Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
  • LE PORTEUR DE LUMIERE
  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
  • Contact

Texte Libre

Il y a  

  personne(s) sur ce blog

Recherche

Texte libre

Archives

1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 17:22



LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

Par R. A. Boulay

Traduction Polo Delsalles

21ème partie

20ème partie

19ème partie

15ème partie

1ère partie

 

Chapitre 12

L'OISEAU PHÉNIX : SYMBOLE D'UN LANCEMENT DE FUSÉE

*

« Quand il vécut 500 ans, il se construit un nid dans les branches d'un chêne. Dans celui-ci, il rassemble des épices et de ces matériaux, se construit un tas sur lequel il se dépose et, mourant, respire son dernier souffle. Du corps de l'oiseau parent un jeune Phénix se manifeste. Lorsqu'il a grandi, il soulève son nid de l'arbre et l' amène à la ville de Héliopolis en Égypte et le dépose dans le Temple du Soleil ». Ovide dans ses Métamorphoses

Cet oiseau célèbre qui se souleva de ses propres cendres devenant ainsi un symbole de régénération, devint connu d'abord à la culture occidentale à travers les voyages d'Hérodote lorsque ce célèbre historien grec visita l'Égypte vers 455 avant J.-C. À l'ancien centre religieux d'Anou, connu aux grecs comme Héliopolis, Hérodote fut instruit au sujet d'un oiseau sacré venant de l'est portant son père embaumé dans une boule de myrrhe pour l'enterrer dans le Temple du Soleil à la ville d'Anou. Les Égyptiens l'appelèrent l'oiseau « Benu » mais il est mieux connu par son nom grec de Phénix.

Des détails additionnels sur le Phénix furent fournis par les écrivains romains Tacite, Pline et Ovide qui visitèrent aussi l'Égypte et rapportèrent que le Phénix construisait son nid sur la Pierre du Soleil au Temple où il périssait dans les flammes. Il s'élevait alors des cendres pour quitter l'Égypte, pour ne revenir que 500 ans plus tard.

On dit à Hérodote que l'oiseau ressemblait, en dimension et en forme, à un aigle. Son plumage fut doré et rouge. Dès le 25ème siècle avant J.-C., les descriptions égyptiennes démontrent l'oiseau « Benu » comme une pie. Dans les Dynasties qui suivirent, il apparaît comme un héron avec deux longues plumes qui sortent de l'arrière de sa tête.

Comme nous le savons tous, les légendes sont construites autour d'un grain de vérité qui devient éventuellement altéré avec le temps. Comme chaque génération ajoute à l'histoire, elle devient si incrustée que peu demeure de la vérité initiale. Toutefois, dans certains cas, comme celui de l'oiseau Phénix, suffisamment de sources anciennes sont disponibles pour nous permettre de tracer son origine aux temps préhistoriques et de découvrir le noyau de vérité qui a précipité la légende.

La première référence égyptienne disponible sur l'oiseau « Benu » provient des temps de l'Ancien Royaume lorsqu'elle fut inscrite sur les murs de la chambre d'enterrement de la pyramide d'Unas, le dernier roi de la 5ème Dynastie vers 2 400 avant J.-C.

Appelées les « Textes de la Pyramide », ces inscriptions sculptées sont une collection de formules magiques et de directives qui donnèrent au roi décédé toute l'information dont il eut besoin pour le voyage de l'après vie et comment l'accomplir. La plupart des autorités consentent que les Textes de la Pyramide reflètent la croyance en un culte stellaire qui exigerait que le roi décédé voyage vers les étoiles. Il est souvent décrit à califourchon sur un serpent qui se dirige vers une constellation d'étoiles. Son voyage est une imitation du Dieu Soleil lui-même, qui, disait-on, pouvait traverser le ciel dans son « bateau du ciel ».

Une inscription trouvée sur les murs de la chambre d'enterrement de ce roi, décrit le Dieu Soleil comme s'élevant de la Pierre du Soleil ou de la Pierre « Ben-Ben ». Elle affirme, « O Atum, le Créateur, vous êtes devenu haut dans le ciel, vous vous êtes soulevé de la pierre Ben-Ben, dans le temple du Benu dans la ville d'Anou ».

