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Dimanche 1 juin 2008



LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

Par R. A. Boulay

Traduction Polo Delsalles

22ème partie

21ème partie

20ème partie

19ème partie

15ème partie

1ère partie



Chapitre 13

L'ARCHE DE NOÉ ÉTAIT-ELLE UN SUBMERSIBLE
 EN FORME DE VAISSEAU SPATIAL?

*

« Le bateau que tu construiras, ses dimensions seront sur mesure. Égales seront sa largeur et sa longueur. Comme l'Abzou tu la scelleras ». Compte sumérien de l'Arche

LA CONCEPTION ÉTRANGE DE L'ARCHE DE NOÉ

Dans les illustrations, l'arche de Noé est habituellement représentée comme un ancien vaisseau marin avec une coque arrondie, une proue et une poupe pointue et une quille courant la pleine longueur du navire. Sur son pont, une cabine court la longueur du navire. Bien sûr, cette description est de la pure fantaisie et est fondée sur des dessins courants de la fin du Moyen-âge en Europe. Nous n'avons aucune idée précise de la forme exacte de l'arche. Dans l'ancienne littérature, on trouve seulement deux descriptions du navire mais, selon les standards des ingénieurs navals, ni une ni l'autre ne sont acceptables puisqu' ils ne sont pas en état de naviguer.

L'Ancien Testament le décrit comme une boîte rectangulaire avec des côtés droits, sans proue, ni quille et ni coque. En fait, le mot hébreu utilisé pour le vaisseau est celui d'une boîte ou d'un récipient. Cependant, on peut excuser les Hébreux pour leur fausse interprétation puisqu'ils furent un peuple agreste qui avait peu sinon aucune expérience maritime.

Mais cela n'est pas une excuse pour la description de l'arche dans le compte sumérien du Déluge. Si on croit les traducteurs, il est représenté comme un cube. Ceci n'est pas très convaincant puisque les Mésopotamiens furent une nation de marins. Les Sumériens et les peuples qui les suivirent furent bien renseignés sur les principes de construction de vaisseaux et de navigabilité. Toutes les villes sumériennes avaient accès à la mer et des vaisseaux sont souvent décrits à l'ancre dans ces ports sumériens.

Évidemment, il y a quelque chose qui cloche dans les comptes sumériens ou dans la traduction et l'interprétation des textes fournis. Il est absurde qu'un peuple marin décrive l'arche comme un cube.

L'ARCHE DANS LA GENÈSE

Dans l'Ancien Testament, l'information à propos de la configuration de l'arche de Noé provient du chapitre 6 de la Genèse. Il existe de petites parcelles d'information dans d'autres sources religieuses. Le texte complet de la Genèse qui fournit la description de l'arche est comme suit : (Gen. 6:14-16)

« Fais-toi une arche en bois résineux, tu la feras en roseaux et tu l' enduiras de bitume en dedans et en dehors. Voici comment tu la feras : trois cents coudées pour la longueur de l'arche, cinquante coudées pour sa largeur, trente coudées pour sa hauteur. Tu feras à l'arche un toit et tu l'achèveras une coudée plus haut, tu placeras l'entrée de l 'arche sur le côté et tu feras un premier, un second et un troisième étages ».

L'arche est appelée « teba » signifiant une boîte, un coffret ou un compartiment en Hébreu. Elle est décrite comme une boîte rectangulaire avec un fond plat et des côtés droits, 300 coudées de long, 50 de large et 30 de haut. Puisqu'une coudée hébraïque représente 18 pouces [45 centimètres], ses dimensions furent 450 pieds de long [162 mètres], 75 pieds de large [27 mètres] et 45 pieds de haut [16.2 mètres] et, comme telle, elle déplaçait 43,300 tonnes.

Bien que les Hébreux aient un mot pour vaisseau, pour quelque raison, ils ont choisi de l'appeler une boîte ou un coffret. Cette boîte de Noé ne fut pas navigable et, telle que décrite, fut simplement une boîte rectangulaire sans quille, coque et autres éléments essentiels nécessaires pour naviguer en mer.

Cette boîte rectangulaire de Noé aurait ballotté sans contrôle en mer orageuse et aurait sûrement souvent renversé causant d'énormes problèmes à ses occupants. Il est possible que les Hébreux l'appelèrent une boîte ou un coffret plutôt qu'un vaisseau parce qu'ils furent un peuple de la terre et ne savaient rien de la mer ou de la navigation en rivière et encore moins de la planification et de la construction de vaisseau.

Les chroniqueurs hébreux ont peut-être pensé que le mot récipient serait plus facile à comprendre pour leurs gens pastoraux. Cela indique que la légende du Déluge fut sûrement manipulée et modifiée par les prêtres hébreux du temps pour convenir à leurs besoins.

L'histoire du Déluge fut connue mondialement et, dans le Moyen-Orient, nous la trouvons dans l'Épique de Gilgamesh qui, croit-on, fut écrite vers l'an 2000 avant J.-C. de contes sumériens retournant aux jours d' un roi appelé Gilgamesh qui gouverna au 28ème ou 29ème siècle avant J.-C.

Le tout début de la Genèse ne fut pas mis par écrit beaucoup avant l' an 1000 avant J.-C. et est apparemment une version du conte sumérien qui circula en Mésopotamie et dans le Levant soit en Akkadien ou en Sémite. Il indique que l'histoire de l'Ancien Testament subit plusieurs changements et corrections jusqu'à ce qu'il fasse partie du livre de la Genèse.

Cette « boîte » de Noé avait trois ponts et plusieurs cellules ou compartiments non spécifiés. Elle avait une porte sur son côté et une ouverture sous la ligne du toit pour laisser entrer la lumière. La phrase, « Tu feras à l'arche des lucarnes (tabatières) dans la dernière coudée en haut ; ... » fut interprété par plusieurs érudits bibliques pour signifier que Noé devait construire une ouverture pour la lumière tout autour de l'arche.

Le vaisseau fut construit de virgiliers à bois jaune (Cladrastis lutea), une expression qui est complètement non identifiée. Le mot n'a pas d'origine en Sumérien ou en Akkadien et est un mystère puisqu'il n 'apparaît nulle part ailleurs dans les Saintes Écritures. Vu ces preuves, nous suggérons qu'il ne fasse pas référence à un bois naturel mais plutôt à un bois traité, rendu imperméable semblable au bois de charpente d'aujourd'hui qui est traité sous pression.

LES PROBLÈMES AVEC LE DESIGN DE L'ARCHE SUMÉRIENNE

La plus vieille histoire connue du Déluge se trouve dans l'Épique de Gilgamesh où Utnapishtim est dirigé à construire un vaisseau pour survivre la catastrophe qui approche. Le nom sumérien du héros est Ziusdra tel qu'énoncé dans l'Épique d'Atrahasis, le conte originel du Déluge. Utnapishtim est le nom akkadien ou sémite du héros et il est le héros de l'Épique de Gilgamesh, la version sémite mieux connue de l 'histoire du Déluge.

Dans le conte sumérien, le mot utilisé est « magurgur » ou « très grand vaisseau ». Dans la version akkadienne ou sémite de l'Épique, elle est aussi appelée un grand vaisseau de « elippu rabitu ».

Contrairement aux trois ponts de l'arche de Noé, l'arche d'Utnapishtim a sept ponts et est divisée en neuf sections ou compartiments. Elle avait aussi une porte et une sorte de fenêtre. Les traductions traditionnelles la décrivent comme étant un cube exact, avec la hauteur, la longueur et la largeur chacune de 120 coudées. Puisque la coudée akkadienne fut de 20 pouces [46 centimètres], chaque côté du cube parfait du vaisseau aurait mesuré 200 pieds [72 mètres].

De nouveau, nous avons ce problème d'absence de navigabilité. Bien que les érudits aient insisté à traduire la configuration de l'arche d' Uthnapishtim comme un cube parfait, la logique nous dit que ce design n'a aucun sens pratique.

En mer orageuse, un cube serait très instable et roulerait sans cesse. Les occupants seraient vraiment instables ! Avec sa cargaison humaine et animale, il semble que sa stabilité serait le facteur le plus important dans son design et sa construction.

Dans son étude « The Gilgamesh Epic and Old Testament Parallels », le distingué savant Aleksander Heidel souligna le problème d' interprétation où certains érudits croient qu'un design circulaire de l'arche serait beaucoup plus pratique et que le texte se prête facilement à cette interprétation. Cependant, leurs vues furent sommairement rejetées par d'autres érudits.

Dans le texte, il n'est pas clair si le chiffre de 200 pieds pour la largeur du bateau s'applique au diamètre ou au rayon du vaisseau. Si le dernier est vrai, le vaisseau serait alors de 400 pieds [144 mètres] de diamètre et 200 pieds en hauteur ou en largeur. De plus, le conte sumérien ne mentionne pas de cube mais dit simplement « égale sera sa largeur et sa longueur ». Ceci s'applique également à un design circulaire.

Si un design circulaire est postulé, alors les neuf compartiments seraient disposées comme les rayons d'une roue, en forme de quasi triangles. Un design de type ellipsoïde tel les submersibles modernes aurait été plus sensé et le doterait de stabilité dans les mers violentes.

Le conte sumérien révèle aussi que le dieu Shamash [prince Outou, commandant de l'espace nibirouen] joua un rôle clef mais non identifié dans sa construction aussi bien que dans l'avertissement à Utnapishtim quand lancer le vaisseau. Puisque Enki fut le Dieu sumérien de la construction navale et logiquement, le conseiller sur la construction du vaisseau, par la tradition, il aurait dû être celui qui dirigeait Utnapishtim plutôt que Shamash, le dieu et l'astronaute en chef qui fut responsable des fusées et véhicules spatiaux.

Cette assistance divine est aussi notée dans l'ancien document religieux le Livre éthiopien d'Hénok où l'arche fut conçue par la divinité et construite par un groupe d'anges qui vraisemblablement sont les astronautes ingénieurs de Shamash.

La forme circulaire de l'arche avec une rangée de fenêtres le long du sommet et conçue par l'astronaute chef Shamash résulterait, en toute probabilité, en un vaisseau de forme ovale ou de soucoupe. Il y a aussi des preuves que l'arche d'Utnapishtim fut propulsée par une sorte de tringle faisant partie d'un système de propulsion, la rendant ainsi manoeuvrable et capable de maintenir sa stabilité en mer orageuse. [Note de l'éditeur : De nouveau, nous devons nous rappeler que la physiologie de Noé et son cerveau ne furent pas différents des physiologies et des cerveaux des temps modernes. Si une personne moderne peut être entraînée à manoeuvrer un sous-marin, alors Noé et sa famille auraient pu l'être aussi.]

LES TRINGLES COMBUSTIBLES DES SUMÉRIENS

Quand le vaisseau sumérien fut en construction et imperméabilisé et avant qu'il soit complété, certains items appelés des « tringles » furent chargés à bord. Utnapishtim décrit : « j'ai fourni des tringles et je les ai entreposés ». Apparemment, elles furent d'une grande importance car elles furent chargées pendant la construction, avant que l'arche soit finie. Ce n'est qu'alors que la nourriture, les vivres et le personnel furent apportés à bord.

C'est bizarre qu'Utnapishtim eût besoin de ces tringles, telles que celles utilisées par les bateaux de rivières modernes pour traverser des eaux peu profondes. Ce vaisseau fut fermé et scellé et de nouveau, nous voyons la traduction et l'interprétation traditionnelle comme étant illogique.

Cet item étrange paraît aussi plus tôt dans l'Épique à la période que Gilgamesh devait traverser une région dangereuse appelé la « mer de la mort », pour atteindre son grand-père Utnapishtim qui fut avec les dieux. Bien que cette « mer » dangereuse qu'il doive traverser ait été interprétée comme une région aqueuse, cela fut peut-être une métaphore pour un voyage à travers cette vaste mer de l'espace appelé l' atmosphère qui devait être traversée pour atteindre les dieux.

