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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 00:49





La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"


33ème partie

32ème partie

31ème partie

30 ème partie

26e partie

  1ère partie




CHAPITRE XX. 1


Mahomet; causes qui établirent sa Religion. — Des Sabéens. — Des Iconoclastes. — Religion de Mahomet. Académie d'Achenau Caire. — L'Initiation conservée dans quelque coin de l'Ismaélisme. — Roman d'Habid et Dorathilgouse: (race en lui de l'Initiation égyptienne-juive - chrétienne. Intolérance des Prêtres grecs ; leurs vaines disputes causent la perte de l'Empire Grec. — Les Prêtres coptes conservateurs des Doctrines des premiers Chrétiens. — Désordres et anarchie dans l'Église d'Occident jusqu'au 8e siècle. — Ordres de chevalerie établis en Europe.

 

LORSQUE Mahomet parut sur l'horizon d'Arabie , il était environné d'Idolâtres, de Juifs, de Chrétiens et de Sabéens.

Les Idolâtres ne tenaient à aucun système théologique  , ils n'en avaient aucun. Les Juifs, sans commerce, dans un pays misérable, étaient divisés entre eux et méprisés par tous les autres. Les Chrétiens étaient partagés en Jacobites et Orthodoxes, ils se déchiraient. Les Sabéens, sans être divisés , étaient indifférents pour tous les cultes. Mahomet mit à profit ces circonstances pour amener tous les Arabes à sa religion, et lorsqu'il s'empara de la force physique du pays, il ne laissa à ses habitants d'autre alternative que de choisir de belles femmes ou d'être exterminés.

Plusieurs écrivains prétendent que Mahomet ne savait ni lire ni écrire, ce qu'on a soutenu aussi de notre divin Maître : ces auteurs ont ignoré que ce fut à la poésie du Saint Prophète, que l'Alcoran dut sa célébrité : il est constant que l'ignorance était commune à tous les Arabes, et le peu de lumières qu'il y avait dans ce pays s'affaiblit au milieu des armes, et ensuite s'éteignit au sein de la volupté.

L'Alcoran fut le seul livre que l'on conserva dans cette contrée, on brûla tous les autres, et, à Alexandrie, qu'envahirent les sectateurs de Mahomet*, on chauffa pendant six mois les bains publics avec les précieux manuscrits de ses bibliothèques.

* Amerou, lieutenant du calife Omar, crut, par cet acte d'intolérance et de fanatisme , rendre hommage à la sublimité de l'Alcoran.

Si Mahomet chercha à détruire tout germe de science, néanmoins, en politique, il ne heurta pas les usages de ses nouveaux croyans ; il se conforma même à quelques- uns en laissant aux habitans de l'Hiemen la grande vénération qu'ils avaient pour le Caaba de la Mecque, qu'ils croyaient bâti de temps immémorial, par Abraham, et il y ordonna des pèlerinages.

Les Sabéens avaient une Trinité, Allât, Allaza, Mana, le premier un simulacre de pierre, le second un morceau de bois, le troisième une pierre informe. C'est d'après les Egyptiens qu'ils ont représenté la Divinité sous le symbole d'une pierre noire, pour exprimer que sa source est obscure, ténébreuse et mystérieuse. Mahomet leur laissa leur dévotion pour la pierre noire.

Pendant que Mahomet et ses croyans arrêtaient tout progrès de civilisation et de science dans l'Afrique et dans l'Asie, d'un autre côté le Christianisme faisait des progrés très-rapides ; mais malheureusement plus il s'étendit, et plus les Chrétiens et le Clergé s'abrutirent et devinrent ignorans et fanatiques. Les résultats de ces deux religions étaient les mêmes ; les sectes philosophiques chrétiennes ou disparurent ou pratiquèrent leurs dogmes clandestinement et dans la crainte d'être persécutés.

Le Christianisme trinitaire triompha. Depuis lors disparurent les disputes, les écrivains, les savans, les artistes, les études anciennes, les lettres et les beaux-arts.

Après la naissance du Christianisme, et quelque siècles après, le goût des allégories avait commencé à devenir moins général en Asie ; d'autre part, la civilisation européenne marchait vers une grande crise. Les grands signes représentatifs des mystères égyptiens, grecs et chrétiens allaient être abolis.