En ce temps, le 25ème siècle avant J.-C., connu aussi comme Atum-Rê, Atum devint le dieu du soleil dominant et avait supplanté Rê qui avait dominé jusqu'à alors le panthéon d'Égypte. [Note de l'éditeur : À cause de l'orthographe du mot « Atum », ceci est quelque peu vague. En Égypte, il y avait « Amon-Rê » et « Aten-Rê ». On suppose qu'ici, il est question de Aten-Rê mais la vénération d'Aten-Rê fut associée au règne ultérieur d'Akhenaton dans le nouveau royaume. Zecharia Sitchin donne Amon-Rê comme l'équivalent à Mardouk/Baal et pour moi, le Duc Doumouzi est l'équivalent à Aten-Rê.]

Les soi-disant Textes de la Pyramide furent par la suite adoptés par les roturiers et peints sur leurs cercueils de bois. Ils vinrent donc à être appelés, « les textes du cercueil », et furent finalement copiés sur des papyrus pour devenir connus comme « Le livre des morts ». Collectivement, les trois ensembles des textes sont connus comme « Le livre des morts ». Nous pourrions dire que ce fut leur équivalent d'un manuel pour rejoindre les dieux dans le ciel et atteindre ainsi l'immortalité.

LE TEMPLE DU SOLEIL ET LA PIERRE SACRÉE

Depuis son début, en Égypte, l'oiseau Phénix fut associé à la pratique de l'adoration du soleil. Cela est noté dans le coloris du Phénix, sa naissance miraculeuse, son rapport avec le feu, tous symboliques du Soleil lui-même. Cependant, comme nous le verrons, ces caractéristiques se prêtent à une explication plus intéressante.

Le sanctum intérieur du temple du soleil à la ville d'Anou fut l' endroit le plus sacré. Il fut la maison de la pierre du soleil que les Égyptiens appelèrent le « Ben-Ben ». Montée sur une pyramide tronquée, le « Ben-Ben » fut une plate-forme de pierre carrée sur laquelle se trouvait une pierre en forme de pyramide ou pyramidion, donnant l' apparence d'un obélisque trapu. Ce fut sur cette pierre que le Phénix ou l'oiseau Benu se posait.

Dès les temps préhistoriques, la Pierre du Soleil fut révéré comme l' habitation du dieu Soleil. Vers 2 000 avant J.-C., une nouvelle version de la pierre du soleil apparue en Égypte--le pyramidion fut placé sur une grande colonne carrée et il devint connu comme « l' obélisque ». Des obélisques furent élevés par tous les pharaons subséquents.

Les pierres d'ancrage du sommet des pyramides furent décrites comme des pyramidions et furent vénérées comme l'habitation physique du dieu Soleil. On croyait que le roi mort et enterré à l'intérieur de la pyramide fut donc sous la protection directe du dieu lui-même. Ce pyramidion, utilisé comme la pierre d'ancrage du sommet des obélisques et des pyramides, devint l'amulette le plus sacré des Égyptiens.

La caractéristique étrange de la légende du Phénix est qu'elle provint d'ailleurs et fut assimilée dans la vénération égyptienne du soleil par les prêtres d'Anou à Héliopolis. Les légendes racontent que l' oiseau Phénix vint de l'est. Quelques-unes disent de l'Arabie, d' autres l'Assyrie, et qu'il vole vers la Pierre du Soleil en Égypte pour répéter sa performance enflammée. Puisque les Égyptiens furent très insulaires dans leur vue du monde, la terre d'Arabie pourrait très bien être n'importe lequel endroit à l'Est de la région du delta.

LE PHÉNIX DU MOYEN-ORIENT

En Palestine, en Syrie et au Liban, la Pierre du Soleil fut également révérée comme l'habitation du dieu Soleil. Elle fut non seulement décrite comme un obélisque trapu mais souvent comme une pierre conique verticale. À Byblos, la plus ancienne des villes phéniciennes qui date d'au moins à 3 500 avant J.-C., les dieux égyptiens furent vénérés aux côtés de ceux du panthéon de Canaan. Certains de ces sanctuaires contenaient une chapelle sacrée. On en voit un exemple sur une pièce de monnaie de Byblos de l'empereur romain Macronus (217 après J.-C.) qui représente un lieu de pèlerinage vieux de plusieurs siècles. Elle démontre une enceinte sacrée contenant une habitation de forme conique pour le dieu Soleil.

La Pierre du Soleil fut aussi appelée « baetyl » ou « bétyle » par les peuples sémites et ses fonctions furent semblables à la pierre de forme pyramidale trouvée en Égypte. Le mot « Bétyle » est une version sémite du terme hébreu « Beth-el » signifiant la demeure de Dieu. En Palestine, la vénération de la Pierre du Soleil ou Bétyle date du 8ème millénaire avant J.-C. Creusant dans les anciennes ruines de Jéricho, les archéologues trouvèrent, à son niveau le plus inférieur, du carbone daté des temps néolithiques d'environ 7000 avant J.-C. et un temple où, à son centre, se trouvait une pierre ovale verticale sur un piédestal.