Pour ce voyage, Gilgamesh dut se procurer 120 de ses tringles. Elles ne pouvaient être utilisées qu'une fois et se consommaient selon leur emploi. Chaque tringle ne permit qu'une poussée et devenait alors contaminée et devait être jetée.

Par manque d'un meilleur terme, elles furent appelées des « tringles », sans doute influencé par les bateaux de rivières modernes, mais la signification n'est pas claire et fondamentalement, le terme signifie un bâton ou une tige qui crée une poussée d'énergie.

En termes modernes, nous les décririons comme des tiges de combustible puisqu'elles furent associées avec le système de propulsion d'un navire. En ce sens, elles pouvaient être soient des tiges insérées dans un réacteur nucléaire pour contrôler sa production d'énergie ou, plus probable, des tubes ou des tringles remplis de combustible solide utilisés dans un type de système de propulsion de fusée.

Vingt-troisième partie

Posté par Adriana Evangelizt

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Dimanche 1 juin 2008



LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

Par R. A. Boulay

Traduction Polo Delsalles

21ème partie

20ème partie

19ème partie

15ème partie

1ère partie

 

Chapitre 12

L'OISEAU PHÉNIX : SYMBOLE D'UN LANCEMENT DE FUSÉE

*

« Quand il vécut 500 ans, il se construit un nid dans les branches d'un chêne. Dans celui-ci, il rassemble des épices et de ces matériaux, se construit un tas sur lequel il se dépose et, mourant, respire son dernier souffle. Du corps de l'oiseau parent un jeune Phénix se manifeste. Lorsqu'il a grandi, il soulève son nid de l'arbre et l' amène à la ville de Héliopolis en Égypte et le dépose dans le Temple du Soleil ». Ovide dans ses Métamorphoses

Cet oiseau célèbre qui se souleva de ses propres cendres devenant ainsi un symbole de régénération, devint connu d'abord à la culture occidentale à travers les voyages d'Hérodote lorsque ce célèbre historien grec visita l'Égypte vers 455 avant J.-C. À l'ancien centre religieux d'Anou, connu aux grecs comme Héliopolis, Hérodote fut instruit au sujet d'un oiseau sacré venant de l'est portant son père embaumé dans une boule de myrrhe pour l'enterrer dans le Temple du Soleil à la ville d'Anou. Les Égyptiens l'appelèrent l'oiseau « Benu » mais il est mieux connu par son nom grec de Phénix.

Des détails additionnels sur le Phénix furent fournis par les écrivains romains Tacite, Pline et Ovide qui visitèrent aussi l'Égypte et rapportèrent que le Phénix construisait son nid sur la Pierre du Soleil au Temple où il périssait dans les flammes. Il s'élevait alors des cendres pour quitter l'Égypte, pour ne revenir que 500 ans plus tard.

On dit à Hérodote que l'oiseau ressemblait, en dimension et en forme, à un aigle. Son plumage fut doré et rouge. Dès le 25ème siècle avant J.-C., les descriptions égyptiennes démontrent l'oiseau « Benu » comme une pie. Dans les Dynasties qui suivirent, il apparaît comme un héron avec deux longues plumes qui sortent de l'arrière de sa tête.

Comme nous le savons tous, les légendes sont construites autour d'un grain de vérité qui devient éventuellement altéré avec le temps. Comme chaque génération ajoute à l'histoire, elle devient si incrustée que peu demeure de la vérité initiale. Toutefois, dans certains cas, comme celui de l'oiseau Phénix, suffisamment de sources anciennes sont disponibles pour nous permettre de tracer son origine aux temps préhistoriques et de découvrir le noyau de vérité qui a précipité la légende.

La première référence égyptienne disponible sur l'oiseau « Benu » provient des temps de l'Ancien Royaume lorsqu'elle fut inscrite sur les murs de la chambre d'enterrement de la pyramide d'Unas, le dernier roi de la 5ème Dynastie vers 2 400 avant J.-C.

Appelées les « Textes de la Pyramide », ces inscriptions sculptées sont une collection de formules magiques et de directives qui donnèrent au roi décédé toute l'information dont il eut besoin pour le voyage de l'après vie et comment l'accomplir. La plupart des autorités consentent que les Textes de la Pyramide reflètent la croyance en un culte stellaire qui exigerait que le roi décédé voyage vers les étoiles. Il est souvent décrit à califourchon sur un serpent qui se dirige vers une constellation d'étoiles. Son voyage est une imitation du Dieu Soleil lui-même, qui, disait-on, pouvait traverser le ciel dans son « bateau du ciel ».

Une inscription trouvée sur les murs de la chambre d'enterrement de ce roi, décrit le Dieu Soleil comme s'élevant de la Pierre du Soleil ou de la Pierre « Ben-Ben ». Elle affirme, « O Atum, le Créateur, vous êtes devenu haut dans le ciel, vous vous êtes soulevé de la pierre Ben-Ben, dans le temple du Benu dans la ville d'Anou ».

En ce temps, le 25ème siècle avant J.-C., connu aussi comme Atum-Rê, Atum devint le dieu du soleil dominant et avait supplanté Rê qui avait dominé jusqu'à alors le panthéon d'Égypte. [Note de l'éditeur : À cause de l'orthographe du mot « Atum », ceci est quelque peu vague. En Égypte, il y avait « Amon-Rê » et « Aten-Rê ». On suppose qu'ici, il est question de Aten-Rê mais la vénération d'Aten-Rê fut associée au règne ultérieur d'Akhenaton dans le nouveau royaume. Zecharia Sitchin donne Amon-Rê comme l'équivalent à Mardouk/Baal et pour moi, le Duc Doumouzi est l'équivalent à Aten-Rê.]

Les soi-disant Textes de la Pyramide furent par la suite adoptés par les roturiers et peints sur leurs cercueils de bois. Ils vinrent donc à être appelés, « les textes du cercueil », et furent finalement copiés sur des papyrus pour devenir connus comme « Le livre des morts ». Collectivement, les trois ensembles des textes sont connus comme « Le livre des morts ». Nous pourrions dire que ce fut leur équivalent d'un manuel pour rejoindre les dieux dans le ciel et atteindre ainsi l'immortalité.

LE TEMPLE DU SOLEIL ET LA PIERRE SACRÉE

Depuis son début, en Égypte, l'oiseau Phénix fut associé à la pratique de l'adoration du soleil. Cela est noté dans le coloris du Phénix, sa naissance miraculeuse, son rapport avec le feu, tous symboliques du Soleil lui-même. Cependant, comme nous le verrons, ces caractéristiques se prêtent à une explication plus intéressante.

Le sanctum intérieur du temple du soleil à la ville d'Anou fut l' endroit le plus sacré. Il fut la maison de la pierre du soleil que les Égyptiens appelèrent le « Ben-Ben ». Montée sur une pyramide tronquée, le « Ben-Ben » fut une plate-forme de pierre carrée sur laquelle se trouvait une pierre en forme de pyramide ou pyramidion, donnant l' apparence d'un obélisque trapu. Ce fut sur cette pierre que le Phénix ou l'oiseau Benu se posait.

Dès les temps préhistoriques, la Pierre du Soleil fut révéré comme l' habitation du dieu Soleil. Vers 2 000 avant J.-C., une nouvelle version de la pierre du soleil apparue en Égypte--le pyramidion fut placé sur une grande colonne carrée et il devint connu comme « l' obélisque ». Des obélisques furent élevés par tous les pharaons subséquents.

Les pierres d'ancrage du sommet des pyramides furent décrites comme des pyramidions et furent vénérées comme l'habitation physique du dieu Soleil. On croyait que le roi mort et enterré à l'intérieur de la pyramide fut donc sous la protection directe du dieu lui-même. Ce pyramidion, utilisé comme la pierre d'ancrage du sommet des obélisques et des pyramides, devint l'amulette le plus sacré des Égyptiens.

La caractéristique étrange de la légende du Phénix est qu'elle provint d'ailleurs et fut assimilée dans la vénération égyptienne du soleil par les prêtres d'Anou à Héliopolis. Les légendes racontent que l' oiseau Phénix vint de l'est. Quelques-unes disent de l'Arabie, d' autres l'Assyrie, et qu'il vole vers la Pierre du Soleil en Égypte pour répéter sa performance enflammée. Puisque les Égyptiens furent très insulaires dans leur vue du monde, la terre d'Arabie pourrait très bien être n'importe lequel endroit à l'Est de la région du delta.

LE PHÉNIX DU MOYEN-ORIENT

En Palestine, en Syrie et au Liban, la Pierre du Soleil fut également révérée comme l'habitation du dieu Soleil. Elle fut non seulement décrite comme un obélisque trapu mais souvent comme une pierre conique verticale. À Byblos, la plus ancienne des villes phéniciennes qui date d'au moins à 3 500 avant J.-C., les dieux égyptiens furent vénérés aux côtés de ceux du panthéon de Canaan. Certains de ces sanctuaires contenaient une chapelle sacrée. On en voit un exemple sur une pièce de monnaie de Byblos de l'empereur romain Macronus (217 après J.-C.) qui représente un lieu de pèlerinage vieux de plusieurs siècles. Elle démontre une enceinte sacrée contenant une habitation de forme conique pour le dieu Soleil.

La Pierre du Soleil fut aussi appelée « baetyl » ou « bétyle » par les peuples sémites et ses fonctions furent semblables à la pierre de forme pyramidale trouvée en Égypte. Le mot « Bétyle » est une version sémite du terme hébreu « Beth-el » signifiant la demeure de Dieu. En Palestine, la vénération de la Pierre du Soleil ou Bétyle date du 8ème millénaire avant J.-C. Creusant dans les anciennes ruines de Jéricho, les archéologues trouvèrent, à son niveau le plus inférieur, du carbone daté des temps néolithiques d'environ 7000 avant J.-C. et un temple où, à son centre, se trouvait une pierre ovale verticale sur un piédestal.

Ces pierres bétyles furent trouvées partout en Palestine et en Syrie. À Bet-Sheân , un autel et un bétyle ont été trouvés et datés du milieu du 14ème siècle avant J.-C. La plupart de ces lieux de pèlerinage « païens » furent détruits par les Hébreux après la division du royaume de Salomon, mais plusieurs sont encore présents dans les régions plus isolées, telles que dans le Sud-Est de la Palestine près de l'Arabie, dans la terre des Nabatéens.

Trouvés à des endroits élevés, ces autels sont comme des blocs de pierre ou d'obélisques trapus et les autochtones croyaient qu'ils furent habités par leur divinité principale, Dushara. À Mada'im Salih, dans le Nord-Ouest de l'Arabie, les Nabatéens laissèrent une nécropole de tombes familiales dont plusieurs contiennent des bétyles ou pierres sacrées. En fait, on dit que la Pierre Noire de La Mecque appelée « Kaaba », le plus sacré des lieux de pèlerinage islamiques, est tombée du ciel. On y réfère aussi comme un bétyle. [Note de l'éditeur : Il y a plusieurs légendes particulières qui circulent au sujet de l'origine de la pierre du Kaaba.]

L'HÉLIOPOLIS DU LIBAN

En plus de celui en Égypte, il y a un autre Héliopolis célèbre situé au Liban à un endroit maintenant appelé Baalbek. Depuis l'antiquité, elle fut une ville sacrée au dieu Soleil. L'Ancien Testament l'appelle Bet-Shémesh ou la « demeure du dieu soleil », Shemesh ou Shamash étant le nom sémite du dieu soleil sumérien Outou. La terre de Liban, connue aux Sumériens comme la « terre de cèdres », fut sous l'égide du dieu Soleil mésopotamien.

À Baalbek, les Grecs élevèrent un temple splendide à leur dieu soleil Apollon ou Hélios. C'est aussi ici que les Romains construisirent un temple magnifique à leur dieu soleil, Jupiter. Ce temple fut le plus grand qu'ils avaient érigé jusqu'alors sur la Terre y compris Rome, indiquant l'importance qu'ils attachèrent à cet endroit. Même aujourd' hui, six de ses majestueuses colonnes sont encore debout, chacune de 62 pieds en hauteur et 8 pieds de diamètre. [Note de l'éditeur : Je suis allé à Baalbek au Liban. C'est effectivement un site impressionnant.]

