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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 21:55





AELOIM

ou

Les dieux de Moïse

par Pierre Lacour

de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Bordeaux

1839

13ème partie

12ème partie

11ème partie

10ème partie

9ème partie

7ème partie

1ère partie

 

Tome I

ÉPOQUES HISTORIQUES.



BABEL

 


Nous laisserons à des curiosités tristement laborieuses, dit M. l'abbé Latouche, la tour de Babel et ses briques hiéroglyphiques. » Nous ne sommes pas si dédaigneux. M. l'abbé Latouche avait renoncé aux dénominations antiques des lettres de l'alphabet, et ces dénominations nous ont découvert l'existence d'un alphabet zodiacal. ll abandonne maintenant la tour de Babel : voyons, peut-être y trouverons-nous quelque chose.

 

Nous avons dit que le second alphabet, composé de seize lettres, est celui que les historiens ont appelé Pélagien. Le nombre de lettres de cet alphabet a varié plus tard.

Ce mot PeLaG ou PhaLeG doit nous apparaître maintenant comme une révélation entière.

En effet, ne suffit-il pas de ce mot pour rappeler à notre souvenir une époque célèbre dans l'histoire de la parole, et que l'auteur de la Genèse, quel
qu'il soit, a caractérisée par ce nom symbolique, BABEL?

Cette époque, c'est celle où la langue parlée d'un peuple primitif éprouva une révolution générale par le surcroît d'un grand nombre de mots nouveaux.

La signification de ces mots n'étant pas bien déterminée, ou n'étant pas comprise du vulgaire, il en résulta ce qu'on a appelé la confusion des langues.

On concevra sans peine qu'une langue dont jusqu'alors dix caractères avaient peint toutes les articulations, tous les sons, dut être prodigieusement changée ou rendue méconnaissable par le mélange de six nouveaux caractères qui peignaient tous des sons nouveaux et des articulations nouvelles ; qui créaient enfin des mots étranges, illisibles, ou n'offrant aux yeux qu'une espèce d'hiéroglyphes inconnus.

Ainsi, c'est à Babel, c'est à l'occasion de cette tour célèbre, consacrée alors comme depuis aux observations astronomiques, qu'eut lieu la première réforme de la langue sacrée, de la langue hébraïque primitive.

Examinons d'abord le verset principal de cette précieuse tradition, à laquelle l'auteur a donné littéralement le sens et la forme d'un fait miraculeux; nous étudierons ensuite l'ensemble et le sens intime ou rationnel du récit.

Selon l'interprétation vulgaire du texte, il n'y avait autrefois sur toute la terre qu'une seule langue, et les hommes n'avaient qu'une seule manière d'exprimer leurs pensées.

Quelques-uns étant partis de l'Orient, arrivèrent dans la plaine de Sénaar, et s'y établirent.

Ils préparèrent les matériaux nécessaires pour une construction gigantesque, — et ils se dirent ensuite :
BATISSONS-NOUS UNE VILLE ET UNE TOUR DONT LE SOMMET TOUCHE AUX CIEUX, FAISONS-NOUS UN SIGNAL : PEUT-ÊTRE SERONS-NOUS DISPERSÉS SUR LA TERRE.

Voici le texte avec la traduction interlinéaire.
ÉBÉ      NBNÉ    LNOU    ÔIR             U-MGDL U-RAÇhOU
agite, œdificamus nobis civitatemet turrim    et caput ejus
B-ÇhMIM,   U-NÔÇhÉ     LNOU     ÇhM      PhN
incoelum,   et faciamus   nobis     nomen    ne forte
NPhOUTz      ÔL     PhNI   CL     EARTz.
dispergamur super faciès omnis terrœ.