Ces pierres bétyles furent trouvées partout en Palestine et en Syrie. À Bet-Sheân , un autel et un bétyle ont été trouvés et datés du milieu du 14ème siècle avant J.-C. La plupart de ces lieux de pèlerinage « païens » furent détruits par les Hébreux après la division du royaume de Salomon, mais plusieurs sont encore présents dans les régions plus isolées, telles que dans le Sud-Est de la Palestine près de l'Arabie, dans la terre des Nabatéens.

Trouvés à des endroits élevés, ces autels sont comme des blocs de pierre ou d'obélisques trapus et les autochtones croyaient qu'ils furent habités par leur divinité principale, Dushara. À Mada'im Salih, dans le Nord-Ouest de l'Arabie, les Nabatéens laissèrent une nécropole de tombes familiales dont plusieurs contiennent des bétyles ou pierres sacrées. En fait, on dit que la Pierre Noire de La Mecque appelée « Kaaba », le plus sacré des lieux de pèlerinage islamiques, est tombée du ciel. On y réfère aussi comme un bétyle. [Note de l'éditeur : Il y a plusieurs légendes particulières qui circulent au sujet de l'origine de la pierre du Kaaba.]

L'HÉLIOPOLIS DU LIBAN

En plus de celui en Égypte, il y a un autre Héliopolis célèbre situé au Liban à un endroit maintenant appelé Baalbek. Depuis l'antiquité, elle fut une ville sacrée au dieu Soleil. L'Ancien Testament l'appelle Bet-Shémesh ou la « demeure du dieu soleil », Shemesh ou Shamash étant le nom sémite du dieu soleil sumérien Outou. La terre de Liban, connue aux Sumériens comme la « terre de cèdres », fut sous l'égide du dieu Soleil mésopotamien.

À Baalbek, les Grecs élevèrent un temple splendide à leur dieu soleil Apollon ou Hélios. C'est aussi ici que les Romains construisirent un temple magnifique à leur dieu soleil, Jupiter. Ce temple fut le plus grand qu'ils avaient érigé jusqu'alors sur la Terre y compris Rome, indiquant l'importance qu'ils attachèrent à cet endroit. Même aujourd' hui, six de ses majestueuses colonnes sont encore debout, chacune de 62 pieds en hauteur et 8 pieds de diamètre. [Note de l'éditeur : Je suis allé à Baalbek au Liban. C'est effectivement un site impressionnant.]

Ce qui est remarquable de ce temple est qu'il est construit sur une base massive de pierre en trois gradins qui devaient être là longtemps avant les Grecs et les Romains. Il est élevé 30 pieds au-dessus du sol et est pavé de pierres parfaitement taillées de 10 à 30 pieds de long et de 6 à 9 pieds de large.

La base pour cette plate-forme fut construite de blocs de pierres cyclopéennes de 32 pieds de long, 13 pieds de large et 12 pieds d' épaisseur. On évalue que chaque bloc de pierre pèse 500 tonnes (comme comparaison, la plus grande pierre de la Grande Pyramide est de 200 tonnes).

Une quatrième pierre se trouve au près dans une carrière, façonnée et coupée à l'exception d'une section de sa base. Elle mesure 72 pieds de long avec une section transversale de 16 x 16 pieds, pesant plus de 1 200 tonnes. La pierre fut apparemment préparée pour agrandir la dimension de la plate-forme mais les opérations semblent avoir cessé soudainement et le travail n'a jamais été complété.

Une telle plate-forme de pierres massives fut sans doute conçue pour soutenir un énorme poids ou, pour quelque opération qui devait appliquer une terrible pression sur le sol, tel que celle exercée par un engin de fusée.

Le dieu du Soleil libanais Shamash, qui avait sa base à Baalbek, fut en plusieurs points semblables au dieu Soleil égyptien. Comme le Rê égyptien qui est représenté avec un disque de soleil au-dessus de sa tête, Shamash est toujours démontré avec le même disque contenant une étoile à quatre pointes irradiant quatre rayons. Et comme Rê, il est souvent représenté avec une tête d'aigle. Quelques scènes le montre tenant les symboles de l'immortalité.

Quand Outou (Shamash) quitta Baalbek, une de ses destinations fut peut-être la ville d'Anou en Égypte où son arrivée et son départ dans les flammes devinrent le coeur de la légende de l'oiseau doré et rouge, le Phénix.