Ce qui est remarquable de ce temple est qu'il est construit sur une base massive de pierre en trois gradins qui devaient être là longtemps avant les Grecs et les Romains. Il est élevé 30 pieds au-dessus du sol et est pavé de pierres parfaitement taillées de 10 à 30 pieds de long et de 6 à 9 pieds de large.

La base pour cette plate-forme fut construite de blocs de pierres cyclopéennes de 32 pieds de long, 13 pieds de large et 12 pieds d' épaisseur. On évalue que chaque bloc de pierre pèse 500 tonnes (comme comparaison, la plus grande pierre de la Grande Pyramide est de 200 tonnes).

Une quatrième pierre se trouve au près dans une carrière, façonnée et coupée à l'exception d'une section de sa base. Elle mesure 72 pieds de long avec une section transversale de 16 x 16 pieds, pesant plus de 1 200 tonnes. La pierre fut apparemment préparée pour agrandir la dimension de la plate-forme mais les opérations semblent avoir cessé soudainement et le travail n'a jamais été complété.

Une telle plate-forme de pierres massives fut sans doute conçue pour soutenir un énorme poids ou, pour quelque opération qui devait appliquer une terrible pression sur le sol, tel que celle exercée par un engin de fusée.

Le dieu du Soleil libanais Shamash, qui avait sa base à Baalbek, fut en plusieurs points semblables au dieu Soleil égyptien. Comme le Rê égyptien qui est représenté avec un disque de soleil au-dessus de sa tête, Shamash est toujours démontré avec le même disque contenant une étoile à quatre pointes irradiant quatre rayons. Et comme Rê, il est souvent représenté avec une tête d'aigle. Quelques scènes le montre tenant les symboles de l'immortalité.

Quand Outou (Shamash) quitta Baalbek, une de ses destinations fut peut-être la ville d'Anou en Égypte où son arrivée et son départ dans les flammes devinrent le coeur de la légende de l'oiseau doré et rouge, le Phénix.

Partout dans le Moyen-Orient pendant des milliers d'années, le bétyle ou Pierre du Soleil est devenu un fétiche sacré révéré comme l' habitation physique du Dieu Soleil. Sa forme conique ou pyramidion fut leur tentative de représenter l'habitation du dieu Soleil, c' est-à-dire, la capsule de commande ou personnelle du premier stage d' une fusée composée.

En Égypte, l'origine de la Pierre du Soleil est remémorée dans l' ancien signe hiéroglyphique utilisé pour représenter la ville d'Anou ou Héliopolis. Il est démontré comme la foudre se dirigeant vers le ciel.

L'« OMPHAL » GREC COMME BÉTYLE ET MARQUEUR GÉODÉSIQUE

Par la suite, même les Grecs adoptèrent la pierre de forme conique comme habitation sacrée de leur dieu Soleil, Apollon. Appelé « omphal », il fut l'objet le plus sacré à chaque endroit d'oracles.

Le dieu Soleil Apollon qui, devint plus tard un des dieux les plus importants du Panthéon grec, vint originairement d'Ionie en Asie Mineur. Son culte commença d'abord l'Île de Délos pour se rendre à Dodone sur la terre ferme en Grèce. En fait, l'Île de Délos fut considérée si sacrée qu'elle fut inviolée par toutes les guerres grecques. Même les Perses respectèrent son caractère sacré et l' outrepassèrent. [Note de l'éditeur : J'ai visité l'Île de Délos. Maintenant, elle est quotidiennement envahie par des touristes.]

Dans ses « Histoires », Hérodote appela Dodone le plus ancien des oracles grecs et les archéologues le tracèrent à environ 2 000 avant J.-C. Il fut le premier centre de culte à Apollon sur la terre ferme. Comme Dodone déclina en importance, Delphes la replaça comme centre du culte.

Comme Dodone, elle avait aussi une pierre en forme de demi-ouf appelée « omphal ». Hérodote dit que l'« omphal » de cet endroit fut enveloppé de cordons, un bout duquel fut tenu par la « Pythia » ou prêtresse comme elle consultait le dieu Soleil dans la Pierre. Selon le mythologue grec Robert Graves, la pierre sacré de Delphes fut aussi appelée « baetylos » par les Grecs. Il y fait référence comme un pilier de forme conique, périodiquement oint d'huile et enveloppé de laine crue en certains occasions spéciales. Elle fut la résidence d'un dieu qui fut tombé du ciel. (Dans la mythologie grecque, Baetylus fut un fils du dieu du Ciel, Uranus.)

Bien que le terme « omphal » signifie le nombril humain en Grec, son usage ici semble être celui du « Nombril de la Terre ». En plus d'être la résidence du Dieu Soleil, l'« omphal » fut aussi un marqueur géodésique. Il est intéressant de noter et pertinent à ce sujet que si une ligne est tracée à travers les endroits d'oracles de Dodone, de Delphes, de Délos et continué vers la terre ferme, elle traverse Jérusalem.

Dans les anciens documents, comme les sites grecs, Jérusalem fut souvent considérée comme « le nombril de la Terre », telle que dans Les Jubilés, chapitre 8, aussi bien qu'Ézéchiel. Dans les temps anciens, il semble qu'il y ait eu une sorte de grille géodésique qui connectait les endroits sacrés.

Shamash fut aussi connu comme le dieu de la justice et des mesures. Dans un exemple, il est démontré avec deux dieux au-dessus de lui tenant des cordons rattachés à un autel qui porte son emblème sacré.

Par conséquent, il semble que le terme « omphal » fut appliqué à la pierre conique pour sa signification géodésique, c'est-à-dire, comme le point géodésique d'une grille maître. D'un autre côté, le terme « baetylos » fut utilisé pour signifier la résidence d'un dieu et en tant que fonction, on y référait comme appareil d'oracles.

En résumé, l'oiseau Phénix qui s'élève dans les flammes devint symbolique du lancement de fusées des anciens astronautes. Originairement démontré par une configuration conique, une imitation de la capsule de commande, il devint plus tard de forme angulaire sous les Égyptiens qui l'utilisèrent comme pierre d'ancrage du sommet sur les pyramides et les obélisques.

Baalbek au Liban semble être l'emplacement originel de l'oiseau Phénix où une plate-forme de pierre géante est tout ce qui reste de ce qui fut probablement la base principale des chariots des dieux.

Vingt-deuxième partie

Posté par Adriana Evangelizt

- Publié dans : LE SYMBOLISME DU SERPENT
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Lundi 14 avril 2008

Yeshoua est venu libérer l'Humanité du joug de la Servitude. Là, est sa Véritable Mission. La libérer du joug des Prêtres et des Puissants. On l'a vu, mal lui en a pris. L'élite sacerdotale des pharisiens a vu venir le danger. Si le peuple se ralliait au Prédicateur, qu'allait-il advenir des offrandes à "Dieu" et des "sommes demandées au Peuple" pour "Dieu" ? Il faut quand même imaginer CE qui régnait à l'époque et ce qu'il était advenu de la Loi de Moïse. Ainsi, par exemple, il fallait payer pour chaque nouveau né des humains ou des animaux sinon... il fallait lui briser la nuque. C'est vous dire la chappe de plomb qui pesait sur le Peuple israélite et à quoi il était soumis. Il ne faut pas oublier non plus que Moïse était Egyptien, ainsi que sa cour de Lévites. En Egypte l'élite sacerdotale possédait presque toute la Terre que le peuple labourait et cultivait. Moïse avait pris soin justement de faire en sorte que les prêtres ne possèdent plus rien. Or, comme par hasard, après sa mort, la propriété était revenue à la mode chez eux. On voit là déjà comment la Loi de Moïse avait pris du plomb dans l'aile. Or Yeshoua savait cela, bien évidemment. Il savait que la caste pharisienne et saducéenne vivait sur le dos du Peuple. Il avait donc l'intention d'y mettre un terme. A cause de cela, Il était devenu gênant. Ces corrompus n'avaient pas l'intention de se mettre à travailler pour gagner leur vie. C'est le même système qui sévit aujourd'hui. Les rabbins ont la main sur tout et notamment sur l'alimentation casher, fructueux marché qui leur permet de toucher des millions sans lever le petit doigt. Payez Peuple ! Néanmoins, il paraît qu'en ce moment, il y a rébellion dans le Casher, voir ICI... comme quoi Yeshoua voyait juste.




Le vrai christianisme suivant Jésus-Christ 6

 

par Etienne Cabet

Ex-procureur général, ex-député

1848

5ème partie

4ème partie

3ème partie

2ème partie

1ère partie



XII. — Qu'est-ce que l'Evangile ?

Le mot Évangile signifie bonne nouvelle ou bon message, ou bonne annonce.

Par conséquent, l'Évangile du Règne de Dieu signifie l'Annonce du Règne de Dieu.

L'Évangile, tout seul, signifie la Bonne Nouvelle.

Après la mort de Jésus, on écrira son histoire et sa Doctrine, et cette histoire s'appellera Évangile.— Mathieu, Marc, Luc et Jean, apôtres ou disciples d'apôtres, écriront chacun un Évangile, 6, 10, 30 et 63 ans après la mort de leur maître. Les Chrétiens adopteront ces quatre Évangiles et les considéreront comme n'en faisant qu'un seul, en sorte qu'on dira tantôt les Évangiles et tantôt l'Évangile, c'est-à-dire la collection des quatre Évangiles.

Les Chrétiens adopteront aussi les Actes des Apôtres rédigés par Luc, contenant en abrégé l'histoire des Apôtres après la mort de Jésus, des Épîtres ou Lettres écrites par les Apôtres Paul, Jacques, Pierre, Jean et Jude, contenant des instructions pour les Chrétiens, puis l'Apocalypse de Jean, contenant une prédiction énigmatique sur l'avenir.

Ces Évangiles, ces Épîtres, ces Actes des Apôtres et cet Apocalypse forment le Nouveau-Testament, ou l'exposé de la nouvelle Loi, tandis que la Bible s'appelle l'Ancien-Testament, ou l'exposé de la Loi ancienne.

XIII. — Faites Pénitence* !

* Le mot pénitence vient d'un mot latin qui signifie regret, repentir.

Faites pénitence, c'est-à-dire reconnaissez vos erreurs et vos vices, vos fautes et vos crimes ; ayez-en du regret et du repentir ; prenez la ferme résolution de les éviter désormais; abandonnez le monde du passé pour embrasser le monde de l'avenir ; fuyez le règne de Satan pour entrer dans le règne de Dieu. . . !

Faites pénitence, car le règne de Dieu s'approche !

Mais que votre pénitence ne soit pas hypocrite et simulée ! Manifestez-la par l'amélioration de votre conduite ! Faites de bons et dignes fruits de pénitence ! ( Mat., III, 8. ) §

XIV. — Langueurs parmi le Peuple.

Nous venons de voir ( Ch.XI ) que Jésus guérissait toutes les langueurs et toutes les maladies parmi le Peuple.

C'est-à-dire qu'il guérissait les maladies morales autant et plus encore que les maladies physiques ; il guérissait l'indifférence, le découragement, l'engourdissement, l'immobilité, le sommeil léthargique, la paralysie de l'esprit et du cœur, l'ignorance et l'égoïsme ; il ranimait les engourdis , réchauffait les refroidis, et, loin d'être un endormeur, il réveillait les endormis et presque les morts.

XV. — Nouvelle Doctrine.

Nous verrons tout à l'heure les prédications et les discours de Jésus: constatons d'abord que ces discours constituent une Doctrine *.

* Le mot Doctrine vient d'un mot latin qui signifie instruire : un homme docte est un homme instruit, un savant ; un docteur enseigne ou instruit les autres ; la Doctrine est l'instruction ou la Science ; la Doctrine de Jésus est une science morale ou philosophique et religieuse, sociale et politique.

