BOQeR : « Et fut soir, et fut matin ».
    Voici pourquoi : eReB, presque l'Erebos des Grecs - encore que ce rapprochement ne soit pas forcément fondé sur une parenté linguistique - signifie « soir » dans le sens d'obscurité. BOQeR exprime, au contraire, un dégagement de lumière. Chacun des « jours » ou cycles lumineux décrits par Moïse constitue une nouvelle étape de la lutte victorieuse du Verbe - Lumière contre la Ténèbre infernale. Chacune de ces Périodes débute donc dans un stade relativement plus ténébreux que celui où elle se termine. Toute la narration est ainsi subordonnée aux phases de cette lutte entre la Lumière et les Ténèbres qui en est le noeud.

(3)  Par exemple, égyptien S-WSER « rendre vigoureux », auprès de WSER « vigoureux »; berbère marocain : GEN « dormir », S-GEN « faire dormir »


Sources Livres Mystiques

Posté par Adriana Evangelizt

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