La traduction de M. Cahen est plus exacte que cette version, et cette exactitude tient à l'emploi du mot signal pour rendre l'hébreu ÇhM; elle est surtout supérieure a celle de MM. Claire et Franc, que voici : « Essayons de nous construire une ville et une tour dont le sommet s'élève jusqu'au ciel, ( nous rendrons par là notre nom célèbre, ) afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de la terre. »

Néanmoins la traduction de M. Cahen ne reproduit que le sens apparent et littéral du texte ; elle ne nous offre encore rien de relatif à l'objet réel de ce monument.

Pour avoir le sens intime de ce texte, il ne faut que rapprocher davantage de leur signification primitive les mots ÔIR, MGDL, RAÇh et ÇhM.

ÔR, ÔIR ET ÔYR.

OYR ne signifie une ville que secondairement, et par une application de la valeur qu'il a dans le sens intime de ce passage. Il veut dire veiller et tenir éveillé ; tenir les yeux ouverts pour observer dans les ténèbres, dans l'absence d'AYR, de la lumière, car ce mot, qu'on peut prononcer AYR, est évidemment la transcription d'AYR, AUR prononcé négativement.

ÔYR, ÔIR, employé pour désigner un monument, un édifice, une construction haute et fermée (arcem) ne peut donner d'autre idée que celle d'un lieu où l'on veille, où l'on observe pendant la nuit, en un mot d'un observatoire; et même ce sens d'observer se rapporte aux astres : ainsi, ÔYR est aussi l'esprit qui veille sur un des astres, et le pluriel ÔYR-IM, les intelligences qui dirigent le mouvement des astres.

Ce mot, appliqué à l'ensemble d'une quantité de monuments élevés par les hommes, a dû signifier une ville : il s'est écrit ÔR et ÔIR, et même alors il fait naître la pensée d'une surveillance exercée autour de soi, de nuit d'abord , de jour ensuite, dans une enceinte entourée de murs, ou fermée de toute autre manière.

Quant au changement de la lettre Y en I, il ne doit plus étonner ; ce changement est d'ailleurs fort commun dans la langue hébraïque. Il ne faut en tenir compte dans l'étymologie; on les voit disparaître ici pour laisser à nu la racine ÔR, qu'on retrouve dans le pluriel ÔR-IM. Il suffit de comparer la forme de ces deux lettres Y et I,ו י, en hébreu, pour s'expliquer comment indépendamment du son souvent le même, elles peuvent être employées l'une pour l'autre.

MGDL


Le mot MGDL qui suit ÔIR, et qui lui est joint par la conjonction U, explique l'objet pour lequel on veut élever et bâtir cet observatoire. M-GDL signifie bien une tour, mais ce n'est que dans un sens dérivé; et la preuve que l'idée d'une construction colossale de ce genre ne lui convient pas d'une manière absolue, c'est qu'il signifie tout aussi bien une chaire, une tribune de laquelle on peut haranguer dans un temple ou ailleurs. Nous l'avons vu employé dans ce sens, à l'occasion de la lecture du nouveau Pentateuque revu par Esdras.
 

Pourquoi donc ces significations si opposées?

C'estqu'en les attribuantau mot MGDL*, on n'a eu égard qu'à la forme des objets construits; c'est que le mot GDL, sur lequel il s'élève, appelle l'idée d'une chose tournée, ou qui entoure et fait le tour; d'une bande, d'un cordon, d'une zone, d'un ruban déroulé, en forme circulaire, ce que représentent en effet les bords d'une tribune, et en grand les murs d'une tour.

* Ce mot MGDL avait été pris dans le sens d'obélisque : c'est une erreur, quant à ce passage du moins. (Essai, p. 285. )

Enfin, le mot GDL avait probablement, lorsque, l'auteur de ce récit en fit usage, la signification qu'il a gardée dans l'arabe, et il désignait une table astronomique, un calendrier.

Les Coptes avaient conservé l'idée de tour pour désigner les signes du zodiaque.

En arabe BRG ou BRGA, une tour, désigne le zodiaque et les douze signes du zodiaque*.