« Or, Jésus ayant achevé tous ces discours, les Peuples étaient dans l'admiration de sa Doctrine; car il les instruisait comme ayant autorité...» (Math., VII, 33 et 29.)

Suivant Marc (1, 15-27), il disait :

« Le Royaume (ou le règne) de Dieu est proche. Faites pénitence et croyez à l'Évangile.

« Et ils étaient étonnés de sa Doctrine, parce qu'il les instruisait ayant autorité.

« Quelle est cette nouvelle DOCTRINE, s'écrie -t-on dans une Synagogue ? Il commande avec empire. »

« Le Grand-Prêtre interrogea Jésus touchant sa Doctrine.  » (Jean, XVIII, 19)

« Ma Doctrine n'est pas ma Doctrine ; elle est la Doctrine de Celui qui m'a envoyé. » (Jean, VII, 16.)

« Pourrions-nous savoir de vous, diront les Athéniens à un Disciple de Jésus dans l'Aréopage, quelle est cette nouvelle DOCTRINE que vous publiez? » (Actes des Apôtres, XVII, 19.)

Ainsi, c'est une Doctrine que Jésus vient enseigner et prêcher, une Doctrine nouvelle ; et nous verrons que cette Doctrine est à la fois religieuse et morale ou philosophique, sociale et politique ! — Auparavant, deux mots encore sur sa propagande.

XVI. — Propagande Pacifique.


Jésus veut délivrer le Genre humain asservi par Satan, et d'abord les Juifs asservis par les Romains : mais par quel moyen ? par la Révolution et la violence, par la conspiration et la société secrète, par l'insurrection et la guerre, ou par la Réforme et la Doctrine, par la discussion et la propagande pacifique ?Il sait bien que l'empereur Tibère qui règne à Rome depuis 15 ans (Luc III, 1), n'ignore pas les dispositions insurrectionnelles des Juifs ; qu'il est bien résolu à étouffer l'insurrection dans le sang des insurgés ; qu'il a tout prévu et tout préparé pour l'écraser ; que la garnison Romaine est nombreuse, suffisante, hostile ; et que toute tentative de révolte ne pourrait être que funeste.

C'est donc la Réforme par la propagande pacifique qu'il préfère, tout en indiquant que la Révolution par la force pourra devenir nécessaire et plus facile.

Beaucoup de Juifs, même parmi les disciples de Jean, repoussent Jésus comme trop pacifique et s'obstinent à attendre un Messie militaire qui délivrera sa Patrie du joug des Romains.

Mais voyez combien il a raison d'éviter la violence ! Quelques années après sa mort, les révolutionnaires aveugles et impatients , qui l'auront entravé, attaqué , livré à leurs communs ennemis et laissé périr, voudront enfin tenter l'insurrection ; et qu'arrivera-t-il ? L'armée Romaine en tuera 1 100 000, et détruira Jérusalem ! Le reste s'insurgera de nouveau sous les ordres d'un prétendu Messie militaire Barchochebas ; et qu'arrivera- t-il cette fois? Les Romains en tueront 600000, et forceront le reste à quitter la Judée pour être dispersés sur toute la Terre ! Voilà où peut arriver un Peuple en marchant d'émeute en émeute, d'insurrection en insurrection, de défaite, en défaite et de massacre en massacre !

Que ferait Jésus en France aujourd'hui, après tant d'émeutes écrasées, avec tant de divisions, devant tant de provocateurs, tant de traîtres, tant de nouveaux Pharisiens et Scribes, tant de soldats et tant de Bastilles ? ne ferait-il pas encore la propagande pacifique ?

XVII. — Propagande Populaire.

A qui va s'adresser Jésus pour répandre sa Doctrine nouvelle? aux classes élevées et supérieures de la Société, aux Rois et aux Courtisans, aux Prêtres et aux Scribes, aux Sénateurs et aux Riches, aux Pharisiens et aux Sadducéens ? Non ! Il sait que, fascinés et dominés par Satan , ils ont des yeux sans voir et des oreilles sans entendre, et qu'il leur est presque impossible de prendre l'initiative pour secouer le règne de Satan et accepter le règne de Dieu ; il croit et sait qu'il est plus facile de convertir d'abord la masse du Peuple, pour l'employer ensuite à convertir les Puisants, les Savants et les Privilégiés.

« Venez à moi, vous qui êtes fatigués et accablés de fardeaux, et je vous soulagerai. » (Mat., XI, 28.)

« L'Esprit du Seigneur m'a envoyé pour prêcher l'Évangile aux pauvres, pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour annoncer la liberté aux esclaves, pour délivrer les opprimés, pour rendre la vue aux aveugles, pour publier l'heureuse année du Seigneur et l'arrivée de sa Justice. » (I.uc, IV, 18 et 1g-)

« Je vous rends grâces, mon Père, de ce que vous avez caché ces choses aux savants et aux sages, et de ce que vous les avez révélées aux simples et aux plus petits. « (Mat., XI, 25. — Luc, X.-21-)

« Que sont devenus les Sages? Que sont devenus les Docteurs de la Loi? Que sont devenus ces esprits curieux des sciences de ce siècle? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse de ce Monde?... Nul des Princes de ce Monde n'a connu la véritable sagesse» (Paul aux Corinthiens, I Epitre, I, 20; II, 7 et 8.)

Et Jésus est si convaincu que les Riches ne veulent rien écouter que quand un Riche, plongé dans l'Enfer, suppliera Abraham d'envoyer quelqu'un sur la Terre pour avertir d'autres Riches ses frères afin qu'ils puissent faire pénitence, il montrera Abraham répondant : « Non ! ils n'ont pas voulu écouter ni Moïse ni les Prophètes ; ils ne croiraient pas non plus quand même un mort ressusciterait pour aller les avertir. » (Luc, XVI, 27 à 31.)

Il s'adresse donc au Peuple, aux pauvres, aux exploités et aux opprimés pour les instruire et les moraliser.  — Il choisit d'abord 12 Apôtres, puis 72 disciples, pour les employer à propager sa Doctrine. — Il appelle de simples pêcheurs — A la différence des anciens Philosophes qui ne s'adressaient qu'aux riches et qui ne professaient que dans des Académies, il s'adresse de préférence aux simples et porte partout sa parole, dans les maisons et dans le temple, dans les synagogues et dans les réunions, sur les places publiques et dans les rues , dans la campagne en plein air comme dans les villes , au milieu des malheureux comme à Jérusalem au milieu des fêtes nationales, prêchant partout l' Évangile ou la Bonne nouvelle.

Et quand, dans les temps futurs, d'autres amis du Peuple se consacreront et se dévoueront à son instruction et à sa moralisation, comment, Rois et Prêtres qui reconnaissez en Jésus un Dieu, pourrez-vous flétrir et condamner ceux qui, à son exemple, ne négligeront aucun moyen d'éclairer les ignorants et les pauvres ?

XVIII. — Propagande orale.

Après la mort de Jésus, ses apôtres écriront l'Evangile, dont on répandra d'innombrables copies, et la propagande se fera par écrit : mais Jésus n'écrit rien lui-même ; et, pendant toute sa vie, la propagande est seulement orale ou verbale.

Il prêche, il enseigne, il instruit, tantôt assis sur une montagne, au milieu de la foule rassemblée autour de lui ; tantôt dans une barque, sur un lac ou sur une rivière, vis-à-vis la multitude réunie sur le rivage ; tantôt au milieu du Peuple qui se presse autour de lui dans le désert. (Math., IV, 23; V, 1 ; IX, 35; XIII, 1, 54; XIV, 13 ,15. — Luc, VI, 9, 17.)

S'il paraissait aujourd'hui, les Rois, les Prêtres et leurs Polices ne lui permettraient pas de rassembler ainsi le Peuple et de prêcher ainsi la foule !

XIX. — Douze Apôtres.


Jésus veut choisir des Apôtres pour les instruire plus particulièrement, les bien pénétrer de sa Doctrine et les employer à la soutenir et à la propager.

Il choisit d'abord deux PÊCHEURS, Simon, surnommé Pierre, et son frère André, auxquels il dit :

«   Quittez vos filets et suivez-moi ; je vous ferai pêcheurs d'hommes. » (Mat., IV, 18 à 20), ce qui signifie : nous chercherons des hommes, de véritables hommes, dignes du nom d'hommes, et nous ferons des hommes, de véritables hommes, en convertissant à nos Doctrines.

Il chosit ensuite deux autres pêcheurs, Jacques et Jean, son frère, à qui il fait abandonner leurs filets et leur père pour le suivre. (Ibid., 21 et 22.)

Il  choisit ensuite Mathieu, employé à la perception des impôts. (Mat., IX, 9.)

Puis, sa propagande s'agrandissant dans les villes et les villages, « la moisson est grande, dit-il, mais il y a peu d'ouvriers. » (Ibid., 35 à 38.) (Expressions énigmatiques, allégoriques et paraboliques, qui veulent évidemment dire : « La propagande grandit tellement que nous n'avons plus assez de cinq Apôtres) ; et il
en choisit alors sept autres : Philippe, Barthélémy, Thomas, Jacques, fils d'Alphée, Thaddée, Simon et Judas Iscariote (Mat., X, 2 à 4.)

Il les instruits et leur donne le pouvoir de chasser les esprits impurs et les démons, de guérir les langueurs et les maladies parmi le Peuple, c'est-à-dire d'instruire le Peuple, de le moraliser, de le convertir à la Nouvelle Doctrine.

Puis il envoie ses 12 Apôtres faire de la propagande, après leur avoir donné les instructions suivantes :

« N'allez point vers les Gentils (les étrangers ou les païens) et n'entrez point dans les villes des Samaritains.
Mais allez plutôt
aux brebis perdues de la maison d'Israël.
Et dans les lieux où vous irez, prêchez en disant que le
Royaume des Cieux est proche.
Guérissez les malades et les lépreux, ressuscitez les morts, chassez les démons, donnez gratuitement ce que vous avez reçu gratuitement.
Ne vous mettez point en peine d'avoir de l'or ou de l'argent, ou d'autre monnaie dans votre bourse.
Ne préparez ni sac pour le chemin, ni deux habits, ni souliers, ni bâton; car celui qui TRAVAILLE mérite qu'on le NOURRISSE. » (Mat., X, 5 à 10.)

Puis il leur recommande de s'informer quel est le plus digne dans chaque ville ou village, et d'aller loger chez lui ; d'être prudents et simples.

Il engage ainsi tous les nouveaux convertis à nourrir, vêtir et loger les Apôtres, qui travaillent pour le Peuple.

Il les prévient qu'on les fera comparaître dans les Assemblées, qu'on les fouettera dans les synagogues, qu'on les appellera devant les Gouverneurs et les Rois à cause de leur propagande.

« Et ne vous mettez pas en peine, leur dit-il, de savoir comment vous leur parlerez, ni ce que vous leur direz ; car ce que vous aurez à dire vous sera inspiré à l'heure même, puisque ce n'est pas vous qui parlez, mais que c'est l'Esprit de votre Père qui parle en vous, »

Il les prévient aussi que leur propagande leur fera des ennemis comme des amis, qu'ils seront haïs et persécutés, qu'ils seront quelquefois obligés de fuir, mais qu'ils triompheront en persévérant courageusement jusqu'au bout.

Il leur recommande enfin de prêcher haut sa Doctrine, de proclamer qu'ils sont ses Disciples, et de ne le renier jamais, déclarant que tout le bien qui leur sera fait à cause de lui, lui paraîtra fait à lui-même. (Mat.,X, 11 à 42.)

XX - Jésus ne parle qu'en Paraboles.

Jésus prêche la Réforme contre tous les vices et toutes les iniquités, contre les Pharisiens et les Scribes, contre les Rois et les Prêtres, au milieu d'ennemis qui s'efforcent de le perdre et qui le perdront.

Quoique Dieu, il cherche plusieurs fois à se soustraire à la persécution en se réfugiant dans le désert ou dans un autre lieu.

