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30 octobre 2005 7 30 /10 /octobre /2005 00:00

Excellent Texte...

Notre nouveau blog : VISIONNAIRE

 

NI DIEU NI DARWIN

par Georges Henein Grup

Depuis plusieurs années, plusieurs chaînes de télévision (La 5, FR3, Animaux, Planète, Disney TV, Arte), un nombre important de périodiques récréatifs pour enfants, et plusieurs radios nationales (France inter, France info, France culture) diffusent des émissions dites « scientifiques » sur les êtres vivants, leur lutte pour la survie, leur combat pour la reproduction, et leur investissement dans la transmission de leurs gènes.

Mélange trivial d'anthropomorphisme, de fausses évidences, de spectaculaire violent et d'idéologie libérale (au sens "la loi du plus fort"), ce discours, s'appuie sur une discipline fort en vogue, l'écologie comportementale, et se fonde sur le néodarwinisme qui se présente pour ses partisans comme la seule vérité universelle sur l'évolution du vivant et sur ses formes actuelles.

Drapé de la « bénédiction » de quelques scientifiques patentés ayant compris tout l'intérêt qu'ils pouvaient tirer à titre personnel et professionnel de cette reconnaissance médiatique, ces articles et ces émissions propagent à tout va un discours typiquement capitaliste réduisant l'histoire du vivant à une compétition féroce et sans fin entre des gènes avides de domination planétaire. Des termes comme « maximiser son succès reproducteur », « coût et bénéfice d'une stratégie », « investissement parental », « budget-temps », « capitalist breeder », « optimal foraging » fleurissent à longueur de discours tant dans les revues scientifiques de l'écologie comportementale (voir "Ecologie comportementale" de E. Danchin, L. A Giraldeau et F. Cézilly, aux Editions Dunod) que dans les émissions et les articles de vulgarisation sur le vivant.

La vie et ses mécanismes réduits à un flux d'énergie et à une compétition entre gènes cyniques et calculateurs, voilà le monde tel qu'il fonctionne depuis l'apparition de la vie sur notre planète si l'on écoute les chantres du « monde génique » ! Un économiste (même marxiste, il en reste !) se trouverait là fort à son aise, mais de façon surprenante, très peu de scientifiques s'inquiètent de la grande convergence ainsi instituée entre la vision marchande du monde des humains et les lois de la nature.

On voudrait expliquer à des enfants (de tout âge) que le capitalisme est « naturel » puisqu'il fonctionne de la même façon que la nature, que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Il est à noter d'ailleurs que le monde scientifique fonctionne sur le même schéma. Le succès reproducteur d'un scientifique se mesure aux nombres de publications qu'il a produit à l'issu d'une âpre compétition avec ses collègues scientifiques. Et de plus en plus, les thèmes de recherche sont définis en fonction des potentialités de publications de haut niveau que l'on peut espérer (lire l'opuscule de Bruno Latour (« Le métier de chercheur, regard d'un anthropologue » éditions INRA) qui parle de capitalisme scientifique et d'investissement du crédit que gagne le scientifique en faisant de « bons » articles dans de nouvelles alliances qui lui permettent de gagner encore plus de crédit). Comme dans l'entreprise existe des marchés porteurs, il existe en science des thématiques porteuses, c'est à dire garantissant des postes, des crédits et des carrières.