* Voyez entr'autres le Lexicon Pentaglotton de Schindler.

Cette zone, cette bande rubannée et arrondie pour laquelle on veut construire un obervatoire, est donc un cercie astronomique, un calendrier dans le genre du grand cercle élevé sur le tombeau (EPI TOU MNÈMATOS) d'ISO-mandès ou OSl-mandès, d'Osimandias, personnage allégorique par son
nom même ; et c'est probablement ce cercle célèbre que l'auteur avait présent à sa pensée lorsqu'il rédigeait cette partie de la Genèse.

Le sens des mots du verset est donc jusqu'ici : bâtissons-nous un lieu d'observation, un édifice pour veiller et pour observer les astres ; ou bâtissons-nous un observatoire et une tour, un cercle astronomique.

Ce sens modifie celui des mots qui suivent ; RAÇh-OU B-ÇhMIM, sa tête est ou sera dans les cieux : ce qui ne signifie pas positivement dont le
sommet touche aux cieux.

RAÇh.

Le mot RAÇh désigne le chef, la tête, mais il les désigne comme principe dirigeant et d'où découlent les choses ; comme le principe ( non le commencement) des choses, la cause qui les génère.

La signification de ce mot, on le sent bien, suppose un mouvement directif agissant de haut en bas, du commandant au commandé, du supérieur à l'inférieur, et non de bas en haut comme le sens vulgairement adopté l'indiquerait nécessairement.

ÇhMIM.


Il ne nous reste plus qu'un mot à étudier, mais ce mot est de la plus grande importance, c'est le singulier de ÇhMIM, les cieux.

 

Ce singulier estÇhM, en arabe ÇhM-A, le ciel ; on le traduit : signe, signal, nom; c'est la racine du grec SèMA, un signe, une marque, un astre, un signe horaire, une lettre.

Il signifie SIGNE, parce que le ciel est la partie de l'univers pour laquelle les hommes ont primitivement fait usage de signes.

Il se rend par NOM, parce qu'un nom est un signe ; et parce que les hommes n'ont inventé les lettres, au dire formel des anciens, que par l'imitation
même de ces signes.

ÇhM est donc bien réellement le singulier de ÇhM-IM, les cieux, et sa signification littérale et précise, bien qu'on l'ait communément négligée après l'invention de l'alphabet de vingt-deux lettres, est un ciel, un ciel signifère,un ciel astronomique, parce que dans le vieux langage hébraïque et dans l'hébreu de Moïse, l'idée de ciel ÇhM-IM, est inséparable de celle de signe, ÇhM.

Conçoit-on que la signification radicale d'un nom sorte d'un pluriel ? et conçoit-on qu'elle reste étrangère au singulier de ce nom? Mais alors, pourquoi et comment le pluriel ? pourquoi le pluriel de tel nom plutôt que de tout autre ? ÇhM est donc bien réellement encore un ciel figuré par la main des hommes. Or, que peut être un ciel astronomique fait par la main de l'homme sur une bande circulaire, sur une tour, si ce n'est un zodiaque et un planisphère céleste ?

On s'explique maintenant la singularité de ce mot ÇhMIM, les cieux, au pluriel, pour un objet qui est un dans la nature et qui ne permet même pas l'idée d'une pluralité, comme le permettent les mots Dieu, soleil, car on peut avoir l'idée de plusieurs puissances, de plusieurs Dieux, de plusieurs soleils: l'espace semble pouvoir en contenir un grand nombre ; mais les hommes n'ont jamais pu concevoir naturellement plusieurs cieux*. On voit que cette singularité est due à la multiplicité des signes astronomiques, et aux tableaux de ces signes, on voit également que dans plusieurs circonstances
ÇhM-IM doit signifier les signes du ciel, les signes astronomiques, l'ensemble des constellations figurées, un planisphère céleste.