Pour échapper encore d'une autre manière à la persécution, il déguise ordinairement sa pensée, il emploie des paraboles ou des allégories, ou des énigmes, susceptibles de plusieurs sens, dont le véritable sens, caché pour ses ennemis, sera clair et parfaitement intelligible pour ses disciples, ses adeptes, ses initiés, ses prosélytes.

« Il leur disait beaucoup de choses en Paraboles, leur parlant de cette sorte : « Celui qui sème est sorti, pour semer, etc....»

« Ses Disciples s'approchant lui dirent : « Pourquoi leur parlez -vous en Paraboles

« Et leur répondant, il leur dit : « C'est parce que, Pour vous autres (tous ses prosélytes), il vous a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux; mais pour eux (les Pharisiens, etc.), il ne leura pas été donné : c'est pourquoi je leur parle en Paraboles, parce qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en écoutant ils n'entendent ni ne comprennent point... Mais, pour vous, vos yeux sont heureux de ce qu'ils voient et vos oreilles de ce qu'elles entendent... .» (Math., XIII, 3 à 19.)

« Après avoir cité d'autres Paraboles, l'Évangile ajoute : Jésus dit toutes ces choses au Peuple en Paraboles, et il ne lui parle point sans Paraboles. »

Et après chaque Parabole, Jésus dit ordinairement :

« Que celui-là entende qui a des oreilles pour entendre ! » (Math. XIII, 43.)

Et quelquefois, il demande à ses disciples :

«  Avez-vous bien compris tout ceci ?  » A quoi les disciples répondent : « Oui,Seigneur . » (51 .)

Et quand ils ne comprennent pas, il leur reproche sévèrement quelquefois leur incrédulité ou leur inintelligence.

« Vous aussi, leur dit-il une fois, êtes-vous encore sans intelligence?» (Mat., XV, 16.)

« N'avez- vous point encore de sens ni d'intelligence ? leur dit-il une autre fois. Votre cœur est-il encore dans l'aveuglement? Aurez-vous toujours des yeux sans voir et des oreilles sans entendre ? Avez-vous perdu la mémoire? » (Marc, VIII, 17 et 18.)

On peut même dire que tous ses récits sont des Paraboles, et que presque toutes ses expressions sont des allégories , des figures et des
énigmes.
Ainsi, les mots le Ciel ou les Cieux et la Terre, sont pris tantôt au sens réel et tantôt au figuré.

Par exemple, quand après avoir entendu les Apôtres raconter les progrès de sa propagande, il s'écrie : « Je vois Satan tomber du Ciel comme un éclair » (Luc, X, 18), il veut évidemment dire : Je vois le Despotisme tomber du haut du trône ou l'Aristocratie tomber du sommet de la Société.

Quand il dit  : «  Gardez-vous du levain des Pharisiens, etc. »  le mot levain signifie doctrine. (Math. XVI, 12.)

Quand il dit : « Laissez les morts ensevelir leurs morts, » le premier de ces mots : morts, est évidemment employé dans un sens moral et figuré, et le second dans le sens matériel et réel.

XXI. — Prudence et adresse dans sa Propagande.

Pour échapper à la persécution, Jésus emploie encore un autre moyen : quand les Pharisiens ou les Scribes l'interrogent et lui adressent quelque question captieuse pour le perdre ou le compromettre, au lieu de leur répondre catégoriquement oui ou non, il leur adresse lui-même quelque autre question qui les déconcerte et déjoue leurs projets. Nous en verrons beaucoup d'exemples.

XXII. — Miracles.

Pour obtenir la confiance du Peuple et faire adopter sa Doctrine, Jésus fait beaucoup de miracles, qui consistent principalement en guérisons subites de maladies. Tous ceux qui nient la divinité de Jésus nient la réalité de ces miracles ou les expliquent comme des événements tout naturels. Ceux qui croient à la Divinité de Jésus admettent ces miracles comme surnaturels, et y trouvent même une preuve de sa Divinité. Pour nous, nous n'avons pas de raison pour contester ici les miracles, puisque nous ne contestons pas la Divinité.

XXIII. — Jésus vient accomplir la Loi.

Jésus déclare qu'il vient, non pas détruire la Loi (de Moïse), mais l'accomplir parfaitement, l'améliorer et la perfectionner ou la réformer sans la détruire. Et parmi les exemples d'amélioration, il dit :

« Vous avez appris qu'il a été dit dans la Loi : Vous aimerez votre prochain ct vous haïrez votre ennemi.

« Et moi je vous dis : Aimez vos ennemis; faites du bien à ceux qui vous haïssent ; priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient. »

Nous reviendrons tout à l'heure sur ce sujet.

XXIV. — Loi nouvelle.

 

Et cependant, comme la Loi ancienne et la Doctrine ancienne sont perfectionnées, il annonce en même temps une Loi nouvelle, des Commandements nouveaux, une Doctrine nouvelle.

Voyons enfin quelle est cette Doctrine.


CHAP. III.
DOCTRINE DE JÉSUS- CHRIST.

Toute la doctrine de Jésus peut se résumer en ces mots Règne ou Royaume* de Dieu sur la Terre.

* Le mot latin regnum est traduit, dans l'Évangile, tantôt par règne, tantôt par royaume. — D'après Mathieu, Jésus disait toujours Royaume des Cieux; mais d'après Marc, Luc et Jean, il disait Royaume de Dieu ; Cieux et Dieu signifient donc ici la même chose. Nous préférons Règne de Dieu.

Elle peut se résumer aussi dans ce précepte : Fais à autrui tout ce que tu voudrais qu'on te fit  ou bien : Aime ton prochain comme toi-même. »

Elle peut se résumer encore dans un seul mot : Fraternité.

Nous allons l'examiner sous ces divers points de vue séparés, en commençant par le Règne de Dieu, qui comprend tout.

Et d'abord, qu'est-ce que Dieu, suivant Jésus?

A suivre...

Posté par Adriana Evangelizt

- Publié dans : LE GALILEEN
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Lundi 14 avril 2008

Dans cette partie, topo de la vie de Yeshoua depuis sa Naissance. Nul doute qu'il a suivi une éducation Essenienne car c'était la seule communauté qui détestait les honneurs, était opposée donc aux Pharisiens, pratiquait l'ascèse, possédait la Science de la Guérison et appliquait la Loi de Moïse à la lettre en pratiquant la vie Communautaire où tout était partagé. Jean-Baptiste était aussi Essenien. Tous les deux se connaissaient car ils étaient cousins et nul doute que l'apparition de Baptiste dans le monde d'alors était quelque chose de préparé, par les Esseniens même. Yeshoua possédant toutes les aptitudes car le meilleur en préparation chez les thérapeutes, son apparition ne fut pas non plus un hasard. Il faut noter qu'il n'est jamais fait question des Esseniens dans le Nouveau Testament tout comme il n'est jamais fait question des Egyptiens -dont Moïse est pourtant issu- dans l'Ancien Testament. Ce qui est passé sous silence est donc de la plus haute importance pour qui veut comprendre la trame de ces deux destins dont les humains dans leurs Ecritures ont faussé l'existence. Mais l'Humanité porte aujourd'hui le fardeau de ces omissions volontaires, de ces mensonges et de cette Imposture. Car nul ne peut ignorer que ce qui règne aujourd'hui en Israël est à l'opposé de ce que voulurent instaurer les deux prophètes. A savoir la Fraternité.

 

Le vrai christianisme suivant Jésus-Christ 5

 

par Etienne Cabet

Ex-procureur général, ex-député

1848

4ème partie

3ème partie

2ème partie

1ère partie



CHAPITRE II.
DEPUIS SA NAISSANCE JUSQU'A SA PRÉDICATION.

 

§ I. — Naissance de Jésus-Christ.

On prétend que, dès le temps de Moïse, Dieu avait résolu :

  «   D'envoyer un autre Messie, Jésus, son propre Fils ;— de le faire annoncer par Moïse et par les Prophètes; — de le faire naître sous la figure humaine, dans le sein de Marie, jeune fille du Peuple, encore vierge, habitant Nazareth; — de la faire concevoir sans union corporelle avec aucun homme, par la seule influence spirituelle de sa volonté divine, en employant néanmoins l'Ange Gabriel, dans un songe ou rêve, comme l'agent et l'organe de sa parole; — de la faire épouser ensuite par le charpentier Joseph en lui laissant ignorer qu'elle était enceinte: — de lui envoyer de nouveau l'Ange Gabriel, encore dans un songe, pour calmer sa colère quand il découvrirait la grossesse et la conception antérieure au mariage, pour l'empêcher de répudier Marie et de la déshonorer, pour le déterminer au contraire à reconnaître et adopter l'enfant comme son propre fils ; — de la faire accoucher à Betléem, dans une étable, sur de la paille;— d'envoyer de nouveau l'Ange Gabriel à Joseph, toujours dans un songe, pour l'engager à se réfugier en Egypte en emmenant sur un âne Marie et Jésus, pour le soustraire à la barbarie du Roi Hérode qui ordonnera de tuer tous les enfants mâles à Bethléem, afin d'être sûr de tuer le Messie qui pourrait lui ravir sa couronne ;— et de donner a Marie et à Joseph plusieurs autres enfants qui seront les frères et sœurs de Jésus, charpentiers comme leur père, et avec lesquels il sera quelque temps charpentier lui-même.  » (Math., I et II. — Luc, I et II, — Jean, I.)

Voilà les faits racontés par les Évangélistes : nous les acceptons. Maintenant, réfléchissons et raisonnons !

Quand Dieu veut accorder à une femme l'honneur d'être la MERE du Messie, qui choisit-il ? Est-ce une Princesse ? UneVierge noble et riche? Non! c'est une jeune fille du Peuple, pauvre et obscure !

Qui choisit-il pour PÈRE adoptif ? Est-ce un Empereur romain , un Roi, un Pontife, un Sénateur, un Prêtre, un riche ? Non ! c'est un pauvre charpentier, qui donnera pour FRÈRES à Jésus d'autres charpentiers !

Où fait-il naître Jésus ? Dans un palais et sur la pourpre ? Non ! dans une étable, sur la paille, dans la persécution et la proscription !

Il fait naître le Messie, son fils bien-aimé, parmi les prolétaires, les pauvres, les travailleurs, les persécutés et les proscrits !

Il fait jouer au Roi le rôle d'un égoïste et d'un barbare qui, pour conserver son trône et sa dynastie, veut faire massacrer tous les enfants d'une de ses provinces, afin de tuer l'Enfant-Dieu et de l'empêcher de faire le jalut et le bonheur de l'Humanité ! Quel abominable Roi que cet Hérode!

§ II. — Noms de Jésus.


Les Évangélistes affirment que Dieu a résolu :

 

De faire nommer son fils tantôt Emmanuel (mot qui signifie Dieu avec vous), tantôt Jésus (mot qui signifie Sauveur), tantôt Christ ou le Christ (mot qui signifie Messie, Oint du Seigneur, Sacré ou consacré à Dieu, Roi, Pontife, Chef ou Conducteur du Peuple), tantôt Jésus-Christ, tantôt Nazaréen (consacré à Dieu ou habitant de Nazareth). » (Math. , I et II.)

§ III. — Jeunesse de Jésus.


L'Évangéliste dit :

 

« Jésus resta en Égypte jusqu'à la-mort d'Hérode avec Joseph et Marie, qui le ramenèrent alors à Nazareth, où il resta jusqu'à l'âge de 30 ans ( sans qu'on sache positivement ce qu'il y fit.)... — A l'âge de 12 ans, ayant été amené par ses parents à Jérusalem, et les ayant quittés pendant trois jours, sa mère le trouva dans le
Temple, assis au milieu des Docteurs de la loi, les écoutant, les interrogeant, les remplissant tous d'admiration par sa sagesse et par ses réponses. » (Luc, II, 41-52.)

Nous admettons. Ainsi, dès l'âge de 12 ans, Jésus est plus instruit et connaît mieux la Loi que les Prêtres, les Docteurs, les Scribes, ce qui n'est pas étonnant s'il est Dieu, mais ce qui doit toujours inspirer plus de respect pour ses opinions.