La remise au goût du jour des thèses créationnistes et autre mysticisme, grâce notamment au lobby protestant étasunien, offre aux tenants d'une vision "capitaliste" du vivant une nouvelle virginité. Alors que les impasses actuelles de la génétique apparaissent au grand jour (si les séquençages du génôme de plusieurs organismes _dont l'homme_ existent dorénavant, l'incompréhension générale persiste sur les mécanismes complexes liant les gènes au fonctionnement complexe des organismes (lire "Ni Dieu, ni gène" de J.-J. Kupiec et P. Sonigo aux Editions Seuil, ou "La fin du tout génétique" de H. Atlan aux Editions Inra) et que d'OGM en thérapie génique, on assiste à une course folle d'apprentis sorciers courant après leurs promesses frauduleuses de bonheur et d'immortalité par la science, l'opposition Dieu contre Darwin va générer une réduction totale du débat sur le vivant à une dualité fausse et stérile. Demain encore plus qu'aujourd'hui, qui critiquera le néodarwinisme et ses prétentions d'explication synthétique de l'évolution se verra taxé de créationnisme aigu. Qui proposera de nouvelles hypothèses pour expliquer des mécanismes biologiques déterminant les formes actuelles du vivant et ses modes d'organisation devra sous peine d'anathème choisir l'un ou l'autre camp ! Et pourtant, bien d'autres alternatives intéressantes (fascinantes ?) existent depuis les théories de l'autopoièse (lire « L'arbre de la connaissance » de H. Maturana et F. Varela chez Addison-Wesley) et de l'auto-organisation des formes (lire « Forme et croissance » de D'Arcy Thompson aux éditions de Seuil et « How the leopard changed its spots » de B. Goodwin chez Charles Scribners's sons) jusqu'à celles de l'enaction (lire « Invitation aux sciences cognitives » de F. Varela aux éditions du Seuil) et de l'exaptation (lire « Exaptation - a missing term in the science of form » de S.J. Gould et E. Vrba dans Paleobiology Vol. 8). Mais entre un « designer intelligent » et des « gènes égoïstes », entre deux vérités absolues et définitives, il n'y a plus de place pour la raison première de l'activité scientifique : s'interroger de façon ouverte et non sectaire sur le monde pour mieux le comprendre.

Actuellement, plusieurs mails circulent dans le milieu scientifique hexagonal appelant à faire pression sur la chaîne Arte pour qu'elle ne diffuse pas une émission présentant « la théorie révolutionnaire de l'engrammation ». Aux dires des auteurs des mails, il s'agit de créationnisme déguisé et de scientifiques suspects financés par une fondation religieuse. La riposte proposée par ces mails est de demander la déprogrammation de l'émission, et le conseil donné est de ne pas parler de créationnisme et de donner l'impression d'appels indépendants. Les auteurs du mail se targuent d'avoir par cette technique put faire annuler une table ronde sur un sujet voisin à Grenoble. Belle démonstration de la pratique de la science ouverte au débat, objective, et transparente. Car au fond, ces tenants d'un Darwinisme total et définitif utilisent les mêmes armes que les prêtres et bondieusards d'antan : la censure et la falsification. Plus désolant encore, sans nul doute pour diaboliser encore plus la chose, ces vrais scientifiques « objectifs » n'hésitent pas à glisser le mot « nazi » dans leur texte, affirmant qu'un des auteurs de la théorie de l'engrammation traite les rationalistes de nazis. On connaît le procédé, mais on le pensait réservé aux politiciens sans scrupule.

Peut être sommes-nous aujourd'hui à la veille d'une nouvelle bataille de clocher, à moins qu'il ne s'agisse d'une guerre de religion. Dès lors, que nous soyons les sujets dociles d'un « dieu despote » ou les « simples véhicules fugaces et futiles de gènes guerriers et calculateurs », il nous faudra accepter d'être les anonymes sujets d'un monde qui nous excède et nous (pré)détermine. D'aucuns pourront toujours se risquer à mettre en doute la prétention de la synthèse néodarwinienne de tout expliquer, ils seront alors rejetés au rang d'ignares et de dévots. D'autres pourront tenter de proposer des mécanismes explicatifs de l'évolution faisant l'économie d'un déterminisme génétique fort, ils seront montrés du doigt pour parjure scientifique.

On aurait tendance à proposer la relecture de vieux ouvrages tel que "La structure des révolutions scientifiques " de T. Kuhn (Editions Champs Flammarion) ou "Autocritique de la science" de A. Jaubert et J. M. Levy-Leblond (Editions Seuil). On aurait envie de demander aux néodarwiniens quels sont leurs liens via les OGM et la thérapie génique avec l'industrie pharmaceutique et l'agro-alimentaire. On aurait presque l'audace de leur demander pourquoi la mise en doute de la théorie de « la sélection du plus apte » est interdite. On aura surtout la sagesse de ne pas tomber dans le piège qui consiste sous couvert de « vérité scientifique » à substituer la censure au débat. Et puis avant tout, entre deux totalitarismes de la pensée, on ne choisit pas. La vie, sa richesse, sa diversité et la soif de savoir de l'homme finissent toujours par échapper aux dogmes.