* Le caractère chinois de ciel est composé de deux hiéroglyphes qui signifient LE GRAND-UN , tant l'idée du ciel tient à celle d'unité.

On voit enfin que la création de ce mot ÇhM pour désigner le ciel, est encore un ouvrage, une production de l'esprit de l'homme, qu'elle est étrangère au langage donné, inspiré par la nature et l'organisation vocale de l'homme ; que cette création est postérieure à l'invention des signes astronomiques, et qu'elle n'est due qu'à ces signes.

La division du ciel en trois ciels, ou trois zones superposées, a une autre origine que nous trouverons quand nous en serons aux premiers versets du second chapitre de la Genèse.

ÇhM n'a pu désigner un nom, comme nous entendons ce mot, que tard et après la divulgation de l'écriture alphabétique. Or l'usage commun de cette invention a presque effacé du mot ÇhM, même la signification de signe, caractère, marque, symbole, hiéroglyphe, et ne lui a laissé que celle de nom.

Venons-en à l'origine de ce mot, un des plus importants de la langue hébraïque.

L'invention de l'écriture provient de l'imitation des signes célestes ; les traditions égyptiennes et phéniciennes nous le disent, et nos études l'ont déjà suffisamment montré. ÇhM était le nom qui désignait ces signes, puisque son pluriel  ÇhM-IM signifie les cieux. Mais pourquoi ce mot ÇhM et non tout autre ? Le voici, et cette étymologie, qui explique la cause du choix qu'on fait, prouve aussi que ce mot doit avoir au singulier la signification que l'usage moderne lui refuse, ou que le sens convenu lui a enlevé.

ÇhM est le mot antique de l'araignée, dont l'ouvrage suspendu dans les airs au milieu des campagnes et se détachant sur le ciel, est travaillé en forme circulaire et divisé en rayons et en zones comme le tableau du ciel ou des signes du ciel, comme les premiers planisphères célestes. De là seulement est venu pour ce mot ÇhM l'ensemble des significations qui lui sont ici restituées, et qu'il doit prendre souvent dans le texte de Moïse et dans les paraboles ou allégories relatives à des usages qui se rapportent aux premières époques de la civilisation humaine.

Je néglige les inductions qui expliqueraient enfin l'origine et le comment de l'idée qui fit imaginer ces planisphères célestes. Je dirai seulement, parce que le mot araignée peut avoir paru trop peu noble à quelques personnes, et pour justification historique, qu'Eudoxe, qui séjourna si longtemps en Egypte, fit connaître un cadran fameux que l'on appelait l'araignée, à cause des signes horaires et des courbes qui y formaient une sorte de réseau*.

* Voy. M. Jomard, Syst. métrique des Égyptiens, pag. 239

Ainsi donc, la traduction précise de la première partie du verset sera : bâtissons-nous un observatoire et une tour, un cercle astronomique, dont le principe sera dans les constellations du ciel.

Après cette première partie, maintenant connue, viennent ces mots, U-NÔÇhÉ LNOU ÇhM, que l'on traduit : faisons-nous un signal, ou rendons notre nom célèbre, et qui ne peuvent l'être ainsi.

Il a fallu évidemment la contrainte de l'habitude et du sens convenu pour traduire U-NÔÇhÉ par faisons-nous.

Le mot NÔÇHÉ est un futur convertible et non un impératif; il ne signifie pas non plus nous ferons, puisqu'il faut le tourner par le passé, mais nous avons fait; et comme s'être fait une chose c'est l'avoir, OÇhÉ signifie aussi avoir : dans cette phrase, U NOÇhÉ est donc pour: or, nous avons; or, nous nous sommes fait.

J'ai parlé de futur convertible ; ceci mérite, exige même une digression.

Ce mot futur convertible signifie entraîné du futur au passé. Ce mouvement a lieu par la force de la conjonction U ou Y, que l'on traduit communément par et, or, etc.