§ IV. — Jésus est Essénien.

Jésus a été conçu à Nazareth, où se trouvaient principalement les Esseniens, dont nous avons parlé tout à l'heure, qui professaient et pratiquaient le principe de la Fraternité et de la Communauté, qui étaient des savants, des médecins philosophes, des guérisseurs ou des sauveurs, et qu'on appelait aussi Nazaréens.

Retiré en Égypte, où se trouvaient des Esséniens, il est ramené à Nazareth avant l'âge de 12 ans, et y demeure jusqu'à 30 ans.

Nous venons de voir que l'un de ses noms était le Nazaréen (ou l'Essénien).

Son nom de Jésus, qui signifie Sauveur, signifie aussi guérisseur, médecin, Essénien.

Enfin, il est certain que les disciples de Jésus furent d'abord appelés les Nazaréens, puis les Esséniens, et que ce n'est que longtemps après sa mort (à Ântioche 8 ans, à Jérusalem 40 ou 50), qu'ils furent appelés Chrétiens (P. Leroux, De l'Humanité, Liv. IV, Chap. 9).

Que résulte-t-il de là ? Que, pour instruire et élever son Fils, Dieu aurait choisi, non la secte des Sadducéens ou le Parti de la Cour, ni la secte des Pharisiens ou le Parti des Prêtres, mais la secte qui professait et pratiquait la Fraternité et la Communauté ! Dieu lui-même aurait décidé que, pour réaliser le salut et le bonheur du Genre humain, son Fils proclamerait, enseignerait et prescrirait la doctrine de la Fraternité et de la Communauté !

Là, chez les Esséniens et comme eux, Jésus, qui d'abord exerçait la profession de charpentier avec son père et ses frères (Luc, II, 51 ; Marc, VI, 3), étudie la MÉDECINE, et devient un médecin; des plus habiles.

Il paraît que sa taille, sa personne et sa figure étaient aussi imposantes que gracieuses. Il parlait avec éloquence, avec puissance, avec autorité (Matth., VII, 28, 29).
C'est à 30 ans qu'il commence son ministère ou sa mission (Luc, III, 23).

Et il commence par se faire annoncer et baptiser par Jean-Baptiste, né quelques mois avant lui dans les environs de Nazareth, Essénien comme lui, et comme lui , dit-on , prédestiné et inspiré par Dieu.

V. Jésus se tait baptiser par Jean-Baptiste.

C'est alors que Jésus vient de Nazareth trouver Jean-Baptiste au désert, pour se faire baptiser par lui.

Donnant ici l'exemple de la modestie et du désintéressement, le Saint, qui connait bien Jésus et sa supériorité, veut d'abord le reconnaître pour chef et recevoir le baptême au lieu de le donner.

« C'est moi, s'écrie -t -il, qui dois être baptisé par vous, et vous venez à moi! » (Math., III, 13-15.)

Mais Jésus, donnant l'exemple de la déférence du jeune pour l'ancien, de la discipline et de l'ordre, insiste pour être baptisé lui-même dans le Jourdain.

Bientôt, les disciples de Jean voudront qu'il prenne le pas sur Jésus : mais Jean, persistant à reconnaître la supériorité de Jésus, mettra sa gloire à n'être que le précurseur de Jésus, à lui servir de témoignage et à proclamer sa puissance.

« Aussitôt après le baptême, dit Saint Mathieu, les Cieux furent ouverts à Jésus; il vit l'Esprit de Dieu qui descendit en forme de colombe et qui vint se reposer sur lui ; et au même instant une voix se fit entendre du Ciel qui disait : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, dans lequel j'ai mis toute mon affection. »

Ces faits ne sont-ils qu'une allégorie, où sont-ils matériellement vrais, et constatent-ils la divinité de Jésus ? Nous l'admettons et nous poursuivons.

VI. — Jésus repousse toutes les Tentations

« Alors, dit Mathieu (IV, 1-4), Jésus fut conduit par l'Esprit dans le désert pour y être tenté par le DIABLE. Et ayant jeûné 40 jours et 40 nuits, il eut faim. Et le
tentateur lui dit : « Si vous êtes le Fils de Dieu, dites que ces pierres deviennent des pains. » — Mais Jésus lui répondit : « L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Jésus était alors parmi les bêtes sauvages (ajoute Marc, 1,13); mais les Anges le servaient. »

Nous n'examinerons pas si ce récit n'est qu'une allégorie signifiant que Jésus se retire dans la solitude pour y méditer, pour s'examiner et s'interroger lui-même, pour s'assurer s'il a le désintéressement, le courage et le dévouement nécessaires à sa mission ; qu'il hésite peut-être un moment entre la persécution et la fortune ; et qu'il préfère enfin à la vie et aux jouissances de la matière la vie et les jouissances de l'esprit, de l'âme et du cœur. — Nous ne voulons rien discuter ici, et nous admettons qu'il existe un Diable avec un Dieu ; que Dieu Père a résolu de soumettre son fils-Dieu à la tentation du Diable ou de Satan : mais écoutons bien ce que va dire le Diable :

   «   Le Diable transporta Jésus sur une montagne fort haute, et lui montrant tous les Royaumes du Monde et toute la gloire qui les accompagne, il lui dit : « Je vous donnerai toutes ces choses si, vous prosternant devant ami, vaut m'adorez. » Mais Jésus lui répondit : « Retire-toi, Satan ; car il est écrit : Vous adorerez le Seigneur votre Dieu et vous ne servirez que lui seul.  »

Entendez-vous bien , Prêtres et Rois de la Terre, ce que Dieu dit ici ? Voyez-vous à qui, de Dieu ou de Satan, appartenaient alors les Royaumes, les Empires et les Gouvernements ? Voyez-vous que, pour les obtenir, il fallait se prosterner devant Satan et l'adorer ? Voyez-vous si les Rois et les Empereurs étaient les serviteurs et les agents de Dieu ou du Diable ; et s'il fallait adorer les Rois représentants du Diable au lieu d'adorer Dieu seul et sa justice ? Voyez-vous aussi que la gloire du monde, la gloire gouvernementale, la gloire militaire, n'est que la gloire du Diable !!!

Jésus repousse donc toutes les tentations du Diable, la fortune, la puissance, les honneurs et la gloire, et brave au contraire courageusement la persécution , dont Jean-Baptiste est la victime.

VII . — Avant l'arrivée du Règne de Bien, c'est le Diable qui règne.

Nous venons de voir le Diable offrir à Jésus les Royaumes du monde, s'il voulait l'adorer c'est donc le Diable qui est le maître et, le Roi de la Terre !

Nous avons vu Jean et nous allons voir Jésus annoncer le Règne de Dieu : c'est donc le Diable qui règne jusque-là !

Nous verrons aussi Jésus déplorer les ténèbres, l'ignorance, l'égoïsme, la cupidité, la domination, la corruption, l'iniquité, l'hypocrisie, l'orgueil, l'inhumanité, etc., etc., qu'il trouve sur la Terre.

Nous l' entendrons prier ainsi : « Notre Père . . . , ne nous abandonnez pas à la TENTATION, mais délivrez-nous du MAL.

« C'est donc le Mal ou Satan, ou la Tentation qui règne sur la Terre ! et c'est pour en DÉLIVRER l'Humanité que Jésus apparaît comme un libérateur et un sauveur !

Nous entendrons Jésus dire que le Diable est l'ennemi des hommes, toujours occupé à leur faire du mal. ( Mat., XIII. 39. )

Nous entendrons Jésus dire encore :

« Je vois SATAN tomber du Ciel »

« Si SATAN est divisé contre lui-même, comment son règne subsistera -t-il? » (Luc, X, 18.— XI, 18.)

Nous verrons SATAN entrer dans JUDAS et le pousser à trahir Jésus pour trente pièces d'argent (Luc XXII, 3 - Jean XIII, 27).

Nous verrons Jésus dire à Pierre, qui blâme son dévouement : Retire -toi, Satan l (Mat., XVI, 23. )

Nous entendrons continuellement parler de Démons possédant, pervertissant, tourmentant les hommes, causant leurs langueurs et leurs maladies, mais que Jésus a la puissance de chasser en délivrant leurs victimes des vices moraux ou physiques dont ils les remplissaient. (Mat., XV, 22, XVII, 17, 20, etc.)

Nous verrons notamment le Démon de la violence et de la guerre, appelé LÉGION, expulsé et puni. ( Marc, V, 7. — Luc, VIII, 30. )

Enfin, nous entendrons Jean dire que ceux qui commettent le Péché ou de mauvaises actions sont les enfants du Démon ou du Diable. (Jean, VÉpître, III, 8.)

§ VIII. — Dévouement de Jésus.


Jésus connaît
  les anciennes persécutions des Prophètes,l'emprisonnement et la mort de Jean-Baptiste ; il sait que le même sort lui est réservé dans le rôle de Réformateur choisi par Dieu pour lui; il connaît même les cruelles humiliations et l'horrible supplice qui l'attendent.

Dès lors, Jésus commença à découvrir à ses Disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, qu'il y souffrit beaucoup de la part des Sénateurs, des Scribes et des ouPrinces des Prêtres, qu'il y fût mis à mort- (Mat., XVI, 21, XXVI, 2.)

« Or Jésus, s'en allant à Jérusalem, prit à part ses 12 Disciples et leur dit : Nous allons à Jérusalem, et k Fils de l'Homme sera livré aux Princes des Prêtres et aux Scribes, qui le condamneront à mort et le livreront aux étrangers, afin qu'ils le traitent avec moquerie, le fouettent et le crucifient.» (Mat. XX, 17 à 19.)

Le Fils de l'Homme, ajoute-t-il, est venu pour servir et donner sa vie pour la Rédemption des hommes. (Ibid , 28.)

Jésus sait même que Judas le trahira (Math. XXVI, 21 ) ; que Pierre le reniera (34) ; que tous ses Disciples l'abandonneront et s'enfuiront (56) ; que les Pharisiens l'insulteront, lui cracheront au visage, le fouetteront et le crucifieront (X, 34), en le mettant au rang des scélérats (Luc, XXIII, 37).

Mais il n'en continue pas moins sa mission de libérateur et de sauveur.

Voilà du dévouement ! Et puisque nous l'admettons Dieu, c'est un Dieu qui nous donne l'exemple du dévouement à l'Humanité!

§ IX. — Jésus est Sauveur.

Nous avons vu que son nom Jésus signifie Sauveur.

Nous venons de l'entendre dire qu'il vient donner sa vie pour la rédemption des hommes.

L'Évangile est rempli de cette idée.

« L'Ange dit : Je viens vous annoncer un grand sujet de joie à quoi tout le Peuple aura part; il vous est né un Sauveur, le Christ, le Seigneur. (Luc, II, 11.)

« Tout homme verra le Sauveur, envoyé de Dieu- »

« Le Fils de l'Homme est venu pour sauver les hommes, pour sauver ce qui était perdu... Votre Rédemption est proche... Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui sera répandu pour vous. » (Mat. ,XVIII,11; XX, 28; XXVI, 28. — Luc, III, 6; IX, 56; XIX, 10 ; XXI, 28; XXII, 20.— Marc, X, 45.)

« Jean-Baptiste voyant venir à lui Jésus, dit : Voici l'Agneau de Dieu, voici celui qui ôte les péchés du Monde.

« Dieu a tellement aimé le Monde qu'il a donné et envoyé son Fils unique, pour que le Monde fût sauvé par lui. »

« Nous savons que Jésus est le Sauveur du Monde. »

« Je suis venu pour sauver le Monde. »

« C'est pour détruire les oeuvres du Diable ou le Péché, que le Fils de Dieu est venu au Monde. » (Jean, I, 29; III, 16 et 17 ; IV, 42; XII, 47 ; 1er Épitre, III, 8.)