Partout dans le Moyen-Orient pendant des milliers d'années, le bétyle ou Pierre du Soleil est devenu un fétiche sacré révéré comme l' habitation physique du Dieu Soleil. Sa forme conique ou pyramidion fut leur tentative de représenter l'habitation du dieu Soleil, c' est-à-dire, la capsule de commande ou personnelle du premier stage d' une fusée composée.

En Égypte, l'origine de la Pierre du Soleil est remémorée dans l' ancien signe hiéroglyphique utilisé pour représenter la ville d'Anou ou Héliopolis. Il est démontré comme la foudre se dirigeant vers le ciel.

L'« OMPHAL » GREC COMME BÉTYLE ET MARQUEUR GÉODÉSIQUE

Par la suite, même les Grecs adoptèrent la pierre de forme conique comme habitation sacrée de leur dieu Soleil, Apollon. Appelé « omphal », il fut l'objet le plus sacré à chaque endroit d'oracles.

Le dieu Soleil Apollon qui, devint plus tard un des dieux les plus importants du Panthéon grec, vint originairement d'Ionie en Asie Mineur. Son culte commença d'abord l'Île de Délos pour se rendre à Dodone sur la terre ferme en Grèce. En fait, l'Île de Délos fut considérée si sacrée qu'elle fut inviolée par toutes les guerres grecques. Même les Perses respectèrent son caractère sacré et l' outrepassèrent. [Note de l'éditeur : J'ai visité l'Île de Délos. Maintenant, elle est quotidiennement envahie par des touristes.]

Dans ses « Histoires », Hérodote appela Dodone le plus ancien des oracles grecs et les archéologues le tracèrent à environ 2 000 avant J.-C. Il fut le premier centre de culte à Apollon sur la terre ferme. Comme Dodone déclina en importance, Delphes la replaça comme centre du culte.

Comme Dodone, elle avait aussi une pierre en forme de demi-ouf appelée « omphal ». Hérodote dit que l'« omphal » de cet endroit fut enveloppé de cordons, un bout duquel fut tenu par la « Pythia » ou prêtresse comme elle consultait le dieu Soleil dans la Pierre. Selon le mythologue grec Robert Graves, la pierre sacré de Delphes fut aussi appelée « baetylos » par les Grecs. Il y fait référence comme un pilier de forme conique, périodiquement oint d'huile et enveloppé de laine crue en certains occasions spéciales. Elle fut la résidence d'un dieu qui fut tombé du ciel. (Dans la mythologie grecque, Baetylus fut un fils du dieu du Ciel, Uranus.)

Bien que le terme « omphal » signifie le nombril humain en Grec, son usage ici semble être celui du « Nombril de la Terre ». En plus d'être la résidence du Dieu Soleil, l'« omphal » fut aussi un marqueur géodésique. Il est intéressant de noter et pertinent à ce sujet que si une ligne est tracée à travers les endroits d'oracles de Dodone, de Delphes, de Délos et continué vers la terre ferme, elle traverse Jérusalem.

Dans les anciens documents, comme les sites grecs, Jérusalem fut souvent considérée comme « le nombril de la Terre », telle que dans Les Jubilés, chapitre 8, aussi bien qu'Ézéchiel. Dans les temps anciens, il semble qu'il y ait eu une sorte de grille géodésique qui connectait les endroits sacrés.

Shamash fut aussi connu comme le dieu de la justice et des mesures. Dans un exemple, il est démontré avec deux dieux au-dessus de lui tenant des cordons rattachés à un autel qui porte son emblème sacré.

Par conséquent, il semble que le terme « omphal » fut appliqué à la pierre conique pour sa signification géodésique, c'est-à-dire, comme le point géodésique d'une grille maître. D'un autre côté, le terme « baetylos » fut utilisé pour signifier la résidence d'un dieu et en tant que fonction, on y référait comme appareil d'oracles.

En résumé, l'oiseau Phénix qui s'élève dans les flammes devint symbolique du lancement de fusées des anciens astronautes. Originairement démontré par une configuration conique, une imitation de la capsule de commande, il devint plus tard de forme angulaire sous les Égyptiens qui l'utilisèrent comme pierre d'ancrage du sommet sur les pyramides et les obélisques.

Baalbek au Liban semble être l'emplacement originel de l'oiseau Phénix où une plate-forme de pierre géante est tout ce qui reste de ce qui fut probablement la base principale des chariots des dieux.

Vingt-deuxième partie

Posté par Adriana Evangelizt

Partager cet article

Repost 0

commentaires