Les Iconoclastes, par leurs fureurs, les firent disparaître dans la Grèce, la Syrie et l'Egypte, qui étaient dominées par ces sectaires*.

* L'an 314, sous Sylvestre 1er, un Concile improuva l'adoration des images et les défendit dans les Eglises, afin d'empêcher que, sur les murs, on peignit ce qu'on adorait. L'an 700, le septième Synode de Constantinople, non seulement défendit l'adoration des images, mais elles devaient être supprimées dans toutes les Eglises. L'an 754 , le Synode de Byzance, composé de 338 Pères de l'Eglise, en s'appuyant sur les décrets des premier et second Conciles de Constantinople, et sur les Conciles d'Ephèse, de Nicée et de Calcédoine, décida, à l'unanimité, que les images dans les Eglises étaient des abominations, et qu'elles devaient être éliminées.

Mahomet avait saisi l'instant de cette anarchie révolutionnaire pour établir, lui le premier, une religion sans mystères et sans emblèmes ; les arts, par là, périrent dans les lieux mêmes qui furent leur berceau et partout où le mahométisme s'établit.

Qui croirait que la superstition , mûrie par l'intérêt des Papes, qui se berçaient dans l'idée de se soustraire à la domination des Empereurs d'Orient, conserveraient le culte des images, en opposition aux ordres de Byzance et protégeraient les beaux-arts !... Il faut l'avouer, c'est à cette insubordination qu'on dut par la suite leur progrès et leur perfectionnement.

On remarque à ces époques un autre contraste frappant, c'est que les sciences bannies de l'Europe passèrent peu à peu chez les Musulmans, qui ne les avaient pas épargnées quelque temps auparavant. Les Sarrasins, dans la suite de ces temps barbares, purent établir de riches bibliothèques et des académies savantes en Asie, en Afrique, et en Espagne ; et quoique l'ismaélisme fût prêché et soutenu les armes à la main , néanmoins on a des preuves que les initiations se conservèrent même entre les Sarrasins.

Vers la fin du onzième siècle, Haken fonda au Caire, (ainsi que le témoigne Macrizie ) la Maison de Sagesse qu'on a cru toujours être un Temple maçonnique. On y enseignait la philosophie, les mathématiques ; la doctrine était orale et secrète. Les initiés passaient plusieurs grades, et, dans les derniers, ils étaient initiés à la connaissance de la nature. Cette maison fut décriée par les prêtres de Rome, qui disaient que dans ce Temple de sagesse, on apprenait à ne rien croire.

On a prétendu peut-être avec raison , que c'est de cette source que des missionnaires se sont répandus en Syrie et y ont formé le gouvernement des Absides et du Vieux de la Montagne; le célèbre voyageur Constantin l'Africain se fit initier à Bagdad dans cette confrérie.

L'initiation ne devait pas être étrangère aux Sarrasins, d'après la tolérance des Califes arabes : plusieurs de leurs ouvrages l'indiquent, entr 'autres l'Histoire arabe de Habid et de Dorathelgouse, que nous avons trouvée dans le poème de la Maçonnerie. On y découvre, sous des formes originales, les trois systèmes mystiques de la Perse, de l'Egypte et de l'Europe demi-moderne.

Il est dit que l'auteur de ce roman arabe paraît avoir fait partie d'une de ces sociétés, nées des initiations d'Ephèse et perpétuées en Orient, protégées même par Saladin , que nous verrons très-tolérant en fait de religion, et qui, à ce qu'on à cru , a été aussi initié.

Habid trouve trois cents et soixante-six hiéroglyphes dont il croit pénétrer la signification (nouvelle trace du système solaire); à la fin il découvre le glorieux trophée qui est ombragé encore après tant de siècles par les plumes du phénix.

Voici l'allégorie de l'Ame et du Soleil ; chaque pièce de l'armure porte une inscription; la fermeté est la vraie cuirasse de l'homme, la prudence sa visière , qui sont les vertus des Rose-Croix : « Couvrez-vous de fer, impuissans guerriers de la terre. Salomon marchait à la conquête du monde à l'aide de ses vertus ». Il voit ensuite un monarque pacifique transformé en vainqueur ; ses trophées sont ceux de l'initiation et de ses préceptes.

Dans les entrailles du Caucase, Habid voit comme Enée le Tartare et l'Elysée ; il connaît l'histoire du monde, la tradition cosmonogique sur les Devis , et la race d'Ellis ; dans ces souterrains tout est soumis à Salomon, tout se fait par lui.