X. — Jésus commence sa mission. — Ténèbres et lumières.

 « Quittant la ville de Nazareth, Jésus vint demeurer à Capharnaüm, ville maritime, la Galilée des Nations. Ce Peuple, qui était assis dans les TENEBRES, a vu une 
grande lumière, et la lumière s'est levée sur ceux qui étaient assis dans la région de l'OMBRE DE LA MORT.  » (Matt. IV, 13 à 16)

Voilà donc une ville maritime et commerçante qui, comme tout le monde d'alors, dominée par Satan, se trouve plongée dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, c'est-à-dire dans le vice et la corruption. Et Jésus, qui vient y prêcher sa Doctrine, y va paraître comme la lumière dans les ténèbres.

§ XI. — Prédication.

« Depuis ce temps-là , Jésus commença prêcher, en disant : Faites pénitence, parce que le Royaume des Cieux  est proche.

« Et il allait par toute la Galilée, enseignant dans les Synagogues, prêchant l'Évangile du royaume de Dieu, guérissant toutes les langueurs et toutes les maladies parmi le Peuple.
« Et une grande multitude de Peuple le suivait... » (Math., IV, 17-25; VII, 28 et 29.)

Ainsi, voilà Jésus, le fils de Dieu, envoyé par Dieu, qui prêche, qui enseigne, qui instruit, qui se fait prêcheur ou prédicateur, instructeur, propagandiste.

C'est Dieu qui veut que son fils aille prêcher sur la Terre, c'est Dieu qui veut y faire de la propagande !

C'est Dieu qui veut que le Peuple s'instruise pour connaître ses droits, ses devoirs et ses intérêts.

C'est Dieu qui prescrit l'enseignement, l'instruction, la moralisation, la prédication, la discussion, la propagande!

« Vous êtes la lumière du Monde, dira Jésus à ses Disciples ; et on n'allume point une lampe pour la mettre sous le boisseau ou sous le lit; mais on la place sur un chandelier, afin qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. » (Mat., V, 14 et 15.)

Oui, la Nature et Dieu n'ont pas donné à l'homme la lampe ou la lumière de l'intelligence pour qu'elle soit cachée et étouffée.

L'enseignement, la discussion, la propagande, sont donc une institution divine !

Mais si Jésus venait aujourd'hui prêcher et instruire, enseigner, discuter, combien d'Hé- rode et de Pharisiens, combien de ministres de Satan s'acharneraient contre lui pour l'en empêcher, pour l'emprisonner...!

Les lois contre l'enseignement, la discussion et les réunions pour entendre et s'instruire, sont donc des attentats contre la Nature, des lois anti-chrétiennes et impies, rebelles à la volonté de Dieu !

Revenons à Jésus qui prêche l'Evangile du Royaume de Dieu : qu'est-ce que l'Evangile ?

Sixième partie


Posté par Adriana Evangelizt

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Lundi 14 avril 2008

 

 

 

 

Et voilà le Libérateur... Moïse en avait été le précurseur. Il avait posé les bases de la Fraternité. Malheureusement, après sa Mort, plus rien ne subsistait de sa Loi. L'élite sacerdotale l'avait corrompue et maintenait le Peuple sous son joug avec un faux Enseignement. Yeshoua est venu réhabiliter la Loi en l'épurant. Il est à noter que lorsqu'Il parle du Royaume de Dieu, il entend la nouvelle configuration humaine qui règnera après la proche catastrophe planétaire qui va détruire toute vie sur terre comme il y a 12 960 ans. Ce qui symboliquement parlant correspond à l'épisode où "Adam et Eve" se font virer du Jardin d'Eden. Ils se sont retrouvés vêtus de peaux de bêtes car ils ne pouvaient pas faire autrement, de toute façon. Ils étaient les survivants de la dernière grande catastrophe antédiluvienne. L'épisode du Jardin d'Eden se situant, lui, à ce que l'on nomme l'Âge d'or,  avant le basculement. Pour dire que Yeshoua était un Initié, Il savait très bien que l'ère des Poissons était l'ère du démon, soit du Fric avec tout ce que cela comporte pour ceux qui le possèdent. Tout comme Il savait que cette ère se terminerait avec la destruction de la planète causée par les hommes mais aussi par la planète elle-même soumise à des cycles et réglée comme une horloge. C'est-à-dire qu'à une époque donnée, quoique fasse les hommes, elle reprend ses droits. Dans la prochaine configuration, le Soleil se lèvera à l'Ouest. Les survivants -les élus- instaureront donc la base de la société fraternelle dont Yeshoua avait posé les fondements. Ce sera le "Royaume de Dieu" ou royaume idéal où tous les hommes seront enfin frères et ceci ne se situe pas dans un hypothétique monde invisible, mais ici, sur notre Planète, dans un monde futur, juste après l'actuel. Nous posons tout cela sur le net, mieux expliqué...

 

Le vrai christianisme suivant Jésus-Christ 4

 

par Etienne Cabet

Ex-procureur général, ex-député

1848

3ème partie

2ème partie

1ère partie

VRAI CHRISTIANISME.
Chapitre Ier.
JÉSUS-CHRIST.


Coup d'œil sur son histoire et sa doctrine.


Ce n'est plus, comme Moïse, le chef d'un petit Peuple d'esclaves qui veut le tirer d'Egypte et lui donner des lois : c'est un homme qui, au milieu de l'Empire romain et en face des légions romaines, entreprend de délivrer, non-seulement les Juifs, mais tout le Genre humain ; de supprimer l'oppression, l'esclavage et la misère ; de détrôner Jupiter et les Dieux du Paganisme ; de renverser leurs temples et leurs autels ; d'établir sur toute la Terre la Fraternité, l'Égalité et la Liberté.... Quelle entreprise ! Si cet homme n'est qu'un Ouvrier, un Prolétaire !... Quel spectacle !...

Et combien le spectacle ne sera-t-il pas plus grand si cet Homme, si ce Réformateur, si ce Libérateur, si ce Sauveur est un Dieu, le fils de Dieu, envoyé par Dieu, après la résolution formelle prise par lui d'envoyer son Fils sous une forme humaine pour délivrer le Genre humain et n'en faire qu'une grande famille de frères! N'est-ce pas l'événement capital dans l'histoire de l'Humanité?

Suivant les Évangélistes, transmettant au Monde l'histoire de Jésus-Christ, Jésus est le Messie annoncé par Moïse, le Christ annoncé par les Prophètes et par Jean-Baptiste, le Fils de Dieu , son fils bien-aimé, l'objet de toutes ses affections, inspiré de son Esprit, animé de son amour pour l'Humanité, envoyé pour détrôner Satan et ses Démons, pour supprimer tous les vices et tous les crimes, pour annoncer et préparer le Règne de Dieu sur la Terre.

Fils d'une jeune fille du Peuple mariée à un simple charpentier, né sur de la paille dans une étable, ayant des frères et des sœurs qui sont ouvriers et ouvrières, travaillant d'abord avec eux, demeurant à Nazareth (au milieu des Esséniens), plus instruit dans la Loi que les Docteurs de la Loi, c'est à 30 ans qu'il commence sa mission.



D'abord, il se fait baptiser par Jean-Baptiste, qui l'annonce comme le plus grand des Prophètes et des Réformateurs ; et l'Esprit de Dieu descend du Ciel pour demeurer en lui et l'inspirer dans toutes ses actions.

Puis il se prépare à son ministère par la retraite et la méditation, par l'examen de lui-même, pour s'assurer qu'il a bien la lumière et la force nécessaires pour le grand rôle qu'il veut accomplir.

Tenté par Satan, qui lui offre les royaumes du Monde et leur gloire s'il veut se prosterner devant lui et l'adorer, il dédaigne la puissance et les honneurs, la fortune et les délices.

Connaissant les persécutions du passé contre les Prophètes, la prison et le supplice de Jean-Baptiste , il connaît aussi les persécutions qui l'attendent lui-même dans l'avenir : il sait que les Rois et les Prêtres le poursuivront de leur haine et de leur vengeance ; qu'un de ses disciples le trahira et le livrera après l'avoir vendu ; que les autres le renieront et l'abandonneront ; que le Peuple, au salut duquel il se dévoue, trompé par les Prêtres, demandera sa mort ; et qu'il subira l'horrible supplice de la croix, entre deux voleurs, accablé de calomnies, d'outrages et de malédictions: mais, rempli d'amour pour les hommes, illuminé par l'Esprit de Dieu son père, il sacrifie volontairement sa vie pour délivrer le Genre humain, et donne ainsi l'exemple de la plus divine des vertus, le dévouement à l'Humanité.

Ce n'est pas par la violence, par l'insurrection et par la guerre qu'il veut délivrer cette Humanité, mais par une Doctrine nouvelle, par la prédication et la propagation de cette Doctrine.

La Propagande de Jésus est donc une Propagande pacifique, d'instruction et de moralisation, pour régénérer les esprits et les coeurs, pour transformer le vieil homme en un homme nouveau.

Elle est populaire, s'adressant non pas aux oppresseurs et aux heureux de la Terre, mais, aux opprimés, aux malheureux, aux travailleurs, aux prolétaires, au Peuple.

Elle est orale : il parle, il prêche, il enseigne, il instruit, aujourd'hui dans une synagogue, demain dans le temple, parcourant les villes et les villages, tantôt assis sur une montagne, tantôt assis sur une barque, tantôt debout au milieu du Peuple.

Et pour mieux répandre sa doctrine, il s'entoure de 12 apôtres, puis de 72 disciples, les choisit parmi les prolétaires pour inspirer confiance aux prolétaires, les instruit en particulier, et les envoie deux à deux pour préparer les esprits, pour l'appuyer et le soutenir.

Et comme sa Doctrine et sa Réforme doivent lui faire d'innombrables et redoutables ennemis parmi les Puissants et les Prêtres, il déguise sa pensée et n'emploie que des paraboles et des allégories, des expressions énigmatiques et mystérieuses, dont le véritable sens, parfaitement clair pour ses disciples et ses prosélytes, est inintelligible pour ses persécuteurs.

Et quelle est cette nouvelle Doctrine?

Elle est tout entière dans un seul mot : Règne de Dieu, ou dans cet autre : Amour du prochain, ou dans cet autre : Fraternité.

Il prêche l'Évangile du Règne de Dieu. Il prêche L'ÉVANGILE, c'est-à-dire la Bonne nouvelle, L'ÉVANGILE DU RÈGNE DE DIEU, c'est-à- dire l'annonce de la prochaine arrivée du Règne de Dieu.

Et par Dieu, il entend cette Cause première, cet Être suprême, cette Intelligence, cet Esprit, cette Toute-Puissance que le Monde appelle Dieu.

Il admet le Dieu de Moïse et des Juifs, Dieu unique, créateur et maître de l'Univers, Père de l'homme, qu'il a fait à son image.

Pour lui comme pour Moïse, Dieu c'est la Perfection, c'est la Sagesse infinie, c'est la Justice.

Mais pour lui plus que pour Moïse (et c'est ici l'innovation capitale ou la grande Réforme), le caractère prédominant dans Dieu, c'est celui de PÈRE du Genre humain, par conséquent celui d'Enfants de Dieu dans tous les hommes et celui de Frères entre eux.

Pour lui, la première qualité de Dieu c'est, envers le Genre humain, l'AMOUR PATERNEL dans toute sa puissance, la bonté, la miséricorde ou la clémence, comme le premier devoir des hommes est l'Amour filial envers Dieu, et, pour lui plaire, l'Amour fraternel des uns envers les autres ou la FRATERNITÉ.

Quand donc Jésus annonce la prochaine arrivée du Règne de Dieu, c'est la fin du Règne de Satan qu'il annonce, la fin du règne du vice et du crime, la fin du règne de l'oppression et de l'esclavage, une grande Réforme, une grande dévolution, l'ancien Monde disparaissant pour faire place à un Monde nouveau, l'ancienne société s'anéantissant devant une Société nouvelle.

Pour lui, le Règne de Dieu qu'il annonce, c'est la lumière remplaçant les ténèbres, c'est la vie remplaçant la mort, c'est le règne de la Justice sur la Terre, c'est surtout le règne de l'Amour sous toutes ses formes, de l'Amour paternel de Dieu pour l'Humanité, de l'Amour filial du Genre humain envers Dieu et de l'Amour fraternel entre les hommes; c'est une nouvelle Organisation sociale parfaite, basée sur le principe de la Fraternité.