Salutations libertaires

Sources : INDYMEDIA

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by EVANGELIZT - dans TEXTES A LIRE
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Richard Monvoisin 13/07/2006 03:54

 
Néodarwinisme, capitalisme et billevesées
(Bonsoir, je me permets de vous transmettre quelques remarques sur le texte précédent. MerciRM)Eléments de réponse à Georges Henein Grup (je te tutoie, ça ne te gène pas, hein ? et je masculinise, pardon, on ne peut pas tout faire en même temps)Ca va être un peu long, pardon, mais le débat est important.***D'abord, il convient de mettre en lumière un point important : la controverse créationnisme-évolutionnisme est une controverse scientifique, pas politique. La transposition à la sphère politique, quoique pas inintéressante, est périlleuse.Essayons :1ère remarque : on ne peut pas être contre le créationnisme, ni pour l'évolutionnisme. L'évolutionisme explique un champ de phénomènes, on le garde. Le créationnisme n'explique rien, on le garde mais dans le champ des poétiques, il sort du champ scientifique de facto.2ème remarque: il y a une nuance entre le darwinisme et la théorie de l'évolution. Le darwinisme, est-ce l'héritage de Darwin (dont une partie est valide encore), ou ses propres propos (qui sont bien datés) ?3ème remarque : parler des personnes "Drapé(es) de la «bénédiction » de quelques scientifiques patentés ayant compris tout l’intérêt qu’ils pouvaient tirer à titre personnel et professionnel de cette reconnaissance médiatique", c'est un argument rhétorique simpliste, parce qu'impossible à infirmer. Il serait très possible que ton texte, G Henein Grup, participe de la même chose.Je ne nie pas que l'accès à la gloire est une préoccupation de beaucoup de scientifiques mais ne mélangeons pas arguments politiques, rhétoriques et la controverse scientifique en elle-même.4ème remarque : il y a une erreur de logique dans tes propos : on peut rejeter la main de dieu dans les processus biologiques, sans pour autant cautionner le discours stratégique, du gène qui combat, de la lutte pour la survie. Opposer l'un et l'autre, c'est faire du débat dual à la Bush. Cette présentation n'est ni défendue par l'AFIS, ni par l'Observatoire Zététique, ni par moi. Car la théorie de l'évolution n'est pas, comme présentée souvent, "la lutte des plus forts" (Darwin écrivait à tort : " « les organismes plus adaptés doivent éliminer à long terme les moins adaptés » ", comme si c'était le but des organismes les plus adaptés), mais plutôt le fait que les "moins adaptés à leur milieu" meurent. Il n'y a pas de volonté derrière tout ça. Je crois qu'il vaudrait mieux parler de "tamis" que de "tri". En tout cas, pour éviter ce genre d'erreur, en zététique on dit que "compétitif n'est pas forcément contradictoire"(j'y reviens plus loin)Bon, je passe à quelques petits morceaux en vrac :Tu écris :- "le néodarwinisme qui se présente pour ses partisans comme la seule vérité universelle sur l'évolution du vivant et sur ses formes actuelles"M'étonnerait : il n'y a pas de vérité scientifique, il n'y a que des théories momentanément valides, qu'il sera loisible de jeter plus tard si elles se révèlent limitées- "ces articles et ces émissions propagent à tout va un discours typiquement capitaliste réduisant l’histoire du vivant à une compétition féroce et sans fin entre des gènes avides de domination planétaire." Mouais. Je ne me retrouve pas là-dedans, et peu s'y retrouvent, à part peut être quelques tendances extrêmes de la sociobiologie, comme certains qui ont lu de traviole E.O Wilson ou R. DawkinsQui plus est, le "tamis" de l'évolution montre que les systèmes de coopération sont bigrement intéressants dans ces processus. Donc je ne peux que te conseiller de lire un peu en détail ces histoires-là, et l'argument du capitalisme s'écroulera tout seul.D'ailleurs, lire dans l'évolutionnisme du capitalisme, c'est faire pas grand chose d'autre que de lire dans la théorie de Lyssenko l'application du communisme. Sauter des sciences à la politique est bien délicat, et il faut maîtriser son sujet - sinon on ressemble vite à Régis Debray. Je botte donc autant le derrière à ceux qui font le lien évolution-capitalisme qu’à ceux qui, comme tu l’as fait, le critiquent politiquement : car cela l’accrédite, alors que c’est une simple analogie.