Le chevalier Habid soulève enfin un grand voile derrière lequel il y a les sept îles et la ville de cristal de Thèbes, ou la Jérusalem mystique ; c'est le même rapport avec les sept îles fortunées de Lucien , avec les sept degrés de l'échelle du magisme et maçon  , avec les sept stations planétaires, qui sont sur la route pour les âmes qui de ce monde vont à la lumière éthérée d'Ormusd.

La première île qu'Habid doit conquérir est blanche comme la tenture du premier grade maçon : avant d'y parvenir, il faut qu'il subisse les épreuves ; ce sont celles des élémens. La nature est bouleversée autour de lui, le vent siffle, la foudre gronde, un combat affreux se présente entre les esprits bons et mauvais ; c'est par le secours du glaive du Roi philosophe et de la parole sacrée qu'il peut rester inébranlable. Voilà bien des rapprochemens avec les mystères perses, gnosticiens, esseniens et maçon .

A cette même époque où les Sarrasins étendaient leurs conquêtes et où ils figurèrent dans les sciences, les prêtres grecs avaient adopté les maximes de la Cour de Rome pour devenir puissans ; ils furent intolérans ; par-là, ils exclurent tout autre dogme, même l'ancien apporté de l'Egypte. Ces prêtres détruisirent les Temples où on avait adoré leurs anciennes Divinités tutélaires ; ils voulurent qu'on oubliât les anciens héros, leurs exploits, exemples mémorables de l'amour sacré de la patrie et du dévouement envers leurs gouvernemens.

A la suite de ce fatal système, les Empereurs grecs des différentes races, leurs Princes et les Grands-Prêtres qui se succédèrent, avaient, avec ce dogme, hérité de la manie des subtilités de la mysticité : ils s'occupèrent continuellement de ces questions inexplicables et vides de sens, persécutant et exterminant tous ceux qui n'étaient pas de leur opinion ; ils perdirent de vue l'intérêt de leur nation et de leur famille ; et presque sans combat, ils abandonnèrent, dans la suite des temps, leurs trônes, leurs provinces, leurs Temples aux Musulmans, qui, favorisés par ces ridicules disputes religieuses entre les Princes et les prêtres, plantèrent le Croissant sur les remparts de Constantinople, et le firent flotter sur les tours de Sainte-Sophie ; ainsi, par la faiblesse des Palléologues, et par les scissions et les persécutions des Théologues, la grandeur grecque, transplantée par les Romains du Tibre sur le Bosphore, disparut.

Malgré les changemens religieux et politiques, dus aux conquêtes des Sarrasins en Asie, en Afrique, en Europe ; malgré les persécutions qui en furent la suite, le dogme de l'Unité de Dieu put, à l'aide du secret et des mystères, se conserver en Palestine, en Syrie, en Egypte, et particulièrement dans la Thébaïde, par le moyen des Chrétiens et des prêtres coptes, successeurs des anciens prêtres égyptiens, qui, dans les temps barbares, au sein de leurs solitudes, conservèrent la vraie doctrine donnée par Hesman, Disciple de Manès, et qui, par la suite, fut rapportée en Europe,*

* On prétend que des familles coptes, vivant en commun, existèrent dans les souterrains des Pyramides jusqu'à la fin du 17e siècle ; elles s'y adonnaient entièrement aux pratiques de la Religion chrétienne. (Voyez les Voyages de Marc Lucas.)

On lit dans Arnobes, que les prêtres coptes vivaient, de son temps, exemplairement, séparés des profanes, se livrant aux études de la physique, de la géométrie, de l'astronomie, et à leurs anciens mystères. Ce fut par leur admirable conduite, qu'au temps des Califes ils obtinrent la plus grande considération parmi les plus puissans Arabes et Musulmans, qui désiraient que ces prêtres se chargeassent de l'éducation de leurs enfans, et qu'ils leur enseignassent l'adoration d'un Être-Suprême, les secrets de la Nature et du Ciel, la physique, l'astronomie, la morale la plus pure et l'art de vaincre leurs passions.

Les Egyptiens sont de tous les peuples ceux qui ont le plus conservé de leurs anciennes mœurs.