S'il accepte l'Ancienne Loi, c'est pour la réformer, l'améliorer et la perfectionner, pour en prendre l'esprit plutôt que la lettre, pour en rejeter toutes les cérémonies devenues ou reconnues inutiles, et pour n'en conserver que l'essentiel , la substance utile et la quintessence.

Et cette quintessence qu'il extrait pour en faire la base de sa nouvelle pyramide ou le fanal de son nouveau phare, la source de ses perfectionnements, l'âme de sa nouvelle Doctrine ; c'est la Fraternité, non en théorie seulement et en paroles, mais en réalisation et en pratique. Sans cesse il répète : — «Aimez votre prochain,aimez vos frères,aimez-vous les uns les autres,aimez-vous comme je vous aime ; — . c'est là l'ESSENTIEL, c'est là TOUTE LA LOI et les Prophètes. »

Tout le reste de sa Doctrine est la conséquence de ce principe fondamental de Fraternité et d'amour on de charité fraternelle.

Et cette simplicité de Doctrine est précisément ce qui la rend sublime, parfaite et divine.

Car de ce principe, comme d'une source inépuisable, sortent naturellement l'Égalité, la Liberté, la Démocratie, tous les devoirs sociaux et toutes les vertus sociales.

Aussi, comme Moïse Jésus crie : « Vous êtes tous frères et égaux; » il prêche l'égalité des salaires, l'égalité politique, sans aucune domination et sans aucun privilège, la destruction de l'opulence et par conséquent de la misère.

« Si vous voulez être parfait, dit-il à un jeune homme très-riche, il ne vous suffit pas d'observer les Commandements formels de l'ancienne Loi ; il faut faire encore une autre chose plus importante; vendez vos biens, donnez-en le prix aux PAUVRES et suivez-moi : voilà la perfection. »

Et ce conseil, il le donne à tous les riches, il leur prescrit à tous de donner leurs biens aux pauvres, en sorte que, si tous les riches voulaient obéir, il n'y aurait plus d'opulence ni de misère.

L'une de ses idées dominantes, c'est de désapprouver et de condamner les richesses el les riches.

Toute sa sollicitude, au contraire, toute sa tendresse, tout son amour, sont pour les pauvres, pour les petits, pour les faibles, pour les souffrants , pour les malheureux, pour les opprimés; il les appelle ses frères, il s'identifie avec eux et proclame que tout ce qu'on fait pour eux on le fait pour lui-même, et que tout ce qu'on leur refuse on le refuse à lui-même.

Par suite du même principe de Fraternité, il prêche l' union et l'association, l'unité et la solidarité.

Tout cela c'est évidemment la Communauté.

Et il la met on pratique ; il en donne l'exemple, vivant en communauté avec ses disciples, mangeant avec eux, n'ayant qu'une bourse commune pour satisfaire à leurs besoins.

Par suite encore du principe de fraternité, c'est aux pécheurs, aux égarés, aux vicieux, qu'il s'attache le plus pour les faire rentrer dans la bonne voie, pour les éclairer et les moraliser.

Médecin habile (et ce n'est pas étonnant s'il est Dieu! ), il guérit beaucoup de malades; et les Évangélistes racontent de lui un grand nombre de prodiges et de miracles, affirmant qu'il guérit toutes sortes de langueurs et de maladies parmi le Peuple, qu'il rend la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la parole aux muets, le mouvement à des paralytiques et même la vie à des morts, ce qui, dans le style mystérieux et figuré, s'applique au moral autant qu'au physique, ce qui signifie manifestement que sa Doctrine guérit les esprits et les coeurs, qu'elle éclaire et persuade, qu'elle échauffe et ranime, qu'elle réveille et ressuscite, qu'elle fait passer des ténèbres et de la mort du Monde d'autrefois à la lumière, à la vie et à l'espérance du Monde à venir.

Aussi, disent les Évangélistes, sa réputation s'étend bientôt partout, et partout le Peuple se presse sur ses pas pour l'entendre et se faire guérir par lui ; et quand il se rend à Jérusalem pour y proclamer sa Doctrine sur un plus grand théâtre, c'est comme en triomphe qu'il entre dans la capitale de la Judée.

Et il traite sévèrement les Prêtres et les Riches, les Pharisiens et les Sadducéens, les accusant de s'attacher à de vaines cérémonies sans pratiquer la Fraternité, les appelant tantôt loups dévorants, tantôt race de vipère, et les dévouant à l'enfer.

Mais les Pharisiens et les Sadducéens, les Prêtres et les Riches, tous les Conservateurs d'alors, conspirent sa perte, lui dressent mille embûches, et le font arrêter après avoir acheté un traître et des faux témoins.

Tout ce qu'on peut imaginer de prévarications de la part de Juges ennemis et d'outrages de la part d'un Peuple trompé et entraîné, il l'éprouve.

Les Prêtres le condamnent à mort comme un impie; tout en désapprouvant la sentence, le Roi Hérode le déclare insensé, visionnaire, fou; le Gouverneur Romain, qui le reconnaît innocent, a la lâcheté de céder à la fureur des Prêtres, dans la crainte d'être dénoncé à l'Empereur comme un serviteur infidèle qui ménage un séditieux et un révolutionnaire. Livré aux insultes de la soldatesque romaine, qui lui déchire la tête en y enfonçant une couronne d'épines, forcé de porter la croix qui doit être l'instrument de son supplice, il est crucifié sur le Golgotha ou le Calvaire, et expire au milieu des barbares moqueries des Prêtres, en pardonnant à ses bourreaux.

Ses Apôtres, ses Disciples et ses nombreux sectateurs sont d'abord consternés, effrayés, découragés, dispersés, prêts à tout abandonner; et sa Doctrine parait menacée de périr avec lui : quelques femmes seules l"accompagnent jusqu'au tombeau.

Mais bientôt, disent les Évangélistes, éclate un nouveau prodige, un nouveau miracle : trois jours après sa mort, Jésus ressuscite pour remonter au ciel et rentrer dans le sein de Dieu son Père ; et auparavant, il se montre à ses Apôtres, reste quarante jours au milieu d'eux, mange avec eux, les remplit de son Esprit, et leur ordonne d'aller prêcher par toute la Terre son Evangile et sa Doctrine, qui doit faire le salut de l'Humanité.

Remplis en effet de son souvenir et de sa Doctrine, le voyant toujours au milieu d'eux, nourris de ses sentiments et de ses pensées, animés de son Esprit, enflammés et transportés par lui, ses Apôtres prennent la résolution de se dévouer à son exemple, de s'unir de nouveau, de resserrer leurs liens dans l'association la plus fraternelle et la plus intime, de nformer entre eux et tous les disciples une Communauté, et de prêcher par toute la Terre l'Évangile, la Doctrine de Jésus-Christ, la Fraternité et la Communauté.

Désignés d'abord sous le titre de Nazaréens, puis sous celui d'Esseniens, ils prennent enfin celui de Chrétiens, invoquant sans cesse le nom de Jésus-Christ.

Pour eux, Jésus-Christ est le Messie, fils de Dieu, sorti de Dieu, retourné à Dieu, se confondant avec lui et même l'absorbant, car, désormais, c'est Jésus -Christ qu'ils invoqueront principalement comme Dieu.

Pour eux, la Doctrine de leur ancien maître devient une Religion, et le Christianisme ou la Religion du Christ remplace le Mosaisme et le Paganisme.

Et comme Jésus proclamait sans cesse que toute la Loi mosaïque et les Prophètes se résumaient dans la Fraternité, les Apôtres et les Chrétiens proclament que tout le Christianisme se résume dans la Communauté fraternelle.

Aussi l'Apôtre Jean, particulièrement, répète- t-il sans cesse : « Aimez-vous comme des frères, -- entr'aimez-vous, — aimez-vous les uns les autres, — dans ce seul mot, AIMEZ se trouvent tous les commandements de Jésus-Christ.

Nous verrons bientôt des persécuteurs du Christianisme devenir ses plus ardents propagateurs, et les femmes s'en montrer les plus enthousiastes propagandistes ; nous verrons ses persécutions et ses divisions intestines ; nous verrons ses progrès et son triomphe sur le Paganisme ; nous verrons se fonder les Églises et les Conciles ou Congrès, la Constitution ecclésiastique et le Culte. Mais, nous arrêtant ici pour revenir sur nos pas, nous nous bornerons à annoncer que le principe fondamental de la Doctrine Chrétienne est définitivement la Fraternité, réalisée par la Communauté ; que des milliers de Communautés s'organisent à Jérusalem, à Antioche, dans tout le monde civilisé ; et que la Divinité de Jésus-Christ, longtemps contestée par une grande partie des Chrétiens, reste enfin reconnue et proclamée par les Conciles.

Les uns ne veulent voir en Jésus-Christ qu'un homme, mais un homme de génie, le plus grand des hommes par son amour et son dévouement pour le peuple, comme par la sublimité de sa morale et de sa philosophie ; les autres ont voulu et veulent voir en lui le Fils de Dieu, Dieu lui-même.

Si c'est le plus grand des hommes, un homme tellement grand et tellement supérieur aux autres hommes qu'on l'adore sur toute la Terre comme un Dieu, ne faut-il pas écouter avec respect ses opinions et ses préceptes?

Si c'est Dieu lui-même, que reste-t-il à faire, si ce n'est écouter, comprendre, obéir, exécuter et pratiquer ?

Nous ne voulons pas discuter ici la question de la divinité de Jésus-Christ ; nous l'admettons comme Dieu.... Regardons, écoutons !

Quand nous le verrons aimer, consoler, soigner, guérir et ressusciter le pauvre Lazare, cet éloquent emblème du pauvre Peuple, ce Lazare presque nu, mourant de faim et de soif, dévoré d'ulcères, assis à la porte du riche un jour de festin, à qui le maître et les valets refusent les miettes tombées de la table, et dont les chiens seuls viennent lécher les plaies ; quand, disons-nous, nous verrons l'amour de Jésus pour ce malheureux Lazare, pourrons-nous hésiter à regarder cet amour comme sublime et divin?

Quand nous verrons Jésus donner sa vie pour ses disciples et leur dire : « Aimez-vous comme je vous ai aimés, » pourrons-nous ne pas appeler cet amour un amour divin ?

Et quand nous verrons ses Apôtres et des milliers de ses Disciples, inspirés par lui , mettre tout en commun, former entre eux une association fraternelle ou Communauté, n'ayant qu'un cœur et qu'une âme sans aucun pauvre, pourrons-nous ne pas voir dans cette inspiration de Jésus, une inspiration divine ?

Encore une fois, nous l'admettons Dieu....; et, déjà rempli d'admiration et de respect, nous allons étudier en détail sa vie et sa Doctrine, certain d'y trouver la règle qui seule peut délivrer le Genre humain et assurer le bonheur de l'Humanité.

Cinquième partie  

Posté par Adriana Evangelizt

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Hermétiste... oui mais plus particulièrement dans la CHEVALERIE CELESTIELLE... mystique et terrestre... adepte de l'Epée, notre symbole pour lutter contre le Mensonge, l'Ombre, l'Obscurantisme... le Verbe étant notre principale Arme... avec la puissance de l'Esprit que nous mettons au service de nobles causes...

Notre Enseignement nous vient directement du Galiléen dont nous avons décrypter le vrai Message...

Nos sites :

LA CHEVALERIE CELESTIELLE

LES 14 COMMANDEMENTS DU CHEVALIER

LE CODE D'HONNEUR DU CHEVALIER

LE SERMENT D'ALLEGEANCE A LA TERRE DE FRANCE

MISSION DES CHEVALIERS DU GRAAL

LA QUËTE DU GRAAL

LE PORTEUR DE LUMIERE... réhabilitation de Lucifer... que s'est-il vraiment passé dans le Jardin d'Eden ?

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Confession d'une Rebelle du Siècle

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