-"Des termes comme «maximiser son succès reproducteur », «coût et bénéfice d’une stratégie », «investissement parental », «budget-temps », « capitalist breeder », «optimal foraging » fleurissent à longueur de discours tant dans les revues scientifiques de l’écologie comportementale (voir "Ecologie comportementale" de E. Danchin, L. A Giraldeau et F. Cézilly, aux Editions Dunod) que dans les émissions et les articles de vulgarisation sur le vivant. "Ok, je suis d'accord. Mais tous les articles ne sont pas de cette eau de vaisselle.- "La vie et ses mécanismes réduits à un flux d’énergie et à une compétition entre gènes cyniques et calculateurs, voilà le monde tel qu’il fonctionne depuis l’apparition de la vie sur notre planète si l’on écoute les chantres du « monde génique »!" On peut dénoncer les intrusions spiritualistes dans les médias sans devenir un chantre du "monde génique". Je trouve ce dualisme attendrissant, et très nocif.- "On voudrait expliquer à des enfants (de tout âge) que le capitalisme est «naturel » puisqu’il fonctionne de la même façon que la nature, que l’on ne s’y prendrait pas autrement." Hop hop hop. D'abord, c'est le genre de phrase qui prête des intentions présumées à une catégorie de gens, c'est pas joli joli. On peut considérer la théorie de l'évolution valide, et être anti-capitaliste : "compétitif n'est pas contradictoire". Il n'y a pas deux camps. Ne te trompe pas d'ennemis en vous en fabricant à peu de frais, sinon d’aucuns penseront que tu veux accéder à une tribune médiatique pour pas cher.- "Le succès reproducteur d’un scientifique se mesure aux nombres de publications qu’il a produit à l’issu d’une âpre compétition avec ses collègues scientifiques. Et de plus en plus, les thèmes de recherche sont définis en fonction des potentialités de publications de haut niveau que l’on peut espérer (lire l’opuscule de Bruno Latour («Le métier de chercheur, regard d’un anthropologue» éditions INRA) qui parle de capitalisme scientifique et d’investissement du crédit que gagne le scientifique en faisant de « bons » articles dans de nouvelles alliances qui lui permettent de gagner encore plus de crédit).Comme dans l’entreprise existe des marchés porteurs, il existe en science des thématiques porteuses, c’est à dire garantissant des postes, des crédits et des carrières." Ca c'est vrai, mais c'est autre chose, qui n'a rien à voir. La science comme groupe social et la science comme démarche, c'est 2 choses distinctes. Oui, le monde scientifique fonctionne de façon capitaliste, et c'est une catastrophe (note : Bruno Latour en est un éminent exemple, c'est amusant que vous citiez celui-ci). La science comme démarche, elle se fout comme de l'an 40 de savoir si telle théorie de la gravitation est plutôt marxiste ou plutôt Adamsmithienne, si on peut lire dans la ponte de l'œuf ou dans la chute d’une pomme des reliquats de léninisme....-"La remise au goût du jour des thèses créationnistes et autre mysticisme, grâce notamment au lobby protestant étasunien, offre aux tenants d’une vision "capitaliste" du vivant une nouvelle virginité. "Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous.- "l’opposition Dieu contre Darwin" : tu (et d'autres) l'inventent, car de fait elle n'existe pas. Darwin, c'est un type, qui a écrit des choses un peu obsolètes, dont certains éléments ont contribué à bâtir une théorie explicative, l'évolution. Qu'elle ressemble à tes yeux à un processus capitaliste, c'est bien, mais c'est une analogie. Et c'est un mélange des genres, une opposition factice, comme entre science et religion : elles ne sont pas à mettre sur le même plan.- "Demain encore plus qu’aujourd’hui, qui critiquera le néodarwinisme et ses prétentions d’explication synthétique de l’évolution se verra taxé de créationnisme aigu." Tiens tiens, on lit dans l'avenir. Serait-ce que les comportements sociaux sont prédictifs ? bouh que c'est capitaliste, ça ! : -) ok je plaisanteEn tout cas, si ce que tu écris est vrai, il ne l'est que pour une infime partie des néodarwiniens. Tu as une vision bien yin/yang.