Hérodote nous raconte bien des choses du culte de Diane, tel qu'il était établi de son temps à Bubaste, et de celui de Minerve à Saïs. Nous lisons dans Savary, que les mêmes choses se répètent aujourd'hui, quoique sous les dehors d'une nouvelle religion. Dans les processions de Rosette, de Damiette, de Siouth, on voit le peuple pratiquer les mêmes extravagances que jadis : on y remarque le même concours et la même affluence d'étrangers, la même licence, nul respect pour les mœurs ; et si Hérodote dit que les musiciennes se prêtaient à toute espèce d'orgies, aujourd'hui ce sont les Almées qui les remplacent. Or, si, malgré la sévérité des mœurs musulmanes, ce peuple a pu conserver l'esprit et l'habitude des anciennes fêtes, des anciens usages, à plus forte raison les Coptes, les Chrétiens gnosticiens et manichéens, ont dû conserver le dogme et les mystères, eux qui vivaient et qui vivent encore dans leurs solitudes sans participer aux réjouissances et aux usages du peuple.

Le F Belzoni, qui de son vivant a fait un long séjour dans la Thébaïde, assure qu'encore de nos jours les prêtres coptes conservent leurs anciennes habitudes, et qu'ils possèdent des Codex qui remontent à plus de vingt-quatre siècles, quelques-uns même à des époques plus éloignées encore ; ils sont écrits dans leur première langue figurée, tels que certains Papirus, placés sur le sternum de quelque momie, que l'on découvre de temps à autre. En 1822, on faisait voir, dans la rue Picadilly, salle égyptienne, à Londres, une momie, la première qu'on eût observée avec les bras croisés, comme dans le signe de R R+ + dit du Bon Pasteur ; elle se trouvait avec le genou gauche plié et faisant l'équerre avec le droit, ayant une stolle ou collier à sept rangs peint sur le dehors de la caisse.

Des personnes qui possédaient des notions sur les hiéroglyphes égyptiens-coptes, assurèrent que cette momie avait été un grand personnage appartenant à la haute classe des prêtres.

Le thot, stolle ou collier des momies, à un, trois, cinq et sept rangs, étaient des signes et des indices d'un Ordre et de leur admission aux mystères. Ce même thot, qui s'appelait aussi hermés, était un symbole duquel le vulgaire fit une Divinité qui possédait les sciences de géométrie, d'astronomie, etc. , lorsque, dans le fait, ce symbole n'était que la signification de l'assemblée des sages, des sa vans, et même des produits littéraires des prêtres égyptiens, qui furent toujours sans nom d'auteur, qui s'appelaient hermès ou thot, et dont la quantité de volumes, selon Jamblique, montait à 365 25, ce qui répond à la durée de cent années solaires de 365 jours un quart. Ce résultat numérique nous indique que les anciens auteurs n'ont pas toujours donné dans le signe lors de leurs conjectures, et qu'ils ont pris souvent une chose pour une autre.

Il est à souhaiter que les peines que les savans se donnent pour se procurer la connaissance de l'ancienne langue sacrée copte, soient couronnées par le plus heureux succès ; elles serviront à nous faire connaître avec certitude la première religion des Coptes, les fonctions des sacrificateurs et des prêtres, les attributs qu'on donnait à Dieu Père, ou au Grand- Architecte de l'Univers, et aux deux principes, ce qui est relatif à Isis, Typhon, Osiris , ou à la génération, destruction, résurrection ou régénération ; nos savans obtiendraient cette connaissance par la comparaison des différens tableaux où les figures se trouvent réunies aux hiéroglyphes.

Ce travail répandrait la lumière sur tout ce qui est regardé comme fabuleux dans notre premier culte, dans nos dogmes et nos mystères.

Ce fut par l'entremise de ces mêmes prêtres coptes et des Chrétiens d'Orient, que la religion, les mystères des Enfans de la Veuve et le culte du Grand -Architecte parvinrent jusqu'à nous, par suite d'événemens tout-à-fait extraordinaires , et qui acquirent une plus grande consistance par les Chevaliers Croisés, comme on le verra à la suite.

Ces mystères se conservèrent toujours sous la dénomination du Culte du Grand Architecte de l'Univers, qui lui avait été donnée par l'allégorie d'Hiram, lequel représentait dans les mystères le Dieu inconnu, Eternel, seul Créateur de toute chose et Régénérateur de tout être.

A suivre...

Posté par Adriana Evangelizt

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