J'ai déjà dit quelque chose de la puissance de cette voyelle (page 83) ; un plus grand détail est nécessaire, parce que dans les traductions qui vont suivre on verra presque partout le futur prendre la signification du passé, par la seule puissance de cette lettre.

OU, que l'on transcrit aussi U et Y, est une voyelle dubitative, c'est-à-dire exprimant le doute, l'incertitude. Elle se place entre deux idées, ou deux mots ayant un sens différent. Quand elle ne peut faire douter de la signification de l'un par la signification de l'autre, elle s'attache aux deux ; également et en même temps, elle les lie entr'eux, elle opère un mouvement qui les rapproche, elle saisit l'un et n'abandonne point l'autre. Quand elle se joint aux verbes, elle entraîne le temps connu et désigné vers celui qui ne l'est pas; elle opère ainsi une conversion, et c'est pour cela qu'on dit
qu'elle est convertible.

Elle attaque donc le futur énoncé, le rend douteux et par cela seul elle le tourne au passé, car les verbes en hébreu n'ont que ces deux temps. Elle change de même le passé en futur.

Elle saisit l'objet que la pensée considère en état de repos, ou de matière, ou d'inertie, et frappant de doute cette manière d'être, elle le produit au mouvement et à la vie: ainsi, lorsqu'elle s'ingère dans un nom, elle lui donne un mouvement vital et le fait verbe. C'est ainsi qu'elle opéra sur tous les mots et monosyllabes qui avaient précédé sa création ; et comme il faut qu'elle saisisse deux objets à la fois, elle se plaça entre les caractères de ces
monosyllabes.

Cette lettre si singulière appartient à la seconde époque de l'alphabet, à l'époque même dont nous nous occupons dans ce moment. Son origine est donc à Babel : qu'on juge de la confusion que sa puissance opéra dans le langage écrit et probablement dans la langue parlée!

Son nom et sa forme ont été choisis pour exprimer cette propriété de saisir et d'attirer à soi : ו en hébreu, Y dans les caractères grecs, donnent l'idée d'un croc, d'une pince ; dans l'alphabet zodiacal elle est représentée par les pinces ou serres de l'écrevisse, dont le mouvement est censé rétrograde ou reporter en arrière.

Tout le mystère de sa force convertible résulte de cette signification dubitative et rétrocessive OU ; elle peint un mouvement de bascule entre l'un ou l'autre, avoir clé ou devoir être. Ainsi, placée devant devoir être de cette manière ou devoir être elle lui fera signifier avoir été. Placée devant avoir été, elle lui fera signifier devoir être.

A la fin des noms et des verbes elle saisit l'objet dont on parle et le désigne, lui, il, de lui, à lui.

Ses valeurs comme relation conjonctive sont une conséquence de la signification de doute et d'accrochement à tout. On la traduit ou, et, mais, cependant, or, alors, puis, après que, quand, c'est pourquoi, etc.

Elle ne peut être première radicale dans aucun mot, si ce n'est son nom formé des deux pinces de l'écrevisse (Voyez l'alphabet zodiacal.). On conçoit cette exclusion, la place qu'elle occupe à la tête des mots ne lui est accordée que pour l'exercice de ses fonctions grammaticales -, dans le corps des racines où elle se trouve, elle agit par usurpation et remplace la lettre I.

Considérée sous le rapport générant et général de sa signification matérielle cette lettre désigne : la vue incertaine, l'indécision ; l'indication douteuse, produisant le rapport, le rapprochement de plusieurs objets.

L'invention de cette lettre et sa puissance sont, comme on voit, une production de l'esprit et du raisonnement; sa présence dans l'alphabet zodiacal fixe son origine à Babel. Elle est tout un système grammatical; elle confirme ce que j'ai dit : les langues alphabétiques sont des langues créées par l'usage de l'alphabet même, et autres que le langage naturel de l'homme.

14e partie

Posté par Adriana Evangelizt

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