- je passe sur les refs que tu donnes dont certaines sont vraiment bonnes (malgré des critiques sur Varela et sur Gould que tu trouveras en librairie dans "les matérialismes et leurs détracteurs" et intrusions spiritualistes en sciences" aux éditions Syllepse) pour revenir sur cette phrase :"Mais entre un « designer intelligent » et des « gènes égoïstes », entre deux vérités absolues et définitives, il n’y a plus de place pour la raison première de l’activité scientifique : s’interroger de façon ouverte et non sectaire sur le monde pour mieux le comprendre." Le « designer intelligent » est une vérité absolueLes « gènes égoïstes » est une excroissance, discutable, d'une théorie, qui donc n'a rien d'une vérité absolue.Les mettre sur le même plan, cher Georges Henein Grup, enlève encore de la place à ce que tu considères à raison comme "la raison première de l’activité scientifique : s’interroger de façon ouverte et non sectaire sur le monde pour mieux le comprendre." -"La riposte proposée par ces mails est de demander la déprogrammation de l’émission, et le conseil donné est de ne pas parler de créationnisme et de donner l’impression d’appels indépendants. Les auteurs du mail se targuent d’avoir par cette technique put faire annuler une table ronde sur un sujet voisin à Grenoble. Belle démonstration de la pratique de la science ouverte au débat, objective, et transparente." A mon avis, cela dénote une méconnaissance de l'enjeu : ce n'est pas faire un débat objectif que de mettre au même plan l'Université Interdisciplinaire de Paris. C'est comme si on voulait placer Elisabeth Teissier au même statut que Patrick Champagne, et faire un débat. C'est comme lorsque Cyrille Barrette, prof de bio évolutive à Québec a débattu avec Raël. C'est une erreur parce que ça légitime le statut d'alternative à Raël, à Teissier, à l'UIP. T’imagines, toi, défendre le droit au débat des anti-avortements, par exemple, au nom du débat scientifiques ? Tu te traiterais toi-même de censeur ?- "Car au fond, ces tenants d’un Darwinisme total et définitif utilisent les mêmes armes que les prêtres et bondieusards d’antan : la censure et la falsification." Je crois qu'au lieu de dire des bêtises et de tomber dans le syndrome Galilée, il serait bien de lire un peu de science toute simple avant d’en faire des analyses politiques. En outre, c’est bien plus facile, ne t’en déplaise, d’être hors champ du débat, plutôt que de saisir la gravité de la question et de montrer vraiment en quoi une analyse capitaliste ou marxiste ou national-socialiste de l’évolution est un gouffre intellectuel.- "sans nul doute pour diaboliser encore plus la chose, ces vrais scientifiques «objectifs » n’hésitent pas à glisser le mot « nazi » dans leur texte, affirmant qu’un des auteurs de la théorie de l’engrammation traite les rationalistes de nazis. "Ah ? Dans le texte que je donne, http://www.pseudo-sciences.org/article.php3?id_article=415, il n'y a pas ce que tu dis- ou alors j'ai mal lu.Et quand bien même, ce serait une controverse sophiste dans laquelle je ne vais pas. Ca ressemble trop à ces accusations d'antisémitisme qui pleuvent sur les contempteurs de la psychanalyse lorsqu'il y a refus d'argumenter scientifiquement. Troquer débat scientifique et verbiage + amalgame, c'est une grosse perte d'infos.- "Peut être sommes-nous aujourd’hui à la veille d’une nouvelle bataille de clocher, à moins qu’il ne s’agisse d’une guerre de religion"Trop lu Feyerabend, toi, ô GH Grup. J'espère qu'après mes remarques, tu auras compris pourquoi justement, il ne s'agit pas d'une querelle de clocher.- "On aurait envie de demander aux néodarwiniens quels sont leurs liens via les OGM et la thérapie génique avec l’industrie pharmaceutique"Autre niveau du débat; C'est certainement le cas pour certains. Mais ça ressemble dans ton texte, à une accusation de rage pour aller buter ton chien. Par exemple, tu devrais me le demander à moi, mon lien avec les industries pharmaceutiques et les OGM…-" On aurait presque l’audace de leur demander pourquoi la mise en doute de la théorie de «la sélection du plus apte » est interdite." Ben...parce que justement, elle n'est pas interdite, puisque c'est une théorie !!! scrogneugneuMerci à cell-eux qui auront lu jusqu’au bout.Richard Monvoisin (financé par Bayer :-)Observatoire Zététique (financé par Monsanto :-)